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Vous pouvez rencontrer les communistes du 5e arrondissement tous les week-end sur vos marchés. Ils y vendent l'Humanité Dimanche, y distribuent le 5e.communiste (leur journal) et  bavardent volontiers avec les passants.

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5 février 2010 5 05 /02 /février /2010 13:37

Pierre Laurent

tête de liste du Front de gauche
en Île de France

rencontre les acteurs de l’université

Jeudi 11 février

 

 

 

8h - 9h sur le parvis de la Sorbonne,


  À partir de midi devant Censier (Université
Paris 3)


12h30-14h

Rencontre-débat

dans un café en face de Censier

 

 

 

Quelle politique de l’enseignement supérieur et de la recherche dans les régions ?

Une politique nationale de l’enseignement supérieur et de la recherche, animée par une logique de service public est nécessaire. La politique régionale ne peut pas se faire au détriment de la cohérence nationale du service public, mais les régions peuvent agir contre les réformes réactionnaires de la droite et du patronat.

Un service public pour tout le territoire. Les élus du PCF et du Front de gauche se battront contre toute tentative de mettre en concurrence les territoires et de spécialiser les formations en fonction du bassin d'emploi.

Contrôle public des financements. Avec la création des fondations, la droite délègue le financement de l'enseignement supérieur et de la recherche aux entreprises privées. Ces nouveaux financeurs ne doivent pas devenir les décideurs. La région peut contrôler les fondations pour que l'argent de l'université soit utilisé dans l'intérêt de tous, et pas au profit de quelques uns.

Démocratie. La LRU a développé l'autoritarisme à tous les niveaux. La région peut réintroduire la démocratie dans la vie universitaire en redonnant le pouvoir aux acteurs de l'université et en créant un véritable débat démocratique sur la politique d'enseignement supérieur et de recherche.

Pour y arriver, nous exigeons la mise en place des Conseils Régionaux de l'Enseignement Supérieur et de la Recherche créés par la loi Faure et jamais activés. Ces instances démocratiques et indépendantes de l'État permettront aux régions de rendre le pouvoir aux acteurs de l'université. Nous nous engageons à organiser des assises de l'université et de la recherche en Île de France pour construire ensemble un contre-projet à la LRU.

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2 février 2010 2 02 /02 /février /2010 12:00

« le monde développé est responsable de ce qui s’est passé en Haïti »

Lula, président du Brésil

Pourquoi est-ce toujours dans ces régions où la vie est le plus difficile, que ces événements se produisent et pourquoi y sont-ils tellement meurtriers ? Des milliers de morts, de disparus, des centaines de milliers  de sans-domicile, après le tremblement de terre du 12 janvier dernier en Haïti, et on découvre aussi combien il était dur et aléatoire d’y vivre avant le séisme. Pourquoi tremblements de terre et tsunami sont-ils si destructeurs et meurtriers en Haïti, comme dans l’Océan indien (2004) ou aux Iles Samoa (2009) ?

Certes, la Terre est un lieu fragile, mais les hommes y ont des responsabilités et pas seulement sur le CO2. Pourquoi, en Haïti,  les habitations, les écoles, les hôpitaux, les bâtiments administratifs se sont-ils écroulés si aisément sur leurs occupants? Qui les a construits, avec quels matériaux, selon quels critères anti-sismiques, à quel prix, avec quels profits,  pour qui ? Pourquoi tant de blessés agonisant  sous les décombres pendant 2 semaines ?   Quelles secours existait-il ? Cela ne concerne pas que le tremblement de terre, c’est de l’équipement qu’il est question pour toute la vie sociale  du pays.

Haïti est depuis des siècles dépendant des colonisateurs qui l’ont exploité pour leur seul profit; parmi eux, des entreprises françaises, qui s’enrichirent de la culture du tabac, du sucre et du café dès le XVIIe siècle et profitèrent de l’esclavage, qui provoqua  le puissant soulèvement  conduit par Toussaint Louverture à la fin du XVIIIe siècle, ce qui fait de Haïti le premier Etat à s’affranchir de l’esclavagisme.

