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DEMANDEZ L'HUMA !
Vous pouvez rencontrer les communistes du 5e arrondissement tous les week-end sur vos marchés. Ils y vendent l'Humanité Dimanche, y distribuent le 5e.communiste (leur journal) et  bavardent volontiers avec les passants.

Nous sommes tous les samedis à partir de 11h aux marchés de Port-Royal et tous les dimanches à la même heure au marché de la place Monge.

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Nous contacter :

Parti communiste français

42, rue Mouffetard

75005 Paris

Tél. : 01 43 37 44 19

section.pcf5@gmail.com

23 janvier 2008 3 23 /01 /janvier /2008 23:42

IMG_2605.JPGUn élu de terrain, à vos côtés dans les luttes.


Un élu communiste, c’est d’abord un militant, présent sur le terrain, accessible et à l’écoute. C’est quelqu’un qui se battra à vos côtés dans les luttes aussi bien locales que nationales, pour le logement, les universités, les services publics, l’école. C’est aussi un relais qui vous informera sur ce qui se passe à la mairie, les dossiers en cours, les débats, et qui portera dans le conseil d’arrondissement vos exigences et vos luttes.

Renforcer la solidarité

Dans le 5e arrondissement comme à Paris, les élus communistes se battront pour renforcer la solidarité. Nous voulons en finir avec les logiques capitalistes fondées sur la concurrence et la marchandisation pour construire une ville de coopération et de mixité, où chacun puisse vivre et travailler.

Le 5e arrondissement n’a pas vocation à devenir un dortoir doré pour les privilégiés. Pour que notre quartier reste vivant, il faut y maintenir une activité : universités, commerces, entreprises… La mairie doit montrer l’exemple en mettant en place un service municipal 100% public qui va du ramassage des ordures aux jardins et aux parcs en passant par l’aide à domicile des personnes en difficulté. Elle doit aussi agir sur le marché de l’immobilier en créant de nouveaux logements sociaux, en usant de son droit de préemption, etc. Sinon, les prix exorbitants de l’immobilier feront fuir aussi bien les habitants que les commerçants, et même les universités, puisque la loi LRU leur a donné la possibilité de disposer de leur patrimoine immobilier !

Avant toute chose, la prochaine mandature doit rattraper le retard du 5e en termes de logements sociaux. M. Tiberi a transformé notre arrondissement en dortoir doré ! Seulement 200 logements ont été produits les 7 dernières années, et il n’y a que 6,46% de logements sociaux dans le 5e. La loi impose l’objectif de 20% au seuil de l’an 2020. Il faut changer complètement de logique : M. Tiberi pratique la ségrégation sociale, nous voulons une vraie politique de mixité dans l’agglomération.

Faire respecter vos droits

Changer de logique dans le 5e, c’est aussi en finir avec la gestion opaque du clan Tibéri. Au niveau parisien, la précédente mandature a rompu avec le clientélisme et le conservatisme de la droite. Dans les arrondissements de gauche, l’attribution des places en crèches et des logements se fait sur des critères sociaux, en passant par des commissions indépendantes. Nous devons exiger la même transparence dans le 5e.

Un élu communiste au conseil d’arrondissement, c’est la garantie d’un fonctionnement transparent. Accès aux soins, au logement, à l’emploi ou à la culture… dans tous ces domaines, un communiste au Conseil d’arrondissement, c’est la garantie d’avoir quelqu’un à vos côtés pour vous aider à défendre vos droits.
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20 janvier 2008 7 20 /01 /janvier /2008 15:29
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Les fonctionnaires ont bien entendu les voeux de Nicolas Sarkozy... et ils lui répondent en se mettant en grève jeudi prochain, le 24 janvier. Pour les salaires, pour la défense du service public, le PCF soutient la lutte des fonctionnaires.

Pouvoir d'achat :
les fonctionnaires demandent une revalorisation du point d'indice au moins égale à l'inflation. Seule cette mesure constituerait une garantie de leur pouvoir d'achat d'aujourd'hui et de demain, sans remettre en cause l'évolution de leurs salaires au cours de leur carrière. Fonctionnaire ou pas, nous sommes tous concernés par la baisse du pouvoir d'achat. Dans la fonction publique comme dans le privé, Nicolas Sarkozy et son gouvernement ne nous pairont pas avec des mots. Il doit agir pour une augmentation générale des salaires et des minimas sociaux.

