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DEMANDEZ L'HUMA !
Vous pouvez rencontrer les communistes du 5e arrondissement tous les week-end sur vos marchés. Ils y vendent l'Humanité Dimanche, y distribuent le 5e.communiste (leur journal) et  bavardent volontiers avec les passants.

Nous sommes tous les samedis à partir de 11h aux marchés de Port-Royal et tous les dimanches à la même heure au marché de la place Monge.

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Parti communiste français

42, rue Mouffetard

75005 Paris

Tél. : 01 43 37 44 19

section.pcf5@gmail.com

12 juin 2008 4 12 /06 /juin /2008 16:24


Ils paieront leur essence de plus en plus cher et « ça ne va pas s’arranger » leur a promis Sarkozy. Tout juste a-t-il consenti un fonds d’aide (encore faut-il voir à l’usage) à ceux qui sont les plus plongés dans la misère. Pour les autres, 85 % des Français, ils paieront plein pot l’augmentation du baril de brut, mais aussi les profits faramineux des compagnies pétrolières, les bénéfices des fonds spéculatifs qui jouent les carburants à la hausse et l’envolée de la TVA ou de la taxe sur les produits pétroliers.

Le gaz a déjà augmenté de 9,5 % cette année et il pourrait encore croître, afin de combler les appétits des actionnaires qui s’apprêtent à faire main basse sur GDF. Paradoxalement, ne pas avoir de pétrole peut rapporter gros à cette petite minorité qui, un jour, préfère miser sur le blé, le mois plus tard les carburants, hier les métaux, demain, qui sait, l’eau. La moindre pénurie, une récolte médiocre, un brin de famine deviennent des aubaines pour ces fonds prédateurs.

Ces financiers ont des alliés de poids. Grâce au bouclier fiscal qui a exonéré les gros héritages, réduit leurs impôts et allégé les cotisations patronales, les habitués de Wall Street ou de notre Bourse ont trouvé des ressources supplémentaires pour aggraver les spéculations.  Ces capitaux jouent contre la consommation qu’ils étranglent, le pouvoir d’achat qu’ils compriment, les salaires qu’ils bloquent. Aussi surprenant qu’il semble, les émeutes de la faim qui courent l’Afrique et la révolte qui gagnent les côtes européennes après avoir mobilisé tous les ports français ont la même origine et les mêmes auteurs : le capitalisme mondialisé.
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11 juin 2008 3 11 /06 /juin /2008 14:26

Nous ne nous laisserons pas faire !

En appelant salariés et retraités à descendre dans la rue le 17 juin prochain, CGT, CFDT, FSU et Solidaires tirent un signal d’alarme à la hauteur des menaces qui pèsent sur les droits et conditions de travail de millions de salariés.

Temps de travail : les patrons veulent faire la loi !

Le gouvernement veut introduire dans le projet de loi sur le représentativité, fruit d’un accord – une fois n’est pas coutume – entre le patronat et les plus grandes organisations syndicales, une clause permettant la multiplication des heures supplémentaires. Même si la référence aux 35 heures n’est pas formellement abolie, chacun comprendra que dans la réalité c’est la notion même de limitation du temps de travail qui est visée. Et donc le seul critère qui subsisterait serait la réglementation européenne fixant la durée maximale à 48 heures… Chacun pourra travailler autant qu’il le souhaite… ou plutôt chacun devra travailler autant que son patron le veut !

Travailler plus… pour quoi déjà ?

Ce texte démontre à quel point la traduction dans la réalité du « travailler plus pour gagner plus » promis aux Français ne retient décidément que la première partie du slogan, déjà largement et lourdement vécue par des millions de salariés. Travailler plus, oui, mais surtout pour abaisser le « coût du travail »… c’est-à-dire les salaires, et pour augmenter les bénéfices des patrons et les dividendes des actionnaires.

Mettre les salariés en concurrence

En remettant en cause le droit à une retraite à 60 ans payée dignement, tenant compte de l’élévation de la qualification, donc de la durée des études ou de la pénibilité, le gouvernement crée les conditions d’une concurrence accrue entre générations. En avançant d’un an l’ouverture du marché du travail, salué encore une fois par le MEDEF, aux salariés d’Europe de l’Est, il porte le fer de la concurrence sur la politique d’immigration.

