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DEMANDEZ L'HUMA !
Vous pouvez rencontrer les communistes du 5e arrondissement tous les week-end sur vos marchés. Ils y vendent l'Humanité Dimanche, y distribuent le 5e.communiste (leur journal) et  bavardent volontiers avec les passants.

Nous sommes tous les samedis à partir de 11h aux marchés de Port-Royal et tous les dimanches à la même heure au marché de la place Monge.

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Parti communiste français

42, rue Mouffetard

75005 Paris

Tél. : 01 43 37 44 19

section.pcf5@gmail.com

12 décembre 2009 6 12 /12 /décembre /2009 14:45
(parus dans l’Huma Dimanche du 10 décembre dernier)

 

Interview de Jean Pierre Kahane, professeur émérite en mathématiques à l’université Paris Sud Orsay et membre de l’académie des sciences

« Le gouvernement tente de faire passer dans les faits les réductions de service et d’horaires de l’enseignement public. C’est vrai pour l’ensemble des disciplines et il ne faut pas croire que les disciplines scientifiques sont épargnées. L’histoire et la géographie font partie à la fois de la culture et des nécessités de la vie courante. Leur enseignement répond en partie à ces nécessités mais pas toujours. Je rédige en ce moment un rapport sur l’enseignement et la recherche en mathématiques en Afrique. Or je suis gêné par la faiblesse de mes connaissances en géographie comme en histoire de l’Afrique. En fait, la culture scientifique devrait être une partie de la culture générale. Or si la culture générale disparait, ce n’est pas rassurant pour la culture scientifique ! Dans nos filières, nous avons besoin de développer par exemple l’enseignement de l’histoire des sciences. Comment faire si on fait disparaitre l’enseignement de l’histoire ? Nous avons besoin de davantage d’interdisciplinarité.

Le gouvernement ne fait pas du tout attention à une chose. Il y a dans l’éducation nationale des élèves et des professeurs. Et les professeurs sont en France, plus que dans beaucoup d’autres pays étrangers, des femmes et des hommes de qualité, bien formés au niveau intellectuel, et qui ont quelque chose à transmettre. Il est dommage de les traiter comme de la piétaille, ce qui est le cas avec les réformes qu’on nous assène en ce moment. ».

Interview de Nicolas Offenstadt, historien :

« La manœuvre du gouvernement a un double objectif. Celui de rationaliser, au sens des besoins économiques, et donc de rentabiliser l’enseignement. Mais aussi celui de neutraliser au maximum les débats qui forge les convictions des futurs citoyens que sont les élèves du secondaire., pour ne laisser la place qu’à la transmission d’une histoire magistrale, nationale, au service du roman historique francais » souligne  Nicolas Offenstadt, historien. « Pour lutter contre cette appropriation de l’histoire, contre les coupes dans les programmes, contre la réduction de l’enseignement », l’historien ne voit qu’un moyen : « multiplier les lieux où l’on peut discuter librement, les forums de discussion.  Autrement dit, l’histoire et son enseignement ne doivent surtout pas devenir l’affaire de quelques spécialistes, mais rester celle de tous les citoyens.

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11 décembre 2009 5 11 /12 /décembre /2009 12:48

Aujourd’hui, les actions et réalisations des collectivités territoriales sont concrètes : écoles, crèches, logements, équipements sociaux, culturels, sportifs, de santé, environnement, transport… Elles emploient 1 800 000 agents, réalisent 73 % des investissements publics et ont permis le maintien et la création de centaines de milliers d’emplois. Mais la réforme territoriale préfère sacrifier les populations les moins solvables, les territoires les plus défavorisés et livrer au marché tous les services et secteurs rentables.


