Overblog
Suivre ce blog Administration + Créer mon blog

____________________


images.jpeg
DEMANDEZ L'HUMA !
Vous pouvez rencontrer les communistes du 5e arrondissement tous les week-end sur vos marchés. Ils y vendent l'Humanité Dimanche, y distribuent le 5e.communiste (leur journal) et  bavardent volontiers avec les passants.

Nous sommes tous les samedis à partir de 11h aux marchés de Port-Royal et tous les dimanches à la même heure au marché de la place Monge.

Recherche

Nous contacter :

Parti communiste français

42, rue Mouffetard

75005 Paris

Tél. : 01 43 37 44 19

section.pcf5@gmail.com

8 janvier 2010 5 08 /01 /janvier /2010 11:05
Partager cet article
Repost0
5 janvier 2010 2 05 /01 /janvier /2010 22:43

Nous saluons l'initiative prise par des camarades de la MJCF du Bas-Rhin : l'ouverture d'un blog, destiné à rendre accessibles aux internautes francophones des informations sur les activités des mouvements de jeunesse du monde entier appartenant, comme le MJCF, à la Fédération Mondiale de la Jeunesse Démocratique (FMJD).


Retrouvez les textes de ce blog sur
http://mjcf-internationaliste.over-blog.org/

Qui sommes-nous?

Chers lecteurs,

Notre blog publie des traductions d’articles de la Fédération Mondiale de la Jeunesse Démocratique (FMJD), dont est membre le Mouvement des Jeunes Communistes de France, et de ses organisations membres à travers le monde entier.

A travers ce blog, notre but est de promouvoir les valeurs de l’internationalisme, plus que jamais nécessaire pour lutter contre le capitalisme, l’impérialisme qu’il engendre, et l’anti-communiste. Les articles publiés ici seront l’occasion pour vous de vous tenir informés des activités et des luttes menées par la jeunesse à travers le monde.

Ce site est animé par des militants du MJCF. Il sera actualisé dans la mesure de nos moyens et nous vous prions d’excuser d’éventuelles erreurs de traduction.

 

Fraternellement et bonne lecture,

 

Olivier Le Roy et Alexis Coskun pour l’équipe de MJCF Internationaliste

 

Retrouvez aussi des textes en français émanant des partis communistes du monde entier sur :

http://solidarite-internationale-pcf.over-blog.net/


Partager cet article
Repost0
2 janvier 2010 6 02 /01 /janvier /2010 18:36

Sarkozy se souhaite à lui-même d’aggraver la même politique, de s’attaquer aux retraites, le tout dans une relative paix sociale. Détrompons-le!

 

100101_Gandrange_affiche-CGT.jpgPeu importent les faits pour Nicolas Sarkozy.

Ses vœux télédiffusés pour 2010 ont été dominés par son habituelle autosatisfaction. Elle est plus indécente que jamais après une année 2009 marquée par un recul économique et social qui a si durement touché le plus grand nombre.

 

Il a beau essayer de tourner les choses : aucun artifice ne parvient à justifier son contentement. Le style Sarkozy ne peut plus prendre.

 

Aux Français, écœurés par les profits des banques retrouvés grâce aux milliards d’euros injectés par le gouvernement, Sarkozy vante la « taxation des bonus des traders » et la réduction des paradis fiscaux. Quelle bonne blague, aussi bonne que le couplet sur la « moralisation du capitalisme » !

 

Le président s’est évertué à déguiser en « mesures énergiques » et « plan d’investissement sans précédent » les dizaines de milliards d’euros de fonds publics détournés  pour renflouer la finance, soutenir la bourse et les profits des grands groupes capitalistes.

Les salariés, la grande majorité de la population ont de quoi voir qui paye et paiera la note de cette politique : chômage, baisse des salaires réels, abandon de l’industrie et de l’agriculture, nouvelles atteintes à la protection sociale et aux services publics, dizaines de milliers de suppressions d’emplois publics...

