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DEMANDEZ L'HUMA !
Vous pouvez rencontrer les communistes du 5e arrondissement tous les week-end sur vos marchés. Ils y vendent l'Humanité Dimanche, y distribuent le 5e.communiste (leur journal) et  bavardent volontiers avec les passants.

Nous sommes tous les samedis à partir de 11h aux marchés de Port-Royal et tous les dimanches à la même heure au marché de la place Monge.

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Parti communiste français

42, rue Mouffetard

75005 Paris

Tél. : 01 43 37 44 19

section.pcf5@gmail.com

15 mars 2008 6 15 /03 /mars /2008 21:20
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On sait que les Etats-Unis tiennent l’Amérique latine pour leur arrière-cour. Leur rôle dans la mort de Guevara et de Salvador Allende en fait foi. Le mouvement d’émancipation économique et politique qui anime de façon plus ou moins forte ces pays depuis quelques années doit donc donner des démangeaisons au Président Bush.

Les récents développements de l’affaire des otages des FARC en Colombie peuvent être vus sous cet angle. On doit condamner la méthode qui consiste à retenir pendant des mois et des années des otages dans la jungle. Les communistes français sont unanimes pour soutenir toute initiative qui aille dans le sens de la libération pacifique de ces otages.

Raison de plus pour tout faire afin que ces otages soient rapidement libérés dans les meilleures conditions. C’est la raison de notre soutien aux démarches des dirigeants politiques du Venezuela, de l’Equateur, de l’Argentine, du Brésil, du Chili.

Mais tout se passe comme si le président colombien Alvaro Uribe tenait à sa ligne de conduite : régler la question des FARC et de leurs otages par la manière forte, soutenu par George Bush, diplomatiquement et par un appui technologique comme l’a confirmé le ministre colombien de la défense. C’est ainsi qu’en quelques jours, deux des principaux dirigeants des FARC, Raul Reyes et Ivan Rios viennent d’être assassinés, le premier par des forces armées colombiennes, qui n’ont pas hésité à violer la frontière équatorienne, le deuxième par son garde du corps qui a pris soin de lui couper une main (comme ceux qui tuèrent le Che lui coupèrent les deux mains) pour preuve de l’identité de sa victime. Quand on sait, par le ministère français des Affaires étrangères, que Raul Reyes était un interlocuteur de la France, de la Suisse et de l’Espagne et que les autorités colombiennes en étaient au courant, il n’est pas besoin d’être grand psychologue pour comprendre qu’il sera encore plus difficile de négocier avec les FARC et qu’Ingrid Betancourt est effectivement en danger de mort. Et on peut se demander si la libération des otages est bien l’objectif de Bush et Uribe, au moment où la Colombie accuse l’Equateur et le Venezuela de soutenir les FARC.

Une hypothèse émise par Ugo Chavez, le nouveau « Satan » de Bush, pourrait contribuer à mieux  comprendre le rôle des Etats-Unis dans cette affaire : il les soupçonne de vouloir semer la zizanie afin de faire obstacle à un processus de rapprochement de l’ensemble des pays latino-américains, et «mettre la main sur les plus importantes réserves d’hydrocarbures du monde », celles du …Venezuela.

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14 mars 2008 5 14 /03 /mars /2008 09:24
FAISONS GAGNER LA GAUCHE !

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Adrien Tiberti, candidat communiste sur la liste d'union de la gauche menée par Lyne Cohen-Solal
Le premier tour des élections municipales est passé. Il a confirmé le mécontentement croissant des Français face à la politique de Sarkozy. Lassés des pantalonnades du médiatique président, inquiets de l’évolution des salaires et du pouvoir d’achat, préoccupés par l’avenir du service public ou par la question du logement, les électeurs se sont tournés vers les listes de gauche, et, là où ils étaient présents, vers les communistes.

Le PCF sort renforcé de ces élections

C’est ainsi que Dieppe, Vierzon, Martigues ont d’ores et déjà élu une équipe communiste, contre des maires sortants de droite. À Nîmes, au Havre, le PCF est en tête de la gauche au premier tour. En banlieue parisienne, les mairies communistes résistent bien à l’offensive socialiste. Si à Pierreffitte, les électeurs ont choisi le PS pour représenter la gauche au second tour, à La Courneuve au contraire, le maire communiste Gilles Poux recueille dès le premier tour près de 47% des suffrages. Dès maintenant, nous pouvons affirmer que le PCF sera, en nombre d’élus, le troisième parti de France.

