Overblog
Suivre ce blog Administration + Créer mon blog

____________________


images.jpeg
DEMANDEZ L'HUMA !
Vous pouvez rencontrer les communistes du 5e arrondissement tous les week-end sur vos marchés. Ils y vendent l'Humanité Dimanche, y distribuent le 5e.communiste (leur journal) et  bavardent volontiers avec les passants.

Nous sommes tous les samedis à partir de 11h aux marchés de Port-Royal et tous les dimanches à la même heure au marché de la place Monge.

Recherche

Nous contacter :

Parti communiste français

42, rue Mouffetard

75005 Paris

Tél. : 01 43 37 44 19

section.pcf5@gmail.com

24 septembre 2008 3 24 /09 /septembre /2008 10:41


En catimini, le gouvernement prépare la privatisation de La Poste.
Alors qu’aux Etats-Unis, Bush est contraint de nationaliser in extremis des établissements financiers en faillite, Sarkozy veut faire cadeau aux actionnaires d’une entreprise publique utile qui marche. Nationaliser les pertes, privatiser les bénéfices. On croit rêver !

La riposte s’organise, le PCF en est ! Nous nous opposons donc vigoureusement à cette privatisation. Nous demandons que le gouvernement ouvre un grand débat public sur les missions de La Poste et sur l’amélioration du service rendu en réponse aux besoins de la population, ainsi que sur les nouvelles formes de gestion qui permettront de démocratiser les services publics en impliquant davantage les représentants des usagers, des salariés et des élus.

Ensemble, rassemblés, pour faire reculer le gouvernement. Cinq syndicats de La Poste (CGT, Sud, CFDT, FO et la CFTC), représentant 95% du personnel ont appelé à la grève le 23 septembre. De nombreuses organisations comprenant ses syndicats, les partis de gauche, le Collectif de défense des Services publics, des élus, de nombreuses associations regroupant des usagers lancent un appel pour un référendum permettant d’empêcher cette privatisation. La mobilisation est forte alors que le projet n’a pas encore été publié. Ensemble, dans nos villes, nos quartiers, nos villages nos entreprises menons un grand débat national pour faire reculer le gouvernement sur la privatisation, pour élaborer un service public de la communication.

Signez la pétition :
Non à la privatisation de La Poste !

Partager cet article
Repost0
23 septembre 2008 2 23 /09 /septembre /2008 10:34
Ceci n’est pas une fable de La Fontaine mais une réflexion sur la venue en France de « Sa Sainteté » Benoit XVI.



Les 12, 13 et 14 septembre, Benoît XVI était pour la première fois en France, invité ès-qualité par Nicolas Sarkozy. Pour l’occasion on a condamné des boîtes aux lettres, supprimé des arrêts de métro et de RER, mobilisé 6000 policiers et gendarmes, posté des tireurs d’élites sur les toits de la capitale, bref Paris était en état de (Saint) siège… au frais des contribuables…mais Benoît XVI est chef d’Etat… mais Benoît XVI tient le discours d’un chef religieux et non celui d’un chef d’Etat.

N. Sarkozy confirme ainsi sa défense d’une « laïcité positive » qui ne doit pas « couper la France de ses racines chrétiennes ». Il n’hésite pas à promouvoir l’intrusion de la pensée chrétienne dans les affaires publiques quand il dit que « dans l’apprentissage de la différence entre le bien et le mal, l’instituteur ne pourra jamais remplacer le pasteur ou le curé ».

Marx a écrit que les religions sont « le cœur d’un monde sans cœur comme elles sont l’esprit d’un temps sans esprit ; elles sont l’opium des peuples ». Jamais le philosophe allemand n’a eu autant raison qu’en ce début de XXI° siècle. La séparation des religions et des Etats est la réponse universelle à l’aspiration démocratique des peuples et des nations à se gouverner par eux-mêmes et sans qu’une quelconque autorité dite « divine » vienne justifier le maintien des oppressions économiques, culturelles et politiques.

Sous couvert de « laïcité positive » le Président Sarkozy est en train d’abolir dans les faits le principe de séparation de l’Etat et des Eglises, sans même avoir besoin de relooker les lois de 1905. Incapable de trouver des réponses politiques aux crises du capitalisme, il s’en remet à la religion comme  outil de pacification sociale !
Moralité : le week-end dernier, la laïcité était à la Fête de l’Huma !
Partager cet article
Repost0
20 septembre 2008 6 20 /09 /septembre /2008 10:19


Après la mort de dix jeunes soldats français, N. Sarkozy organise le 22 septembre un débat à l’Assemblée nationale sur la présence française en Afghanistan, dans le but d’y envoyer toujours plus de soldats. Faisons-nous entendre !