En fait d’investissement, les bases du développement du pays sont sapées, celles du « modèle social » dont hypocritement Sarkozy reconnaît qu’il a amorti la crise.

 

Payer? Sarkozy ne retrouve son ton d’esbroufe que pour défendre un nouvel impôt, la taxe carbone, bien sûr au nom de la défense de l’environnement. Le Conseil constitutionnel a jugé trop grossières les modalités d’exonération des grandes firmes industrielles. Le Président a voulu les rassurer : il ne « s’arrête pas à la première difficulté » quand l’intérêt du patronat est en jeu.

 

En revanche, changement de ton obligé, il ne se hasarde plus sur le terrain des promesses sur l’emploi ou le « gagner plus ».

  Pour 2010, Sarkozy se borne à promettre la prolongation de la même politique, forcément en pire.

Il a dû évoquer quelques étapes précises à retenir.

Il fait comme si était déjà passée la contre-réforme des lycées destinée, au nom de l’autonomie, à creuser les inégalités, réduire les emplois et les heures d’enseignement public, créer et élargir un marché lucratif.

De même, pour lui, la réforme territoriale doit être rapidement emballée, porteuse de recul démocratique, de nouvelles inégalités régionales, de taxes nouvelles.

Pompier pyromane, il n’a fait qu’une allusion aux suites à venir du débat sur « l’identité nationale » par lequel il a allumé un feu de diversion.

Mais le nouveau gros morceau dans le plan (quinquennal) que lui assigne le Medef en 2010, même si Sarkozy n’y a consacré qu’une ligne, c’est l’étape suivante du démantèlement de notre système solidaire de retraite. Dès le lendemain des régionales.

 

Forts des enseignements de la mobilisation de 2003, les travailleurs doivent se préparer à une grande bataille en 2010 pour les retraites.

 

Sarkozy s’est efforcé de conjurer cette perspective de lutte. Compassionnel, il a pratiquement remercié le peuple d’avoir souffert en silence en 2009. Il a félicité, à côté des chefs d’entreprise, les « partenaires sociaux » pour leur « grands sens des responsabilités » en 2009, laissant entendre qu’il considère les syndicats comme les garants de la paix sociale dont il a besoin.

 

Ne le laissons pas prendre ses rêves pour des réalités en 2010 ! Dans des milliers d’entreprises, du privé comme du public, les salariés sont entrés en lutte en 2009, avec leurs sections, leurs unions syndicales. Le 19 mars 2009, trois millions de salariés, de jeunes, de retraités sont descendus dans les rues pour dénoncer la politique du gouvernement. Les luttes ont commencé à converger en 2009 notamment pour la défense de l’hôpital public (contre la loi Bachelot), pour l’industrie, contre la nouvelle loi de privatisation de la Poste etc.

 

Le sens des responsabilités de ceux qui se placent dans le camp des travailleurs, non comme « partenaires » mais comme adversaires du patronat et du capital, les oblige effectivement à faire mieux en 2010, notamment sur les retraites. Gageons qu’ils auront entendu la provocation de Sarkozy.

 

Pour nous communistes, il ne fait pas de doute que la perspective politique de rupture se trouve là, dans la capacité des luttes à converger pour mettre un coup d’arrêt à la politique du pouvoir. qui est bien loin de se réduire à son porte-parole Sarkozy. A notre niveau, nous voulons y contribuer le plus possible.

Ce sont nos vœux à nous pour 2010 !

 

 

PS :

Sarkozy ne s’est pas étendu sur la politique extérieure. Il se contente de copier ses maîtres de l’OTAN en souhaitant une bonne année aux soldats envoyés au casse-pipe pour défendre leurs intérêts et non « nos valeurs ». 2010 peut et doit être aussi l’année du retrait des troupes d’Afghanistan.

Partager cet article
Repost0
28 décembre 2009 1 28 /12 /décembre /2009 13:00

Notre pays connaît une crise profonde du logement avec 1,4 millions de demandeurs de logements, 3,5 millions de personnes mal logées, 100 000 personnes à la rue, et 100 000 personnes qui vivent toute l’année dans des terrains de camping !