Les Parisiens choisissent la gauche… sans hésitation !

À Paris, la gauche sort très largement victorieuse de ce premier tour. Trois arrondissements ont choisi la liste de gauche dès le premier tour: le 3e, le 19e, et le 11e. Ailleurs, l’équipe de Bertrand Delanoë, comprenant des socialistes, des communistes, des membres du MRC et du PRG, a reçu un large soutien de la population. Au second tour, les Verts se joindront aux listes de la gauche partout où ils ont fait plus de 5%.

Dans le 5e arrondissement, la gauche peut gagner

Dans le 5e arrondissement, la liste de gauche améliore très nettement son score par rapport aux dernières municipales de 2001 avec 34,7% des voix. L'écart n'a jamais été aussi faible avec la droite de Tiberi, qui n'a réuni que 37,9% des suffrages. Avec l'apport des Verts (5,45% des voix), la victoire de la gauche est possible. La LCR a quant  elle obtenu 2,38% des voix.

Philippe Meyer, le candidat du Modem, qui a réuni 14% des suffrages, a choisi de se maintenir au second tour. Dimanche prochain, trois candidats à la mairie du 5e seront donc encore en lice : Jean Tiberi, Philippe Meyer et Lyne Cohen Solal.

Au second tour, le choix des électeurs est clair : droite ou gauche ? La gauche peut gagner dans le 5e. Une telle victoire serait historique. En votant pour la liste conduite par Lyne Cohen-Solal, nous pouvons chasser Tiberi et sa famille, et faire élire une équipe qui représentera toute la gauche.

Dimanche 16 mars, pour faire avancer le 5e arrondissement, votons pour la liste de rassemblement de la gauche menée par Lyne Cohen-Solal.
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7 mars 2008 5 07 /03 /mars /2008 10:42
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Un pas de plus dans l'escalade de l'horreur a été franchi avec l'offensive lancé par Israël contre Gaza. La paix semble être le dernier des soucis des dirigeants israéliens : ils continuent à rejeter toute négociation, la colonisation continue, le blocus de Gaza met ses habitants au bord d'une grave crise alimentaire et maintenant les Israéliens se livrent à un véritable massacre avec des bombardements qui ont déjà fait plus de 100 morts parmi les civils. Cela doit cesser.
 
Seul un règlement politique et négocié peut garantir la sécurité pour tous, israéliens et palestiniens.
 
Il faut imposer un cessé le feu durable et empêcher une nouvelle offensive militaire, que soit mis fin au blocus de Gaza, exiger des négociations de paix associant toutes les parties impliquées, que la France et l'Union Européenne prennent leur responsabilités en favorisant le dialogue et en exigeant d’Israël le respect du Droit International et des résolutions de l'ONU.

 
Le Parti communiste français appelle à manifester
 samedi 8 mars 2008 à 16h
métro Barbés Rochechouart
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7 mars 2008 5 07 /03 /mars /2008 10:27

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La politique.
Selon le dictionnaire historique de Jean  Rey , le mot vient du latin politicus : relatif au gouvernement des hommes, lui-même emprunté au grec politikos : ce qui concerne les citoyens, l'Etat. Polis est la cité ou l'Etat.

La politique concerne donc la façon dont les êtres humains vivent ensemble. Elle est le vecteur d’un type de société. La politique intervient dans le quotidien de chacun au travers de la santé, du logement, du travail, de la culture, du rapport aux autres.

Il est temps de rendre au mot « politique » son sens premier et de rompre avec l’idée aujourd’hui très répandue et alimentée par les figures politiques les plus en vue. La politique n’est pas la conquête d’un pouvoir personnel, il ne s’agit pas de joutes oratoires creuses et dépourvues de toute conviction. La politique n’est pas un jeu télévisé auquel ne participe qu’une élite autoproclamée de puissants, nombriliste et coupée de la réalité du peuple. Ce n’est pas faire des sourires 2 fois l’an sur les marchés et serrer des mains devant les caméras. La politique c’est le combat pour l’augmentation des salaires, la construction de logements sociaux, la défense de la Sécurité sociale, l’accès à l’éducation pour tous, c’est le soutien aux sans-papiers, c’est la lutte pour le maintien des cinémas indépendants et l’indépendance des médias.