Concrètement, la réforme des collectivités territoriales c’est :


  • La suppression progressive de l’essentiel des communes et à terme de tous les départements transformés, avant leur disparition, en rouages captifs et dociles de l’État et de la rentabilité financière
  • La constitution de féodalités avec des super-régions et métropoles, archipels au service du profit financier
  • Le retour d’un État qui ne paye rien et commande tout. L’arbitraire est de retour avec le « Grand Paris », des préfets omnipotents, la « RGPP » , véritable politique de réduction des emplois publics et des dépenses publiques des services déconcentrés de l’État. Le monde associatif, sportif et culturel est en détresse financière !
  • L’éloignement le plus possible des citoyens des lieux de décision avec la création de conseillers territoriaux cumulant les pouvoirs et transformés en élus techniciens au sacrifice de leur mission de proximité avec les citoyens
  • La division par deux des agents de la fonction publique territoriale alors qu’ils sont les acteurs irremplaçables des services publics de proximité, alors que les collectivités sont des amortisseurs des désastres sociaux provoqués par la crise. C’est un boulevard pour la privatisation des services publics, « leur externalisation ». C’est une catastrophe pour les personnels et les petites communes.
  • La généralisation d’un nouveau système électoral de primes à l’UMP et au bipartisme. Le mode de scrutin uninominal à un tour doublé d’une pincée de proportionnelle va conduire à l’étouffement démocratique, aux combines politiciennes pour des sièges et à l’abstention, à l’écoeurement des citoyens qui seront les principales victimes

la suppression de la taxe professionnelle : le coup de grâce qui sonne l’agonie financière des collectivités. La taxe professionnelle représente aujourd’hui 50 % des ressources fiscales des communes. Avec la réforme, les recettes fiscales proviendront pour 2/3 des ménages et seulement pour 1/3 des entreprises. On en rigole encore au MEDEF !

Casser les collectivités locales, dans la foulée des grands services publics, supprimer leurs moyens : c’est réformer dans le sens du déclin !

Pour faire vivre un projet de réforme des institutions qui réduise les inégalités territoriales et qui garantisse l’égalité entre les collectivités en leur donnant les moyens financiers et humains indispensables, pour les foyers de démocratie, lieux d’expression des droits et besoins humains, pour les services publics de proximité, pour les statuts des personnels et l’emploi public, pour le développement des territoires

Habitants et élus : ensemble, mobilisons nous !

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8 décembre 2009 2 08 /12 /décembre /2009 23:06
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8 décembre 2009 2 08 /12 /décembre /2009 22:52

Nous vous informons de la conférence-débat :

 

LEÏLA   SHAHID

Déléguée générale de Palestine auprès de l'Union européenne, la Belgique et le Luxembourg

 

Un prélude musical arabo-andalou ouvrira la conférence

Jeudi 10 décembre à 19h30
à l’Institut du Monde Arabe 
1, rue des Fossés Saint-Bernard  Paris 5ème

 

Entrée libre, participation aux frais souhaitée

 

Métro : Cardinal Lemoine, Jussieu, Place Monge      

RER : Saint-Michel

Bus : 24, 47, 63, 67, 86, 87, 89

Librairie Palestine Proche-Orient

 

 

organisé par

Le Comité Justice et Paix en Palestine et au Proche-Orient du 5e arrondissement    CJPP5

Maison des Associations 4 rue des Arènes  75005  Paris

CJPP5@hotmail.fr    Blog : http://cjpp5.over-blog.com

 

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4 décembre 2009 5 04 /12 /décembre /2009 11:10
Traduction AC pour http://solidarite-internationale-pcf.over-blog.net/

 

 

 

Note de Presse du Parti Communiste Portugais

 

 

Dans une conférence de Presse sur l'entrée en vigueur du Traité de Lisbonne, Angelo Alves de la Commission Politique du PCP a affirmé que « dans ce processus visant à imposer aux peuples européens le Traité de Lisbonne, le Portugal sera présenté demain comme un grand 'vainqueur'. Mais comme le PCP n'a cessé de le dénoncer, notre peuple et notre pays sont perdants avec ce traité, tout comme le sont les autres peuples Européens »

 

