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DEMANDEZ L'HUMA !
Vous pouvez rencontrer les communistes du 5e arrondissement tous les week-end sur vos marchés. Ils y vendent l'Humanité Dimanche, y distribuent le 5e.communiste (leur journal) et  bavardent volontiers avec les passants.

Nous sommes tous les samedis à partir de 11h aux marchés de Port-Royal et tous les dimanches à la même heure au marché de la place Monge.

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Parti communiste français

42, rue Mouffetard

75005 Paris

Tél. : 01 43 37 44 19

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24 février 2008 7 24 /02 /février /2008 11:56
LA FRANCE DE LA HONTE

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Mardi 13 février, au petit matin, 400 policiers font irruption dans un foyer de travailleurs dans le 13ème arrondissement et interpellent violemment 116 personnes : 107 travailleurs soupçonnés de vivre en situation irrégulière et neuf personnes accusées de les loger dans des conditions indécentes. Mais 2 jours plus tard, alors que 90 travailleurs étaient présentés au juge des libertés et de la détention, les 9 personnes soupçonnées d’avoir organisé leur hébergement sont ressorties libres de la cour d’appel de Paris ! Aucune charge n’a été retenue contre eux ! Les rafles punissent les étrangers les plus pauvres, et bénéficient à ceux qui profitent de leur misère.

Faire du chiffre : et les hommes ?

L’objectif de cette intervention : « faire du chiffre », remplir les « quotas » d’expulsions (hypocritement rebaptisés « éloignements ») fixés par N. Sarkozy. Le 15 février, le Premier ministre François Fillon annonçait avoir porté à 26.000 l’objectif des reconduites à réaliser en 2008. Comment s’étonner, dès lors, de la croissante violence des rafles visant à terroriser les personnes sans papiers et de la multiplication abusive d’interpellations dont sont chaque jour victimes les étrangers en France ?

Les étrangers n’ont plus de droits

Le « Ministère de l’immigration et de l’identité nationale » utilise des méthodes dignes du temps des colonies : rafles de sans papiers, contrôles d’identité au faciès illégaux, contrôles devant les écoles, dans les préfectures... Il organise des centres d’internements (appelés centre de rétention) surpeuplés avec miradors, barbelés, fouilles, contrôles et vexations. Au nom de « l’identité nationale » on démantèle le droit d’asile et on casse le droit au regroupement familial, les droits des enfants (définis dans les conventions internationales signées par la France).

Délit de solidarité

Citoyens Français ou ressortissants étrangers, passagers de vols à destination des pays de renvoi ou témoins solidaires qui n’acceptent pas de se taire et laisser faire, un nombre croissant de personnes sont poursuivies pour entrave à la circulation d’aéronefs et encourent des peines de prison assorties d’amendes faramineuses. C’est ainsi que passe aujourd’hui en jugement devant le TGI de Bobigny Kadidja, poursuivie pour avoir incité d’autres passagers du vol de Bamako du 29 novembre 2006 à s’élever contre l’expulsion d’un jeune homme sans papiers.

L’immigration choisie au service de l’exploitation

Autre processus enclenché par la machine infernale sarkozyste : « l’immigration choisie ». Qu’on ne s’y trompe pas : l'immigration choisie a pour seul objectif de diminuer le coût du travail, au détriment des salariés. Là où les patrons devraient augmenter les salaires pour pouvoir recruter, le choix de « candidats à l'immigration » en fonction de leurs compétences, au delà de l'inhumanité de la chose, permet de tirer tous les salaires d'un corps de métier vers le bas en augmentant le nombre de candidats sur un poste.

Impérialisme, exploitation et mondialisation capitaliste

Comment peut-on se prétendre le « pays des droits de l’homme » et faire la leçon aux autres nations alors que la politique de N. Sarkozy, représentant de la France, condamne des êtres humains à la misère et à la mort en les renvoyant dans leur pays d’origine ? Alors qu’aujourd’hui encore, notre pays soutient des dirigeants corrompus et poursuit l’exploitation des richesses africaines, maintenant ainsi les populations dans le dénuement et la crainte, alors qu’il participe au capitalisme mondial, vecteur d’inégalités et de discriminations, la moindre des choses est bien d’accueillir « toute la misère du monde » que nous construisons avec un tel acharnement!

