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Vous pouvez rencontrer les communistes du 5e arrondissement tous les week-end sur vos marchés. Ils y vendent l'Humanité Dimanche, y distribuent le 5e.communiste (leur journal) et  bavardent volontiers avec les passants.

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28 février 2010 7 28 /02 /février /2010 23:30

Article de Guy Rundle, sur place à Athènes, pour le Morning Star, quotidien du PC de Grande-Bretagne

 

Traduit par AC pour http://solidarite-internationale-pcf.over-blog.net/

 


La Grèce a été paralysée aujourd'hui (mercredi 24 février) par une grève générale, avec les syndicats principaux – GSEE, ADEDY et PAME – emmenant près de deux millions de travailleurs à 24 heures d'arrêt de travail contre le programme d'austérité du gouvernement.



Des dizaines de milliers de manifestants ont envahi la Place Syntagma, dans le centre-ville d'Athènes, et ses alentours, mené par les syndicats, des groupes d'activistes et surtout le Parti Communiste Grec (KKE), ainsi que, de manière plus marginale, la coalition de gauche SYRIZA.



Partant du nord d'Athènes, de la place Omonia, le défilé a descendu le boulevard Stadiou, mettant plus d'une heure à atteindre le centre-ville.



Plus de 40 000 manifestants ont scandé « Nous ne paierons pas pour leur crise » avec des chants révolutionnaires hurlés depuis des fourgonnettes suivant le cortège, et munies de haut-parleurs.



La grève a paralysé l'ensemble du secteur public, y compris les écoles, les aéroports, les transports et les administrations publiques.



Les hôpitaux fonctionnaient avec des effectifs très réduits, et de nombreux grands magasins et commerces étaient fermés.



Les journalistes se sont aussi mis en grève, ainsi qu'un large éventail de travailleurs indépendants tels que les chauffeurs de taxi.



Bien que la police ait tiré des gaz lacrymogènes sur un cortège anarchiste séparé près du Parlement, l'événement s'est globalement déroulé pacifiquement et dans le calme.



Toutefois, certaines sources ont indiqué que la perspective d'une action anarchiste séparée ne pouvait pas être exclue, en particulier après qu'un rassemblement anti-fasciste a été planifié place Amerikis, dans un quartier dominé par les supporteurs du parti anti-immigrés LAOS.



La grève et les protestations ont éclaté alors que des délégations de l'UE, du FMI et d'autres organisations financières sont à Athènes, à l'invitation du Premier Ministre Georgios Papandreou pour apporter des conseils sur la poursuite des efforts de mise en œuvre de mesures d'austérité dans le pays, dans une tentative de restructuration de l'économie grecque en fonction des impératifs de l'UE.



Lundi, dans la soirée, l'agence de notation financière Fitch a déclassé les quatre grandes banques Grecques, en conséquence « de l'affaiblissement de la qualité des actifs due à l'anticipation d'ajustements fiscaux en Grèce ».



Cette décision va à son tour emmener à une augmentation des taux d'intérêts sur les bonds levés par le gouvernement Grec, creusant encore plus le déficit.



« Nous ne nierons pas qu'il y ait une crise », a déclaré le député du KKE Yanis Ghiokas au Morning Star.



« Cependant ce n'est pas notre crise et ne devrions pas avoir à la payer »



« Pendant que Papandreou parle d'évasion fiscale, le taux d'imposition sur les sociétés a été baissé de 45 à 25% »



« Nous voulons qu'il soit ramené à son niveau initial pour combler le déficit, et pour réduire cette dépendance envers les impôts indirects ».



Ghiokas a également rejeté les affirmations largement diffusées selon lesquelles Papandreou jouirait du soutien de près de 70% des Grecs, dans la mise en œuvre de ces mesures.



« Les gens sont interrogés et on leur demande: 'est-ce qu'on doit faire quelque chose', et ils répondent Oui. Et on considère ça comme un soutien » riait-il jaune.

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28 février 2010 7 28 /02 /février /2010 00:05
Une mesure scélérate : la remise en cause de la demi-part supplémentaire des parents isolés ayant élevé au moins un enfant.