Nous ne voulons pas de soldats français en Afghanistan.

Le bilan de la présence militaire en Afghanistan est dramatique : le pays s’enfonce dans la guerre, la corruption, la misère. L’usage de la force est un échec. Il est temps de mettre en œuvre une solution politique internationale, qui donne la priorité à l’aide d’urgence, à la reconstruction et aux droits du peuple afghan. Un retrait rapide des troupes de l’Otan s’impose.

Nous ne voulons pas d’une France au service de l’impérialisme américain.

Au-delà des victimes dont on peut craindre qu’elles seront plus nombreuses, la décision d’envoyer des renforts est le signe d’un alignement inacceptable sur la politique des Etats-Unis. La volonté de réintégrer le commandement militaire de l’Otan va dans le même sens. La France ne doit pas renoncer à faire prévaloir une politique indépendante. Elle risque d’entraîner toute l’Union européenne vers de nouveaux conflits. Bush parle de s’attaquer à l’Iran, et Sarkozy décide d’investir des milliards (ces milliards refusés aux salaires, à la santé, à l’éducation,…) dans la construction d’une base atomique à Abu Dabi, face à l’Iran ! C’est inacceptable.

Nous ne voulons pas de la guerre.

Il est quantité d’autres « points chauds », en Asie, en Europe, en Afrique, en Amérique latine, qui peuvent, à tout instant, devenir brûlants, s’élargir. Jamais  la formule de Jaurès : « Le capitalisme porte en lui la guerre comme la nuée porte l’orage » n’a été aussi vraie. L’impérialisme américain, affaibli par la crise financière, menacé par la montée de puissances nouvelles, n’en est que plus agressif et plus dangereux. Face à ces menaces de guerre toujours plus fortes, mobilisons-nous pour dire non, et construire la paix. C’est là, pour tous les communistes, pour tous les anti-impérialistes, pour tous  les combattants de la paix, la tâche et le devoir essentiels d’aujourd’hui.

Pour exiger que le Président de la République renonce à l’envoi de renforts en Afghanistan et à la réintégration de la France dans le haut commandement militaire de l’Otan,

MANIFESTONS
SAMEDI 20 SEPTEMBRE A 14H
de la place de la République à la place Clichy.

Ni Afghanistan, ni Otan
Paix, Démocratie, Justice

Partager cet article
Repost0
19 septembre 2008 5 19 /09 /septembre /2008 22:13

Il y a quelques mois, la CGT lançait la première grève de travailleurs sans-papiers.
Ce fut un coup de tonnerre. Soudain, chacun découvrait la réalité : les sans-papiers n’étaient pas des « assistés », mais des travailleurs comme les autres… ou presque. Sans droits, exploitables à outrance, privés de leur dignité.

On a pu découvrir, mercredi, que le prestigieux restaurant La Tour d’argent emploie sept salariés sans-papiers. Ils sont plongeurs, commis. Ils travaillent, cotisent… et veulent avoir les mêmes droits que les autres. Ils sont entrés en grève, ont occupé les locaux du restaurant. Ils ont décorés la salle avec des drapeaux de la CGT. Et ils attendaient leurs papiers.

Mais leur patron, soudain, a eu honte… et il les a chassé. Jeudi matin, malgré l’accord signé la veille, il a demandé à la police de mettre les grévistes dehors. Des sans papiers dans un resto chic ? Vous n’y pensez pas ! Pourtant, c’est bien lui qui les a employé…

Maintenant, les sept sans-papiers de la Tour d’argent attendent leurs papiers devant le restaurant. Ils ont besoin de votre solidarité. Pour leur donner courage, et pour éviter toute violence, la présence de chacun d’entre nous peut être utile. Alors ce week-end, allez donc faire un tour à la Tour d’argent !

Partager cet article
Repost0
17 septembre 2008 3 17 /09 /septembre /2008 09:08
Virages à gauche en Amérique latine.
Espoir pour le reste du monde ?
Quelle solidarité internationale ?

Débat du stand "Paris Rive Gauche" à la Fête de l'Humanité.
Introduction de Marine Roussillon.