1 – L'Histoire offre parfois des coincidences symboliques et demain en sera un exemple frappant. Le jour où le Portugal commémore un moment important de l'affirmation de son histoire nationale, le 1er décembre, qui marque le 369ème anniversaire de la reconquête, par la lutte, de l'indépendance et de la souveraineté nationales, le peuple portugais doit faire face à une grave atteinte à sa souveraineté et à l'indépendance de son pays avec l'entrée en vigueur du Traité de Lisbonne



Avec ce nouveau Traité, le Portugal entre dans une nouvelle phase du processus « d'intégration européenne » qui institutionnalise le néo-libéralisme comme doctrine économique; qui consolide l'Union Européenne comme bloc économique et politique impérialiste, approfondissant son côté militariste, tout en renforçant son caractère fédéraliste et de directoire des grandes puissances. Le Traité de Lisbonne entrera demain en vigueur, mais le PCP réaffirme aujourd’hui que l'acceptation de ces orientations de l'Union Européenne n'est pas une fatalité et que les droits sociaux, nationaux, les droits du travail, le présent et l'avenir du Pays, des travailleurs et du peuple portugais, se trouvent encore dans leurs mains et dans leur capacité à lutter pour les transformations sociales qui empruntent le chemin de la rupture et du changement patriotique de gauche qui est nécessaire.



2 – Dans ce processus visant à imposer le Traité de Lisbonne aux peuples européens, le Portugal sera présenté demain comme un « grand vainqueur ». Mais comme le PCP n'a cessé de le dénoncer, le peuple et le pays sont perdants avec ce Traité, tout comme le sont les autres pays européens.



Ils sont perdants parce que l'approfondissement de la crise structurelle du système capitaliste et la profonde crise économique et social dans laquelle le pays se trouve démontrent que ce sont exactement les politiques que ce Traité institutionnalise qui sont à l'origine de la crise, des déficits structurels, de la dépendance extérieure et des graves problèmes économiques et sociaux de notre pays.



Les travailleurs et le peuple portugais sont perdants parce que ce traité s'inscrit dans la droite ligne des politiques anti-sociales qui garantissent des profits se chiffrant par millions pour le grand capital au prix du chômage de masse, du travail précaire, de la paupérisation généralisée, de la montée des inégalités et de la casse des acquis historiques du mouvement ouvrier en Europe.



Le Portugal est perdant parce qu'avec ce Traité, ce sont des transferts compétences de souveraineté dans de nombreux domaines qui sont actés en même temps qu'il perd de l'influence dans les processus de décision de l'Union Européenne.



Ce sont les peuples Européens et du monde entier qui sont perdants, avec leurs inquiétudes légitimes concernant la paix et la sécurité internationale. La création de l'Agence Européenne de Défense liée aux intérêts du complexe militaro-industriel européen; la référence à l'augmentation des capacités et des dépenses militaires; la soumission des moyens civils et militaires des Etats membres aux objectifs définis par le Conseil; la profession de foi vis-à-vis de l'OTAN inscrite dans le Traité; la création du « Service Européen d'action extérieure », sont des orientations parmi tant d'autres, des preuves concrètes qu'il s'agit d'un bond en avant dangereux vers une UE militarisée et impérialiste associée aux Etats-Unis et à l'OTAN, et un renforcement de l'UE en tant qu'organisation mondiale de nature agressive.



C'est la démocratie, en fin de compte, qui est la grande perdante. Parce que le Traité qui entre en vigueur demain est une seconde version de la soi-disant « Constitution Européenne » qui a été mise en échec par les peuples lors des référendums de 2005 en France et en Hollande et parce qu'il restera dans les mémoires comme le traité qui, pour pouvoir entrer aujourd’hui en vigueur, a dû nier le droit des peuples qui se sont prononcés à son sujet et étouffer la volonté populaire exprimée lors du référendum Irlandais de 2008, forçant le peuple à revoter jusqu'à ce que le résultat soit celui désiré.