La dépense liée au logement a explosé de + 60% en 10 ans, alors que les salaires dans la même période n’ont progressé que de 29%. Aujourd’hui les ménages consacrent 40 % de leurs revenus pour les dépenses de logement. La précarité du travail et les expulsions locatives produisent une misère et une détresse indignes de notre pays.

Chacun et chacune a le droit de vivre dans un lieu confortable, dans un environnement serein. C’est la base même de la vie en société, de la possibilité d’être un citoyen et un travailleur. Pour réaliser cette évidence, il n’y a qu’une solution : un service public du logement qui garantit des constructions de qualité, avec des loyers corrects, sur une longue durée.

Les Régions doivent être des points d’appuis pour assurer la garantie de l’accès au logement et du maintien dans les lieux sur tout le territoire. Nous proposons de développer des agences régionales de l’habitat, outils démocratiques d’évaluations et de contrôle de l’utilisation des fonds publics , de maîtrise foncière, d’incitation à la construction de nouveaux logements, de lutte contre les logements vétustes, insalubres et dangereux et d’aide à la gestion locative pour les petits propriétaires.

Le PCF et la liste Front de gauche pour les élections régionales s’engagent pour un service public du logement
Partager cet article
Repost0
27 décembre 2009 7 27 /12 /décembre /2009 21:28

Tous les services publics de santé, qu’ils relèvent directement ou non de l’AP-HP sont attaqués avec une violence sans précédent par le gouvernement, soutenu par la majorité parlementaire. La tarification à l’acte met une pression indécente sur les personnels, dont le nombre ne cesse de diminuer pour faire toujours plus de travail.

Les suppressions de poste dans les services publics de la santé, ce sont des patients qu’on n’a pas le temps de nourrir, des médicaments qu’on inverse, des conditions d’hygiène sur lesquelles on passe, des heures d’attente pour une chimiothérapie. Ce sont des infirmiers et des aides-soignants à bout, dont certains se suicident. La mort d’êtres humains, de nos amis, de nos proches : voilà le vrai visage de l’immonde rengaine « suppression d’un fonctionnaire sur deux ».

Tous les services publics connaissent cette situation intolérable. Tous leurs personnels se battent avec courage et détermination, à tous les niveaux. Hier, 900 médecins ont rejoint la bataille lancée depuis longtemps par les personnels qui ont vécu très tôt les conséquences de cette politique de la rentabilité financière. Cette solidarité est encourageante et déterminante mais elle doit porter des revendications à la hauteur de la gravité de la situation : ce n’est pas simplement un gel des suppressions de postes qu’il faut obtenir. Il faut reconstruire un service public de la santé où chacun bénéficie du service dont il a besoin et auquel chacun contribue selon ses moyens. Un service public où les personnels travaillent dans des conditions de concentration et de sérénité qui leur permettent de pratiquer une médecine efficace et humaine. Cela suppose de ne pas avoir peur de perdre son emploi, de ne pas avoir peur de ne pas tenir jusqu’à la fin de la journée. Cela suppose un statut de fonctionnaire pour tous les personnels et des moyens pour le fonctionnement, pour la recherche, pour l’équipement.

Le Parti Communiste Français soutient la lutte des personnels de la santé et se bat pour que nous imposions tous ensemble une société humaine où la santé n’a pas de prix.
Partager cet article
Repost0
23 décembre 2009 3 23 /12 /décembre /2009 18:13

 

 

 

Besson-Marechal.gif

Dans sa tribune au Monde du 9 décembre 2009, Sarkozy a craché le morceau. Il a osé comparer le résultat du référendum suisse contre les minarets, pour lequel il est plein d’indulgence, avec le NON du peuple français en 2005 au projet de constitution européenne.

 

 

 

Le débat sur « l’identité nationale » a bien pour but de détourner la colère d’une majorité de travailleurs de l’opposition à sa politique au service de la mondialisation capitaliste.

