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Vous pouvez rencontrer les communistes du 5e arrondissement tous les week-end sur vos marchés. Ils y vendent l'Humanité Dimanche, y distribuent le 5e.communiste (leur journal) et  bavardent volontiers avec les passants.

Nous sommes tous les samedis à partir de 11h aux marchés de Port-Royal et tous les dimanches à la même heure au marché de la place Monge.

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10 avril 2008 4 10 /04 /avril /2008 00:04

La répression des contestataires tibétains a ému la planète. Mais l'image des moines pourchassés par l'armée suffit-elle à comprendre ce qui se passe réellement sur le Toit du Monde? «Le Courrier», hebdomadaire genevois, a recueilli les avis contrastés de trois spécialistes de la Chine.

Pour Elizabeth Martens, biologiste, spécialiste de médecine chinoise,  "le contentieux ne concerne pas tant les six millions de Tibétains de Chine face à la Chine, mais c’est un contentieux qui oppose la Chine à l’Occident et qui s’exprime par le malaise économique que connaît actuellement le Tibet."

Son interview sur le site du Grand Soir.

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9 avril 2008 3 09 /04 /avril /2008 23:34
PROFESSEURS, PERSONNELS ET LYCEENS
ENSEMBLE POUR DEFENDRE L’EDUCATION NATIONALE

 




La droite a annoncé la suppression pour l’an prochain de plus de 11 000 postes d’enseignants. Depuis 2003, ce sont déjà 35 000 postes qui ont disparu. Pour remplacer ces enseignants, que proposent Darcos et Sarkozy ? Des heures supplémentaires ! La droite fait ainsi d’une pierre deux coups : elle fait des économies en embauchant moins, et elle évite d’augmenter les salaires. Le gouvernement a prévu pour 2008 0,8% d’augmentation alors que l’inflation sera au moins de 2,4% !

Les heures supplémentaires, les suppressions de poste, la précarisation du personnel et l’instabilité des équipes ne peuvent que nuire à la qualité de l’enseignement. On en voit déjà les conséquences : classes surchargées, suppressions d’options, absence de remplaçants… Face à des élèves fragilisés par la dégradation du climat social, les enseignants ont besoin de travail en équipe, de concertation, de temps pour accompagner les élèves individuellement. Supprimer des postes dans ces conditions, s’est dégrader volontairement l’enseignement public.

La dégradation organisée de l’enseignement public répond à un objectif simple : faire toujours plus de place au marché et à la concurrence. Toutes les mesures du gouvernement vont dans ce sens. La suppression de la carte scolaire, d’abord, qui met les établissements en concurrence, permet aux meilleurs collèges et lycées de sélectionner leurs élèves. Comme en plus, les financements sont accordés chaque année aux établissements en fonction de leurs effectifs, la suppression de la carte scolaire fragilise les établissements où la situation était déjà difficile : ils ont moins d’élèves, donc moins de moyens. Et les élèves qui restent sont souvent les plus fragiles, ceux qui auraient le plus besoin d’un encadrement accru.

Après la suppression de la carte scolaire, le gouvernement a mis en place un système de crédit d’impôt pour les cours particuliers : parallèlement à la dégradation de l’école publique, il favorise donc les entreprise privées d’enseignement à domicile. Tout cela est cohérent. La droite remplace petit à petit un service public de l’éducation nationale devant lequel les usagers étaient tous égaux en droits par un marché de l’enseignement où chaque élève est un client. À lui de faire ses choix dans une offre toujours plus diverse, en fonction du prix qu’il peut payer et de l’information dont il peut disposer. Et tout cela au profit de qui ? Des vendeurs de cours particuliers, des entreprises d’enseignement à domicile ! Là où nous avions un service public dont l’objectif était de permettre à tous d’accéder à l’éducation, la droite ouvre la porte au marché, et crée une éducation à plusieurs vitesses.

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8 avril 2008 2 08 /04 /avril /2008 23:29
Brigitte Gonthier-Maurin, sénatrice communiste, défend l’Éducation Nationale :

« Les mobilisations dans les lycées traduisent le mécontentement des enseignants, des élèves et des parents quant aux risques que les suppressions de postes font peser sur l’avenir du service public de l’Education.