Ensuite, pour reprendre les propos de Marie-George Buffet au meeting de Toulouse (28 janvier), « ce que vit Haïti est  un condensé de l’histoire du capitalisme mondial. Les ‘grands’, ces hommes si responsables du FMI, de la Banque mondiale, tous, un jour, se sont penchés au chevet d'Haïti. Ils lui ont appliqué consciencieusement le bon vieux remède de cheval du capitalisme libéral. Les services publics ont été privatisés, l'agriculture, la forêt ont été traitées comme des marchandises. En trente ans, le bilan  est sans appel : c’est l’échec, et cet échec se compte en vies humaines. J’accuse le FMI, la Banque mondiale, l’OMC, de crimes économiques. Oui, j’accuse les politiques libérales de crimes contre Haïti ».

Sous couvert d’aide humanitaire, les Etats-Unis ont investi l’île pour des raisons économiques mais aussi de protection contre  l’immigration. Nous ne pouvons laisser les Haïtiens seuls devant le néo-colonialisme qui va aggraver  la situation du pays et peser sur cette région en quête de ruptures démocratiques dans  sa vie économique et politique. 
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1 février 2010 1 01 /02 /février /2010 16:38
 

 

Le 2 décembre 2009, Barak Obama, juste honoré du prix Nobel de la paix, annonçait l’intensification de la guerre américaine en Afghanistan et l’envoi de 30.000 soldats supplémentaires. Dans le même temps, il demandait un effort subséquent à ses vassaux. Les gouvernements de plusieurs pays, qu’ils soient sociaux-démocrates ou de droite, dont ceux de Grande Bretagne et d’Italie, s’exécutèrent aussitôt.


Tout en assurant Obama de son allégeance, Sarkozy est apparu gêné. Devant l’opposition croissante de l’opinion publique, il venait de s’engager à ne pas renforcer les troupes françaises.


Au bout de quelques semaines toutefois, la presse a commencé à évoquer l’envoi de « conseillers techniques » supplémentaires. Lors de ses vœux télévisés du 31 décembre, Sarkozy a imité le président américain en vantant les « valeurs » que défendraient nos soldats en Afghanistan.


Maintenant, ça y est. Le 28 janvier prochain, à l’occasion d’une conférence internationale à Londres, il doit annoncer l’envoi des renforts exigés par les Etats-Unis, peut-être jusqu’à 1500 hommes. Le retour imposé, contre la volonté populaire, dans le commandement militaire intégré de l’OTAN prend tout son sens.

 

A cela, nous devons dire NON encore plus fortement et sans nuance ! hors-d-Afgha.jpg

Non à la guerre en Afghanistan ! Non à la participation française ! Retrait immédiat des troupes françaises !

 

La guerre et l’occupation de l’Afghanistan depuis 8 ans n’ont amenés que désolation, chaos économique, social et politique. Des dizaines de milliers d’habitants sont morts, de « bavures » en opérations spéciales. L’occupation nourrit quotidiennement la colère et l’exaspération populaires. Le gouvernement fantoche, fraudeur, de Karzaï perd le peu de crédibilité qu’il a jamais eu. Les « seigneurs de la guerre » appointés par l’occupant tendent la main aux talibans, politiquement renforcés.

 

Côté français, la guerre US coûte, selon les chiffres du budget pour 2010, 396,7 millions d’euros par an au rythme actuel. Cela représente déjà juste l’équivalent des 16.000 postes d’enseignants qui doivent être supprimés en 2010.

Elle a aussi coûté, de façon irréparable, la mort de 39 hommes.

 

Morts pour quoi ? Pour quoi d’autre que pour l’affirmation de la puissance de l’impérialisme américano-européen, USA-UE, dans cette région du monde si riche en pétrole, si proche de la Chine ?

 

L’arrêt de toutes les opérations militaires, la cessation de toute occupation étrangère, est la condition préalable à tout relèvement de l’Afghanistan. C’est une condition de la paix internationale alors que les menaces américaines sur l’Iran et le Yémen se précisent.

 

La mobilisation contre la guerre, pour le retrait unilatéral des corps expéditionnaires nationaux, se développe en Allemagne, en Grande Bretagne, en Espagne, au Portugal, en Hongrie… aux Etats-Unis mêmes. Les partis communistes, fidèles à leur engagement originel, prennent toute leur part à ce mouvement.