Si le pouvoir n’a pas aimé les cortèges du mois de mai, juin peut lui réserver encore quelques surprises.

Le mécontentement social est en phase de généralisation. Des marins pêcheurs et des agriculteurs qui réclament du gouvernement de réduire les taxes sur les carburants, des chercheurs qui refusent la marchandisation du savoir, aux enseignants qui luttent pour une école de qualité, aux cheminots qui refusent la privatisation du fret, aux agents des impôts hier si nombreux dans la rue, nous sommes toujours plus nombreux à nous faire entendre. Et chacun prend la mesure des convergences qui se dessinent autour de la défense du pouvoir d’achat et des retraites.

La mobilisation du 17 juin peut mettre le gouvernement en échec. La gravité de l’attaque, l’urgence de la lutte, rendent nécessaire l’unité des travailleurs. Alors le 17 juin, tous dans la rue !
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8 juin 2008 7 08 /06 /juin /2008 17:47
Aymeric Monville, philosophe, membre du PCF, auteur de Misère du Nietzschéisme de gauche: de Georges Bataille à Michel Onfray, co-auteur de l'Idéologie européenne, éditeur de Michel Clouscard, traducteur de Georg Luckasc et de Domenico Losurdo, réagit ici à l'ouvrage d'Alain Badiou, De quoi Sarkozy est-il le nom ?, et à sa réception au sein du PCF et dans les pages de l'Humanité. Le débat est lancé !



Sur De quoi Sarkozy est-il le nom ? d’Alain Badiou
 
On parle beaucoup, dans les médias, y compris L’Humanité, et jusque dans certaines sections du parti, du dernier livre d’Alain Badiou.
 
C’est un pamphlet qui répond aux lois du genre mais qui ne saurait pallier le manque d’analyse politique. Qualifier Sarkozy d’ « homme au rat » en référence à Freud et aux hiérarques du PS qui ont quitté le navire, est tout à fait cocasse. Montrer les points communs de l’idéologie dominante avec celle de Vichy n’est pas sans pertinence. Mais tout cela ne saurait constituer une étude des forces en présence. L’idée d’un front commun contre le Président actuel s’est imposée dans la gauche comme un lieu commun, d’où le succès du livre. Mais l’on devrait se méfier des évidences et des incantations. D’autant qu’une simple comparaison avec un pays proche, nous montre que l’anti-berlusconisme conçu comme alpha et omega du discours oppositionnel a eu pour conséquence de donner un blanc-seing au social-libéralisme italien. A ce compte, la stratégie d’union à tout prix contre la droite s’est soldée par la dilution des partis communistes et un virage à droite de toute la société italienne.
 
 
L’ « hypothèse » communiste
 
        Mais la raison du succès du livre en milieu communiste tient aussi au fait qu’un penseur de l’envergure médiatique de Badiou – intellectuel français le plus lu à l’étranger – revendique le terme de communisme. L’on ne saurait pourtant louer un auteur pour le simple emploi d’un signifiant.
 
D’autant que le communisme selon Badiou se réduit à une « hypothèse », l’« idée pure de l’égalité ». Et notre auteur tient « absolument [à] distinguer cet usage du mot, du sens entièrement usé aujourd’hui, de l’adjectif ‘communiste’ dans les expressions comme ‘partis communistes’, ‘monde communiste’, pour ne rien dire de ‘Etat communiste’, qui est un oxymore auquel on a prudemment et logiquement préféré l’obscur syntagme ‘Etat socialiste’[sic]».
 