Voici les quelques mots qui ont introduit notre débat sur l'Amérique latine à la Fête de l'Humanité. Bientôt sur le blog, un compte-rendu plus complet... Et plus de photos du débat et du stand dans
notre album.

L’Amérique latine est un vaste continent, et un vaste sujet pour notre débat. C’est pourquoi dès l’intitulé, nous avons voulu privilégier une question : celle du sens des expériences latino-américaines pour le reste du monde. Pour en discuter, nous avons avec nous Michel Rogalski, directeur de la revue Recherches internationales, dont le dernier numéro est disponible ici et au Village du livre, Obey Ament, responsable de l’Amérique latine au PCF, et Fabien Cohen, secrétaire général de l’association France-Amérique Latine, association de solidarité avec le continent latino-américain dont vous pouvez visiter le stand à quelques mètres d’ici.

Avant de céder la parole à nos intervenants, je voudrais leur poser trois questions : Que se passe-t-il en Amérique latine ? Ces expériences nouvelles contribuent-elles à créer un nouveau rapport de forces international ? Et enfin que peuvent faire la gauche et le PCF pour et avec l’Amérique latine ?


Ma première question, que se passe-t-il en Amérique latine ?, peut sembler naïve. Il me semble pourtant nécessaire d’insister sur le caractère contrasté de la situation.

Peut-on parler aujourd’hui du continent latino-américain comme d’un ensemble cohérent ? Traiter dans un même mouvement l’Argentine de Kirchner, le Brésil de Lulla, le Chili de Michelle Bachelet, la Colombie d’Uribe et le Vénézuela d’Ugo Chavez ? Je laisserai tout à l’heure à Michel Rogalski le soin de revenir sur l’histoire qui a mené l’Amérique latine là où elle en est aujourd’hui.

Peut-on considérer le « virage à gauche » de l’Amérique latine, qui fait le titre de notre débat, comme acquis ? La situation en Bolivie, où les oligarchies locales soutenues par l'impérialisme américain ont entamé un bras de fer avec le président Morales, et dont Obey Ament nous parlera plus en détail, tend plutôt à montrer la fragilité de la situation, et la permanence des conflits et des tensions.

Enfin, peut-on considérer cette nouvelle donne politique en Amérique latine comme le début d’une tentative de s’émanciper du capitalisme ? Les nationalisations de ressources, le partage des terres, sont-ils les conséquences d’une aspiration au socialisme ou d’aspirations nationales visant à lutter contre l’impérialisme américain ? Plus précisément, comment les enjeux d’indépendance nationale et les enjeux économiques s’articulent-ils ? Faut-il conclure de la situation en Amérique latine que la lutte contre l’impérialisme est nécessairement une lutte contre le capitalisme ?


Ce point m’amène à ma deuxième question : le virage à gauche de l’Amérique latine participe-t-il d’un nouveau rapport de forces international ?

L’Amérique latine peut-elle être l’initiatrice ou la partenaire de coopérations nouvelles pour résister à l’impérialisme américain ? Je pense bien sûr à la Banque du Sud, mais aussi aux liens entre l’Amérique latine et la Chine ou la Russie. Peut-on voir émerger là un nouveau modèle de relations internationales, fondé sur le respect de la souveraineté nationale ? Ou s’agit-il au contraire de la montée d’impérialismes nouveaux, qui mèneraient le monde vers de nouveaux conflits ?


Cette dernière question n’a évidemment pas de réponse simple et claire, et pose le problème de notre action possible en direction de l’Amérique latine, pour promouvoir des relations de coopération entre les peuples, et lutter contre l’impérialisme et le capitalisme. C’est là ma troisième question : Que pouvons-nous faire avec et pour l’Amérique latine ?

Quelle sont aujourd’hui les position de la France et de l’Union Européenne face à l’Amérique latine ? Comment pouvons-nous l’infléchir, et quelles actions sont menées en ce sens ? Fabien Cohen nous parlera sans doute des sommets des chefs d’État Europe-Amérique latine, et du succès des sommets alternatifs auxquels il a participé.

Comment les expériences latino-américaines peuvent-elles nous aider, en France et en Europe, à mener le combat idéologique ? Si elles ne constituent évidemment pas des modèles exportables, peuvent-elles tout de même nous être utile dans l’affirmation de la crédibilité du projet communiste ?