Ce mouvement de suppression de postes, débuté en 2003 et amplifié en 2008, devrait connaître une forte accélération dans le budget 2009. Ce choix politique, sous prétexte d’une baisse démographique des effectifs, répond à l’objectif de réduction des dépenses publiques. Il entraînera une véritable rupture dans les missions assignées à l’Ecole. Loin de favoriser la réduction des inégalités, comme le prétend Xavier Darcos, cela les renforcera. Il suffit pour s’en convaincre d’examiner en détail les académies les plus touchées par les suppressions de postes : dans celles de Paris, Créteil, Nancy-Metz, Lille, ce sont les établissements les plus en difficulté qui perdent le plus de postes !

Défendre les postes et la pluralité des intervenants à l’école, enseignant, conseiller d’orientation psychologue, conseiller principal d’éducation, infirmière, etc, c’est aussi défendre une insertion sociale de qualité pour nos jeunes. Car le monde de demain a besoin de citoyens et de salariés émancipés ayant tous accès à un haut niveau de connaissances. »

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7 avril 2008 1 07 /04 /avril /2008 22:11


MARDI 18 MARS : DARCOS, TU AS DEJA PERDU !

C’est l’un des nombreux slogans que l’on pouvait lire mardi 18 mars sur les pancartes de la manifestation parisienne, qui a réuni 10 000 enseignants, lycéens et personnels de l’éducation nationale. On y voyait aussi des silhouettes noires, représentant les postes appelés à disparaître l’année prochaine. Les slogans sont explicites : « Quand Darcos économise, tous les lycées agonisent »…

10 000 manifestants, 55% de grévistes, et plusieurs dizaines de lycées bloqués… Le mécontentement est déjà très fort dans les établissements les plus touchés par les suppressions de postes. Dans l’Académie de Créteil, et en particulier dans le département du Val de Marne, on compte parfois entre 80 et 90% de grévistes. Mais les établissements les moins touchés n’ont pas encore rejoint le mouvement. Pourtant, personne ne peut s’estimer à l’abri… Même le lycée Henri IV, dans le 5e arrondissement, perd 2 postes.

De tout cela, pas un mot dans les médias. Silence, on tue l’éducation nationale. Du coup, la manifestation devient aussi un lieu d’information : on découvre que le lycée voisin est bloqué aussi, que tel établissement, qu’on croyait épargné, va perdre une dizaine de postes. La solitude est rompue, le mouvement se construit, les actions communes s’élaborent : manifestations devant les rectorats, lettres aux parents…

Un mouvement social naît ici qui veut durer, et gagner.


JEUDI 27 MARS : PROFS, PARENTS, ELEVES, TOUS ENSEMBLE !

Le gouvernement parviendra-t-il à supprimer 11 200 postes d’enseignants à la rentrée prochaine ? Ceux qui veulent l’en empêcher sont de plus en plus nombreux, comme l’a montré la manifestation de jeudi dernier. Une deuxième fois en deux semaine, enseignants et lycéens ont défilé par milliers pour refuser la dégradation programmée des conditions de travail dans les collèges et les lycées.

Les enseignants étaient moins nombreux que la semaine précédente car seuls les syndicats de l’académie de Créteil, particulièrement mobilisée, appelaient une nouvelle fois à la grève. Mais les lycéens étaient plus nombreux que le 18 mars, et on comptait beaucoup plus de lycées différents dans la manifestation.
Le mouvement s’étend. Partout, on comprend de mieux en mieux ce que signifient les exigences des rectorats et du ministère. Ici il faudra renoncer au travail en demi-groupe. Là, les classes seront plus chargées. Partout, des professeurs devront partager leur emploi du temps entre deux établissements, et presque tous seront contraints d’accepter des heures supplémentaires pour compenser les postes supprimés. Une année entière sera même supprimée pour tous les élèves de la filière professionnelle, obligés de passer désormais leur bac en trois ans au lieu de quatre !