 

Votée en 2008, applicable à retardement à partir de 2010, elle va pénaliser lourdement les veuves, veufs, divorcés, parents isolés. 4,3 millions de personnes bénéficient actuellement d’une réduction d’impôt (plafonnée) en moyenne de 400 euros par an, correspondant à un revenu moyen de 1350 euros. C’est dans les poches des petites retraites comme des accidentés du travail que le pouvoir veut trouver de quoi combler ses cadeaux aux capitalistes ! Seuls les parents isolés pouvant prouver qu’ils ont élevé seuls pendant au moins cinq an un enfant pourront conserver la déduction fiscale. Mais comment certains des plus âgés seront-ils en état de le faire ?

Dénonçons cette mesure perverse et mettons là en échec !



Il y en a assez d’entendre parler du « tabou de la retraite à 60 ans » que les media nous invite à transgresser comme un interdit sexuel. De qui se moque t-on ?

Avec ce langage de psychanalyse de comptoir, le pouvoir sarkozyste prépare l’opinion à une nouvelle contre-réforme, précipitée d’ici juillet 2010. Allongement de la durée de cotisation (41, 42 ans…) et report de l’âge du droit au départ sont des éléments probables pour baisser la retraite des travailleurs. Mais de nombreuses autres mesures sont à redouter (ex: remise en cause du décompte des années d’apprentissage, de chômage, dégradation des reversions etc.)

Les déclarations de Martine Aubry le 17 janvier à la radio, suivies de celles de François Hollande, ont semé le trouble. En envisageant ouvertement le report de l’âge du droit de départ à la retraite à 61 voire 62 ans, elle a ainsi lâché que le PS rentrait dans la logique du gouvernement.

Il n’est que plus important de mener la contre-offensive dès maintenant face aux idées mensongères (ex: la fatalité démographique) et pour, comme en 2003, mais mieux qu’en 2003, créer les conditions du rassemblement des salariés, des retraités pour faire reculer le pouvoir.

Au centre de la « question » des retraites, il n’y a qu’un élément : la volonté du patronat de remettre la main entièrement sur ce qu’il a dû céder en 1945 : le système solidaire entre salariés actifs et retraités, la part du salaire socialisée, autrement dit la cotisation sociale (les fameuses « charges »).

Il est toujours dans l’intérêt du patron, du capitaliste de payer moins de salaire, au travailleur individuel, comme aux travailleurs collectivement. Les travailleurs et leurs représentants n’ont aucune raison de l’accepter.

Au fil des exonérations de cotisations patronales, décidées par les gouvernements successifs depuis 1993, les patrons vont profiter en 2010 de 33 milliards d’euros d’exonérations de cotisations sociales patronales dont la moitié de cotisations vieillesse. Cela fait bien plus que le déficit pour 2009, pourtant année de « crise ».

La défense de la cotisation sociale, lien solidaire entre les travailleurs actifs et retraités est au cœur de la défense de notre système.

Il n’y a pas à transiger ! Si les taux sont insuffisants pour garantir le pouvoir d’achat de nos aînés, il faut les monter au lieu d’alimenter les profits et les dividendes des nantis, en commençant par remettre en cause les allègements qui n’ont alimenté que les profits mais créé aucun emploi (voir même les rapports de la Cour des comptes de feu Philippe Seguin).

La « crise » et la chute des bourse aura montré aussi à quel point la capitalisation est un leurre.  La finance ne crée pas de richesses, elle pompe les richesses créées par le travail.

Les retraités et futurs retraités américains ont vu leur épargne placée dans des fonds de pension fondre de 27% en 2008. En France, le Fonds de réserves « pour » les retraites, placé à 55% en bourse, a perdu le quart de sa valeur. Il a été institué en 2000 et a servi à prétexter des privatisations. Taxer les revenus financiers: oui! Mais on ne peut pas asseoir tout ou partie du financement des retraites sur la finance.

Droit à la retraite au plus tard à 60 ans pour tous !

Retour au calcul sur les 10 meilleures annuités de 37,5 !

Indexation des retraites sur l’évolution des salaires

Financement centré sur la cotisation sociale, entièrement rétablie !