Service public: les fonctionnaires en grève jeudi se battent aussi pour le maintien du service public. Les suppressions de postes dans la fonction publique, dans les écoles et les hôpitaux, doivent cesser.

Nicolas Sarkozy leur a répondu: Vous voulez gagner plus ? Travaillez plus, faites des heures supplémentaires (et j'en profiterai pour supprimer des postes) ! Mais les fonctionnaires ne veulent pas travailler plus si cela met en danger la qualité du service public et encourage les usagers les plus riches à se tourner vers le privé (écoles privées, cours du soir, cliniques...). Les fonctionnaires veulent travailler mieux, pour assurer un service public de qualité, et accessible à tous. Et pour cela, ils ont besoin de moyens, matériels et humains.


Ce que Sarkozy veut faire de la fonction publique...
Une petite anthologie

  • Poursuivre la baisse des effectifs dans toute la fonction publique :
"Le but de la révision générale des politiques publiques n’est pas de réduire le nombre de fonctionnaires. Il est de répondre aux attentes des Français, aux besoins de notre pays, en veillant à ce que pas un euro prélevé sur le travail des Français. Mais on se trouve quand même dans une situation curieuse, nous sommes le pays qui a les dépenses publiques les plus importantes et le pays où les fonctionnaires ont le malaise et le mal être de vivre le plus important."

"Mon ambition est de ramener les effectifs de la fonction publique aux proportions, qui permettront d'avoir le travail le plus efficace aux services des Français."

  • Généraliser le recours aux heures supplémentaires.

"Je souhaite que beaucoup d'heures supplémentaires soient effectuées par les agents publics."

  • Privatiser des activités aujourd'hui prises en charge par la fonction publique.

"Quelles sont les tâches qui aujourd’hui doivent être prises en charge par les fonctionnaires ? Certaines d’entre elles ne pourraient-elles pas mieux s’assurer autrement ? Ne faut-il pas réserver le statut de fonctionnaire à certains domaines de l’action publique ? Le débat est ouvert à vous d’y participer sans crainte."

  • Nier la représentativité des syndicats au nom de l'expression de "chaque fonctionnaire".

"Alors, je sais qu’il y a une concertation vigilante, mais réelle avec les organisations syndicales. Je veux rendre hommage aux syndicats de la fonction publique (...) mais je veux vous le dire la réforme de la fonction publique pour que vous retrouviez une qualité de vie dans votre travail je la conduirai."

"J’ai bien conscience qu’il faut redonner la parole aux fonctionnaires, retrouver ce qui vous unis, ce qui donne un sens à votre engagement. Nous allons dialoguer avec les organisations syndicales, mais je veux aussi jouer cartes sur table. Nul n’a le droit de monopoliser la parole des fonctionnaires. Il y a le temps de la discussion collective entre les organisations syndicales et le gouvernement, mais il faudra également que chaque fonctionnaire puisse donner son opinion, sur les missions des services publics, sur le périmètre du statut des fonctionnaires, je souhaite qu’on le fasse sans tabou."

  • Remplacer le système du point d'indice et "les mécanismes d'ancienneté" par "une garantie de pouvoir d'achat pour chaque fonctionnaire".

" Et je vais aller plus loin, nous allons mettre en place une garantie de pouvoir d’achat pour chaque fonctionnaire. La gestion uniforme de la rémunération des fonctionnaires par la revalorisation du point d’indice et les mécanismes d’ancienneté sont coûteux pour les contribuables, faiblement intéressants pour les agents publics, et ils ne prennent pas suffisamment en compte l’effort et la performance individuels."

"La revalorisation du travail, qui était au cœur de mon projet présidentiel, je souhaite la mettre en œuvre également dans une meilleure prise en compte du travail individuel de chaque agent public."

"2008 doit marquer une véritable rupture dans la manière de gérer les carrières dans la fonction publique. D'ailleurs, je suis bien gentil quand je dis que l'on gère les carrières dans la Fonction publique, on gère rien du tout, on applique des règles en se moquant du tiers comme du quart des individus qui sont en face de vous."

"Il faut réduire la part automatique et égalitaire au profit d’augmentations méritées, qui traduisent une reconnaissance des efforts et du mérite de chacun."

"La promotion à l’ancienneté, ça a découragé les plus jeunes et les plus doués."