Enfin, comment pouvons-nous mobiliser l’opinion publique française et européenne aux côtés de ceux qui luttent en Amérique latine ? Quelles solidarités pouvons-nous construire ? Michel Rogalski dira quelques mots de la façon dont la question de la solidarité avec l’Amérique latine divise la gauche, et Obey Ament nous parlera de la situation en Colombie, où la solidarité internationale peut seule aider à construire la paix.


Pour en finir avec cette avalanche de questions, je voudrais dire un mot de ce qui fait pour moi la nécessité de ce débat. Nous avons tous en tête l’actualité récente de la Bolivie, où l’impérialisme américain et l’oligarchie régionale se sont associés pour tenter de faire tomber le président Morales, ou au moins de le contraindre à mettre un terme à sa politique d’appropriation sociale des ressources naturelles. Pour ce faire, ils se sont attaqué à la souveraineté nationale en tentant d’obtenir un démantèlement de l’État bolivien. Or cette stratégie est aujourd’hui celle de l’impérialisme et du capital un peu partout dans le monde : le Kosovo, la Géorgie en sont des exemples. En Europe même, les projets d’Europe des régions ont pour but de casser les lieux de solidarité que sont les États Nations. Pour nous, parler de l’Amérique latine aujourd’hui, c’est donc parler du monde, et des possibilités de résister à une stratégie cohérente du capitalisme impérialiste.

Partager cet article
Repost0
15 septembre 2008 1 15 /09 /septembre /2008 22:00
Cette année encore, la Fête de l'Huma a été un succès : fraternité, débats, musique et bonne bouffe... En attendant les compte-rendus de débats, voici les premières photos !



Le soleil brillait vendredi, à l'arrivée des premiers visiteurs...

À peine la nuit tombée, NERD enflamme la grande scène.



Le lendemain, petite promenade dans la fête, du Village du Monde où l'on admire les danseuses tamoules ...



... aux allées de l'espace parisien :

Partout, la fête appartient à ceux qui luttent, des ouvriers de chez Renault...



... aux sans-papiers de Paris.



Plus de photos dans notre album...
Et bientôt les photos du stand "Paris Rive gauche" !
Partager cet article
Repost0
12 septembre 2008 5 12 /09 /septembre /2008 08:29

Le revenu de solidarité active, cheval de bataille des prétendues politiques sociales de Sarkozy est en réalité marqué par une vision libérale du marché du travail selon laquelle le chômage serait surtout volontaire et l’existence des minimaux sociaux dissuaderait de retrouver un emploi. Cet a priori se double de l’obsession, démentie par les statistiques internationales, d’un coût du travail prohibitif en France pour les emplois dits peu qualifiés.



Des chômeurs volontaires ?

Le RSA prétend lutter contre le chômage et le phénomène des travailleurs pauvres. Il s’agit de « remettre au travail » les personnes percevant le RMI ou l’Allocation parent isolé (API) en leur permettant de cumuler leur salaire et une allocation nouvelle : le RSA.

Et si c'était (encore) un cadeau aux patrons...

Plutôt que d’obliger les patrons à augmenter les salaires, en particulier les plus bas, à créer des emplois, ce qui serait une vraie incitation à l’emploi, l’État verse lui-même, aux frais des contribuables, un complément de salaire, véritable subvention aux bas salaires accordée aux patrons!

Prendre aux riches pour donner aux pauvres ?

Sarkozy-Robin des Bois annonce un financement assis sur une « taxe sur le capital » de 1,1% afin de  trouver 1,5 milliards d'euros. Regain d'intérêt présidentiel pour la lutte contre la pauvreté ? Impôt frappant les  riches ? Pour contrebalancer le « paquet fiscal » de 15 milliards d’euros?

En fait, ce financement va peser sur une large fraction des classes moyennes et non sur les plus favorisés. Ce sont avant tout les plans d’assurance-vie (50% des ménages) qui vont être frappés ainsi que les plans d’épargne retraite. Pour les hauts revenus, la nouvelle taxe sera probablement incluse dans le champ du bouclier fiscal (pas d’imposition globale supérieure à 50%) et n’aura donc pas d’incidence.

Une mesure inefficace

Depuis l’automne 2007, dans 34 départements, sont sélectionnés des cantons-test. Sur les 130000 ménages percevant le RMI ou l’API répertoriés sur ces zones, 8000 environ perçoivent effectivement le RSA aujourd’hui, soit environ 6% des personnes en théorie éligibles. Les bénéficiaires du RSA ont un revenu d’activité médian se situant à environ 600 € / mois, dont 420 provenant du RSA. Certes, ces 8000 ménages ont bien vu leur situation s’améliorer. Pour 6 mois ? Lutter pour l’augmentation des salaires va de pair avec la lutte contre la précarité !