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24 février 2010 3 24 /02 /février /2010 10:32

 

Le choix de Sarkozy de nommer le député socialiste Didier Migaud comme premier président de la Cour des comptes est un acte hautement politique. Il doit peu aux qualités personnelles supposées de l’intéressé.

 

La nomination de Philippe Seguin par Chirac avait déjà initié le nouveau rôle politique dévolu à la Cour des comptes. Qui se souvient des présidents antérieurs ?

 

Seguin, en tant que personnalité politique de premier plan, permettait de donner un large écho aux avis de la Cour des comptes. Par son image de républicain, de franc-tireur, non directement lié au pouvoir, il pouvait faire illusion et donner l’idée d’une impartialité, d’une neutralité de la Cour. Les avis de ses « experts » venaient d’autant plus opportunément appuyer la politique du pouvoir.

Le dernier rapport général, posthume, de l’ère Seguin, est un exemple du genre.

On y dénonce ici quelques petites gabegies publiques, ce dont l’opinion est si friande (les PV non payés par exemple), on y souligne, très sérieusement, un certain nombre de vrais problèmes, comme la dérive de l’utilisation des fonds du Livret A, hors du financement du logement social, depuis qu’il a été confiée aussi aux banques. Mais ce n’est pas demain que la réforme inverse aura lieu.

Tout cela donne le change. Car les avis principaux invitent, par exemple, à changer le statut de la SNCF, ou à combler les déficits publics par une baisse des dépenses sociales. Exactement les axes de la politique du gouvernement auxquels ils apportent des justifications.

 

Avec Migaud, le pouvoir sarkozyste se donne les moyens de développer la fonction directement politique de la Cour. Bien sûr, il n’a pas la notoriété de Seguin mais il est de « gauche ». Quel meilleur gage d’impartialité !

 

La grosse affaire de la fin du quinquennat, avec la nouvelle étape du démantèlement de la retraite solidaire par répartition, va être la réduction drastique des dépenses publiques au nom de la dette que le gouvernement vient de fabriquer.

Des dizaines de milliers de suppressions d’emplois, la remise en cause des missions et du statut de la fonction publique, des dépenses sociales : la superaustérité est au programme de 2010 et de 2011.  Avec une ampleur inédite dans le cadre de la « révision générale des politiques publiques », RGPP, que l’on a peine à imaginer.

 

Migaud, à la tête de l’institution qui contrôle les comptes publics, de l’Etat, des entreprises publiques et de la Sécurité sociale, est l’homme qu’il faut au pouvoir.

 

Souvenons-nous qu’on lui doit en 1999/2000, la nouvelle loi organique relative aux lois de finances, la LOLF qu’il a rédigée avec son complice UMP Alain Lambert. Seul le groupe communiste et républicain du Sénat avait alors voté contre.

En vigueur depuis 2006, la LOLF se confirme être l’instrument pour imposer une gestion de type privée aux services de l’Etat. Dans un cadre de contrainte financière, on ne cherche plus à effectuer dans les meilleures conditions les missions publiques mais à améliorer la « performance », c'est-à-dire à sabrer dans les dépenses. Emploi, statut et missions elles-mêmes deviennent les variables d’ajustement.

La LOLF est la grande sœur de la RGPP.

 

Avec Didier Migaud, Sarkozy a trouvé un expert de « gauche » pour mieux faire passer sa politique, ou plutôt leur politique commune.

Ne laissons accorder aucun crédit préalable à la Cour des comptes et à ses avis, pas plus sous Migaud que sous Seguin !

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21 février 2010 7 21 /02 /février /2010 12:26

 

Une machine contre le service public et les collectivités territoriales et pour servir les capitaux multinationaux.

 


Ce plan est un élément de plus dans l’avalanche de réformes qui visent à remodeler notre société dans l’intérêt du capital : école, santé, La Poste, transports, énergie…

Le « Grand Paris » veut faire de la métropole parisienne une place financière internationale pour le capitalisme mondialisé : un projet de société au bénéfice  de la rentabilité financière,  c’est-à-dire la mise en concurrence des travailleurs et des territoires entre eux au détriment des populations. Sarkozy entend passer en force en détruisant les capacités d’intervention des collectivités territoriales. Il faudrait payer pour se faire entendre un droit de 200 millions d’euros pour que les collectivités locales puissent entrer au Conseil de surveillance de la société « Grand Paris » : cela représente les budgets de 5 villes de 30 000 habitants.