Pour dire non à cette politique hypersécuritaire, aveugle, où le chiffre a plus de valeur que la vie humaine, pour l’internationalisme des peuples, parce que l’intérêt des travailleurs étrangers est celui de tous les travailleurs, le PCF se bat pour la régularisation de tous les sans papiers. À l’heure de la mondialisation, alors que les frontières sont ouvertes aux marchandises et aux capitaux, il est primordial de poursuivre la lutte pour replacer l’Homme au cœur du système et garantir à tous le droit de circuler librement.


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22 février 2008 5 22 /02 /février /2008 18:51
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Fidel Castro a annoncé il y a quelques jours sa décision de ne pas briguer un nouveau mandat présidentiel, éveillant les réactions internationales les plus étonnantes. Les Etats-Unis ont ainsi espéré « des changements démocratiques ». Mais il n’y aura pas de transformation à Cuba sans un changement radical de la politique américaine : il faut en finir avec le blocus décidé unilatéralement par les États-Unis contre l’avis de la communauté internationale. Tant que la politique américaine restera une politique d’agression, les autorités cubaines auront pour première préoccupation la protection de leur pays contre les pressions économiques, militaires ou médiatiques. Comment concevoir un progrès de la liberté d’expression dans ces conditions ? Les communistes français espèrent que les élections présidentielles aux Etats-Unis permettront un changement significatif de la politique américaine vis-à-vis de Cuba.

N’oublions pas que sans la révolution cubaine et son étonnante capacité de résistance, le visage de l’Amérique latine ne serait pas le même. L’accession au pouvoir de gouvernements progressistes au Vénézuela ou en Bolivie, la mise en place de partenariats économiques qui rompent avec la dépendance traditionnelle vis-à-vis des Etats-Unis, tout cela n’aurait pas été possible sans Cuba. Comme le dit Hugo Chavez, « Fidel Castro est le père de tous les révolutionnaires d’Amérique latine ».
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20 février 2008 3 20 /02 /février /2008 08:36
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A l’heure où un récent arrêt de la cour de cassation reconnaissant le droit à l’état civil des embryons et fœtus morts en fausse couche vient ouvrir une brèche à la remise en cause de l’avortement, il est urgent de s’interroger sur la place qui est faite dans notre arrondissement aux structures d’aide au contrôle des naissances.

Créés en 1965, les centres de planning familial font partie prenante du doit des femmes. Ce sont des lieux d’accueil, d’écoute, d’information et d’orientation pour les femmes, les couples, les familles et les adolescents. Ils proposent gratuitement, quels que soient l’âge et la couverture sociale, des informations sur la sexualité, les méthodes de contraception, l’IVG, les MST (Maladies Sexuellement Transmissibles) dont le sida. Ils offrent aussi un lieu d’écoute aux personnes victimes de violences conjugales ou sexuelles. Le secret et l’anonymat y sont respectés, ce qui leur permet d’être de réels lieux d’aide et d’écoute notamment pour les mineures.

Et pourtant, depuis plus de quarante ans que ces structures existent, le cinquième, qui accueille chaque jour plusieurs milliers d'étudiantes et d'étudiants, n’en accueille aucune. Or la proximité locale de ce type de structure est primordiale : ils doivent être des lieux faciles d’accès afin de permettre le meilleur accompagnement possible. Défendre le droit des femmes, c’est aussi défendre le droit à la contraception, et lorsque la situation le réclame, le droit à l’avortement. C’est pourquoi la gauche unie dans le 5è se bat pour l’ouverture d’un centre de planning familial dans l’arrondissement, au sein d'un grand centre de soins gratuit destiné aux étudiants.
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18 février 2008 1 18 /02 /février /2008 17:31
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Avec plus de 40 000 employés titulaires et de très nombreux contractuels, la Ville de Paris n’est pas seulement une instance de décision politique. C’est aussi un employeur très important. Et une municipalité de gauche se doit d’être un employeur exemplaire.

Ils font la Ville

Ils sont secrétaires, ingénieurs, techniciens, architectes, ouvriers. Ils travaillent dans les crèches, les jardins publics et les bibliothèques. Ils sont infirmiers, médecins, psychologues, animateurs sportifs, agents de surveillance… Ils aménagent la ville, s’occupent de vos enfants, leur enseignent la danse ou la musique, gardent les rues propres, entretiennent les écoles, animent la vie du quartier. De leurs conditions de travail, dépend la qualité de vie de l’ensemble des Parisiens. Dans l’intérêt de la Ville, dans notre intérêt, la municipalité se doit de leur assurer les meilleures conditions de travail. C’est une exigence que défendront les élus communistes au sein d’une municipalité de gauche.