Le RSA « trappe à bas salaires » = dégradation des conditions de travail de tous les travailleurs

Le RSA risque de favoriser l’explosion des emplois à temps partiel : un employeur peut proposer un RSA d’1h/semaine ! L’aggravation des politiques de bas salaires serait encouragée, fondée sur des subventions aux entreprises, des exonérations massives de cotisations patronales, en permettant de verser des salaires bas qui exonèrent les employeurs de leurs responsabilités.

Rien n’est dit pour l’instant sur l’intégration des bénéficiaires du RSA dans les collectifs de travail, sur leurs droits sociaux  (notamment en matière de retraite) ni sur leur itinéraire dans le temps. Le RSA va accentuer les pressions de « mise en concurrence » de l’ensemble des demandeurs d'emploi, pour faire accepter des emplois mal rémunérés et déqualifiés et être moins exigeants sur la reconnaissance professionnelle et les perspectives d’avenir.

Il faut augmenter les salaires ! sécuriser et développer l’emploi et la formation.

Selon certains calculs, le RSA à mi-temps dépasserait parfois le SMIC à temps plein ! Donc le RSA censé fournir un revenu décent au travailleur peut dépasser le salaire minimum. Ce qui montre que celui-ci est trop bas : le RSA est une tentative magistrale de mettre en cause le SMIC lui-même.

Il faut sortir du schéma d’exploitation capitaliste : les minima sociaux ne sont pas trop élevés, mais les bas salaires trop faibles. Le relèvement des salaires et la transformation des emplois à temps partiel en emplois à plein temps répondraient au prétendu souci d’inciter au travail les bénéficiaires de minima sociaux. Cela implique aussi une responsabilisation des entreprises et des administrations dans la création et l’offre d’emplois en quantité et qualité, qui favoriserait le relèvement de la part des salaires dans la valeur ajoutée. Cette hausse de la masse salariale dans le PIB permettrait en outre de mieux financer l’ensemble des besoins sociaux (retraite, santé, famille) et de lutter efficacement contre la précarité.
Partager cet article
Repost0
5 septembre 2008 5 05 /09 /septembre /2008 08:38
Venez à la Fête de l’Humanité !
les 12-13-14 septembre 2008
Parc Départemental de la Courneuve RER B Le Bourget




Virages à gauche en Amérique latine
Espoir pour le reste du monde ?
Quelle solidarité internationale ?

Débat des sections des 5°, 6°, 7° et 15° arrondissements de Paris à la Fête de l'Humanité
Samedi 13 septembre 16h – 17h30

Depuis quelques années un vent de révolte souffle sur l’Amérique latine. En effet, de plus en plus de dirigeants politiques sud-américains dénoncent l’ordre imposé par les institutions financières internationales (FMI, Banque mondiale, Banque interaméricaine de développement) comme Kirchner en Argentine, Hugo Chavez au Venezuela ou Tabaré Vasquez en Uruguay. En Bolivie, mais aussi en Uruguay, les mouvements de gauche ont porté de fortes revendications en faveur des nationalisations des ressources naturelles, que ce soient les hydrocarbures, l’électricité ou l’eau.

Dans cette nouvelle conjoncture, une page importante de l’histoire de l’Amérique du sud est en train de s’écrire. Une étape où tous les espoirs sont permis. Non seulement des équipes marquées à gauche, et fortement enracinées dans des luttes populaires, s'emparent, majoritairement, du pouvoir, l'exercent, sont confirmées dans leur mandat, résistent au froncement de sourcils du grand voisin du nord, mais elles prétendent même s'en affranchir en s'organisant collectivement à travers des alliances régionales qu’elles entendent redynamiser. Diverse, cette nouvelle Amérique latine en effervescence inflige même un camouflet au président Bush en faisant échouer son projet d'un vaste ensemble continental, l’ALCA, sous direction américaine.

Succédant à des régimes dictatoriaux ou à des équipes déconsidérées ces nouvelles expériences ont la lourde tâche de consolider la démocratie, faire face aux inégalités criantes et au désarroi des classes moyennes dans un contexte de large ouverture économique, d’une très forte violence sociale et d’un grignotage des sociétés par les activités informelles. C’est bien une nouvelle Amérique latine qui émerge dans les années 2000, un continent qui veut réparer les dégâts du néolibéralisme et suivre un autre chemin. L’attente est immense.