La politique appartient à tous et chacun a son mot à dire et le pouvoir de changer les choses.

Faire de la politique pour les militants communistes, c’est être à l’écoute de chacun et de tous et agir pour qu’ensemble nous construisions une société d’avenir solidaire et juste, c’est lutter contre les injustices et les inégalités que porte en son sein le système capitaliste, c’est ne pas se résigner mais  se battre, parce que l’Homme, et non le pouvoir et l’argent, est au cœur de nos préoccupations. C’est pourquoi, tout au long de l’année (même en dehors des périodes électorales !) nous sommes présents au quotidien sur les marchés, aux portes des entreprises et des universités, dans les mouvements sociaux. Notre engagement ne se résume pas à une ambition électoraliste ; nous voulons porter le combat communiste au quotidien.

Aujourd’hui, pour les municipales, en faisant liste commune avec le PS dans le 5ème arrondissement, c’est votre voix que nous souhaitons porter, les droits de tous que nous souhaitons défendre.
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5 mars 2008 3 05 /03 /mars /2008 21:48
Intervention d'Adrien Tiberti à la Mutualité.

Adrien Tiberti est  candidat communiste aux élections municipales sur la liste menée par Lyne Cohen-Solal. Lundi 3 mars, il est intervenu lors d'un meeting à la Mutualité.

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Permettez-moi  pour commencer de dire quelques mots de politique nationale. Vous savez tous hélas que la présidence de la République est occupé par Nicolas Sarkozy.  C’est  une droite arrogante, une droite méprisante pour le peuple, une droite au service des intérêts de quelques uns seulement qui dirige le pays. Vous savez aussi que le 5ème arrondissement est depuis quarante ans maintenant un bastion de cette droite. Faire basculer l’arrondissement à gauche aurait une très forte valeur symbolique, paralysant la droite et mobilisant les forces sociales du pays.  Voilà une première raison de voter pour la liste conduite par Lyne Cohen-Solal.

Certains disent cependant que la droite et la gauche cela n’existe plus. Le discours « ni gauche, ni droite », pourtant nauséabond, a été repris par le candidat du centre. Pourtant quand on regarde les projets, tout oppose la gauche et la droite. Prenons deux exemples.

Nous voulons que le 5ème redevienne un arrondissement populaire où chacun puisse s’installer notamment ceux qui y travaillent. Nous ne pouvons accepter que notre 5ème soit réservé à la bourgeoisie. C’est pour cela que nous voulons produire  massivement des logements sociaux. Que propose la droite ? Vendre des logements sociaux !

Nous voulons que notre arrondissement conserve son caractère universitaire. Et là aussi la municipalité devra se battre contre les conséquences désastreuses de la politique de la droite. En effet, en plein mois d’août a été voté la loi LRU qui offre des pouvoirs exorbitants aux présidents y compris sur les locaux universitaires. Le danger de disparition des établissements universitaires devra être combattu et nous construirons des logements étudiants pour les rapprocher de leurs lieux d’études.

Notre projet est bien celui de la gauche, voilà une autre raison de voter pour la liste d’union de la gauche conduite par Lyne Cohen-Solal !


Pour conclure, je ne citerai pas Clemenceau (1) qui, dois-je le rappeler, a fait tirer sur la foule notamment les vignerons de 1907, a fusillé le peuple. Permettez-moi d’évoquer plutôt la figure de mon camarade Paul Langevin, élève boursier de l’ESPCI, physicien de génie et de renommée internationale, fondateur de l’Union Rationaliste qui se bat encore aujourd’hui contre toutes les formes de pensée magique (2), et élu communiste de cet arrondissement à la Libération.

La victoire de la gauche est possible ! Mobilisons-nous !



(1) Avant Adrien Tiberti, Benoît Prieur, militant du Modem dans le 5e arrondissement, avait pris la parole pour apporter son soutien à Lyne Cohen-Solal. Pour définir son appartenance politique, il avait évoqué la figure de Clémenceau.