  • En finir avec les garanties statutaires.

"Il n’y a pas que les diplômes, il n’y a pas que les concours. Il y a aussi la valorisation de cette expérience."

"Mon objectif, c’est que la personne prévale sur le statut, que l’on ne définisse plus par l’appartenance à un corps mais par l’exercice d’un métier et la possession d’une compétence."

"L’organisation de la fonction publique par métiers, et non plus par corps, c’est la grande rupture dont notre Etat a besoin pour poser les fondations d’une fonction publique moderne."

"Je respecte votre statut, mais quand je parle de la fonction publique, je ne raisonne pas statut, je raisonne femmes et hommes qui ont leurs douleurs, leurs chagrins, leurs bonheurs, leurs espérances, leurs difficultés et qui ne peuvent pas se réduire à l’expression du seul statut."


"Alors vous le comprenez, toutes ces orientations participent d’une même logique : donner des garanties à ceux d’entre vous qui veulent bouger, qui veulent changer, qui veulent prendre le risque de se réorienter."
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18 janvier 2008 5 18 /01 /janvier /2008 09:06
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Samedi 19 janvier 2008
Journée européenne contre l'enfermement des sans-papiers
dans les centres de rétention

Marche unitaire - 14h
De la cité de l'immigration jusqu'au centre de rétention de Versailles
Leur sort dépend de notre solidarité !



Des personnes vivent dans notre pays SANS PAPIERS. Elles vivent ici, leurs enfants vont à l’école, souvent elles travaillent…

Fin 2007 : les retenus de plusieurs CRA s’organisent et parviennent à médiatiser leur protestation malgré la répression, et les expulsions express de quelques uns des protestataires.
Au-delà de la question des conditions de rétention, qui sous la pression du chiffre à atteindre transforment certains centres en véritables camps (Vincennes avec ses 280 enfermés) !
Au-delà de celle de la durée de rétention, 32 jours, que le projet de directive européenne pourrait porter à 18 mois si nous ne la combattons pas, cette lutte pose les questions du principe de l’enfermement, des décisions d’expulsion et du droit au séjour pour ces personnes qui vivent et travaillent en France depuis des années, et qui y ont la plupart de leurs attaches privées et familiales.

La politique du gouvernement veut réduire les sans papiers à des objectifs chiffrés de reconduites à la frontière : 15 000 en 2004, 28 000 affichés pour 2010 ! Pour atteindre ces quotas, des services de l’état se livrent à des arrestations massives, à des convocations piège en préfecture, à la police et dans les services sociaux.
L’Europe ne peut et ne doit pas être une forteresse, qui tue à ses frontières, et qui après usage relègue au dehors ceux qui ont construit leur vie ici.

Depuis les fortes luttes menées par les sans papiers et les organisations qui les soutiennent, depuis l’appel fondateur du RESF en juin 2004, les sans-papiers ont retrouvé le visage qui est le leur, celui de nos voisins, des parents du copain de nos gosses, celui de notre élève aussi.

Et surtout une partie croissante de la population s’est sentie concernée et choquée du traitement qu’on leur inflige, et ne l’accepte pas.

Manifestation Ile de France à l’appel de : Associations et collectifs : 9ème collectif - ATMF - ATTAC - Autremonde - CDSP Montreuil - CEDETIM – Collectifs unitaires antilibéraux - Droits devant - Fasti - FTCR - GISTI – MRAP - Coordination Égalité - RAJFIRE ; Syndicats : FSU - Fédération Sud Education - Ferc CGT - UNEF - Partis et organisations politiques : PCF - Les Verts Paris - LCR - Alternative libertaire.

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15 janvier 2008 2 15 /01 /janvier /2008 22:30
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Cinéma marxiste à l'ENS
Projection du film de Miklos Jancso
Les Sans-espoir

Vendredi 25 janvier - 19h - Amphithéâtre Rataud (NIR)
45 rue d'Ulm - 75005 Paris

Dans le cadre des séminaires de sensibilisation à la pensée marxiste, les communistes de l'Ecole Normale Supérieure ont choisi de présenter un des films majeurs de la nouvelle vague hongroise. Les sans-espoir, c'est son titre, est une vision inattendue, belle et poignante, de la répression de la révolution hongroise de 1848 par les troupes autrichiennes. Très remarqué par la critique internationale à sa sortie, il est un des témoignages les plus éclatants de la vigueur de la production artistique dans l'Europe de l'est des années 1960 et 1970.