Pour la qualité du service public :
développer l’emploi, lutter contre la précarité

La première mission d’une municipalité de gauche est de développer l’emploi et de lutter contre la précarité : mettre en place des services publics 100% publics, assurés par des agents municipaux bénéficiant d’un statut de fonctionnaire.

Les communistes chercheront à construire un grand service public municipal en luttant contre les bas salaires, les temps partiels imposés, la précarité. Comment penser que les services publics peuvent être aussi bien accomplis par des salariés du privé, souvent précaires, que par des fonctionnaires, attachés à la Ville et bénéficiant de la sécurité nécessaire pour s’investir dans leur travail ?
Pour cette raison, nous pensons que la mairie doit saisir toutes les occasions de ramener dans le domaine public les activités qui peuvent être assurées par des agents municipaux : ramassage des ordures, service public de l’eau… Pour la même raison, nous voulons travailler à résorber la précarité parmi les employés de la Ville de Paris. Dans certains services, on trouve jusqu’à un tiers d’employés contractuels, qui ne bénéficient pas du statut de fonctionnaire. Ces employés doivent être progressivement intégrés à la fonction publique.

Se loger à Paris

La précarité nuit à la qualité du service public. Elle est aussi à l’origine de situations inacceptables de grande détresse : victimes de bas salaires, de contrats à durée déterminée ou de temps partiels imposés, certains agents de la Ville, n’arrivant pas à se loger, et doivent dormir dans leur voiture  !
Quant à ceux qui peuvent se loger, de longs trajets les attendent pour se rendre sur leur lieu de travail : eux qui font la ville n’ont pas les moyens d’y vivre ! Et lorsqu’ils commencent trop tôt pour emprunter le premier métro, c’est toute une part de leur salaire qui est engloutie par les contraventions, faute de places réservées de stationnement.

La municipalité de gauche a commencé à mettre en place des réponses à ces problèmes : un sixième des logements sociaux parisiens est réservé aux personnels de la Ville. Mais ce n’est pas suffisant ! Pour eux comme pour tous les habitants et les travailleurs de Paris, la priorité doit maintenant être la production de logements sociaux, particulièrement de logements destinés aux familles, encore trop peu nombreux à Paris. À cela doit s’ajouter une politique globale de mobilité pour les agents de la Ville, avec des places de stationnement réservées pour ceux qui ne peuvent pas utiliser les transports en commun.

Vers l’égalité entre hommes et femmes

La municipalité devra travailler à créer les conditions d’une véritable égalité entre hommes et femmes parmi les agents de la Ville. La question des modalités de garde des jeunes enfants des agents y est essentielle. Le Chèque Emploi Service mis en place par la municipalité de gauche aide les agents à financer la garde de leurs enfants. La création de places en crèches réservées en priorité aux agents de la Ville pourrait être la prochaine étape de cette politique. C’est la volonté des communistes.

Au sein d’une majorité de gauche, les élus communistes seront tout particulièrement attentifs aux conditions de travail des employés municipaux. Un élu communiste à la mairie du 5e, c’est un interlocuteur pour les agents municipaux, et un point d’appui pour leurs luttes.
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16 février 2008 6 16 /02 /février /2008 10:17
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Les cuisiniers du restaurant "La Grande Armée" (3, Avenue de la Grande Armée, Paris 17e) sont en grève depuis mercredi. Ils n'ont pas de papiers. Cela ne gênait pas leur patron, qui pouvait les exploiter comme il le souhaitait: sans papiers, ils n'avaient aucun droit.

Mais Nicolas Sarkozy est intervenu. Le 20 décembre 2007, le gouvernement a publié une circulaire avec une liste de 150 métiers non qualifiés, dits « en tension », ouverts exclusivement à des travailleurs de pays venant d’intégrer l’Union Européenne, excluant de la régularisation les milliers de sans-papiers, notamment africains et asiatiques, travaillant depuis des années dans ces métiers.

La publication de cette circulaire s'est traduite par le licenciement de centaines de travailleurs sans papiers. Cette politique de « remplacement » d’une main d’œuvre par une autre en fonction de son origine, utilisée pour une mise en concurrence des travailleurs entre eux, est discriminatoire et doit être combattue.