Et ce constat péremptoire n’est que le prélude à un long réquisitoire digne d’un inventaire à la Prévert : « Le marxisme, le mouvement ouvrier, la démocratie de masse, le léninisme, le Parti du prolétariat, l’Etat socialiste, toutes ces inventions remarquables du XXe siècle [sic], ne nous sont plus réellement utiles. Dans l’ordre de la théorie, elles doivent certes être connues et méditées. Mais dans l’ordre de la politique, elles sont devenues impraticables. »
 
Passons sur la figure imposée, par le ballet médiatique, de l’abjuration du marxisme. Il est savoureux de noter que le « communisme » de Badiou consiste ici à se poser gravement la question de l’utilité du mouvement ouvrier ou du parti du prolétariat pour « nous » (qui est ce « nous » ?) et non pour les ouvriers eux-mêmes. Il est vrai qu’il est en cela parfaitement cohérent avec le gauchisme bourgeois de 68. Ce rapport utilitariste avec le mouvement ouvrier ou la « masse » l’ayant manifestement déçu, Badiou, le héraut de « l’idée pure de l’égalité », peut désormais les jeter comme un kleenex, c’est-à-dire, selon ses propres termes, les cantonner à « l’ordre de la théorie » pour mieux leur retirer désormais le droit à l’expression politique. Ainsi se précise ce « nous » dont parle Badiou : le petit clerc qui joue au philosophe-roi dans la République platonicienne… des lettres.
 
En plus de faire table rase du communisme dans les formes qu’il a pu prendre jusqu’alors, Badiou prétend le réinventer da capo dans la solitude démiurgique du cinquième arrondissement, sous peine de tomber dans le stalinisme ou l’étatisme. Etatisme qu’il traque jusque dans le « crétinisme parlementaire » et les élections « piège à cons » puisque, en bon gauchiste, il conçoit la démocratie formelle non comme le produit imparfait d’un rapport de forces à un stade déterminé de l’évolution historique, mais comme une mascarade pure et simple. On l’aura compris : affranchie du mouvement ouvrier, la révolution doit rester un combat d’idées pures entre universitaires. Il ne reste plus qu’à prendre le maquis, dans la cour intérieure de la rue d’Ulm sans doute. Badiou n’a pas froid aux yeux ; il déclare crânement dans une interview[1] qu’à l’instar de Wittgenstein, le despotisme « ne le gêne pas ». Ajoutons que le ridicule non plus.
 
 
 
Jacquerie contre Sarkozy ?
 
Si l’on devait définir Badiou, au sens léniniste et historique, on emploierait le terme de « gauchiste », ce dont il ne se cache pas. Comme Onfray, Negri et tant d’autres, il est l’un des pondus de Deleuze, du nomadisme organisationnel et du spontanéisme antiparti. A quoi il ajoute de solides réflexes de garde rouge montant à l’assaut des cadres – tous pourris évidemment – de la longue marche. Sans oublier sa fascination, typique du petit clerc, pour la violence anti-intellectuelle (cf. son éloge passé des khmers rouges).
 
Mais de quoi Badiou est-il le nom ? D’un monde d’universitaires et de rentiers gradés de la République qui s’achètent une posture révolutionnaire sans se mouiller avec une organisation ouvrière. Histoire connue. Et c’est précisément le sarkozysme ambiant et sa répression sociale qui donne un surcroît de légitimité – et de confort ! – à cette posture qui permet de rester révolutionnaire dans l’idée pure en gardant les mains pures parce qu’on n’a pas de mains.
 
La sarkozysation force les professionnels du discours « oppositionnel » à se radicaliser. Ce discours étant déjà chez Badiou, à l’origine, une « idée pure », une « pure » abstraction, cette radicalisation fait ressortir de façon comique l’écart béant entre le discours et l’action pratique. D’où les rodomontades antiparlementaires sur fond de revival mao.
 
Mais ce qui aujourd’hui est particulièrement déplorable, c’est qu’on fasse un pont d’or à ces « théories » dans le parti et dans L’Humanité. « A la mesure avec laquelle l’esprit se satisfait, on peut mesurer l’étendue de sa perte », disait Hegel. Il ne s’agit pourtant pas là que de paresse intellectuelle, tant il est évident que les thèses de Badiou servent le clan des liquidateurs de notre parti, ceux qui, installés désormais – et c’est un comble – jusqu’au sommet de l’appareil, mijotent un congrès de Tours à l’envers. Il ne s’agit pas simplement de liquider l’organisation léniniste et les principes du Que faire ? dont l’efficacité n’était plus à démontrer. Il s’agit d’en revenir en deçà de Marx. Marx a passé sa vie à penser et à créer l’organisation. Il était membre lui-même de la Ligue des Communistes. Il ne proposait pas de pamphlets dans l’air du temps parés du terme de philosophie, mais l’étude scientifique des réalités concrètes. Or que nous propose-t-on ? Les coopératives de Proudhon ? Les phalanstères de Fourier ? La jacquerie contre Sarkozy ? Pour l’instant, tout ce que l’on constate, c’est que ces théoriciens du communisme du XXIe siècle n’ont d’autres projets que de faire marcher le mouvement ouvrier à quatre pattes.
 