« Moins célèbre que son concitoyen Istvan Szabo, Miklos Jancso était néanmoins considéré dans les années 70 comme un des cinéastes les plus intéressants d'Europe de l'Est. Aussi l'amnésie partielle et parfois concertée qui nous touche de nos jours doit être comblée. Il faut redécouvrir ces oeuvres qui nous parlent extérieurement des mouvements insurrectionnels qui se sont joués en Hongrie entre 1860 et 1917, et intérieurement, avec profondeur, de toute résistance face à une domination inique. Leurs superbes plans-séquences expriment un symbolisme qui n'oublie jamais la réalité concrète de la lutte. Les révoltes dépeintes dans ces films trouvent ainsi leur écho dans une forme frondeuse, sans concession, alternative à l'hégémonie d'une imagerie issue des USA et d'un capitalisme trop sûr de lui. » (extrait d'une présentation à un entretien avec le réalisateur dans fluctuat.net)

La séance sera introduite par François Coadou, philosophe et historien marxiste de l'art, qui animera après la projection un débat sur le film et sur la pertinence de l'approche marxiste en esthétique. 
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15 janvier 2008 2 15 /01 /janvier /2008 10:23
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La semaine dernière, les communistes parisiens se sont prononcés sur la stratégie à adopter au premier tour des municipales. Ils ont choisi l'union de la gauche.

Ce choix n'a pas été un choix facile: la désertion annoncée des socialistes au Congrès de Versailles et leur refus de se battre à nos côtés pour obtenir un référendum sur le nouveau Traité européen, les choix diviseurs qu'ils ont fait dans certaines municipalités communistes de banlieue, étaient autant de raisons pour les communistes de ne pas s'allier dès le premier tour avec le PS.

Mais si l'union de la gauche l'a emporté, c'est parce que la droite de Nicolas Sarkozy tape toujours plus fort, et que nous devons tout faire pour la mettre en échec, dans la rue, et dans les urnes. Partout, nous devons battre l'UMP et ses alliés, et à Paris plus encore qu'ailleurs.

Dans le cinquième arrondissement, nous devons tout faire pour en finir avec Jean Tibéri, sa famille et ses amis. Nous ne voulons ni de Jean ni de Dominique, ni de Christine Albanel, la ministre de Sarkozy.

Nous voulons construire une ville populaire, où chacun peut vivre et travailler. Nous voulons que le quartier latin reste un pôle universitaire, et que ceux qui travaillent dans nos universités puissent aussi vivre dans le quartier. Nous voulons en finir avec le clientélisme, le népotisme, les logements inaccessibles, les loyers trop chers.

Les communistes du 5e arrondissement souhaitent une bonne année à tous ceux qui veulent faire vivre leur quartier. Et si 2008 était la dernière année de l’ère Tibéri ? Cela ne dépend que de nous…
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10 janvier 2008 4 10 /01 /janvier /2008 08:18

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La suppression de la publicité sur les chaînes publiques pourrait permettre de les libérer de la dictature de l'audimat et des grands patrons... Mais quand la proposition vient de notre président, on ne peut que s'inquiéter : comment les chaînes publiques seront-elles financées, s'il leur ôte les ressources publicitaires ? Ne cherche-t-il pas à mettre en place un financement d'état qui lui permettrait de contrôler ces médias ?


Lors de ses voeux à la presse, le président de la République a repris une proposition que Marie-George Buffet a défendu dans la campagne des présidentielles en invitant à « réfléchir à la suppression totale de la publicité sur les chaînes publiques ».

Cette proposition peut permettre de sortir le service public de l’audiovisuel de logiques mercantiles qui étouffent les programmes et réduisent la place de la création. Il faut en effet un service public qui fasse entendre et voir sa différence, concevoir une télévision populaire et exigeante incompatible avec la course à l’audimat et la flatterie démagogique.

Mais nous ne sommes pas dupes. Cette proposition peut aussi dissimuler une machine de guerre visant à réserver la manne publicitaire à quelques grands groupes industriels qui dominent les médias français, à renforcer ainsi leur emprise et à assécher les ressources de la télévision publique. Nous réaffirmons d’ailleurs notre vigilance à l’égard de toute tentation visant à exercer une tutelle politique sur l’audiovisuel public par le biais de son financement.