Suite aux mobilisations condamnant cette circulaire, le gouvernement en publiait une seconde le 7 janvier 2007, infléchissant celle du 20 décembre. « A titre exceptionnel » et par le biais du seul patronat, elle envisage la possibilité d’une régularisation de travailleurs déjà en poste. Cet infléchissement du gouvernement ne peut nous satisfaire. Il perpétue et institue l’arbitraire patronal et préfectoral alors que des milliers de travailleurs pourvoient tous les jours au manque de main d’œuvre, notamment dans les P.M.E. de la restauration, du bâtiment, du nettoyage… Alors qu’ils cotisent aux caisses d’assurance maladie, de retraite, de chômage, déclarent et payent pour beaucoup leurs impôts. Ces travailleurs doivent être régularisés !

Les cuisiniers de la Grande Armée ne doivent pas être licenciés. Ils doivent être régularisés. Nous pouvons les y aider, en venant les soutenir une demie-heure, une heure, une nuit. Une victoire créerait un précédent porteur d'espoir pour tous les travailleurs : quand un travailleur voit ses droits bafoués, ce sont tous les travailleurs, avec ou sans papiers, qui en subissent les conséquences.

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14 février 2008 4 14 /02 /février /2008 19:44
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Logement, emploi, salaires, services publics, transport, santé… Quels moyens financiers pour réaliser les propositions communistes pour Paris ?
Si nous voulons transformer profondément Paris, pour en faire une ville où l’on puisse vivre et travailler, il y aura besoin d’argent. Comment accroître les ressources de la ville sans augmenter le prélèvement fiscal sur les ménages (du moins sur la majorité d’entre eux, ceux qui vivent de salaires, allocation de chômage, pensions) ?

Vers des budgets participatifs

Les citoyens doivent pouvoir décider des choix budgétaires de la ville et participer activement à sa gestion. Où trouver l’argent ? Comment le répartir ? Quels projets financer en priorité ? Ces choix doivent être l’affaire de tous. C’est pourquoi les communistes lutteront pour généraliser l’expérience de budget participatif déjà mise en place dans le 20e arrondissement.

Des prélèvements fiscaux incitatifs

Les communistes s’opposeront à toute augmentation des prélèvements sur les ménages. Par contre, nous proposons de moduler les prélèvements sur les entreprises : la nature et les modalités des impôts, taxes ou cotisations sociales peuvent encourager des entreprises à utiliser leurs ressources, soit en faveur de la rentabilisation des capitaux (c’est le cas avec la multiplication des exonérations sociales ou fiscales, encore accrues sous Sarkozy), soit vers la sécurisation de l’emploi et de la formation, la création de valeur ajoutée, la maîtrise des nouvelles technologies. Un financement efficace sur notre territoire doit pouvoir inciter les agents économiques à créer plus de valeur ajoutée. Et lorsque la production de valeur ajoutée augmente, du même coup la base des prélèvements fiscaux s’élargit et permet de financer davantage de dépenses publiques utiles à la population.

Cependant, la marge de manœuvre des collectivités territoriales en matière de fiscalité est limitée même pour Paris. C’est particulièrement vrai en ce qui concerne la taxe professionnelle du fait des exonérations massives dont bénéficient les entreprises. C’est pourquoi les communistes se battent aussi au niveau national pour mettre en place une taxation des actifs financiers des entreprises et une modulation de leur taux selon leur politique d’emploi, de formation, de recherche-développement (pour les encourager à dépenser plus pour leurs salariés et à élargir leur production de valeur ajoutée, en économisant sur les dépenses en capital matériel et financier).

L’emprunt : une solution ?

Pour pouvoir investir dans de nouveaux équipements publics (crèches, espaces verts, bibliothèques, gymnases, piscines, patinoires, résidences de personnes âgées…), les communistes proposent que la Ville de Paris souscrive un grand emprunt d’un milliard d’euros. Mais attention ! Paris ne doit pas s’enfoncer dans une spirale de dettes qui la rendrait dépendante de ses prêteurs. Pour éviter ce cercle vicieux, nous devons trouver des sources financement qui ne sont pas dépendantes des marchés financiers et qui ne cherchent pas la rentabilité à tout prix. Paris pourrait ainsi s’aassocier avec la Caisse des dépôts  et Consignations dont les domaines de compétence correspondent aux objectifs d’une collectivité telle que Paris : logement, infrastructures urbaines, transports, services publics…