3. Le Traité de Lisbonne est mortellement atteint par un processus qui met en évidence le caractère anti-démocratique de l'Union Européenne, telle qu'elle est gouvernée actuellement. C'est un traité qui manque de légitimité politique et institutionnelle par son contenu et parce qu'il est marqué par le mépris pour la démocratie et pour la souveraineté du peuple portugais.



Pour le PCP, la souveraineté d'un peuple, de notre peuple, n'est pas un bien négociable dans un jeu de pouvoir entre classe dominantes et grandes puissances. Pour le PCP, la souveraineté est un élément intrinsèque à la démocratie, un droit inaliénable qui appartient au peuple et qui peut et doit être exercé par lui seul.



Les promoteurs du Traité de Lisbonne, représentés au Portugal par le PS, le PSD et le CDS-PP, ont fui pendant des années le débat libre et démocratique sur les orientations de l'intégration européenne et sur les contenus de la soi-disant « constitution européenne » et de ce Traité. Ils ont nié au peuple portugais – en rompant avec leurs promesses électorales – son droit inaliénable à se prononcer sur des questions fondamentales pour son avenir collectif. C'est la raison fondamentale pour laquelle demain, quand le Traité de Lisbonne entrera en vigueur, le peuple portugais méconnaîtra presque entièrement ses conséquences gravissimes. La responsabilité de cette aberration démocratique sera inévitablement imputée par l'Histoire à ceux qui, soumis aux intérêts du grand capital et des grandes puissances, ont choisi d'imposer leur vision unique de classe dans le rapport entre Etats en Europe.



4 – Les peuples, avec les forces de progrès, avec les partis communistes, continuent leur lutte pour une autre Europe. Une Europe des travailleurs et des peuples qui ne puisse en aucun cas être construite contre leurs intérêts et leurs aspirations. Une Europe qui ne puisse être conçue pour servir les objectifs de domination du grand capital et d'une poignée de grandes puissances. Une Europe qui devra se construire sur des fondations solides, donc sur le respect de l'histoire et de la souveraineté des nations, de la démocratie, des droits et de la participation démocratique. Une Europe fondée sur le respect scrupuleux des acquis historiques du mouvement ouvrier sur le continent. Une Europe qui respire les valeurs de la paix, de la solidarité et de l'entre-aide, répondant aux justes inquiétudes et aspirations de ses peuples.



Au moment même où un nouveau bond en avant militariste, néo-libérale et fédéraliste de l'Union Européenne est acte, le PCP déclare à la face des travailleurs et du peuple portugais qu'il ne se résignera pas devant les nouvelles restrictions imposées à la vie démocratique nationale que ce Traité implique.



En s'attaquant à la lettre et à l'esprit de la Constitution de la République Portugaise, les conséquences politiques, institutionnelles, économiques et sociales découlant de l'entrée en vigueur de ce Traité imposent de nouvelles tâches à tous ceux, démocrates et patriotes, qui continuent la lutte pour la démocratie, pour la défense des droits sociaux et du travail, pour le droit au développement économique du Pays, pour la souveraineté, la paix et la coopération en Europe.



Mais, l'entrée en vigueur de ce Traité ne représente en aucune façon la fin de la lutte contre son contenu, contre les objectifs de domination qu'il implique et les politiques qu'il incarne.



Au contraire, cette lutte n'en devient que plus nécessaire et urgente



Site du Parti Communiste Portugais: http://www.pcp.pt/

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2 décembre 2009 3 02 /12 /décembre /2009 10:30

1150 suppressions d’emplois, médicaux, soignants et non soignants programmées pour 2010, 3500 d’ici 2012 : avec ce « plan stratégique » annoncé le 20 novembre, le gouvernement et la direction de l’Assistance publique – Hôpitaux de Paris ont décidé d’accélérer le déclin organisé de l’offre publique de soins en Ile-de-France comme dans tout le pays.