Cette idée du communisme anti-parti n’est pas une théorie de plus dans la grande famille de la gauche. Ce n’est pas une option possible. C’est la négation même de notre parti, maintenant instillé au sein même de sa direction. Lénine disait à juste titre que le prolétariat n’avait qu’une seule force, son organisation. Après les défaites récentes, il s’agit donc désormais de prendre au prolétariat tout ce qui lui reste. Ce n’est plus le temps des assassins, comme disait Rimbaud, c’est celui des liquidateurs de tranchées.
 
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6 juin 2008 5 06 /06 /juin /2008 19:56

Il y a quelques semaines, les communistes du 5e arrondissement organisaient un café politique sur le thème: laïcité et instrumentalisation des religions, le communautarisme au service du capitalisme ? Grâce à la présence de membres de
l'Union rationaliste, la discussion a été très riche. Et elle continue sur notre blog !

Nos amis de l'Union rationaliste nous ont fait parvenir un dossier sur la laïcité
, et une étude précise de la loi sur le voile à l'école.

Un autre gros dossier:
les travaux de la comission "Laïcité et rapports avec les croyants" du PCF. Avec en particulier une chronologie de la laïcité en France, et une bibliographie sur la question.

Par ailleurs, un jeune camarade a rédigé
une contribution sur ce que pourrait être une vision communiste de la laïcité.

Bonne lecture !
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6 juin 2008 5 06 /06 /juin /2008 10:03
Par Nicolas Centa (PCF 5e)

On ne reconnaît habituellement qu'une religion pose problème que lorsqu'elle constitue un risque potentiel pour le système capitaliste libéral dans lequel nous vivons. De fait, ces religions ont donc un potentiel subversif.

C'est à cause de celui-ci que les nombreux individus touchés de plein fouet par le malaise créé par cette société se tournent en nombre de plus en plus important vers ce type de communautés religieuses.

Or, qu'est-ce que le processus de laïcisation tel que nous l'entendons dans la bouche des libéraux, sinon le fait de rendre les religions aptes à rentrer dans le cadre libéral, ou, à défaut, de marginaliser et stigmatiser celles qui ne le feraient pas, leur retirant ainsi tout aspect nocif pour lui ?

Ce processus peut donc être vu comme la condition sine qua non du fonctionnement de l'opium du peuple comme instrument des puissances qui font l'ordre social, même si la résurgence des intégrismes en période de crise nous montre qu'il est de toute façon voué à l'échec.

L'attitude ambivalente de la laïcité promue par la droite, qui dit oui à, voir courage, la croyance qui se veut inconditionnelle, et simultanément y porte des restrictions, reflète d'ailleurs cette contradiction.

Pour illustrer ceci, on peut prendre l'exemple des lois interdisant à la religion tout caractère visible en public, par lesquelles on leur enlève tout caractère choquant pour ceux qui n'y prennent pas part, tout en ne faisant rien contre leur effet idéologique sur les populations concernées.

La gauche radicale n'a donc aucun intérêt à aider l'ordre libéral à se maintenir en normalisant la religion pour l'intégrer, puis se renforcer, par cette laïcité.

Ce qu'elle devrait favoriser, c'est la prise de conscience par la classe dominée du fait que son malaise est dû à la structure de la société et que le seul moyen d'y remédier est la lutte politique permettant de le dépasser. Par conséquent, la seule laïcité qu'il ait un sens pour elle de défendre est celle qui permette l'émancipation de chacun, pour parvenir à ce fait.
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5 juin 2008 4 05 /06 /juin /2008 19:21

Vous pouvez maintenant écouter la deuxième séance de formation aux théories économiques proposée par la section du 5e.