MARDI 1ER AVRIL : TON POSTE EST SAUVE…

Poisson d’avril ! Les profs en lutte ne manquent pas d’humour, malgré la gravité de la situation. Et non, Darcos n’est toujours pas revenu sur les suppressions de postes… Les raisons de manifester n’ont donc pas disparu, et les manifestants sont toujours là. Dans le cortège, on remarque la présence massive des lycées professionnels. Ils sont les plus touchés par la politique d’économie du ministre, qui a décidé de leur supprimer une année entière d’enseignements ! Ils seront obligés de passer désormais leur bac en trois ans au lieu de quatre. Est-ce bien raisonnable, Monsieur Darcos ? Est-ce ainsi que vous soutenez les filières professionnalisantes, et que vous aidez les élèves les plus fragiles à se former et à se cultiver ? Drôle de vision de l’éducation !

JEUDI 3 AVRIL : DARCOS RENONCE AU SILENCE

Les manifestations lycéennes se font de plus en plus fréquentes, et les manifestants sont de plus en plus nombreux : 15 000 à Paris ce jeudi 3 avril. Les formes de la mobilisation se diversifient. À Albi, les inspecteurs sont accueillis par un cortège funèbre. Ailleurs, des épreuves de bac blanc sont annulées, des manifestations devant les rectorats organisées. Le ministre Darcos ne peut plus ignorer le mouvement. Pourra-t-il encore longtemps l’attribuer à la crise d’adolescence de jeunes turbulents ? Cela dépendra de l’action des enseignants, des parents, et de tous ceux qui se sentent concernés par l’avenir de l’Éducation Nationale. Ne laissons pas les lycéens se battre seuls : l’école, c’est leur avenir, mais c’est aussi le nôtre !


LES PROCHAINS RENDEZ-VOUS

MARDI 8 AVRIL :
Manifestation lycéenne. Départ à 14h30 de Luxembourg.

JEUDI 10 AVRIL :
Grève des enseignants. Manifestation. Départ à 14h de Luxembourg.

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7 avril 2008 1 07 /04 /avril /2008 09:13

Les ouvriers roumains en lutte :

Depuis déjà 2 semaines, aucune Logan ne sort plus de l’usine Dacia-Renault de Pitesti-Mioveni en Roumanie : les salariés roumains sont en grève. Ils réclament une augmentation de leur salaire aujourd’hui d’environ 208 euros brut et une amélioration des conditions de travail. Mais Renault ne veut rien lâcher et a même tenté d’intervenir auprès du tribunal pour déclarer la grève illégale ! La justice roumaine, consciente de la gravité des faits, a renvoyé la plainte de Renault.

Les salariés européens solidaires :

A quelques 2500 kms, les salariés de l’usine Renault du Mans sont solidaires : distribution de tracts de soutien, envoi de courrier aux ouvriers roumains… la grève des ouvriers roumains est dans toutes les têtes ! Car, en France, en Roumanie, comme ailleurs en Europe, les problèmes sont les mêmes : chantage de la délocalisation pour tirer les salaires toujours un peu plus à la baisse et pour faire passer la dégradation des conditions de travail.

Manifestation européenne du 5 avril en Slovénie pour une Europe sociale :

C’est bien une convergence des luttes et des revendications des salariés que connaît l’Europe aujourd’hui. Si les salariés sont solidaires, les syndicats le sont aussi : la CGT métallurgie française a ainsi envoyé une délégation en Roumanie, et l’accueil y a été très chaleureux. En 2005, l’échec du référendum européen venait rappeler l’exigence d’une Europe sociale. Trois ans après, c’est dans les luttes qu’on la voit se construire. Et c’est pour cette Europe sociale que manifestera l’ensemble des syndicats européens samedi 5 avril à Ljubljana en Slovénie, pour exiger que « la modération salariale ne soit plus la seule variable d’ajustement ».
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3 avril 2008 4 03 /04 /avril /2008 18:31
Un article d'Olivier.