Pour une télévision populaire et exigeante : les propositions de financement du PCF

Débarrasser les chaînes publiques de la publicité suppose indissociablement que leurs recettes soient garanties et augmentées par le biais d’une taxe sur l’ensemble des recettes publicitaires : un prélèvement de 5% représenterait un volume de 1,5 milliard d’euro permettant de refinancer le service public de l’audiovisuel mais aussi de soutenir les médias alternatifs du tiers secteur associatif.

Le Parti Communiste Français demande la création d’une commission parlementaire chargée d’instruire un tel projet. Elle devrait impliquer tout particulièrement les organisations syndicales et les associations d’usagers. Cette commission devrait en outre travailler à des propositions visant à réduire l’emprise de la publicité sur les médias, notamment dans les émissions d’information ou destinées au jeune public et à faire reculer la concentration et la financiarisation des médias qui mettent en danger le pluralisme de l’information.

À lire sur le sujet :
un article d'Henri Maler et Yves Rebours sur le site d'Acrimed
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8 janvier 2008 2 08 /01 /janvier /2008 09:00
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Aujourd'hui commence à l'Assemblée Nationale la discussion d'un projet de loi instaurant une "rétention de sûreté" pour les prisonniers à la fin de leur peine. Cette loi sera discutée en procédure d'urgence: une seule lecture pour chaque chambre. Le PCF est signataire d'un appel alertant sur la dangerosité d'une telle mesure, qui met en dangers les droits et les libertés élémentaires des prisonniers, et avec eux de l'ensemble des citoyens.

Refusons l’instauration d’un enfermement sans fin sur une simple présomption de dangerosité !


« Si tu es prêt à sacrifier un peu de liberté pour te sentir en sécurité, tu ne mérites ni l’une ni l’autre ».
Thomas Jefferson

Le Parlement s'apprête à examiner un projet de loi visant à instaurer une «rétention de sûreté » qui permettra, après l’exécution de la peine de prison, de prolonger - sans limitation de durée, sans peine et sans infraction – l’enfermement des personnes considérées comme d’une « particulière dangerosité ».

La mise en place d’un tel dispositif, préparé à la hâte à la suite de l’affaire Evrard, relève d’une philosophie de l’enfermement qui s’inscrit dans la culture du « risque zéro » qui, sous prétexte de lutter contre la récidive, impose, depuis plusieurs années, des législations de plus en plus répressives et attentatoires aux libertés publiques. Il ne s’agit plus simplement de durcir les sanctions ou de renforcer les moyens de contrainte, mais de procéder à des enfermements préventifs, sur la base d’une présomption d’infraction future et dans une logique d’élimination qui s’apparente à une mort sociale.
           
Actuellement circonscrit aux infractions les plus graves commises sur les mineurs, ce texte, comme la plupart des dispositifs répressifs, est susceptible d’extensions au gré des faits divers du moment. L’appréciation de la dangerosité n’est par ailleurs fondée sur aucune évaluation sérieuse mais sur une simple expertise psychiatrique, ce qui procède d’une grave confusion entre délinquance et maladie mentale. L'évaluation de la dangerosité ne relève donc pas du diagnostic mais du pronostic.

En refusant de porter les efforts humains et financiers sur le temps de la peine, ce texte fait le choix de ne pas améliorer la prise en charge durant l'incarcération.

Si ce texte est adopté, la France se dotera d’un dispositif sans équivalent dans les démocraties occidentales car, contrairement à ce que le gouvernement veut laisser croire, rien de comparable n’existe en Europe (aux Pays Bas et en Belgique, ce type d’enfermement n’intervient qu’en substitution à la peine). Aujourd’hui, avec une mesure comparable et au prétexte d’une dangerosité sociale, la Russie enferme des journalistes dans des établissements psychiatriques.
           
Dans un rapport d’information sur les mesures de sûreté concernant les personnes dangereuses (2006), les sénateurs Philippe Goujon et Charles Gautier indiquaient que « s’il est indispensable de limiter le plus possible le risque de récidive, celui-ci ne peut être dans une société de droit, respectueuse des libertés individuelles, complètement éliminé. Le « risque zéro » n’existe pas. »

Nous ne pouvons accepter un modèle de société qui sacrifie nos libertés au profit d’un objectif illusoire de « risque zéro ». Nous appelons les parlementaires à refuser de voter ce texte indigne.