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31 janvier 2010 7 31 /01 /janvier /2010 12:00

Le mouvement de grève des sans-papiers lancé le 12 octobre 2009 dans le but d’obtenir une circulaire de régularisation est maintenant suivi par près de 7000 travailleurs dans toute l’Île-de-France, et toujours aucune réaction de la part du gouvernement. Les sans-papiers, parfaitement intégrés à l’économie nationale, vivant souvent en France depuis dix ans ou plus et payant parfois des impôts, demeurent toujours sans droits. Dans le VIe arrondissement de Paris, rue du regard, est situé l’un des piquets de grève les plus importants de la région. Depuis le 7 décembre 2009, 250 travailleurs du BTP occupent un sous-sol, y dorment et y mangent pour faire entendre leurs revendications. Le propriétaire du local les a assignés en référé devant le Tribunal de Grande Instance de Paris la semaine dernière et demande leur expulsion par la force publique, la décision sera rendue le 2 février. Ces travailleurs ont besoin de votre soutien moral et matériel. Nous vous invitons à les soutenir sur leur piquet de grève comme au tribunal et à participer financièrement à leurs caisses de grève.

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30 janvier 2010 6 30 /01 /janvier /2010 12:45
Refusons la contre-réforme Châtel du lycée !
Pour un service public de l’enseignement secondaire ambitieux et de qualité !


Les décrets Châtel, dévoilés le 9 décembre dernier, s’inscrivent dans cette logique Depuis des années, les gouvernements successifs s’efforcent d’affaiblir la cohérence et l’unité de l’Education Nationale.

Il ne s’agit ni plus  ni moins que :

De réduire le nombre d’heures de cours pour gérer la pénurie d’enseignants.
De casser le cadre égalitaire de l’Éducation Nationale en développant l’autonomie des établissements.

De préparer la concurrence des futurs travailleurs entre eux par l’individualisation des parcours scolaires.

Baisse du nombre d’enseignants, heures supplémentaires non extensibles à l’infini … vers des classes surchargées

Avec le non-renouvellement d’un fonctionnaire sur deux partant à la retraite, ce sont 16 300 postes qui sont menacés cette année. Depuis 2007, 43 000 postes ont déjà été supprimés dans le secondaire. Le budget de l’Éducation Nationale, hors pensions, a ainsi baissé de près de 10 % (de 60 milliards à un peu plus de 53 milliards d’euros) entre 2006 et 2009.

Dans beaucoup d’établissements, une augmentation des heures supplémentaires n’est déjà plus possible pour compenser la diminution du nombre de postes.

Les effectifs des classes atteignent ainsi souvent un niveau critique, frôlant les 40 élèves. Les remplacements de courte durée ne sont plus assurés. Pire encore, la remontée démographique (environ 45 000 élèves supplémentaires dans le secondaire dès l'an prochain) n'est absolument pas préparée par le ministère !

L’autonomie des établissements, c’est la casse du cadre égalitaire de l'Éducation Nationale 

Avec la « réforme » Châtel, plusieurs pas sont faits vers l’autonomie des établissements.

Les proviseurs deviendraient en effet tout puissants, en obtenant le droit de désigner les membres du « conseil pédagogique ». Or cette nouvelle instance disposerait des prérogatives considérables.

C’est en d’autres termes la fin de l'égalité de traitement entre établissements, complément logique de la suppression de la carte scolaire, et cela laisse craindre la liquidation du cadre national des programmes et des diplômes.

Ces évolutions sont accélérées par le transfert accru de compétences aux régions en matière d’éducation.

La gestion des lycées est déjà une de leurs prérogatives : elles se chargent de la construction, de l’entretien des bâtiments et du fonctionnement matériel. De nouvelles tentatives de régionalisation de pans entiers de l’enseignement secondaire sont cependant à craindre, après celle des agents techniques (TOS) en 2004.

Comment alors ne pas s’inquiéter des déclarations du président PS sortant du Conseil Régional Jean-Paul HUCHON, qui voulait dernièrement « que l’on nous (aux régions) confie les professeurs dès lors qu’il existe toujours des programmes élaborés au plan national par une cellule de prospective intelligente de l’Education » ?

Le prétendu « rééquilibrage des filières » est une hypocrisie

Le nouveau « tronc commun » en première, prévu soi-disant pour aider les passerelles, ne concerne que certaines disciplines :   français, histoire-géographie, langues vivantes, EPS. Les horaires de ces disciplines sont actuellement légèrement différents en fonction des séries mais leur programme est très proche. Cette annonce ne change donc dans le fond rien à la situation actuelle ...