Le gouvernement parviendra-t-il à supprimer 11 200 postes d’enseignants à la rentrée prochaine ? Ceux qui veulent l’en empêcher sont de plus en plus nombreux, comme l’a montré la manifestation de jeudi dernier. Une deuxième fois en deux semaine, enseignants et lycéens ont défilé par milliers pour refuser la dégradation programmée des conditions de travail dans les collèges et les lycées.

Les enseignants étaient moins nombreux que la semaine précédente car seuls les syndicats de l’académie de Créteil, particulièrement mobilisée, appelaient une nouvelle fois à la grève. Mais les lycéens étaient plus nombreux que le 18 mars, et on comptait beaucoup plus de lycées différents dans la manifestation.

Le mouvement s’étend. Partout, on comprend de mieux en mieux ce que signifient les exigences des rectorats et du ministère. Ici il faudra renoncer au travail en demi-groupe. Là, les classes seront plus chargées. Partout, des professeurs devront partager leur emploi du temps entre deux établissements, et presque tous seront contraints d’accepter des heures supplémentaires pour compenser les postes supprimés. Une année entière sera même supprimée pour tous les élèves de la filière professionnelle, obligés de passer désormais leur bac en trois ans au lieu de quatre !


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2 avril 2008 3 02 /04 /avril /2008 18:07
            ... et bientôt dans la loi si nous ne résistons pas !

1. Moderniser le dialogue social… ou en finir avec le code du travail ?

Le rapport Attali veut privilégier les négociations collectives par rapport à la loi : une loi votée par les représentants du peuple pourra donc être remise en cause par des négociations locales, tributaires d’un rapport de force… La porte est ouverte à toutes les régressions ! Il propose aussi de généraliser la « rupture à l’amiable » du contrat de travail, c’est-à-dire le licenciement sans motif et sans délais.

2. Nous travaillons plus, et les patrons gagnent plus.

Le rapport veut réduire le « coût du travail » en transférant une partie des cotisations sociales payées par les employeurs vers la CSG ou la TVA, payées par tout le monde : un cadeau aux patrons, aux frais des salariés !

3. La concurrence, encore et toujours…

Commerce : restaurer la liberté de prix et d’installation (distribution, hôtels, cinémas…).
Ouvrir les professions réglementées à la concurrence (taxis, coiffeurs, notaires, avoués, huissiers, pharmaciens).

4. Écologie ?

Le rapport propose la mise en place de 10 « écopolis » d’au moins 50000 habitants, pourvues de « technologies vertes ». Mais que deviennent les villes non sélectionnées ?

5. Développer l’enseignement supérieur et la recherche…

avec quel argent ? Dix grands pôles d’enseignement supérieur-recherche, autonomes, et donc financés (et contrôlés) par les entreprises privées. Où les autres universités trouveront-elles l’argent pour fonctionner ? 

avec quels étudiants ?
Sélection à l’entrée, frais d’inscriptions, construction d’une université à deux vitesses avec filières sélectives et filières de relégation… L’enseignement supérieur pour tous, c’est fini !

et avec quels enseignants-chercheurs ? Fin du statut public des chercheurs, montée de la précarité de l’emploi, sélection des projets de recherche selon leur rentabilité… Bref, le rapport veut en finir avec le service public d’enseignement supérieur et de recherche !

Pour en savoir plus sur le rapport Attali :

- Le dossier de l'Humanité

avec     un article de Paul Boccara: Démagogie et contradictions sous option ultralibérale

             un article de Jean-Marie Monnier: Rompre avec la dégradation du système de prélèvement

             un article de Robert Charvin: Après le rapport Minc, le rapport Attali

             et l'analyse de Clotilde Mathieu
, journaliste à l'Humanité.

- Un article d'Yves Dimicoli sur notre blog :
Ralliement néo-libéral.
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1 avril 2008 2 01 /04 /avril /2008 18:23
Un article d'Yves Dimicoli
(téléchargeable sur le blog de l'ANR)







La France est « un pays trop lent ». Tel est le constat à partir duquel la commission Attali a construit un rapport pour « lever les freins à la croissance » présenté comme « non partisan » et « le résultat d’un consensus entre les 44 membres de la commission » incluant des gens du mouvement syndical.