Intimement lié à  la réforme territoriale et fiscale, le « Grand Paris » constitue le champ d’expérimentation métropolitain  de la mise  en concurrence des territoires entre eux. Le citoyen éloigné du pouvoir local paiera encore plus de taxes alors que les entreprises qui bénéficient pourtant des équipements publics (routes, zones industrielles, etc.…) n’en paieront plus. La décision sera recentralisée autour d’un Etat autoritaire et technocratique au détriment des acquis démocratiques que notre peuple a obtenus par ses luttes en 200 ans.

Réduction sans précédent du nombre d’élus, remise en cause des départements, réduction des  compétences et de l’autonomie financière des collectivités locales, c’est le contournement du droit de l’urbanisme au niveau des communes, la promotion de quelques territoires autour de pôles de développement, la relégation de tous les autres. C’est la mainmise   des capitaux dominants sur Paris et sa banlieue. Des réseaux ferrés livrés clés en mains à Véolia, du foncier cédé aux géants du bâtiment et des travaux publics comme Bouygues, Nexity, Vinci qui à eux seuls représentent plusieurs dizaines de milliards d’euros en chiffre d’affaires au détriment  des populations, des logements sociaux, des écoles pour tous et des transports collectifs

Les questions financières relatives au transport seraient dorénavant réglées par la société « Grand Paris » et non plus par une instance publique représentative. Les projets en cours des collectivités  sont sacrifiés au nom de l’attractivité financière en délaissant des quartiers entiers, tandis que  patronat licencie, casse l’emploi et organise la concurrence entre les travailleurs. Le « Grand Paris » s’inscrit dans la logique capitaliste  de l’argent  pour l’argent pourtant responsable de l’aiguisement   de la  phase actuelle de la crise du capitalisme. L’action solidaire des départements est  mise en difficulté par l’asphyxie financière des collectivités locales alors que  l’Etat doit 400 millions d’euros de dettes cumulées depuis plus de 4 ans par non-compensation des transferts de charges aux citoyens de la région parisienne.

 

Sa réforme vise à écarter voire supprimer les collectivités locales. Nous lui opposons le développement dynamique de la région Île-de-France, sur les plans social, économique, environnemental et démocratique. Cela appelle des constructions nouvelles et des droits nouveaux pour les habitants, les jeunes et les salariés, une véritable relance du logement social de qualité et favorisant  la mixité, un aménagement du territoire qui donne un rôle moteur à l’Île-de-France pour contribuer à un plan national de  sécurisation de l’emploi et de la formation. Un développement  des transports publics et de la  gratuité. Le service public, considérablement étendu doit jouer un rôle majeur. Les populations et leurs élus locaux ont besoin de soutien aux multiples projets qu’ils élaborent avec leurs collectivités locales, une réelle participation créatrice de tous les acteurs, qui viserait à  un projet de développement de la région, alternatif et rassembleur au  service  des populations, pour une société plus efficace économiquement et socialement, plus juste et plus humaine.

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20 février 2010 6 20 /02 /février /2010 17:30


« Postes d'opérateurs à Székesfehérvár en Hongrie en CDI payés 450 euros par mois, sur douze mois, avec la condition de pratiquer la langue hongroise. »

Voilà l’alléchante proposition envoyée par Philips en accompagnement de la lettre recommandée les invitant à ne pas venir à leur usine de Dreux, lundi matin, et leur signifiant leur licenciement. 

 

Laurence Parisot, patronne du MEDEF, témoigne sur France 2 : « Bien sûr que ça ressemble à une provocation, mais c’est surtout, me semble-t-il, la conséquence de l’absurdité de notre droit du travail qui oblige l’employeur à formuler ce type de proposition. »

Chacun voit l’absurdité où il veut.

On a envie de dire avec Manu Chao :

« Si le patronat est sauvage, pas de raison que les ouvriers soient des anges »

26 août 2009 Humanité Dimanche

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19 février 2010 5 19 /02 /février /2010 12:25

 

Plus de 80 personnes, usagers des centres de santé de la Mutualité et habitants du 5e, se sont rassemblées lundi soir dernier rue Tournefort. Cette mobilisation montre encore une fois la force de l’attachement populaire aux centres de santé de proximité et à la Maison de la Mutualité, lieu de rassemblement historique du mouvement ouvrier.