Comment en est-on arrivé là ? Comment lire ces évolutions ? A l’aide de quelle grille de lecture ? Comment ce qui s’y passe interpelle nos propres débats en Europe ? Comment manifester notre solidarité internationale ?


Autour de Obey Ament, responsable de l’Amérique latine auprès du PCF;
Fabien Cohen, secrétaire général de « France Amérique latine » 
et Michel Rogalski, directeur de la revue Recherches internationales,
les arrondissements parisiens des 5°, 6°, 7° et 15° vous invitent à venir en débattre.
Partager cet article
Repost0
5 septembre 2008 5 05 /09 /septembre /2008 08:22
Les questions internationales sont très mobilisatrices. On l’a vu lors de la manifestation de l’année dernière contre G. W. Bush : malgré une faible préparation, la participation a été remarquable. C’est pourquoi il me semblerait intéressant de mener une campagne plus visible pour le retrait des troupes françaises en Afghanistan, contre l’impérialisme américain, et plus largement pour populariser nos idées à ce sujet. Il y a une attente : dans le métro, les affiches pour l’armée de terre sont déjà taguée « morts en Afghanistan » ! Quelques autocollants, un tract expliquant notre position et informant la population dans la perspective du vote du 22 septembre nous permettrait à la fois de reprendre l’initiative sur les questions internationales et de mettre le Parti Socialiste face à ces responsabilités. De plus, la lutte contre l’impérialisme américain peut constituer un point fort de notre campagne pour les européennes, que nous préparerions ainsi dès maintenant.

Un autre sujet sur lequel il faut mettre le PS devant ses responsabilités, c’est le RSA. On sait bien que ça a été un projet du PS avant d’être mis en application par la droite. Aujourd’hui, il faut poser la question : peut-on être de gauche et pour le RSA ? Une campagne forte contre le RSA a pour nous plusieurs avantages politiques. D’abord, cela nous permet de rompre avec l’image de parti « qui aide les plus pauvres » : cette fois-ci, nous menons une campagne contre « l’assistanat » et pour l’emploi.

De plus, la lutte contre le RSA mène directement à la question des salaires, question très mobilisatrice et qui fera l’objet de notre marche du 27. Cette question nous permet de tenir un discours politique : pour qui travaillons-nous ? et pourquoi ? Que produisons-nous, et pour qui ? C’est pourquoi j’ai été très heureuse d’apprendre l’organisation de cette initiative politique du PCF. Mais j’ai aussi été très étonnée par les réactions de certains militants de ma section : la marche apparaît comme une initiative de plus, sur un sujet flou, le « pouvoir d’achat », et sans grand intérêt politique. C’est pourquoi il me semblerait utile que nous précisions pourquoi nous allons manifester. Quelle est l’analyse de la situation que nous défendons ? Quelles propositions apportons-nous lors de cette initiative ? Je souhaiterais recevoir un argumentaire sur ces questions, qui nous permettrait de nourrir à la fois nos tracts et nos débats de section, et ainsi de mobiliser plus largement.


La proposition d'argumentaire a été retenue par le Conseil départemental.
Partager cet article
Repost0
5 septembre 2008 5 05 /09 /septembre /2008 08:16
Rapport de Patrice Bessac.

Le rapport a d’abord abordé la question de la mondialisation et des tensions qui la traversent : guerre économique, affrontement Chine – Etats-Unis, situation en Georgie. La mondialisation est aujourd’hui marquée par une crise financière sans précédent et par l’émergence de nouvelles conflictualités. Il est de plus en plus clair pour chacun que le libéralisme ne tient pas ses promesses de « mondialisation heureuse », ce qui ouvre un espace pour des propositions transformatrices.

Dans un deuxième temps, le rapport a abordé la situation nationale, en insistant sur l’importance du mécontentement social. Le projet de RSA et toute la communication autour du financement de ce projet visant à faire croire qu’on allait « faire payer les riches » ou taxer le capital montre combien la droite est consciente du mécontentement de la population, et combien cette idée de taxer le capital est devenue populaire. Cependant, la question de l’alternative politique pèse sur toute tentative de mobilisation : dans l’état actuel des choses, la majeure partie des Français pense qu’il n’y a pas de solution. La droite a compris que pour garder le pouvoir elle devait maintenir cette situation, d’où l’intérêt pour elle d’empêcher toute émergence d’un projet ou d’un rassemblement à gauche.