La coupe sombre dans les moyens humains est la meilleure traduction de la logique du plan de regroupement des 37 hôpitaux restants de l’AP-HP en 12 « groupes hospitaliers ».

Partout, les agents, médecins savent combien la situation est déjà à la limite du soutenable. Avec 3500 personnels en moins, s’ajoutant au 2500 suppressions de postes des années précédentes, il n’y aura pas d’autre solution que de tailler dans le vif, pendant que les conditions de travail seront encore davantage sous pression.

Cette perspective est inacceptable, comme les choix du gouvernement et de la direction de l’AP-HP répondant uniquement à la logique de marchandisation de la santé au profit du secteur privé et de la finance.

 


Pourquoi ces choix politiques destructeurs ?

 

Encore et toujours, la direction de l’AP-HP met en avant des prétextes financiers, sa logique de rentabilité financière contre le service public. 100 millions d’euros devraient être « économisés » structurellement chaque année.

Sauf que le déficit de l’AP-HP comme celui de l’ensemble des hôpitaux publics est complètement artificiel.

Après des années de sous-dotation, la T2A, tarification à l’activité, suivant des barèmes arbitraires, conçus pour justement défavoriser le secteur public, conduit à de nouvelles amputations budgétaires chaque année, même à un endettement sur les marchés financiers. Notamment les activités de recherche, d’enseignement, la prise en charge des pathologies lourdes, effectuées par le seul service public ne sont pas correctement financées. Le fait est bien connu mais le gouvernement se garde de le corriger.

De l’argent pourtant il y en a !

 

Depuis des années, les dépenses hospitalières de l’assurance  sont celles qui progressent le moins vite par rapport aux soins de ville et au médicament. Des chiffres permettent de relativiser les soi-disant déficits des hôpitaux publics, 800 millions d’euros par an pour l’ensemble.

Mais, Mme Bachelot sait trouver 1,4 milliard d’euros d’un coup pour acheter aux laboratoires privés dans des conditions très contestables 94 millions de vaccins pour la grippe H1N1.

Mais le total des exonérations de cotisations sociales patronales, qui pèsent directement sur les ressources de l’assurance maladie et que l’on retrouve dans les profits des grandes firmes, va atteindre 32 milliards d’euros en 2010, comme le projet de loi de financement de la Sécurité sociale l’a rappelé. Ou encore, le coût de la baisse de la TVA sur la restauration pour le budget de l’Etat sera de 2,4 milliards d’euros par an ! Question de priorité !

On ne peut pas dire que la santé est ce qui est le plus cher au gouvernement !

 

Les objectifs du pouvoir sur le long terme sont encore plus évidents depuis l’adoption de la loi Bachelot.

 

Il organise la pénurie de soins publics pour développer l’offre privée lucrative comme il organise l’assèchement des moyens financiers du secteur public pour les laisser au patronat et au secteur financier (complémentaires santé).

Les Agences régionales de santé qui se mettent en place seront l’instrument pour, sur un secteur géographique, diriger les soins les plus rentables vers le privé. La loi Bachelot a justement placé l’AP-HP sous la tutelle de l’ARS d’Ile-de-France. L’annonce de la fermeture (par décret!) de 182 sites chirurgicaux en France, effectuant moins de 1500 actes reflète directement cet objectif de donner au privé lucratif le monopole des activités les plus rentables.

« Patients, territoires, santé », personnels hospitaliers : tous sont perdants devant cette politique de marchandisation de la santé.

 

Les forces existent pour résister et faire échec tout de suite aux projets du gouvernement.

L’opposition à la loi Bachelot a été l’occasion de constater les très larges convergences d’intérêt et un début de convergence d’action entre les médecins hospitaliers, l’ensemble des personnels hospitaliers, les populations et leurs représentants, plus largement encore les salariés. Le gouvernement n’a dû qu’à la diversion constituée par les élections européennes et à sa stratégie du coup de force de faire passer sa loi au début de l’été.