L’organisation planifiée de la diminution de l’offre de soins de qualité en secteur 1 (sans dépassements d’honoraire) avec tiers-payant dans les centres de santé mais aussi dans le secteur hospitalier (plan du 20 novembre dernier prévoyant 1150 suppressions de poste à l’AP-HP cette année et près de 4000 d’ici 2012) a été au centre des débats. En cause, une logique de dégradation systématique du secteur public hospitalier et de la Sécurité sociale au profit des cliniques privées et des assureurs. Le gouvernement actuel, à travers la loi Bachelot, est le premier responsable de cette dérive conduisant tout droit à un système de médecine à deux vitesses. Les grandes mutuelles, chez qui les « valeurs mutualistes » ne sont plus que de vagues souvenirs ou un argument publicitaire, ont emboité le pas à la ministre de la santé en poussant l’application d’une réforme qui leur fera gagner de nouvelles « parts du marché » de la santé.

Dans le 5e, la logique du profit maximum est à l’œuvre : GL Events, une multinationale spécialisée dans l’événementiel de luxe, à des années lumières du secteur de la santé, a signé un bail de 35 ans, le 6 octobre dernier, pour gérer et « rentabiliser » les bâtiments de la F.M.P. Conséquence immédiate : la Maison de la Mutualité doit devenir un centre de congrès de luxe, occupant toute la place, pour que son taux de rentabilité corresponde à sa situation privilégiée au centre de la capitale. Les activités du centre de santé en seront réduites d’autant avec la suppression d’une dizaine de spécialités et de 73 postes.

Face à ces mauvaises nouvelles, les participants à la réunion publique ont montré leur volonté de combattre par tous les moyens et jusqu’au bout cette liquidation annoncée des activités de santé et de la vocation originelle de la Maison de la Mutualité. La mobilisation des salariés, des usagers, des habitants et des mutualistes ne peut être ignorée ni par les mutuelles, ni par GL Events, ni par le ministère de la santé, ni par la Mairie de Paris. Cette dernière a la possibilité de mettre tout son poids politique dans la bataille en empêchant, dans un premier temps, les travaux de transformation de la Maison de la Mutualité.

Il reste peu de temps pour intervenir mais il n’est pas trop tard ! La lutte se poursuit à un niveau supérieur pour obtenir la révision du plan de transformation de la Maison de la Mutualité et du plan social à la F.M.P.

Défendre les centres de santé de proximité est une priorité ! Cette lutte est étroitement liée à notre mobilisation contre la loi Bachelot et les conséquences désastreuses de son application.

Exigeons :

- le maintien des centres de santé Saint-Victor, de la Maison de la Mutualité et du Moulinet et toutes les spécialités médicales

- le maintien de tous les emplois

- une gestion mutualiste

- le retrait du « plan stratégique » de l’AP-HP

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16 février 2010 2 16 /02 /février /2010 23:37

 

Même si c’était vrai, il n’y aurait pas de quoi s’ébaudir. Depuis tant d’années que la charge de travail augmente, avec toutes ses années où les augmentations ont été inexistantes ou n’ont pas atteint l’inflation : ce serait à peine moins injuste. Et cela ne ferait jamais en moyenne qu’une augmentation équivalente au 10.000ème du salaire (mensuel) du nouveau PDG Proglio (sans compter ses autres revenus).

 

Mais, en plus, c’est faux. Non, les salariés d’EDF ne bénéficieront pas en 2010 d’une hausse de leurs salaires de 4,4% comme les media l’ont annoncé avec tant d’insistance.

 

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L’augmentation annuelle dans la branche des industries électriques et gazières est de 1,2% pour 2010.

Les 60.000 agents « d’EDF SA » ont obtenu 0,3% en supplément. Cela fait 1,5% d’augmentation générale et non 4,4%. C’est tout.