Nous vivons dans un capitalisme dominé par les marchés financiers, qui imposent leur logique de rentabilité à tous les domaines de la vie. Dans ce cadre, la question de l’argent est devenue cruciale : comment financer nos projets sans ôter le pouvoir aux citoyens pour le donner aux banques ? Budgets participatifs, prélèvements incitatifs sur les entreprises, partenariat avec une institution bancaire dotée de missions d’intérêt général… Les propositions communistes vont dans ce sens. Pour que ce ne soit pas toujours les plus riches qui décident, pour que le seul critère de choix ne soit pas de faire toujours plus d’argent, nous avons besoin d’élus communistes à Paris.
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14 février 2008 4 14 /02 /février /2008 19:21
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Le Parti Socialiste multiplie les avances, les « ouvertures » dirait B. Delanoë, en direction du Modem (ex-UDF) en vue d’une alliance au second tour. Pourtant, les propositions du Modem sont incompatibles avec une politique de gauche. Ainsi en matière d’argent…

(quelques extraits de la fin, Maîtrise du budget et équilibres financiers,  consacrée aux moyens, du programme de Mireille de Sarnez pour Paris, p. 71-72)

  • rationaliser (sic) les dépenses de fonctionnement en particulier dans l’administration centrale […]
  • réduire les charges des entreprises grâce à un allègement progressif de la taxe professionnelle […]
  • améliorer les recettes externes issues du patrimoine de la Ville : redevances, concessions publiques, cessions foncières […]
  • encourager les partenariats public-privé pour des investissements et équipements lourds  […]»    
Une municipalité parisienne de gauche devrait pouvoir s’opposer aux vrais privilèges modernes, ceux des entreprises, de leurs propriétaires, de leurs actionnaires, acquis au détriment de leurs salariés et de leurs clients.
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13 février 2008 3 13 /02 /février /2008 08:19
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Intervention de Jean-Claude Sandrier à l'Assemblée Nationale lors du vote sur le nouveau traité européen.


Aujourd’hui restera dans l’histoire comme une journée noire pour la démocratie (Exclamations sur la plupart des bancs du groupe UMP). Refuser à notre peuple le droit de s’exprimer est une marque de défiance rarement égalée (Applaudissements sur quelques bancs du groupe UMP). L'Assemblée nationale, élue selon un mode de scrutin aujourd’hui discuté, va censurer le peuple français ! M. Kouchner a déclaré ici même, à propos du référendum : il y en a déjà eu un, on a vu le résultat ! Ces propos indignes traduisent bien la défiance du Président de la République, qui, pour tenter de se justifier, ment aux Français : ce texte est en fait bien fondamentalement le même que celui qui a été rejeté en 2005 – à en croire tout du moins Mme Merkel, M. Zapatero, le Premier ministre du Danemark ou enfin le père de la Constitution européenne, M. Giscard d’Estaing. Dire que 53 % des Français, en votant pour le candidat Sarkozy et ses deux cents propositions, auraient accepté de renoncer au référendum est un argument grotesque. D’ailleurs, à quel Nicolas Sarkozy faut-il se fier : à celui qui a déclaré qu’à chaque grande étape de l’intégration européenne il fallait solliciter l’avis du peuple, à celui qui a dit qu’il serait le président du pouvoir d’achat ou à celui qui renie ses discours ?

Ces choix politiques sont graves pour la crédibilité des responsables politiques, mais il y a encore pire : en refusant à nos concitoyens de se prononcer sur la construction européenne, c’est celle-ci que vous condamnez en fait. Imposer l’Europe sans l’avis des peuples, c’est l’imposer sans eux, contre eux et en faire donc une Europe sans avenir. Les signes qu’ils vous ont envoyés auraient pu vous alerter sur leur méfiance à l’égard d’une Europe dominée par le monde financier. Lundi, à Versailles, le Premier ministre a accusé les tenants du non de ne pas vouloir relancer l’Europe. C’est une belle façon d’esquiver la seule question qui compte : quelle Europe faut-il ? Si c’est une Europe de progrès social, elle ne va pas avec le dumping et les paradis fiscaux. Si c’est une Europe de la coopération, il ne faut pas de concurrence libre et non faussée. Si c’est une Europe d’égalité, les services publics ne doivent pas être soumis aux règles de la concurrence. Si c’est une Europe de l’indépendance, elle ne peut être soumise à l’OTAN. Si c’est une Europe où le travail est mieux rémunéré que le capital, ce n’est pas celle du renforcement de la libre circulation des capitaux.