 

Le procédé n’est pas nouveau. Le recours de la bourgeoisie au chauvinisme, au nationalisme, à la dénonciation d’une prétendue « crise de civilisation » sont vieux comme sa trahison des intérêts du peuple et de la Nation.

Non, la référence n’est pas déplacée : ceux qui préféraient « Hitler au Front populaire » sont bien les mêmes qui entreprirent à Vichy la soi-disant « révolution nationale », réactionnaire et raciste, sous la protection des nazis.

 

Au référendum de 2005, comme dans les luttes sociales actuelles, une large majorité de la population exprime son rejet de la politique de casse des acquis sociaux et démocratiques nationaux mise en œuvre au nom de l’Europe et de la mondialisation. Elle refuse la mise en concurrence des peuples les uns contre les autres, la casse de l’appareil productif en France et des délocalisations, au moyen de la « libre » circulation des capitaux et des marchandises.

 

Il est maintenant nécessaire de brouiller les repères, pour certains de ceux qui ont trahi le vote des Français en ratifiant le Traité de Lisbonne dans leur dos, qui bafouent la souveraineté des peuples telle qu’elle s’exprime fondamentalement dans le cadre national. On notera que ce sont les mêmes aussi qui finissent de jeter la défense du pays dans les mains de l’OTAN et de l’impérialisme américain.

 

Le concept nouvellement inventé « d’identité nationale » est subtilement pervers.

Quand des géographes, comme Fernand Braudel, parlaient « d’identité de la France », ils faisaient la photographie d’un pays dans son ensemble, à un moment donné.

Le concept « d’identité nationale » a, quant à lui, la faculté de se rapporter aussi bien à un pays qu’aux individus qui l’habitent tout en agitant le leurre d’une référence figée, éternelle.

 

L’odieux intitulé du ministère de « l’identité nationale et de l’immigration » suffit à indiquer l’esprit et le bouc émissaire de l’opération. Monter les travailleurs les uns contre les autres, encore plus en période de crise, est une vieille recette du capitalisme plus que jamais d’actualité à l’heure de la concurrence généralisée.

Les travailleurs immigrés, sinon leurs enfants (le plus souvent français), sont désignés comme symboles et même causes de la mondialisation capitaliste dont ils sont autant les victimes que les travailleurs français, sinon davantage encore. Sans parler des sans papiers dont la trajectoire est la correspondance (in)humaine de la liberté de circulation des capitaux.

Certaines différences culturelles apparentes, des problèmes parfois particuliers, qu'il n'est pas question de nier, sont tournés insidieusement en éléments à charge. Alors que les conséquences, bien réelles, des difficultés sociales que la population immigrée subit sont ignorées ou mal traitées.

Il y aurait des bons et des mauvais étrangers (comme par hasard toujours les pauvres), des bons et des mauvais français ! Honte à ce gouvernement qui viole les principes républicains !

 

Heureusement, il est obligé de donner dans la caricature à force d’essayer de flatter de bas instincts visiblement moins répandus dans la population française que dans ses propres rangs. La circulaire envoyée par le ministre Besson veut faire la norme d’une image de Français à la « Superdupont » qui n’existent pas, dans laquelle personne ne se reconnaît.

Non, MM. Besson, Fillon et Sarkozy, les Français ne sont pas des « veaux » !

Ils comprennent que supprimer 30.000 emplois d’enseignants par an, laisser les sous-produits commerciaux américains envahir nos écrans, l’anglais supplanter dans notre propre pays notre langue dans la recherche, l’économie, la publicité… que tout cela, ce n’est pas défendre la culture française dans sa diversité. Ils voient bien qu’agiter les symboles, Marseillaise et drapeau tricolore ne compense pas la politique d’abandon des acquis nationaux.

 

Le danger d’une telle opération n’en est pas moins réel à terme car elle en prélude d’autres.

 

Le plus dangereux est que le concept « d’identité nationale », porté par le gouvernement de la France, vient apporter un couvert de respectabilité, une validation à certaines formes larvées de racisme.