On y assure que, appliquées ensemble, d’avril 2008 à janvier 2009, par voie d’ordonnance si nécessaire, les mesures préconisées permettraient de ramener le taux de chômage au niveau dit de « plein emploi » (5%) et d’augmenter d’un point le taux de croissance potentielle d’ici à 2012.

Envisageant la croissance indépendamment de ses contenus sociaux, ce rapport transpire le ralliement et le soutien à Sarkozy. C’est un hymne au néo-libéralisme avec l’appel à toujours plus de concurrence sur le marché des biens et services, à plus de flexibilité, de précarité et de pression à la baisse des « coûts salariaux » sur le marché du travail, à l’accroissement encore du rôle du marché financier contre les financements publics et sociaux.

Cependant, il porte aussi une forte ambition d’intégration avec des intitulés ronflants : « mieux  former les écoliers
», excellence de l’enseignement supérieur, soutien des secteurs d’avenir, « espaces urbains durables », grands chantiers, nanotechnologies, « société de la connaissance… ». Mais tout cela sans préoccupation de l’impact en emploi, des exigences de formation et de rémunération des salariés, et sous la contrainte que, dés 2009, les dépenses publiques soient réduites de 1% du PIB, soit « 20 milliards d’euros d’économie par an.

C’est dire combien la réalisation des prétentions affichées serait contrainte par les exigences de rentabilité financière des apporteurs de fonds privés.

Technocratiques et élitistes, ces chantiers pilotés par l’Etat, les régions, et les groupes (les départements et leurs financements sociaux étant voués à disparaître) ne pourraient en aucun cas répondre aux besoins de développement social et culturel de toutes les populations. Ils seraient assortis, en réalité, de pressions considérables sur la vie des travailleurs.

Cela concerne l’emploi à propos duquel le rapport propose de faciliter les licenciements économiques, confirme la nécessité de « séparation à l’amiable » entre employeur et salarié tout en faisant écho, de façon démagogique, à l’exigence de « sécurisation » avec la « formation rémunérée » (combien et comment ?) des chômeurs. Toutes choses qui, outre l’encouragement des suppressions d’emploi, permettraient aux patrons, avec de nouvelles baisses des cotisations sociales, de tirer encore plus vers le bas le « coût salarial ».

Cela concerne aussi les services publics qu’ il serait avant tout question de rationner.

Quand le rapport dit un mot à propos des financements, c’est pour envisager de basculer des points de cotisations sociales sur la CSG et la TVA, dans le droit fil des préconisations les plus réactionnaires qui soient. Par contre, le silence est assourdissant sur les banques, le crédit, la BCE, les exportations de capitaux contre l’emploi et la croissance réelle en France. Il est assourdissant sur les pouvoirs d’intervention des salariés dans les gestions avec de nouveaux critères d’efficacité sociale.

Bref, toute l’entreprise vise à rallier à la politique néo-libérale, en jouant sur les divisions et l’intégration de populations considérées comme un « coût » à comprimer, au lieu d’en développer toutes les capacités en prenant appui sur les luttes populaires.

Ce rapport témoigne de l’impasse noire dans laquelle enferme la capitulation face à la domination des marchés. Il place toute la gauche au défi de mesures réellement audacieuses et opérationnelles, rompant avec la dictature de la rentabilité financière, moyennant une cohérence entre objectifs sociaux novateurs, pouvoirs et moyens financiers, à l’opposé de la conciliation avec le social-libéralisme et de la résignation à une vision du « possible » étroitement limitée par les contraintes réputées indépassables de la mondialisation capitaliste.

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31 mars 2008 1 31 /03 /mars /2008 17:52


Un article de Catherine Mills.

Après le succès des forces de gauche aux municipales, le pouvoir persiste à nier la lourde sanction de sa politique et veut accélérer ses réformes. Le rapport Attali détaille les réformes qui nous menacent dans les mois à venir.