Les mathématiques sont réservées aux élèves des futures séries S et ES. Dans ces conditions, on voit mal comment un élève de première L pourrait s'orienter en Terminale S ou ES ! En revanche, un élève en difficulté en série S pourrait peut-être plus facilement s'orienter après une « mauvaise » première S en série ES ou L. Contrairement à une volonté affichée de « rééquilibrer les filières », la réforme pourrait encore renforcer la série S, la seule qui puisse donner réellement le choix de son bac et de ses études !

Le suivi individuel des élèves et de leur orientation est un leurre.

Les heures de modules et de soutien, prévues dans les horaires actuels sont supprimées ou laissées à l'appréciation du conseil pédagogique. Les postes de conseiller d'orientation et psychologique sont menacés.

Avec le projet de « nouvelle seconde », les horaires des élèves sont réduits. Les nouvelles disciplines que les élèves découvrent en seconde subissent cette diminution. Contrairement à l’ambition affichée de promouvoir l’apprentissage en petits groupes, les heures en demi-groupe (TP en physique chimie, SVT) tout comme les modules en histoire-géographie, français et mathématiques sont menacés. Le soutien individualisé censé satisfaire les associations de parents d’élèves et les syndicats lycéens n’est qu’une mesure en trompe l’œil.

Les élèves auront une formation intellectuelle beaucoup plus pauvre tout en ayant un accès à l'information sur leur orientation bien plus difficile.

La dégradation de l’enseignement dans l’Éducation Nationale ouvre la voie à une véritable privatisation de l’éducation avec le recours accru aux « cours particuliers » (Acadomia et consorts) et à l’enseignement privé : le nombre de postes au CAFEP – équivalent du CAPES – a doublé en 2010. Non seulement l'enseignement privé ne subit pas aussi massivement les suppressions de postes, mais son recrutement est préservé !


ENSEMBLE, réclamons le retrait de la réforme Châtel qui contribue à détruire l’école républicaine !

Comme à l’hôpital et à l’université, refusons l’autonomie et la régionalisation des établissements scolaires promus par la droite et le PS !

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29 janvier 2010 5 29 /01 /janvier /2010 16:36

Le gouvernement et  le Medef entendent faire de l’année 2010 un rendez-vous majeur de  casse de nos retraites : report de l’âge de la retraite, introduction de la capitalisation, régression des pensions servies. Toutes les forces progressistes se doivent de mobiliser pour défendre l’âge de la retraite à 60 ans et promouvoir le financement de la retraite par répartition. Les dernières déclarations de Martine Aubry ne faciliteront pas cette mobilisation. Et pourtant il faudra lutter !

 

La retraite est bien un enjeu de société.

Des réformes de progrès devraient répondre aux  nouveaux besoins pour sortir de la crise systémique.

Une priorité : financer les départs anticipés en raison de la pénibilité et des longues carrières, augmenter les basses retraites, corriger les insupportables inégalités qui touchent les femmes, les ouvriers, et les plus modestes, garantir l’âge légal de la retraite à 60 ans.

De nouveaux financements sont indispensables .La capitalisation et les fonds de pensions qui jouent la retraite en bourse ne sont pas soutenables. Le  principe de la retraite par répartition en liant immédiatement les cotisations et  le soutien de  la  consommation et de la croissance réelle ne subit ni n’alimente la spéculation. Le financement des retraites   pourrait être garanti par la lutte contre le chômage, le relèvement des salaires et un nouveau type de croissance.

 

Propositions  de luttes pour l’avenir des retraites

Une réforme de l’assiette des cotisations patronales dégagerait des rentrées nouvelles en développant l’emploi et les salaires. Les cotisations sociales, liées à l’entreprise, lieu où se créent les richesses, doivent être défendues. Il faut  rompre avec la baisse  de la  part des salaires dans la valeur ajoutée  et moduler les taux de cotisations patronales en fonction  de son relèvement

Une cotisation nouvelle sur les revenus financiers des entreprises et des institutions non financières dégagerait des moyens immédiats face à l’urgence, en pénalisant  les capitaux qui fuient dans la croissance financière. Les produits financiers bruts des entreprises non financières (ENF) s'élèvent à 254,6 Mds d'euros en 2008. Si on appliquait le  taux de cotisation patronale, cela ferait rentrer 22 milliards d’euros dans les caisses de retraite.