(2) Un peu plus tôt dans la soirée, Bertrand Delanoë avait longuement raconté ses expériences de rencontres avec des rabbins, des prêtres ou des immams lors de fêtes religieuses variées.
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4 mars 2008 2 04 /03 /mars /2008 12:57
Marielle de Sarnez était candidate de droite en 2001. Battue en cette occasion, elle s’active maintenant, en sa qualité de dirigeante du MODEM, pour une incrustation de ce mouvement dans la liste de la gauche unie conduite par Bertrand Delanoé. Députée européenne depuis 1999, elle est vice-présidente du groupe Alliance des démocrates et des libéraux pour l'Europe qui regroupe les parlementaires européens des partis démocrates-chrétiens, puis ceux de partis conservateurs et libéraux. Le centre, en somme…

Corinne Lepage, aujourd’hui tête de liste du Modem dans le 12e, était en  décembre 95 ministre de Jacques Chirac et Alain Juppé. Si, comme alors, un puissant mouvement de grève s’engageait dans le pays pour défendre les retraites, apporterait-elle aux grévistes son appui de centriste membre de la liste de la gauche unie ? Qui peut le croire ? le Modem et l’UMP, alliés dès le premier tour dans 95 % des cas, condamneraient les grévistes (vous savez : « ceux qui prennent la France en otage »). Même avec de nouveaux militants, ce parti héritier de l’UDF de Bayrou reste profondément  « libéral ». Toujours le centre, en somme…

En outre, ce n’est pas avec lui qu’on défendra la laïcité agressée par le Président de la République : nous avons déjà rappelé la tentative de François Bayrou en1993, quand, en sa qualité de ministre de l'Éducation nationale dans le gouvernement Balladur, il proposa une réforme qui laissait toute latitude aux collectivités locales pour subventionner les établissements d’enseignement privé. La large protestation des laïcs le fit renoncer.

Non, décidément non, le MODEM n’a pas sa place dans une liste de gauche : même sous l’épithète de centriste, c’est la droite.

Contre une union contre nature à Paris, mobilisons nous dès le 9 mars pour battre toute la droite et faire gagner toute la gauche !

LE 9 MARS 2008
LE P.C.F. appelle à voter pour la liste  d'UNION DE LA GAUCHE
menée par LYNE COHEN SOLAL

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1 mars 2008 6 01 /03 /mars /2008 23:13
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La laïcité ne va pas de soi : est-ce le refus de toute les religions ou leur acceptation ? Acceptation par qui : par la société, par l’Etat ? De nombreux Etats, y compris de ceux que l’on dit « modernes », ont des rapports privilégiés avec une religion : « Gott mit uns », disait l’Etat nazi, « In God we trust » dit la monnaie des Etats Unis, pays où l’on jure sur la Bible au tribunal ; en Grande-Bretagne le roi (ou la reine) est le chef de l’Eglise anglicane ; de nombreux Etats sont plus ou moins ouvertement théocratiques : en Israël et en de nombreux  pays à dominante musulmane. D’autres, de tradition chrétienne, ont établi un concordat avec le Vatican.

Quand on se demande par quoi commencer pour parler de laïcité, il me semble donc qu’il faut commencer par l’Etat, pas par la religion. Et cela ne regarde pas que l’enseignement, c’est toute la société qui est concernée par la question de la laïcité.

En France, la laïcité s’est construite après des siècles où l’Etat s’appuie – parfois de façon conflictuelle - sur le christianisme, dominateur par la parole, par la censure, la contrainte et la violence, y compris dans ses conflits internes entre diverses Eglises se réclamant du christianisme : albigeois, calvinistes, luthériens, catholiques, etc…. On peut, on doit, condamner la charia qui sanctionne une femme adultère par la lapidation ; cela n’efface pas les méfaits de l’Inquisition, les procès en sorcellerie conclus par le bûcher, la main-mise de l’Eglise chrétienne sur l’éducation, sur le droit et la justice, son rôle dans les Croisades, dans la conquête de l’Amérique, la place de nombreux missionnaires dans la colonisation de l’Afrique. Dans ces domaines, au nom de Dieu, avec le soutien de l’Eglise et de la quasi-totalité de la noblesse et du clergé puis d’une bonne partie de la bourgeoisie, l’Etat, la monarchie puis la République française, ont été de tous les mauvais combats jusqu’à la fin du XIXe siècle

La laïcité est donc dans notre pays le résultat d’un long combat commencé dès avant la Révolution et qui s’est poursuivi jusqu’au XXe siècle. Un combat pour une société et un Etat fondés sur la liberté, l’égalité et la fraternité, en substitution de la foi, l’espérance et la charité, les trois vertus théologales, combat qui apparemment n’est pas achevé en ce début du XXIe  siècle.