Les conditions du rassemblement pour s’opposer et faire échec à ses conséquences sont toujours aussi fortes.

- Mettons en échec tout projet de suppressions de poste !

- Remettons en cause la T2A ! Rouvrons le débat sur le volet hospitalier de la loi Bachelot !

- Gagnons des financements d’urgence pour l’hôpital public notamment en remettant en cause, comme l’a fait même la Cour des comptes, les 30 milliards d’euros
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1 décembre 2009 2 01 /12 /décembre /2009 17:00

Depuis bientôt un quart de siècle les services publics et plus particulièrement ceux qui répondent le plus directement aux missions d’intérêt général sont soumis aux attaques de la marchandisation.

Rappelons-le, la Fonction Publique est au cœur de la notion de service public, lui-même vecteur de l’intérêt général dont la prise en compte remonte loin dans notre histoire.

Les services publics dépecés

Avec l’arrivée de la droite sarkozyste, répondant aux nouvelles exigences du capitalisme, les attaques se sont diversifiées et intensifiées.

Sous le nom de RGPP (Révision Générale des Politiques Publiques), le gouvernement a mis en route une véritable machine de guerre contre la fonction publique, supprimant quelque 100 000 emplois de fonctionnaires en trois ans, restructurant et fusionnant un nombre considérable de services et d’administrations : leurs missions sont alors vidées de tout sens et perdent toute efficacité.

Rien n’échappe à cette logique : Education Nationale, Hôpital, Administrations Financières, Justice, Police et Gendarmerie Nationale, Services déconcentrés de l’Etat (Préfectures et Grandes Directions)… Dans le même temps, la privatisation des services publics s’accélérait : ANPE, ASSEDIC, EDF, GDF, et maintenant la Poste.

Et comme on pouvait s’y attendre, à un tel déluge de restructurations de services et de missions publics devait un jour ou l’autre correspondre une mise en conformité de l’ensemble des institutions administratives et politiques de notre pays, à savoir : notamment celles qui constituent le corpus de l’organisation territoriale de l’Etat.

Les territoires saccagés : la RGPP appliquée aux collectivités territoriales

C’est ainsi qu’a vu le jour le projet de la commission Balladur de réorganisation territoriale de l’Etat qui propose ni plus ni moins qu’une profonde cure d’austérité. Finis les communes et les départements, finis les petits élus dont 100 000 disparaîtraient.

Haro sur les fonctionnaires territoriaux à qui est aussi promis un sort identique aux autres fonctionnaires, de 100 000 à 150 000 suppressions d’emplois d’agents publics territoriaux en perspective.

Pour le maintien d’un service public de qualité sur l’ensemble du territoire et contrer la logique concurrentielle,

exigeons la mise à contribution du capital financier !

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30 novembre 2009 1 30 /11 /novembre /2009 12:00

Xavier Darcos a dû renoncer à sa réforme il y a un an. Luc Chatel propose la sienne aujourd’hui. Il feint d’avoir manœuvré en recul mais prolonge les réformes les plus néfastes de ces dernières années.

1. La liberté… sans les moyens de l’exercer. Au nom d’une liberté illusoire, la réforme oblige en réalité les enseignants et les établissements scolaires à gérer la pénurie de moyens. Les dédoublements de classes sont actuellement garantis par des règles nationales. En supprimant ces règles et en laissant aux établissements la responsabilité de décider de ces dédoublements, la réforme autorise en fait l’État à ne plus fournir les moyens humains et financiers nécessaires.

2. Les inégalités seront renforcées par l’individualisation de la formation. La part des enseignements communs à tous les élèves diminue au profit de la mise en place de deux heures « d’accompagnement personnalisé ». Sous prétexte de répondre aux besoins de chaque élève, dans un contexte de pénurie généralisée, ces heures flottantes permettront d’ajuster les moyens humains.