L’emploi est au coeur du financement des retraites. Cela exige un relèvement du taux d’activité des femmes, un nouveau type de politique familiale, de formation et de promotion salariale. L’insertion  des jeunes dans des emplois qualifiés et rémunérés convenablement, comme la lutte véritable contre l’éviction des seniors  doivent être réellement organisées

Suppression des exonérations de cotisations patronales qui ne créent pas d’emploi et tirent les salaires vers le bas. Au lieu du gâchis des fonds publics  tendant à compenser cette perte de ressources pour la sécu (30 milliards d’euros en 2009) nous proposons  la création de Fonds publics nationaux et régionaux facilitant l’attribution de nouveaux crédits des Banques notamment pour les PME, à des taux d’intérêt d’ autant plus abaissés que les entreprises centreraient leurs investissements sur l’emploi et la formation.

Une refonte des retraites, garantissant les principes de solidarité et de répartition. Cet enjeu de civilisation impliquerait des constructions nouvelles comme les forces de progrès avaient pu construire la Sécurité sociale en 1945. Un plan de  sécurisation de l’emploi, la formation et le revenu, engrangerait des cotisations pour les retraites et  exigerait  de nouveaux droits et pouvoirs, pour les salariés, les retraités et tous les citoyens.

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21 janvier 2010 4 21 /01 /janvier /2010 08:30
Le premier projet présenté par Xavier Darcos en 2008 avait suscité une large opposition. Son rapide retrait s’explique par la peur d’un large mouvement lycéen qui aurait pu compromettre les attaques menées simultanément par le pouvoir contre l’hôpital public.
Aujourd’hui, le gouvernement revient à la charge avec une nouvelle réforme présentée le 9 décembre 2010 par le nouveau ministre Luc Chatel. Le contenu et l’objectif de cette réforme est très semblable au premier projet :
Utiliser tous les moyens possibles pour gérer la pénurie d’enseignants. Celle-ci est nourrie par une politique massive de suppressions de postes depuis 2003 (déjà 60 000) qui conduit à des tensions de plus en plus visibles dans les établissements.
Casser le cadre égalitaire de l’Éducation nationale en développant l’autonomie des lycées. Il s’agit de donner un pouvoir accru au chef d’établissement et accroît les inégalité entre les territoires selon un modèle concurrentiel déjà appliqué à l’hôpital (loi Bachelot) et à l’université (loi LRU).

Préparer la concurrence des futurs travailleurs entre eux par l’individualisation des parcours scolaires dans un système éducatif qui n’est plus conçu que comme un prestataire de service (introduction du « livret de compétence »).

Le ministre veut pouvoir compter sur le soutien d’une partie des parents d’élèves et des lycéens en agitant le leurre du « suivi personnalisé », revendication historique portée par plusieurs de leurs syndicats, sans apporter aucun moyen pour l’appliquer.

Ne lui laissons pas cette occasion de diviser le mouvement ! Tous unis les 21 et 30 janvier 

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19 janvier 2010 2 19 /01 /janvier /2010 08:00

Fonctionnaires et usagers des services publics,

NOUS SOMMES TOUS CONCERNÉS !

Toute la fonction publique est concernée : employés d’État, fonction territoriale et fonction hospitalière. L’ensemble des syndicats (CGT, FSU et Solidaires) appellent les fonctionnaires à une journée de grève et de manifestation, le 21janvier. Les raisons de la colère sont nombreuses mais trois d’entre elles rassemblent tous les fonctionnaires :

  • La suppression massive des emplois qui met en danger la survie des services publics essentiels pour la population (santé, éducation, équipement, culture …). Plus de 100 000 postes ont été supprimés dans la fonction publique d’État depuis 2007 ; 34 000 sont programmés en 2010au nom de l’application du principe de non remplacement d’un fonctionnaire sur deux partant à la retraite.
  • La pression sur les salaires dont l’augmentation ne suit plus l’inflation (valeur du point d’indice en chute de 8 % environ par rapport à l’indice des prix).
  • Une restructuration, autoritaire et destructrice pour les individus et les familles, des services liée à l’application de la RGPP (Révision Générale des Politiques Publiques) qui s’apparente à un véritable démantèlement.

Dans l’éducation nationale, il s’agit aussi de dénoncer les coups portés à la formation des maîtres, à la recherche et à l’enseignement supérieur. La journée du 21 janvier se prolongera par une manifestation nationale le 30.

À l’hôpital, c’est le refus de la loi Bachelot et la lutte pour résorber les emplois précaires qui s’exprimeront dans la rue.

Pour la fonction territoriale, l’heure est au combat contre l’assèchement des finances des collectivités locales et la suppression de la taxe professionnelle qui conduisent à une limitation des activités des services publics.