Catherine Mills y étudie l'échange marchand capitaliste. Lors de la première séance, nous avions vu que l'échange marchand est un échange d'équivalent. Dans ces conditions, comment le capitaliste peut-il réussir à récupérer, à l'issue de l'échange, plus d'argent qu'il n'en a misé au départ ? Pour répondre à cette question, Catherine Mills étudie une marchandise très particulière: la force de travail.

Cette séance est une lecture de la deuxième section du livre I du Capital.


La prochaine séance aura lieu jeudi 12 juin, à partir de 18h30, au local de la section, 42 rue Mouffetard.

Et pour ceux qui auraient raté le début, vous pouvez toujours écouter la première séance
!
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26 mai 2008 1 26 /05 /mai /2008 22:11


La première séance de notre formation marxiste a eu lieu jeudi dernier. Pour ceux qui n'ont pas pu y assister, vous pouvez
l'écouter ou la télécharger.


Catherine Mills y parle du premier livre du Capital, et en particulier de la théorie de la marchandise et de la valeur.

Les textes du Capital qu'elle commente sont ici.

Bon travail à tous !
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23 mai 2008 5 23 /05 /mai /2008 15:16


Si on peut reconnaître à Nicolas Sarkozy un mérite c’est celui de la constance, la constance dans l’illusionnisme et l’art de camoufler ses véritables motivations. Par delà cet illusionnisme l’axe de la politique de la droite et du patronat est de rejeter sur les plus défavorisés de notre société le poids des charges fiscales, sociales, économiques tout en leur faisant avaler l’idée qu’ils sont les premiers et les principaux responsables de leur situation.

Pour faire accepter cette domination Nicolas Sarkozy utilise une recette aussi éprouvée qu’ancienne : mobiliser une thématique d’origine religieuse à laquelle bien des travailleurs risquent d’être plus sensibles qu’aux conférences de presse présidentielles. Ce faisant il ne fait que mettre ses pas dans ceux des idéologues de la réaction depuis deux siècles, de Thiers à Maurras, en passant par le vicomte de Falloux qui, comme Sarkozy, considérait que le prêtre était plus important que l’instituteur pour apprendre au monde du travail les vertus de la résignation sociale opposée à l’« orgueil » de l’esprit critique, de la conscience de classe et de l’aspiration révolutionnaire.

Dans la foulée Sarkozy n’hésite pas à structurer cette instrumentalisation en institutionnalisant des structures religieuses comme le Conseil français du culte musulman, inspirées de la domestication de l’Eglise que le Concordat napoléonien avait établi. Alors que les aspirations à la reconnaissance, à l’égalité et au respect, des citoyens de culture musulmane sont immenses et bafouées par le capitalisme, la réponse est affligeante.

Universaliste à sa manière Sarkozy manipule toutes les religions et instrumentalise toutes les sensibilités d’origine religieuse. En témoigne aussi bien son discours proprement clérical devant les princes saoudiens que son incroyable proposition de faire parrainer par chaque enfant du CM la mémoire d’un enfant juif déporté (dans le moment où la courageuse reconnaissance par son prédécesseur des responsabilités de l’Etat dans la déportation des juifs est brouillée par des déclarations ambiguës sur Vichy).

Enfin le « toilettage » de la loi de 1905 revient sur le devant de la scène, non dans le souci légitime de donner à la liberté de croyance et de culte les moyens de son exercice, mais dans celui de ranger les hiérarchies des différentes Eglises, voire sectes, dans le camp de la droite et du patronat. Face à cette offensive il faut se battre sans hésitations ni concessions pour une laïcité moderne, fidèle à son héritage républicain forgé dans de dures batailles, mais attentif dans toutes ses dimensions à l’exigence de démocratie qui traverse notre société.

De tout cela nous vous invitons à débattre dans la loyale confrontation des idées et des valeurs, dans le respect mutuel que se doivent croyants et non-croyants, également victimes de la politique du pouvoir.