Un droitier extrême comme l’UMP Eric Raoult est passé maître dans cette duplicité, du double langage. La valeur républicaine de laïcité, sinon celle de la défense de l’égalité hommes/femmes, est ainsi détournée et instrumentalisée pour donner une caution à des sentiments mal placés de méfiance et soupçon à l’égard de voisins, notamment, dans cette période, originaires de pays musulmans. Par bêtise ou bien par opportunisme et démagogie, des élus de « gauche » donnent dans le jeu, par exemple en montant en épingle, et en alimentant le problème de la burqa. Sarkozy, Copé et l’UMP s’en frottent les mains.

 

Il n’est pas du tout contradictoire – il est même très cohérent - que cette dérive viennent de ceux-là mêmes qui contrefont les principes de la laïcité républicaine. Ils ne manquent pas une occasion de vanter les origines judéo-chrétiennes de la France. Sarkozy a osé affirmer au Vatican que le curé ou le pasteur étaient supérieurs à l’instituteur dans la transmission des valeurs morales (discours de Latran). D’autres dévoient habilement la laïcité en offrant de faire rentrer l’islam dans la République, et donc les autres religions avec, contre la loi de séparation de l’Eglise et de l’Etat de 1905.

 

Concept pervers, terrain glissant, relents nauséabonds : voilà de quoi raviver l’extrême droite autant que les intégristes de toute obédience. N’est-ce pas aussi le but recherché, par delà les calculs électoraux immédiats, que de pyromanes se faire passer pour pompiers ?

 

Au déversoir de haine que le gouvernement essaie d’instituer, la réaction des démocrates et des républicains se doit d’être ferme sans complaisance.

- Exigeons la dissolution du ministère de « l’identité nationale et de l’immigration » porteurs d’amalgames injustifiables et intolérables !

- Exigeons l’arrêt du débat organisé par l’Etat, notamment dans les préfectures, sur « l’identité nationale » ! Ils déconsidèrent les institutions républicaines autant qu’ils donnent un cadre officiel aux pires dérives.

- Défendons sans concession la conception française de la Nation, héritée de la Révolution française, une conception strictement politique basée sur la citoyenneté, à l’opposé des modèles ethniques ou communautaristes ! Elle est la matrice de la cohésion nationale du pays, de « l’intégration », sans cesse attaquées par le capitalisme et la politique à son service, de recul organisé des services publics, de la protection sociale, du droit au logement… Bien sûr et heureusement, la conception française de la Nation influe sur la culture de chacun, ne serait-ce que par la langue, l’éducation, la Loi, mais elle ne saurait établir une norme culturelle s’imposant à la vie privée.

- Défendons enfin la laïcité, c'est-à-dire à la fois la liberté de conscience et le renvoi strict de la religion dans la sphère privée !

 

Communistes, comme d’autres certainement, nous associons ces positions au combat contre la politique antipopulaire, et en ce sens anti-nationale, menée au service du capitalisme mondialisé. 

La défense et la reconquête des services publics nationaux, de la protection sociale conquise en 1945, de l’appareil de production en France, répondant au mieux aux besoins des populations, sont des conditions de l’épanouissement social et démocratique de la nation. Comme la défense, la reconquête, le développement des moyens d’expression de la souveraineté populaire, de la souveraineté nationale, par exemple contre l’application des traités et des directives de l’UE.

Les capitalistes, adeptes de la mondialisation, de l’UE supranationale, de l’Europe des régions, veulent détruire les nations parce qu’elles sont aujourd’hui le cadre qu’ils contrôlent le moins, où les peuples de travailleurs peuvent les combattre en s’épaulant les uns les autres. A l’opposé du nationalisme, du colonialisme, des conceptions des idéologues de « l’identité nationale », le combat pour la défense et la liberté de la Nation s’inscrit dans le combat émancipateur. Nous le pensons plus que jamais parce que nous sommes internationalistes.