Toutes les réformes régressives projetées par Sarkozy y sont. Le but : « libérer la croissance ». Les moyens ? Toujours les mêmes : « supprimer les rigidités », « les privilèges »… mais évidemment pas ceux des plus riches ! En bref, il prône la libre concurrence, c’est à dire la liberté d’exploitation de la force de travail par le capital. Tout cela rappelle fortement le Traité constitutionnel européen, refusé par le peuple en 2005, et adopté par certains de ses « représentants » il y a quelques mois.

Évidemment, les mesures proposées par le rapport ne coûtent rien : il suffit de supprimer tous les freins, les règles juridiques entravantes, les prélèvements trop lourds, de déréguler et déréglementer. En clair : réduire les dépenses publiques et sociales, les emplois publics, les charges sociales, les prélèvements obligatoires, précariser les salariés et casser le code du travail.

Les emplois publics y sont décrits comme « lourds », « coûteux », « bureaucratiques ». Le rapport fait le choix de la destruction des services publics au profit du marché : il propose de ne remplacer que 2 fonctionnaires sur 3 lors du départ en retraite. Au contraire, il veut organiser l’ascension du secteur privé. La rentabilité est l’unique critère. La philosophie de ce rapport ultra- libéral, sous couvert de lutte contre les « rigidités », est de lever les obstacles que constitueraient la fonction publique et les services publics, de faire monter, y compris par des partenariats public- privé, le privé et les critères du privé ainsi que la concurrence libre et non faussée.

C’est bien une cohérence d’ensemble, individualiste, inégalitaire en dépit des déclarations, élitiste et excluante, qu’il s’agit de combattre en lui opposant d’indispensables réformes de progrès et d’efficacité à partir de l’organisation des luttes de résistance et de propositions alternatives.

Télécharger le rapport Attali
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30 mars 2008 7 30 /03 /mars /2008 18:53

ON NE BAT PAS EN RETRAITE !




Retraites: au nom de l'équité?

Après les 40 annuités pour les salariés du privé, puis pour ceux du public, après l’attaque des régimes spéciaux, le gouvernement veut imposer 41 ans de cotisation en 2012 pour prétendre à la retraite à taux plein, puis 42 ans. Et pourquoi pas la suppression de toute référence à un âge de départ en retraite comme le demande le rapport Attali ?

Retraites en or pour les patrons, en toc pour les salariés

Pendant ce temps, les prélèvements sur les salariés augmentent, les salaires stagnent, la précarité croît et plus de 720 000 retraités vivent avec 632 € par mois, le minimum vieillesse, moins que le seuil de pauvreté. Quant aux profits, ils vont bien, merci. Les entreprises du CAC 40 ont réalisé 100 milliards de profits, un record ! Et les 500 plus grandes fortunes professionnelles ont augmenté de 40%.

Travailler plus, pour gagner moins?

À peine plus de 50% des 55/59 ans ont un emploi. Aujourd’hui, moins de 50% des salariés peuvent partir à la retraite à taux plein. Les autres doivent subir une décote de -5% par année manquante. Les propositions gouvernementales conduiraient, en 2020, à des pensions équivalentes, en moyenne, à 55% du dernier salaire!

On peut dire non et financer de vraies retraites!

Avec les syndicats, le PCF demande l’augmentation des pensions, le rattrapage du pouvoir d’achat des retraités, le départ à 60 ans pour tous et la reconnaissance des départs anticipés pour pénibilité. Pour financer les retraites, des solutions existent : développer l’emploi, taxer les revenus financiers des entreprises, moduler les cotisations patronales en fonction de leur politique de l’emploi… Le Parti communiste exige aussi que le gouvernement cesse de couvrir le MEDEF qui bloque les négociations sur le départ anticipé à la retraite pour pénibilité du travail.

Pour garantir le système par répartition, pouvoir partir réellement à 60 ans et avoir de bonnes retraites, pour rompre la logique du MEDEF et de la droite, sur les retraites comme sur d'autres questions, il faut se faire entendre.

C’EST POURQUOI LE PCF APPELLE À REJOINDRE LA MANIFESTATION
SAMEDI 29 MARS
DÉPART À 14H30 DE NATION VERS BASTILLE.


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