CAFÉ POLITIQUE
Laïcité et instrumentalisation des religions :
le communautarisme au service du capitalisme ?
Lundi 26 mai
Café Le Val de Grâce – 137 Bd Saint-Michel – 18h30
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22 mai 2008 4 22 /05 /mai /2008 18:12
Source: SNCS-HEBDO 08 n°10 , 14 mai 2008



La ministre de la recherche a ordonné au CNRS et à l’INSERM par lettre de mission adressée à leur direction, de restructurer l’organisation interne de ces organismes en Instituts. L’INSERM a immédiatement imposé son découpage en 8 instituts. La direction du CNRS, à l’occasion du schéma stratégique qui doit être adopté par le Conseil d’administration de juin prochain, en prépare la mise en place. Si ces modifications structurelles ne sont pas de simples changements de noms, elles pourraient alors préfigurer le démantèlement de l’organisme.
Patrick Monfort, membre du Bureau national du SNCS et élu au Conseil d’administration du CNRS

La réforme du CNRS est imposée par la ministre au nom de la lisibilité que ne permettraient pas les départements scientifiques actuels. Les modèles de référence sont ceux de l’INSU ou de l’IN2P3. Lorsqu’on connaît le fonctionnement de ces Instituts, notamment l’INSU, on ne peut que s’inquiéter de l’avenir du CNRS. En effet, la question de fond est: quelle gouvernance pour quelle politique scientifique et quelle gestion des moyens humains et financiers pour ces nouvelles structures ? D’un côté le discours de la direction du CNRS se veut rassurant pour l’avenir de l’organisme, de l’autre celui du ministère, notamment par la voix de Philippe Gillet, directeur du cabinet de Valérie Pécresse, est sans ambiguïté.

Si la direction du CNRS présente les nouveaux Instituts comme étant des structures gérées par le CNRS, le ministère exige des structures intermédiaires capables de justifier leur budget. Quant au plan stratégique 2020, il est étonnamment silencieux sur la gouvernance de ces instituts. Rien n’empêche la nomination de leur direction par la ministre ou après son accord. L’attribution des moyens humains et financiers serait alors discutée avec le ministère et non pas avec la direction du CNRS.

La vision du ministère est bien celle du modèle de l’INSU que connaît bien le directeur du cabinet pour en avoir été directeur de 2001 à 2003. En imposant un tel modèle, le ministère prépare le découpage du CNRS en Instituts qui pourront devenir autonomes et n’auront de compte à rendre qu’au ministère. La ministre et son directeur du cabinet renforcent leur pilotage de la recherche, au prix du démantèlement de l’organisme.

Dans un tel schéma que deviennent les personnels? Le discours de la direction du CNRS rappelle que les personnels resteront sous la responsabilité de la direction générale. Le ministère, de son côté, indique que les futurs Instituts seront des agences de moyens qui négocieront  le support à la recherche, moyens humains inclus, dans le cadre des conventions avec les Universités. Le rapprochement des modes de recrutement des organismes avec ceux de l’Université, que voudrait le ministère, menace directement les concours nationaux de recrutements des chercheurs.

Un tel schéma d’organisation répond au reproche fait par le directeur du cabinet aux chercheurs d’être «trop mobiles», en fait de pouvoir se déplacer avec leur poste. Le ministère souhaite lier les personnels des unités pour la durée du contrat quadriennal. Pour cela, la meilleure des solutions est bien l’affectation des chercheurs et des ITA dans les universités sous la responsabilité de leurs présidents. Cette menace, dénoncée depuis un an par le SNCS, est toujours d’actualité.

Enfin, pour imposer le pilotage scientifique des futurs Instituts, le ministère ne cache pas son intention d’imposer des conseils scientifiques composés seulement de membres nommés (ou aminima d’un tiers d’élus).

Cette vision qu’à la ministre et son cabinet d’un fonctionnement de la recherche réduite au pilotage par le politique constitue une nouveauté dans l’histoire des sciences. Cette idéologie visant à contraindre la libre pensée scientifique se répand dans nos pays occidentaux et constitue un grand danger pour l’évolution de nos sociétés.