 

Nous n’oublions pas qu’aux dures heures de l’histoire de France, comme en 1871 ou dans la Résistance, un grand nombre des meilleurs défenseurs de la nation française, des libertés de notre peuple, étaient des étrangers, des immigrés.

Partager cet article
Repost0
20 décembre 2009 7 20 /12 /décembre /2009 11:05

boycott On n’oublie pas... Justice pour Jean-Claude Willem : le combat continue

 


Dans Liberté hebdo (hebdomadaire de la fédération du Nord) du 27 novembre au 3 décembre


Injustement condamné pour avoir boycotté les jus de fruits israéliens en réaction aux massacres de Jénine, l’ancien maire de Seclin en appelle à la Cour européenne des droits de l’Homme.

Jean Claude Willem a toujours la colombe de la paix de Picasso au revers de la veste. Ce symbole ne le quitte jamais. « C’est la médaille que je préfère » sourit-il. L’ancien maire de Seclin et journaliste à la retraite n’a pas oublié, qu’en 2008, le préfet Canepa avait refusé de lui remettre la médaille réservée à chaque édile après trente années de mandat. Motif ? Le représentant de l’État, fidèle sarkozyste dont il a été membre du cabinet à l’Intérieur, refusait que puisse être accordée une reconnaissance de la République à un élu qui a été condamné par la justice pour avoir osé dénoncer les multiples violations aux droits de l’Homme commis par l’État israélien.

 

« Il a fait l’objet d’une véritable vengeance du pouvoir » affirme ainsi Annick Battalan, de la Ligue des droits de l’Homme du Nord. L’affaire remonte à 2002, et aujourd’hui encore, Jean- Claude Willem doit batailler sur les plans juridique et politique pour que justice lui soit faite. Une décision de la Cour européenne des droits de l’Homme (CEDH) a affirmé cet été que la condamnation dont il avait l’objet pour avoir appelé à boycotter les jus de fruits israéliens ne portait pas atteinte à la liberté d’expression. Soutenu par de nombreux mouvements, forces politiques, associations, personnalités, il veut porter l’affaire devant l’assemblée plénière de la CEDH. « L’enjeu est politique. Il s’agit de savoir si l’on peut contester la politique du pouvoir israélien. Il y a une faillite dans l’application du droit international envers Israël, qui bénéficie d’une impunité persistante. C’est pour cela que l’intervention de la société civile est nécessaire, pour assurer un relais citoyen. Ce qu’a fait Jean-Claude Willem. On lui reproche d’avoir usé de sa liberté d’expression » dénonce Jean-François Larosière, président de l’Association France Palestine solidarité (AFPS) Nord-Pas-de-Calais. 

 

En 2002, pour protester contre les massacres de Jénine, perpétrés par l’armée israélienne contre les populations civiles, Jean-Claude Willem annonce que les cantines de la ville dont il est le maire ne serviront plus de jus de fruits en provenance d’Israël. Ce produit n’est pas anodin. Les fruits en question proviennent pour la majeure partie de territoires occupés, notamment la vallée du Jourdain. En effectuant ce choix courageux, le maire de Seclin ne se doute peut-être pas qu’il va faire l’objet d’un acharnement rassemblant supporters du Premier ministre israélien de l’époque, Ariel Sharon, le maître d’oeuvre des massacres de Sabra et Chatila, et représentants du pouvoir français.


 

« Entourloupe juridique »


Le représentant de l’association cultuelle israélite de Lille, Jean-Claude Komar porte plainte pour incitation à la haine raciale. En première instance, le tribunal de Lille blanchit Jean- Claude Willem. L’affaire aurait pu en rester là. Mais, de manière aussi surprenante que scandaleuse, le ministre de la Justice, Dominique Perben fait appel, sous la pression, affirme-t-on chez les soutiens du maire de Seclin, des partisans français des faucons israéliens. En appel, « une entourloupe juridique » pour reprendre l’expression d’A. Battalan, permet de condamner Jean- Claude Willem pour entrave à la liberté du commerce pouvant inciter à la haine raciale… Un jugement tordu qui sera confirmé en cassation et sur lequel la CEDH devra donc se prononcer.