 

La différence avec le chiffre médiatisé correspond pour 1,05% à des dispositions individuelles (toujours pour EDF SA seulement), dont 0,55% pour l’ancienneté et d’autres dispositions négociées au titre de compensation très partielle du préjudice de la remise en cause en 2004 et 2007 du régime spécial de retraite.

Enfin le reste correspond à une moyenne des avancements et des revalorisations individuelles aléatoires décidés arbitrairement selon « l’appréciation de professionnalisme ».

 

On mesure l’effet d’affichage ! Et encore, tout cela ne concerne pas, par exemple, les agents de la distribution (37.000) qui relèvent désormais, avec la restructuration en vue de la privatisation complète, de la filiale ErDF.

 

Il est aisé de comprendre les intentions de la direction et du gouvernement.

 

Les salaires mirobolants de Proglio choquent, comme sa casquette de dirigeant du trust privé Veolia. Sarkozy a beau affirmer que ce salaire correspond à des compétences, ça ne passe pas. D’ailleurs, puisque que son salaire est 11 fois inférieur à celui de Proglio, cela voudrait dire qu’il est onze fois plus nul (peut-être vrai d’ailleurs !!).

 

En calmant l’opinion publique, le pouvoir essaie aussi de dresser à nouveau les salariés du privé contre ceux du public, notamment en vue de son nouveau plan de casse des retraites. Enfin, il s’agit de faire pression sur les agents d’EDF alors qu’une réforme d’une rare gravité menace tout ce qui reste du service public de l’électricité : la vente à prix coûtant au privé de 30% de l’électricité d’origine nucléaire pour créer un marché concurrentiel et augmenter les tarifs. Les patrons du secteur espèrent de 50% d’ici 2014, après la remise en cause annoncée des tarifs réglementés aux ménages !

 

Agents d’EDF (EDF SA, ErDF,…) et usagers, professionnels comme particuliers, ne nous laissons pas intoxiquer par la propagande du pouvoir !

Défendons et reconquérons le service public de l’énergie !

Renationalisation intégrale d’EDF, de GDF, nationalisation des parties françaises de Suez et de Total !

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13 février 2010 6 13 /02 /février /2010 20:55

Les menaces de liquidation de plusieurs spécialités médicales dans les centres de santé de la FMP du 5e (centre Saint-Victor et Maison de la Mutualité) se font de plus en plus pressantes. Après la signature d’un soi-disant « plan de sauvegarde » à la fin du printemps 2009, la fermeture de l’ensemble des activités médicales situées à l’intérieur de la Maison de la Mutualité est en route. Celle-ci correspond à un déménagement de certains équipements (scanner, radio,…) mais aussi à la suppression définitive de plusieurs spécialités (acupuncture, allergologie, chiropraxie, hématologie, kinésithérapie, médecine du sport, neurologie, pneumologie, psychiatrie, tabacologie et urologie ou encore le transfert des activités du laboratoire d’analyses médicales au privé).

L’intention de la FNMF et des Mutuelles qui ont participé à l’élaboration de ce « plan » est clair : transformer la Maison de la Mutualité en un centre des congrès de luxe dont le taux de rentabilité attendu est incompatible avec le maintien d’équipements à caractère public et social. Il reviendra à GL Events, multinationale spécialisée dans l’organisation d’événements, de mener à bien cette tâche. Installée dans les murs pour 35 ans grâce à la signature d’un contrat emphytéotique, cette entreprise représente l’exact opposé de ce que symbolise ce lieu historique du mouvement ouvrier qui a accueilli, des décennies durant, des manifestations majeures des syndicats et des partis progressistes.

Nous pouvons et nous devons mettre un coup d’arrêt à ce processus de liquidation de l’accès aux soins des salariés et des résidents les plus modestes dans le centre de Paris ! La Mairie peut encore refuser l’autorisation de travaux et le permis de construire qui est nécessaire à GL Events pour opérer les transformations souhaitées de la Maison de la Mutualité ! Une autre solution permettant une pérennisation des activités médicales dans un cadre mutualiste, le maintien de tous les emplois et de la destination originelle de la Maison de la Mutualité est possible. Pour cela, nous devons faire pression tous ensemble, salariés, médecins, usagers du centre, habitants du 5e et mutualistes, sur la Mairie de Paris, les Mutuelles et le ministère de la santé. Cette nouvelle étape de la mobilisation sera lancée à l’occasion d’une