Cette analyse conduit à poser la question : comment développer une alternative ? Comment dépasser la simple résistance, et proposer des solutions ? Quelle rassemblement, et quelle place du parti en son sein ? Ce sera l’un des enjeux décisif de notre Congrès. Le texte de base commune est sorti, il faut le lire et le discuter dans les sections. Un Conseil départemental lui sera consacré après la Fête de l’Humanité.

En conclusion, le rapport introduit trois actions importantes :
- La Fête de l’Humanité, en rappelant l’importance des dernières semaines pour la diffusion de la vignette, et en invitant à profiter de cette occasion pour multiplier les abonnements à l’Humanité Dimanche (plus souvent renouvelés que les abonnements à l’Humanité quotidienne, et qui donne plus sûrement des abonnements au quotidien à long terme) ;
- La marche sur les salaires et l’emploi du 27 septembre ;
- Et une vaste mobilisation contre la privatisation de la Poste, avec organisation d’une votation citoyenne.


La discussion a prolongé les grandes lignes du rapport :

Les questions internationales

La situation chinoise a fait débat : la Chine est-elle un ennemi ? Devons-nous au contraire chercher à constituer un front contre un impérialisme américain de plus en plus dangereux et agressif ? Les points de vue étant fort divergents, il a été décidé d’organiser une réunion de travail sur ce thème (responsable : Adrien Tiberti).
Par ailleurs, s’est exprimée une forte demande d’initiatives du Parti sur la paix. Le PCF doit porter plus visiblement ses exigences pacifistes et anti-impérialistes. Ont été proposées : une campagne pour le retrait des troupes en Afghanistan, et une participation massive à la manifestation organisée par le Mouvement de la Paix à l’occasion du débat parlementaire sur la présence française en Afghanistan.

La crise financière

De nombreux intervenants ont souligné combien la situation est exceptionnelle. On voit même des nationalisations aux Etats-Unis ! En effet, l’état américain a racheté deux institutions financières destinées à refinancer les crédits, et qui étaient au bord de la faillite. Ce cas montre bien que la nationalisation seule n’est pas une solution : à peine ces entreprises nationalisées, la Bourse américaine est remontée. Ici, les nationalisations soulagent le capital plus qu’elles ne le mettent en danger. Yves Dimicoli insiste donc sur l’importance de revendiquer non seulement des nationalisations, mais un contrôle social des entreprises publiques, et une autre utilisation du crédit bancaire.

RSA et salaires

Sur le RSA et la question du pouvoir d’achat, des intervenants ont souligné combien la question du pouvoir d’achat est préoccupante, et donc mobilisatrice. Mais dans le même temps, la plupart des politiques rabattent le problème du pouvoir d’achat sur celui des prix. À droite comme au PS, on répond à l’inquiétude sur le pouvoir d’achat par des promesses pour faire baisser les prix. La question des salaires est complètement occultée ! Le rôle de la marche du 27 doit être de mettre cette question sur le devant de la scène. Dans une société très majoritairement salariale, poser la question des salaires doit nous permettre à la fois de mobiliser largement et de tenir un discours politique : pour qui et pour quoi travaillons nous ? Qui produit les richesses et dans quel but ?

Démocratie

Enfin de nombreuses interventions ont exprimé leur inquiétude devant la situation démocratique de notre pays, et se sont félicitées de la mobilisation contre le fichier Edwige.

Deuxième partie : le 120 rue Lafayette

La deuxième partie du Conseil départemental a été consacrée à l’avenir du 120 rue Lafayette, siège de notre fédération, que le Conseil National souhaite louer pour équilibrer les comptes du Parti. Le Conseil départemental a posé la question en particulier de la pertinence et de la fiabilité de la politique immobilière de notre parti. Je n’ai pas pu assister à cette discussion. Dans deux mois, lorsque le débat aura pu avoir lieu dans les sections, le Conseil départemental se réunira à nouveau pour aviser de la décision à prendre.

Décisions
- Organisation d'une demie journée de travail sur la Chine
- Diffusion d'un argumentaire sur les salaires dans la perspective du 27 septembre
- Organisation d'une campagne d'action pour La Poste
Partager cet article
Repost0