 

« Jean-Claude Willem a eu le tort d’avoir raison avant les autres » estime Jean-Claude Lefort, député honoraire et président national de l’AFPS. « Il existe un accord entre l’Union européenne et Israël qui prévoit que cet accord doit être suspendu en cas de violation des droits de l’Homme. Or, à Jénine, il y a eu une violation flagrante des droits de l’Homme. Soutenir Jean- Claude Willem, c’est défendre la paix. Car si l’on ne met pas un terme à l’impunité dont bénéficie Israël, il n’y aura pas de paix dans cette partie du monde » continue le militant. Un comité de soutien à Jean-Claude Willem va prochainement se mettre en place, tandis que les associations appellent à une souscription pour financer les frais de justice, ceux-ci risquant en effet d’être particulièrement importants.

 


 

 Bruno CADEZ
Partager cet article
Repost0
17 décembre 2009 4 17 /12 /décembre /2009 18:23

 

Depuis le 15 décembre 2009, l’Assemblée nationale a commencé à examiner le projet de loi de transformation de La Poste en SA et de mise en concurrence de la totalité de la distribution du courrier.

Les interventions de certains députés, notamment communistes, serviront, à nouveau, à éclairer les enjeux et dangers. Mais d’ici Noël, le projet de loi sera voté quels que soient les barouds d’honneur que joueront à l’intérieur et à l’extérieur de l’hémicycle certains politiciens.

 

Pour autant, la bataille pour le service public de La Poste sera très loin d’être terminée et perdue.

 

Il sera encore temps tout d’abord de faire échec à ce projet de loi.

Le calendrier soigneusement calculé par le pouvoir pourrait se retourner contre lui.

Pour éviter que cette bataille ne coïncide avec les grandes mobilisations du début 2009, il a été obligé de reporter de 6 mois le dépôt du projet de loi. Ensuite, pour être encore plus tranquille et laisser s’alanguir le mouvement, il a renvoyé à la période des fêtes le vote définitif.

Mais du coup, après les recours et le temps de publier les décrets d’application, la date officielle de changement de statut va être reportée au 1er mars 2010.

Un répit qui rend à nouveau crédible un développement et une convergence des luttes pour gagner le retrait de la loi.

 

On se souvient que le CPE avait déjà été adopté par le Parlement quand les luttes ont gagné son abandon en 2006.

 

Contre l’hôpital public, le gouvernement a joué pareil que contre La Poste. Pour esquiver la montée d’un mouvement large et convergent, il a fait passer la loi Bachelot en même temps que les élections européennes qui ont fait diversion (bien malgré nous !). Mais devant les premières conséquences de la loi Bachelot, l’action du printemps sert d’appui à la reprise et au développement, ces dernières semaines, de luttes très larges, dans des dizaines d’hôpitaux, notamment contre les suppressions d’emploi, avec la loi Bachelot en ligne de mire.

 

On peut faire le parallèle avec La Poste. Là aussi, des luttes locales se multiplient en parallèle des mobilisations pour le retrait de la loi Lagarde. Elles sont souvent longues et déterminées (voir une liste non exhaustive pour les quelques dernières semaines en partant des débrayages des facteurs de paris 15). Elles visent toutes consciemment le processus de privatisation. Les directions hésitent entre répression et apaisement mais doivent partout concéder des avancées.

poste-carte.jpg

Au bout de 6 mois d’action contre la loi Lagarde, nous affirmons que les conditions d’un rapport de force pour gagner l’inversion du processus de privatisation de La Poste sont plus grandes encore aujourd’hui, dans l’entreprise d’abord, parmi les usagers et les populations ensuite qui sont de plus en plus conscients de leur intérêt à les soutenir.

Le retrait de la Loi Lagarde, dans tous ses aspects, continue de constituer la revendication politique susceptible d’unir le mouvement, dans un contexte de développement des luttes dans tous les services publics.