Syndicat national des chercheurs scientifiques (SNCS)
1 place Aristide Briand
92195 Meudon Cedex
Tél. 01 45 07 58 70, Fax. 01 45 07 58 51
courriel : sncs@cnrs-bellevue.fr
la toile : http://www.sncs.fr <http://www.sncs.fr/>
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20 mai 2008 2 20 /05 /mai /2008 10:03
Une autre retraite est possible!

Par Catherine Mills, économiste.



Le pouvoir veut porter la durée de cotisation à 41 ans d’ici 2012.
Il veut aussi durcir le dispositif « longue carrière » applicable à ceux qui ont commencé à travailler avant 16 ans. S’il prétend garantir un montant de pension à 85% du SMIC, ceci ne vaut que pour les carrières complètes. En outre, avec les mesures Balladur-Fillon le pouvoir d’achat relatif des pensions se dégrade de plus d’1% par an. Le gouvernement prétend augmenter le minimum vieillesse et les pensions de réversion, mais ne dit rien des 4 millions de retraités au minimum contributif de la CNAV, dont une forte majorité de femmes. Il supprime la dispense de recherche d’emploi des chômeurs à partir de 57 ans dont la situation va empirer en attendant la retraite. La question de la pénibilité du travail est absente du rendez-vous de 2008, alors que les négociations sont bloquées par le Medef. On prétend favoriser l’emploi des seniors, mais on incite au cumul emploi-retraite, (retraites réduites et travail mal rémunéré…), faisant disparaître la notion même d’âge de la retraite. Pour vaincre les réticences des syndicats sur les 41 ans de cotisations, on renvoie aux accords de branche ou d’entreprise plus défavorables aux mobilisations

Les politiques menées ont dégradé le financement des retraites avec un déficit actuel de 5 milliards par an malgré les purges. Le pouvoir refuse  de débattre d’une réforme visant à financer les retraites solidaires et préconise le  redéploiement d’éventuels excédents de l’UNEDIC. 

Le PCF appelle à développer les mobilisations et au succès de la journée du 22 mai. Nous disons non à l’augmentation de la durée de cotisation et aux plans d’instauration de la capitalisation et de fonds de pensions soumettant les retraités aux aléas des marchés financiers. Il faut garantir la répartition, augmenter les basses retraites, assurer le rattrapage du pouvoir d’achat des retraites, organiser la possibilité d’une retraite anticipée en fonction de la pénibilité.

L’emploi est au cœur du financement des retraites,
ce qui exige le relèvement du taux d’activité des femmes, des jeunes, des seniors. Sécuriser et développer l’emploi, les salaires et la formation contribuerait au financement des retraites.

Pour garantir la répartition et la retraite à 60 ans avec de bonnes pensions, de nouveaux financements sont incontournables. En premier lieu, appliquer aux revenus financiers des entreprises et des institutions financières le même taux de cotisation qu’aux salaires apporterait plus de 20 milliards d’euros/an, alors que ces revenus  ne sont pas soumis à cotisations. Au-delà, une réforme des cotisations patronales  viserait à accroître les rentrées de cotisations : les entreprises développant l’emploi et les salaires auraient un taux de cotisation relativement abaissé, mais l’accroissement    des emplois  et des salaires se traduirait par de nouvelles rentrées de cotisations. Les entreprises génératrices de licenciements, d’emplois précaires, de bas salaires, et fuyant dans les placements financiers, seraient assujetties à des taux de cotisation plus lourds.

De nouveaux droits et pouvoirs sont à conquérir pour les salariés, pour les retraités et tous les citoyens, pour permettre leur intervention sur l’utilisation et la mobilisation de l’argent. Un nouveau crédit, des fonds régionaux, une redéfinition des missions de la Banque centrale européenne …viseraient le développement de l’emploi et de la formation, de la protection sociale, un nouveau type de croissance centré sur le développement humain et le développement durable.

JEUDI 22 MAI
TOUS ENSEMBLE, DANS LA RUE, POUR NOS RETRAITES !
Journée unitaire et interprofessionnelle pour la défense des retraites solidaires
RDV 14h30 Place de la Bastille
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