RÉUNION PUBLIQUE

pour la défense de la Mutu

LUNDI 15 février à 19h00

au 37, rue Tournefort (Paris 5e, M° Place Monge)

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10 février 2010 3 10 /02 /février /2010 14:18
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L’historien états-unien Howard Zinn est décédé d’une crise cardiaque, mercredi à Santa Monica (Californie). Il était âgé de quatre-vingt-sept ans. compagnon de route de Noam Chomsky. Professeur de sciences politiques, il était de ceux qui aident « à agir contre l’injustice en tout lieu ».

Le Boston Globe, le quotidien qui a annoncé hier son décès, cite le linguiste et philosophe Noam Chomsky : « Il a apporté une stupéfiante contribution à la culture intellectuelle et morale des États-Unis. Il a changé la conscience américaine dans un sens profondément constructif. »

Dans une conférence prononcée à Montréal quelques jours avant l’élection de Barack Obama, Howard Zinn expliquait sa vision de l’histoire : « Dès le départ, les États-Unis étaient un pays de riches et de pauvres, de propriétaires terriens et de fermiers, de maîtres et d’esclaves. Dès le départ y ont fait rage des conflits : rébellions d’esclaves, soulèvements de fermiers, émeutes de la faim dans les villes… Dans notre pays, on ne nous apprend rien à ce propos. C’est comme si nous étions une belle grande famille (…). Ce que je veux dire, en fait, c’est qu’il y avait lutte des classes avant, pendant et après la révolution. »

Howard Zinn recontextualise l’histoire de son pays : dans ce sens, il fait partie de la grande famille des historiens progressistes et marxistes pour qui l’histoire n’est pas un amas de faits mais la réalité des êtres humains dans leurs rapports entre eux et à la vie à laquelle ils sont confrontés.

L’Histoire populaire des États-Unis, de 1492 à nos jours (éditions Agone, 2002) (1) a été diffusée à plus d’un million d’exemplaires à travers le monde. D’une lecture passionnante, ce véritable monument va systématiquement par-delà les grands mythes dont nous tous sommes plus ou moins imprégnés, pour redonner vie à tous ceux qui ont vraiment fait l’histoire. Et du coup, tel l’enroulement d’une chaîne ADN, l’histoire retrouve un sens.

D’après l’article de Michel Muller

Howard Zinn, ses livres ...

  Désobéissance civile et démocratie
À paraître le 17 mars 2010 aux éditions Agone

  "La mentalité américaine : au-delà de Barack Obama"
Editeur : Lux (9 septembre 2009)

  "Une histoire populaire de l’Empire américain", avec Mike Konopaki & Paul Buhle
Adaptation en bande dessinée d’"Une histoire populaire des Etats-Unis, de 1492 à nos jours"
Editeur : Vertige Graphic (25 août 2009)

  "En suivant Emma, pièce historique en deux actes sur Emma Goldman, anarchiste et féministe américaine"
Editeur : Agone (28 septembre 2007)

  "L’impossible neutralité : autobiographie d’un historien militant"
Editeur : Agone (14 janvier 2006

  "Nous, le peuple des Etats-Unis... Essais sur la liberté d’expression et l’anticommunisme, le gouvernement représentatif et la justice économique, les guerres justes, la violence et la nature humaine"
Editeur : Agone (12 octobre 2004

  "Karl Marx, le retour"
Editeur : Agone (16 octobre 2002)

  "Une histoire populaire des Etats-Unis, de 1492 à nos jours"
Editeur : Agone (6 septembre 2002)

Le site internet d’Howard Zinn

A réécouter les emissions  de Daniel Mermet « Là-bas si j’y suis »

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8 février 2010 1 08 /02 /février /2010 13:46
Voici l'article de notre camarade Jean Quétier
Publié dans L'Humanité spécial jeune

du 25 janvier 2010

Libres Echanges tribunes & idées

« Identité nationale »  : quand l’intitulé conditionne le contenu

Par Jean Quétier, dix-neuf ans, élève à l’École Normale Supérieure de la rue d’Ulm, étudiant en licence de philosophie à Paris-I Sorbonne, militant PCF à Antibes.