3. Isoler les futurs travailleurs. L’accompagnement personnalisé, le « tutorat » facultatif, le « livret de compétences » du lycéen, mettent en danger le bac comme diplôme national, et font du lycéen nouveau un futur travailleur bien isolé. Il devra mettre en avant des compétences individuelles sans pouvoir en référer à une qualification commune à tous les bacheliers. Seul face à son employeur pour faire valoir sa valeur individuelle, il sera seul aussi pour négocier ses conditions de travail et de rémunération.

Les économies à court terme ne sont pas les seuls objectifs de ces réformes.
Avec un enseignement plus fragmentaire et des enseignants plus précaires, l’UMP prépare une société encore plus libérale et inégalitaire, pour le plus grand bonheur des capitalistes.

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29 novembre 2009 7 29 /11 /novembre /2009 12:00

Ambroise Croizat (1901-1951) est député communiste de la Seine de 1936 à 1940. Il est transféré en Algérie sous Vichy après avoir séjourné en prison du fait de son appartenance au PCF. Après sa libération, il représente la CGT dans l'assemblée consultative d'Alger.

De retour à Paris, il est ministre du Travail en 1945-46 puis ministre de la Sécurité sociale en 1947.

Surnommé le « ministre des travailleurs », c'est à lui que l'on doit les grandes lois relatives à la Sécurité sociale et leur application.

Prise à l'initiative du Comité Croizat, du Groupe communiste et élus du parti de gauche, et de Catherine Vieu-Charier, adj à la

mémoire du Maire de Paris, l’inauguration le 2 décembre à 11h15 d'une place Ambroise Croizat à Paris,(à l'intersection de l'av. Paul Appel, rue G de Porto Riche, rue Monticelli - M° Porte d'Orléans)
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22 novembre 2009 7 22 /11 /novembre /2009 17:27

Dans l’éducation :

Les enseignants et personnels de l’éducation nationale seront aussi en grève pour protester contre les suppressions de postes (16 300 prévues dans le primaire et le secondaire dans le budget 2010, soit 45 000 depuis 2003 alors que le nombre d’élèves continue d’augmenter), pour la revalorisation des traitements (un certifié touche 1,2 fois le SMIC en début de carrière, les enseignants et CPE ont un salaire de 35% inférieur en moyenne du reste de la fonction public d’État),

A l’université aussi, les personnels des CROUS, qui assurent le fonctionnement des restaurants et des résidences universitaires, lancent une grève pour toute la semaine du 23, protestant contre la privatisation-externalisation rampante d’un nombre croissant de leurs activités et contre une « gestion manageriale » de plus en plus brutale depuis 2007.

Les enseignants-chercheurs appellent eux-aussi à la grève du 24 et dénoncent un recours systématique aux CDD, les cadeaux faits au patronat sur le budget de la recherche et, plus généralement, la continuation de la logique de l’université-entreprise qu’a mis en place Valérie Pécresse à travers la loi LRU.

La mobilisation monte aussi chez les étudiants qui réclament entre autres la garantie de la qualité des enseignements pour l’ensemble du territoire et le maintien du cadre national des diplômes. Revendications qui s’opposent donc à la loi LRU, au plan licence et révèlent la logique destructrice introduite par le « système de Bologne » promu par l’Union Européenne. En Autriche, en Allemagne et en Hongrie, les grèves et manifestations se poursuivent depuis déjà plusieurs semaines sur la même exigence d’une université publique, gratuite et de qualité.

Dans les autres services publics (transport, énergie, hôpital) :

A la SNCF, après le succès de la grève du 20 octobre, à la RATP, à EDF et GDF, des hôpitaux dans l’ensemble du service public, le mouvement s’étend.

La perspective d’un nouveau « novembre/décembre 95 » est réaliste. D’autant que les salariés du privé, notamment de l’industrie sont aussi passés à l’action.

 

La perspective politique peut se débloquer par les luttes et leur convergence ! Communistes, nous mettons nos propositions et notre action à leur service.

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