Mais l’heure est aussi à analyser en quoi certaines initiatives nationales (la « votation »), en dehors de l’entreprise, ont pu être contre-productifs, amener à des opérations de récupération politicienne qui ont détourné le mouvement de ses objectifs et de ses moyens primordiaux.

Ce n’est pas d’une alternance aux élections de 2012, avec ceux qui refusent toujours de se démarquer de la « concurrence libre et non faussée » des directives européennes que l’on doit attendre une rupture et la mise en échec des privatisations ! 

 

Rien n’est jamais acquis pour les travailleurs, mais pas davantage pour le patronat et ses serviteurs ! Ensemble, nous pouvons le montrer en 2010 !

Partager cet article
Repost0
16 décembre 2009 3 16 /12 /décembre /2009 22:16
Partager cet article
Repost0
13 décembre 2009 7 13 /12 /décembre /2009 14:00

Devant la montée des périls en Europe occidentale nous prenons espoir avec la montée des forces de transformation sociale en Amérique latine. Les résultats électoraux au Salvador qui ont donné la victoire au Frente Farabundo Marti aux élections du début de l’année, le succès de Josè Mujica, candidat du Frente amplio, largement élu président de l’Uruguay ; et, pour couronner le tout,  la  toute récente ré-élection triomphale d’Evo Morales à la présidence de la Bolivie, sont pour nous un encouragement.

Mais pas pour l’aveuglement, car le « ventre est encore fécond d’où a surgi la bête immonde» : les forces hostiles à la démocratie, carrément contre-révolutionnaires, à l‘initiative en Colombie et, désormais, au Honduras, pour ne rien dire des périls encourus par le Chili où brûle encore le souvenir de Pinochet et de son mentor américain, Henry Kissinger, qui déclarait, en tout respect de la démocratie, après l’élection de Salvador Allende en 1973 : « Je ne vois pas pourquoi il faudrait s'arrêter et regarder un pays devenir communiste à cause de l'irresponsabilité de son peuple». La proximité des Etats-Unis, foyer de menaces en cette région tenue pour  l’arrière-cour des USA, ne se laisse pas oublier.

Au Honduras, Zelaya avait décidé de stopper les privatisations qu’il avait d’abord acceptées. Il avait voulu imposer des impôts aux entreprises et décidé d’augmenter les salaires. Pour éviter d’être paralysé par la Cour de justice, il voulait changer la Constitution de 1982 qui donne la primauté  à l’entreprise, diminue les dépenses de l’Etat, et établit que les forces armées sont le garant de la Constitution. C’est là que les putschistes interviennent.  

Depuis le coup d’Etat du 28 juin dernier, la situation du Honduras est devenue de plus en plus inquiétante : déploiement de police et de militaires dans les rues de Tegucigalpa, arrestations d’opposants au coup d’Etat, dont plusieurs dirigeants, nombreux assassinats avant les élections-bidon du 29 novembre.

La violence et la répression anti-démocratiques dans ce pays semblent  prises à la légère par les grands medias et forces politiques dominantes d’Europe ; certains pays, dont les USA, ont maintenant déclaré qu’ils reconnaissent le nouveau pouvoir qui s’est mis en place. Ici les informations attirent peu l’attention : Tegucigalpa, c’est loin et le Honduras, c’est petit. Mais là-bas, il y a de quoi être inquiets. La situation politique du pays est, depuis la fondation des Etats d’Amérique centrale dans les années 1838-39, dominée par un jeu bipartiste sans alternative politique et économique : «  Les partis politiques nous servent à régler en public nos divergences et à les négocier loyalement à l’intérieur de nos alliances d’entreprises et de nos accords économiques », disait en 2007 un homme politique  du pays. N’est-ce pas suffisant pour s‘attaquer à ce pays afin de créer une situation d’instabilité en Amérique latine, et aller plus loin en ce sens, dans des pays où les peuples tentent de construire des sociétés libres et  démocratiques ?

Partager cet article
Repost0