Le débat, sa forme et ses participants  : où l’indécence se cache-t-elle  ?

On sait toujours comment faire pour écraser l’infâme, mais c’est une autre paire de manches que de débattre avec lui. De la froideur à l’insulte, on hésite, on marche sur des œufs. Il est même possible de fuir au dernier moment quand on estime ne plus avoir d’autre solution. Vincent Peillon connaît bien cela, même si le moment qu’il a choisi pour déserter n’était le dernier qu’en apparence. Soyons d’emblée vigilants  : il y a débat et débat. Contrairement à ce que voudraient nous faire croire les partisans d’une vision un peu mièvre de la discussion, le débat, tout comme sa sœur la démocratie, n’est pas une forme essentiellement et universellement bonne, prête à s’appliquer à tout contenu comme un vêtement prêt-à-porter.Dire qu’il y a débat et débat, c’est dire d’emblée que le débat n’est pas une pure forme, contrairement à ce que la droite voudrait nous faire croire. Tout débat est une forme déjà engagée dans une matière, laquelle n’est évidemment jamais aussi neutre qu’il y paraît. Quitte à singer pour l’occasion la bonne vieille métaphysique aristotélicienne, il ne faut pas hésiter à rappeler que, pas plus qu’une matière informe, il n’existe de forme immatérielle dans le monde des substances composées de matière et de forme dans lequel nous vivons.

Comprendre l’être dans un seul sens, en l’occurrence dans le sens de la forme, relève de l’abstraction fallacieuse. Cela signifie que, paradoxalement, ce qu’un débat peut avoir de choquant n’est pas tant le fait des interlocuteurs en présence que des présupposés qui le structurent. Un débat n’est pas indécent parce que Jean-Marie Le Pen y participe. En revanche, le seul fait d’organiser sur une chaîne publique un débat portant sur une question volontairement ambiguë et fermée, arbitrairement proclamée préoccupation première des Français, a quelque chose d’indécent, dans la mesure où le seul fait de franchir la porte du studio traduit une démarche d’exclusion envers tous ceux qui refusent de se prêter à une définition de soi qui est une finition, de se donner à soi-même des bornes que l’on ne peut pas franchir et au-delà desquelles existent des entités, elles aussi irrémédiablement finies, qui peuplent le royaume vaste et vertigineux de l’autre. Est-ce à dire que Vincent Peillon a « bien fait » de s’éclipser à la dernière minute et à grand bruit de sa confrontation programmée avec Éric Besson et Marine Le Pen  ? La nécessité de la non-participation ne fait aucun doute, le problème n’est pas là. La perversité de l’attitude de Vincent Peillon est à chercher plutôt dans son cœur qui balance, dans son accord préalable pas si subitement renié, pour le dire clairement dans son projet de coup médiatique. Une fois affirmée l’indécence structurelle d’un débat « sur l’identité nationale », une incertitude demeure. Faut-il rester étranger à tout débat avec l’infâme, le populiste xénophobe qui flatte les plus bas instincts  ?

Répétons-le, il ne faut pas fuir un débat pour fuir ses opposants. Un débat dont les présupposés sont acceptables doit plutôt être perçu comme la source d’un devoir de réponse, particulièrement vis-à-vis de la droite la plus extrême. Ce sont des débats auxquels on ne se rend qu’à reculons, le cœur chargé à la fois d’indignation et d’obligation. Ce sont des débats dans lesquels on prend son mal en patience et où il faut savoir rester digne quand ses adversaires déversent leur flot de haine coutumier. Gérard Piel, vice-président de la région Paca, conseiller municipal d’Antibes et tête de liste du Front de gauche dans les Alpes-Maritimes, a ainsi été récemment confronté, lors d’un débat télévisé sur France 3 organisé à l’occasion des futures élections régionales, au Front national et à un représentant des identitaires niçois. Il en a profité pour rappeler à ses interlocuteurs, amateurs de faits divers susceptibles d’étayer leur fonds de commerce sécuritaire, ce que la dignité dans le débat veut dire  : « En politique, il y a une façon de s’adresser aux gens, moi je parle à leur tête et à leur cœur, je ne parle jamais en dessous. »

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