ENSEMBLE, nous pouvons engager un mouvement de lutte victorieux, unis contre la politique de liquidation capitaliste de liquidation des services publics du gouvernement !

Rassemblons-nous le jeudi 21 janvier à 14h30, place de la République.

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16 janvier 2010 6 16 /01 /janvier /2010 19:14


L’ombre du pétainisme plane sur le débat…

 

Dans chaque département, le préfet est tenu d’organiser un débat sur l’identité nationale. Mardi matin, notre arrondissement a eu l’honneur douteux d’accueillir le débat parisien. En sortant le débat des préfectures et en choisissant le lycée Louis le grand, la volonté était claire de le rattacher à ses célèbres élèves, figures de proue d’une certaine idée de la France. Joël Vallat, son proviseur, a notamment évoqué Diderot, Voltaire, Hugo ou Aimé Césaire. Pourtant, au regard des dérapages qui ont, malgré les précautions, émaillé le débat, c’est plutôt le nom d’un autre élève du même lycée qui vient à l’esprit : celui de l’écrivain collaborationniste Robert Brasillach.

 

En effet, en dehors des invités officiels du débat, que les élus de gauche ont boycotté, les interventions ont été monopolisés par des militants d’extrême droite : d’Isabelle Laraque – militante au MNR – qui affirme que « les personnes qui se disent musulmanes sont forcément respectueuses de cette religion, qui, elle-même, est incompatible avec la France » à Martine Lehideux – membre fondatrice du FN – qui met en avant le baptême de Clovis comme un élément fondateur de l’identité française, contre la république.

 

Succès ? Pour l’extrême droite et ses thèmes de prédilection qui retrouvent une certaine visibilité, sûrement. Pour Sarkozy et ses manœuvres de diversion, sûrement pas. En banlieue, les débats n’ont attiré presque personne (Le Parisien du 12 janvier) et l’identité nationale est très loin d’intéresser la majorité des Français (sondage CSA du 21 décembre). Le piège tendu par la droite n’a pas fonctionné : sa tentative de détourner la majorité des travailleurs de la colère contre sa politique au service de la mondialisation capitaliste est un échec !

Les communistes dénoncent une manœuvre nauséabonde du pouvoir

 

Pendant ce temps-là, une quinzaine de militants communistes côtoyaient une poignée de représentants d’autres partis de gauche et un groupe de militants associatifs qui avaient aussi décidé de dénoncer le débat devant l’entrée. Pierre Laurent, membre du PCF et tête de file de la liste Front de Gauche en Île-de-France pour les régionales avait fait le déplacement avec deux élus communistes parisiens. Avec les communistes du 5e, il s’agissait de dénoncer l’absence totale de pertinence d’un débat qui n’est là que pour faire diversion alors que mécontentement contre la politique sociale destructrice du gouvernement est général.

 

Pour ce faire, le gouvernement n’hésite pas à utiliser les moyens les plus grossiers pour activer un sentiment de rejet xénophobe contre l’ensemble de la population immigrée, systématiquement stigmatisée dans tous ces débats. Les travailleurs sans-papiers sont les premiers visés par cette campagne ignoble, c’est-à-dire ceux qui subissent la pression et l’exploitation patronales la plus dure aujourd’hui. Ils sont à la merci des employeurs. Ceux-ci obligent souvent les sans-papiers à accepter des conditions de travail ne respectant pas le droit. Leur situation est ainsi utilisée pour mettre en concurrence les travailleurs et réduire les droits de tous. C’est cette situation que tentent de masquer les débats sur l’identité nationale en cherchant à opposer les travailleurs français et les travailleurs immigrés !

 

Depuis le 12 octobre 2009, ils et elles sont 6000 en grève et revendiquent leurs droits. Ils doivent être régularisés ! Les travailleurs et les travailleuses sans papiers sont en mouvement pour obtenir une circulaire de régularisation avec des critères améliorés, simplifiés, objectifs, et qui s’appliquent sans discrimination. Le rassemblement des travailleurs sans papiers devant le Panthéon, une heure après le début du débat aux relents xénophobes à deux rues de là, a été un succès et a porté ces revendications soutenues par le Parti Communiste Français.
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9 janvier 2010 6 09 /01 /janvier /2010 11:11


Le Front de Gauche lance sa campagne des élections régionales le 10 janvier à 14h au Palais des Congrès. Soyons nombreux !
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