Les organisations signataires de l'appel :

Syndicat de la Magistrature
SNEPAP-FSU
GENEPI
Ban Public
UGSP-CGT
Ligue des Droits de l'Homme
SNPES-PJJ/FSU
Parti Communiste et sa commission Justice
Syndicat National C.G.T. des Chancelleries & Services Judiciaires
Mouvement des Jeunes Socialistes
Cedetim
Section strasbourgeoise de la Ligue des droits de l'homme
Ligue Communiste Révolutionnaire
ANVP (association nationale des visiteurs de prison)
Les Verts et la commission Justice des Verts
CGT-PJJ
L'association « Souriez-Vous-Etes-Filmé-es! »
Syndicat de la médecine générale
La FARAPEJ ( Fédération des Associations Réflexion Action Prison Et Justice)
Act Up-Paris
Observatoire International des Prisons
Syndicat SUD-Travail Isère (38)
Union Syndicale de la Psychiatrie
Fédération SUD Santé Sociaux
Union Syndicale Solidaires
Association Cabiria
GMP Groupement Multiprofessionnel Prison

Pour en savoir plus :

- Le projet de loi (sur le site de l'Assemblée Nationale)

- Les travaux de la commission des lois (sur le site de l'Assemblée Nationale)

- La prise de position du GENEPI : "du danger de l'utilisation politique de l'idée de dangerosité"

- Les observations du Syndicat de la magistrature sur le projet de loi relatif à la rétention de sûreté

- La prison après la peine, par Robert Badinter (publié dans Le Monde le 27-11-1007)

- Le site des États généraux de la condition pénitentiaire

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7 janvier 2008 1 07 /01 /janvier /2008 10:27
 
Rassemblement mardi 8 janvier à partir de 18h30 au métro Belleville

à l'appel de RESF Paris.

La répression s'intensifie, notre détermination aussi !

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6 janvier 2008 7 06 /01 /janvier /2008 18:26
Note de lecture sur un passage du Dix-Huit Brumaire de Louis Bonaparte de Karl Marx.
Par Olivier Ritz et Marine Roussillon.


dix-huit-brumaire.jpgNous nous sommes beaucoup interrogés ces derniers temps sur l'impact de l'individualisme sur la lutte des classes: n'avons-nous pas sous-estimé l'importance de l'idéologie ? En ne menant pas suffisamment le combat idéologique, n'avons nous pas laissé s'installer un individualisme nocif à toute vélléité d'organisation collective, de lutte, de solidarité ?

Marine a déjà réfléchi, ailleurs, sur les contradictions de l'individualisme caractéristique de l'idéologie dominante et sur les possibilités d'exploiter ces contradictions pour faire triompher l'aspiration à l'émancipation individuelle et collective, et le projet communiste. Nous souhaiterions plutôt ici recontextualiser cette question de l'individualisme dans un double rapprochement: rapprochement historique d'abord, qui permettra de ne pas se laisser abuser par les apparences de nouveauté du phénomène, rapprochement économique ensuite, qui posera les jalons d'une réflexion sur les fondements économiques de cette évolution idéologique.

Pour points de départ, un passage de Marx, repéré au hasard d'une lecture, et un rapprochement fréquent et sûrement trop facile entre notre actuel président et le premier président de la République élu au suffrage universel en France: Louis Napoléon Bonaparte, futur Napoléon III.

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4 janvier 2008 5 04 /01 /janvier /2008 21:43
undefinedL’année 2007 a été marquée par la victoire de Nicolas Sarkozy aux élections présidentielles. Victoire d’autant plus grave pour le peuple français qu’elle s’est construite sur les ruines de la gauche : le vote utile en faveur de Ségolène Royal, tout en laminant tous les autres partis de gauche, n’a pas pu masquer l’incapacité du Parti Socialiste à proposer un vrai projet de société. Le rapide ralliement de nombreux dirigeants socialistes au projet de Nicolas Sarkozy, la nomination de Dominique Strauss Kahn à la tête du FMI, ont encore aggravé la débâcle.

Depuis, les coups pleuvent. Mais la résistance s’organise : à tous ceux qui luttent, à tous ceux qui subissent la politique de la droite et l’impuissance des socialistes, les communistes du cinquième arrondissement souhaitent une bonne année 2008, une année de luttes victorieuses.

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