En effet, dans ce domaine comme dans les autres, « rien n’est jamais acquis à l’homme ». On voit bien la place que tendent actuellement à occuper les religions dans la vie politique de la Pologne ou des Etats-Unis, tout comme dans nombre d’Etats africains ou du Moyen-Orient. On la voit quand le Pape efface progressivement les avancées de Vatican II, non seulement dans le rite, ce qui reste une affaire intérieure à l’Eglise, mais dans la vie sociale, en démantelant, avec son prédécesseur, la théologie de la libération, en relançant la croisade contre l’IVG, l’homosexualité, la contraception, l’euthanasie, en cherchant à être reçu dans la principale université de Rome, comme il vient de le tenter en vain. En attendant de chercher à entrer dans la chapelle et le Grand Amphi de la Sorbonne ?

Dans ce contexte, comment ne pas s’inquiéter des propos du Président de la République dans la dernière période. Il ne m’appartient pas de rappeler qu’il est divorcé et que donc, il est exclu de la communion : c’est une affaire entre lui et sa religion. On a pu remarquer cependant qu’il y a apparemment des arrangements possibles, sinon avec le Ciel, du moins avec le Pape.

Mais c’est sa religion personnelle qui est en cause, la religion de Monsieur Nicolas Sarkozy, pas une sorte de religion d’Etat de la France ; ses prédécesseurs  de la 5e République ont toujours fait la différence (« Vous dites que la France est catholique, mais la République est laïque », Ch. De Gaulle aux évêques français, 1958). Que lui efface. Ostensiblement. Et c’est bien ce qui fait problème. Il n’y a pas de religion d’Etat en France et aucune, ni l’une ni toutes, ne peut faire l’objet d’une promotion, contrairement à  ce que l’on a vu et entendu ces dernières semaines. La question n’est pas de refuser ou de pactiser avec une ou des religions : c’est tout simplement hors sujet, ce n’est pas l’affaire de l’Etat. C’est un des fondements de la République française (Jean-Louis Debré y voit à juste titre « un des piliers de la République ») depuis la loi du 9 décembre 1905 (« loi de séparation des Eglises et de l’Etat »), malgré certaines anomalies qui s’expliquent (pas très bien) par des spécificités historiques, comme dans les cas de l’Alsace ou de la Guyane. Mais il est illégal que l’Etat subventionne des établissements d’enseignement motivés par une doctrine religieuse, des hôpitaux où figurent des symboles religieux, où interviennent des personnels religieux : l’école publique est laïque, les services publics sont laïques, de par la loi : « La République assure la liberté de conscience. Elle garantit le libre exercice des cultes (art. 1) […] La République ne reconnaît, ne salarie ni ne subventionne aucun culte (art. 2) »

C’est donc clairement en contradiction avec cette loi que le chef de l’Etat affiche, en tant que tel, sa croyance et donne son aval public et officiel à une ou des religions, comme cela vient de se passer lors d’épisodes récents, sa visite d’allégeance au Vatican et son voyage en Arabie Saoudite.

Il est contraire à la loi de 1905 que le chef de l’Etat, qui n’est pas le chef d’une église, quelle qu’elle soit, dévalue la fonction civile des enseignants au motif qu’ils ne seraient pas porteurs d’espérance : « l’instituteur ne pourra jamais remplacer le pasteur ou le curé […] parce qu’il manquera toujours la radicalité du sacrifice de sa vie et le charisme d’un engagement porté par l’espérance ». N’en déplaise à l’auteur de cette analyse, nous sommes des millions à avoir bénéficié de l’abnégation, du charisme des « hussards noirs de la République » et de la leçon de vie de professeurs pour qui compte en premier lieu la formation culturelle et humaine de leurs élèves et étudiants. Et dont bon nombre ont transcendé la peur pour défendre un avenir de liberté, égalité, solidarité. Cette espérance dont sont porteurs les enseignants est du domaine de la vie sur terre, de la formation des hommes à la vie sociale, au travail, au plaisir, à la culture.