Votre Europe ultracapitaliste signifie pour la majorité des Français un pouvoir d’achat en baisse, une pression sur les salaires, un recul généralisé sur les retraites, la sécurité sociale et le droit au travail, des délocalisations, de la précarité et des inégalités. Vous construisez l’Europe du fric, celle de l’argent qui rend fou, selon l’expression d’un prix Nobel d’économie. Parce que nous voulons pour la France l’égalité, la solidarité et la liberté, nous voulons une Europe de juste répartition des richesses, garante d’une paix durable. C’est pourquoi les élus communistes et républicains voteront contre la ratification du traité de Lisbonne (Applaudissements sur les bancs du groupe GDR et sur quelques bancs du groupe SRC et du groupe UMP).
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12 février 2008 2 12 /02 /février /2008 09:20
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Les organisations et personnalités signataires rappellent solennellement que, selon l’article 1er de la Constitution, la France est une République indivisible, laïque, démocratique et sociale. Ces quatre termes indissociables définissent des principes qui s’imposent à tous, au premier rang desquels le Président de la République. Or, les déclarations récentes de Monsieur Sarkozy, mêlant ses convictions personnelles et sa fonction présidentielle, portent atteinte à la laïcité de la République.

La mise en cause de ce principe constitutionnel indispensable à la paix civile est inacceptable. Depuis 1905, grâce à la loi de Séparation des Eglises et de l’Etat, la République assure à chaque citoyen la liberté de conscience, garantit sa liberté de croire ou de ne pas croire et de pratiquer le culte de son choix, de n’en pratiquer aucun ou de pouvoir en changer. Elle permet ainsi de vivre ensemble, dans le respect de chacun, quelles que soient ses origines, ses choix philosophiques  ou ses convictions religieuses.
Dans notre République et notre société multiculturelle, la diversité doit être richesse et non source de conflit. Pour cela, la laïcité, assurant l’égalité en droit des citoyens dans le respect des lois de la République, permet à la fois l’expression du pluralisme des convictions et la recherche de valeurs communes pour construire une communauté de destin.

Dans un monde aujourd’hui global et de plus en plus complexe, où se multiplient les voies d’accès à l’information et aux connaissances, et où explose la médiatisation  des événements et de la pluralité des représentations du monde, seule la laïcité permet l’émancipation de tous en favorisant le libre accès au savoir et à la culture et le discernement de chacun pour un libre choix de vie, par une démarche rationnelle et critique faisant toute  leur  place au doute, à l’imagination et à la créativité.

C’est pourquoi, les organisations et personnalités signataires s’opposeront à toute tentative qui mettrait, de fait, en cause la laïcité par une modification du contenu de la loi de 1905. A l’heure où nos concitoyens éprouvent des difficultés et des inquiétudes croissantes, elles les appellent à promouvoir la laïcité comme une exigence partagée avec la ferme volonté de bâtir ensemble une société où la justice sociale assurera, quotidiennement, pour toutes et pour tous, la liberté, l’égalité et la fraternité.


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10 février 2008 7 10 /02 /février /2008 22:32
arton116-e8e2d.jpgIl y a peu de temps, les employés de banque (caissiers, comptables, etc., c’est-à-dire la presque totalité du personnel) ont réclamé une augmentation de l’ordre de 2 ou 3 %. Les directeurs des banques ont crié qu’on les égorgeait, que la banque ferait faillite s’ils accordaient une telle fortune aux employés, et l’un de ceux qui criaient le plus fort était M. Bouton, directeur de la Société Générale.

Faisons un calcul très simple : mettons 100 000 employés à la Société Générale. Une augmentation généreuse de 5 % donnerait 100 € de plus par mois et par personne, soit pour la Société Générale environ 120 millions par an auxquels il faut ajouter 60 millions de cotisations sociales. Impossible ! disent les banquiers. – Mais la Société Générale perd 5 milliards ! – Ne vous inquiétez pas, ce n’est rien du tout, nous dit son directeur !   Où est l’erreur ?

Voilà pourquoi nous, communistes, nous voulons changer le système. C’est le système même du capitalisme, où les hommes, leurs salaires réduits au minimum, ne comptent pas. Par contre, les financiers peuvent perdre 5 milliards sans inconvénient. Et ne vous faites pas d’illusion, c’est sur votre dos !

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