Ensuite, il est faux de déclarer : « la laïcité a essayé de couper la France de ses racines chrétiennes. Elle a tenté de le faire. Elle n’aurait pas dû » (Rome, basilique Saint-Jean de Latran, 20 décembre 2007). Or la laïcité n’est pas anti-religieuse : il y a eu des conflits dans les premiers temps de l’application de cette loi, mais ils étaient dus pour l’essentiel à l’opposition de forces franchement rétrogrades, anti-républicaines, souvent de matrice antidreyfusarde, ou de courants catholiques qui n’acceptaient  toujours pas l’affirmation que le pouvoir n’est pas de nature divine, mais doit être l’émanation du peuple souverain et que tous les actes de la vie civile doivent être soustraits à l’emprise religieuse.

Il est contraire à la loi  encore que le Président de la République française chante (Discours à Riyad, 16 janvier 2008) les louanges de « Dieu transcendant qui est dans la pensée et le cœur de chaque homme », « n’asservit pas l’homme mais le libère », avec pour corollaire que toutes les grandes religions et toutes les grandes philosophies enseignent que « l’homme n’est pas sur terre pour détruire la vie mais pour la donner », allusion transparente aux prises de position de l’Eglise catholique contre  l’avortement, l’euthanasie, la contraception. Et de s’appuyer sur cette démonstration un peu courte pour fonder « la politique de civilisation dont le monde a besoin aujourd’hui »  et appeler toutes les religions à s’unir pour « combattre  contre le recul des valeurs morales et spirituelles, contre le matérialisme, contre les excès de l’individualisme ». 

La religion, les religions comme fondements de la civilisation ! On n’en est pas à brûler Giordano Bruno et exiger de Galilée qu’il se renie, mais comment comprendre ces propos autrement que comme la négation de la laïcité, la mise hors la loi des agnostiques et des athées ? Et qu’importe, pour ce dont nous parlons, que ceux-ci soient ou non majoritaires dans notre pays. La seule question porte sur le droit de chacun à la liberté de conscience et à l’égalité d’accès et de participation à la vie sociale. Alors, à quelle fin est-on en train de  changer les rapports entre l’Etat et les Eglises en France ?

Après avoir mis à l’ordre du jour le démantèlement des principes et des lois issus du Front Populaire, de la Résistance, de 68, ce nouveau coup de pied serait-il un premier pas vers une modification ou abrogation de la loi de 1905, fruit de la pensée et de l’action de Voltaire, de la Révolution et de toutes les luttes émancipatrices du XIXe siècle ? Encore une fois, le président Sarkozy, dans son entreprise de révolution conservatrice, frappe au niveau de l’idéologie, contre tout ce qui conforte les idées de lutte, de conquête de droits et de libertés pour favoriser en revanche les idées de résignation à la fatalité des différences de classe.

On peut le craindre : il y a probablement aussi là-derrière une autre idée pernicieuse : reconnaître comme fondements de la société une des sources du communautarisme, en faisant que les religions doivent contribuer à l’ordre social, à la « politique de civilisation ». A ce titre, les associations cultuelles pourraient être subventionnées comme des associations « loi de 1901 » et le Conseil économique et social pourrait leur être ouvert : on sait que des projets existent qui vont dans ce sens et chacun comprendra aisément que le pouvoir d’Etat fera en sorte que soient soutenues d’abord les associations qui ne remettront pas en cause l’ordre social. Ce modèle de société, qui fonctionne aux Etats-Unis, permettrait à des collectivités, fondées sur les origines géographiques ou les convictions religieuses de leurs membres, de prétendre être l’expression de ces groupes et de peser sur la vie sociale, culturelle, économique, politique, au mépris d’objectifs sociaux, économiques et politiques liés aux conditions de vie et de travail de ceux qui composent ces collectivités, et donc au mépris de la recherche de droits universels et au risque de rapports conflictuels entre elles.


Pierre Laroche,
Parti communiste français
Section Paris 5e
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28 février 2008 4 28 /02 /février /2008 22:35
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Le 13 février, à l’appel unanime des syndicats, 80 à 90% des personnels de France télévisions, journalistes, techniciens, présentateurs, ont cessé le travail.
Pourquoi cette grève, inattendue dans son caractère massif ? Nicolas Sarkozy a annoncé que désormais, seule la télévision privée pourrait bénéficier de la publicité. Bravo ! Depuis le temps qu’on se lamentait devant les spots publicitaires qui nous contraignent à attendre des émissions de qualité parfois inégale, mais sans comparaison possible avec ce que nous avons eu ce mercredi 13 au réveil.

Le piège était pourtant un peu gros et les professionnels se sont vite mobilisés : comment remplacer les recettes de la pub pour la production des chaînes publiques, compte tenu de la nécessité d’utiliser intelligemment aussi le temps libéré ? Augmentation de la redevance ? Improbables revenus de projets flous avec des taxes sur internet, les téléviseurs, les ordinateurs, les téléphones portables, la publicité des chaînes privées, les opérateurs de télécom ? Tout laisse penser que les recettes publicitaires ne trouveront pas de remplacement pour l’activité de la télé publique. D’ailleurs, les chaînes privées trouvent que les chaînes publiques sont trop nombreuses et dépensent trop.

Des enjeux culturels, économiques, démocratiques

La question a une importance nationale, des implications directes sur l’image de notre culture à l’étranger : trop de grandes émissions ont déjà disparu au cours des dernières années, la télévision pour les jeunes est souvent devenue un marché des télés américaine et japonaise, avec la violence des images, dénoncée par psychologues et pédagogues. Même les émissions sportives sont gangrenées par l’argent : voir la retransmission des matches de football, désormais monopolisée par la télé privée.

Si le projet présidentiel est de faire de la télévision publique un élément de formation démocratique, de progrès culturel, qu’on dise avec quel argent et pour quel projet éditorial. « La France est en faillite. Les caisses sont vides  » répond-on pour justifier de faire travailler plus pour gagner moins. Se seraient–elles soudain emplies pour la télé ?

Convergence des luttes

Les travailleurs de la télévision publique ont toutes raisons de se mobiliser massivement dans l’intérêt du public. Leur action va dans le même sens que bien d’autres qui se développent dans l’industrie, dans la grande distribution, chez les enseignants, les chercheurs, les hospitaliers. Chaque nouveau coup porté à l’emploi, aux salaires, à la formation, à la santé, aggrave l’inquiétude, une inquiétude qui suscite maintenant des luttes.
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27 février 2008 3 27 /02 /février /2008 22:31
undefinedMais où se cache le MODEM ? On le croit par ici, à droite, à Périgueux, Lyon, Bordeaux, à Pau (Alain Juppé y a apporté son soutien à François Bayrou). Mais non, il est par là, opposé  à la droite (à gauche donc ?) à Aix-en-Provence, à Arras, à Montpellier. A Angers, il est même à la fois par ici et par là, sur une liste de gauche et sur une de droite. Introuvable ? Pour savoir où il est, attendrons-nous de le trouver au coin  d’un vote ? Par exemple quand il devra choisir entre voter une subvention pour une école privée ou pour un centre de planning familial.
Non, décidément, ce n’est pas du jeu.
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26 février 2008 2 26 /02 /février /2008 21:57
arton1220-84739.jpgLes producteurs ne sont pas responsables de la course déraisonnée à la productivité qui a poussé à l’artificialisation des systèmes de culture et à la standardisation des produits agricoles. Ce productivisme est le résultat de la baisse des prix imposée par la compétition internationale et la pression des centrales d’achat.  5 centrales d’achat régentent le marché et imposent à des millions de producteurs des prix non rémunérateurs.

Les circuits courts permettent de contourner cette logique capitaliste. L’accès à des produits de qualité n’est plus un privilège et les producteurs peuvent vivre dignement de leur travail.

Le PCF propose à Paris de développer les initiatives initiées par quelques associations pour qu’elles puissent s’affirmer comme des alternatives crédibles aux logiques de marché en offrant de réels débouchés à une agriculture viable et de qualité.

 
VENTE DIRECTE DE FRUITS ET LEGUMES
organisée par la section du PCF du 13e arrondissement
Samedi 1er mars dès le matin sur la dalle des Olympiades
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