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27 mars 2010 6 27 /03 /mars /2010 21:46

 


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Le 23 mars, la journée d’action et de grève, à l’appel de 5 syndicats, a mobilisé 800.000 salariés et retraités dans tous le pays.

A nouveau, comme au 1er semestre 2009, les secteurs d’activités les plus divers étaient dans les manifestations interprofessionnelles. Les salariés du privé étaient particulièrement nombreux dans certaines villes de province, Clermont-Ferrand, Bordeaux, Grenoble… La mobilisation a été particulièrement forte chez les enseignants, les personnels de la justice, les fonctionnaires territoriaux. Le développement d’un mouvement d’ensemble dans les hôpitaux publics se confirme.

Tous les grévistes ont mis en accusation la politique du gouvernement.

 

Pourtant, deux jours plus tard, le 25 mars, Sarkozy, premier porte-parole du pouvoir, tenait un discours aux Français pour expliquer qu’il compte continuer la même politique, les « réformes ».

 

Sarkozy était obligé de parler après le désaveu de l’UMP aux élections régionales. Il s’est évertué à le relativiser insistant sur l’absence de caractère national de l’élection.

Adepte de la méthode Coué, il attribue les légitimes inquiétudes et les souffrances d’une partie de la population à la « crise » que ses « réformes » n’auraient pas encore eu le temps de juguler. Nous serions tous au milieu du gué…

Comme nous l’avions déjà analysé, il joue sur le niveau d’abstention pour minimiser l’opposition à sa politique.

 

Il n’a même pas fait une petite allusion à la journée d’action du 23 mars ou aux luttes sociales qui se développent un peu partout. Mais cela ne veut pas dire que lui et ses conseillers ne les ont pas en tête. Bien au contraire !

L’obsession du pouvoir, c’est d’empêcher que se fasse la convergence des luttes sur des objectifs précis.

 

Alors Sarkozy mélange tout.

Le renoncement à la « taxe carbone », mesure « écologique » autant que démagogique, à peu près impossible à mettre en œuvre, est une maigre concession dont se réjouit d’abord le Medef.

Il ne manquerait plus que les agriculteurs, dont les voix ont manqué à la droite et qui connaissent une détresse extrême, se joignent au mouvement général. Sarkozy leur adresse une rodomontade : il sera inflexible à Bruxelles ! Les ouvriers de l’industrie, par exemple les sidérurgistes de Gandrange, savent quel crédit apporter à ce genre de déclamations.

Dans la même partie de son discours, Sarkozy enchaîne sur l’inusable rengaine de la sécurité.

En complément, il relance les diversions malsaines, pleines de sous-entendus. Il faudrait couper les allocations familiales aux parents d’enfants délinquants ou « absentéistes ».

Et il faudrait une loi contre la Burqa ! On n’en finit pas de mesurer l’irresponsabilité des personnalités de « gauche » qui lui ont tendu la perche. 

 

Le gouvernement a deux priorités politiques d’ici 2012 : il veut passer à une nouvelle étape du démantèlement des services de l’Etat et de la fonction publique d’une part, à une nouvelle étape du démantèlement du système de retraite solidaire par répartition d’autre part. Là surtout, il veille à ce que ne construisent pas de convergences de lutte.

 

Sur le budget de l’Etat, Sarkozy s’est gardé cette fois de mettre en avant l’objectif de la suppression d’un emploi sur deux agents partant à la retraite.

Il a pris le sujet autrement. Il a affirmé que le gouvernement ne peut pas se permettre d’augmenter les impôts, ni de suspendre sa politique de l’emploi (en fait d’aides publiques, de cadeaux au patronat). Conclusion implicite, il faudra continuer les coupes claires dans les dépenses publiques et sociales, dans l’emploi public, mais sans le dire.

Pour le pouvoir, la cohérence de cette politique (à la grecque), présentée comme mécanique et inévitable, doit apparaître le moins possible.

 

Les retraites sont « l’autre gros morceau ». Le pouvoir n’a pas oublié la force des mobilisations de 2003 et celle de 1995 qui a fait céder Juppé.

Le discours de Sarkozy laisse voir la méthode retenue. Pas de « passage en force », du moins tout de suite, mais un délayage du débat sur 6 mois toujours en essayant d’impliquer les organisations syndicales.

Le gouvernement va essayer de jouer du simulacre de concertation, de la confusion des enjeux créée dans l’opinion publique et du calendrier. Rien de précis à quoi s’opposer pendant des mois, puis un projet de loi pourrait être déposé à la rentrée, peut-être en septembre ou octobre. A ce moment là, cela pourrait aller très vite.

 

Les 800.000 manifestants du 23 mars, faisant écho aux manifestations par millions du premier semestre 2009, le développement des luttes dans pratiquement tous les secteurs, montre qu’un rapport de force existe dans le pays pour mettre en échec cette politique. Les luttes de chacun sont de plus en plus les luttes de tous. Mais sur quoi on converge ?

 

L’expérience se vérifie que la recherche de l’unité des appareils syndicaux peut être un frein au rassemblement du plus grand nombre de salariés, en tout cas elle ne doit pas l’être.

Les élections régionales et la victoire de la « gauche unie » confirment les limites de la perspective d’alternance institutionnelle en 2012. Sur l’UE, sur les retraites, le PS masque mal sa proximité avec les vues du pouvoir. L’abstention est un reflet, grave, de ce consensus.

 

« On ne peut pas attendre 2012 » : c’est ce qu’on a peut-être le plus entendu dans les manifestations du 23. Sarkozy l’a annoncé ailleurs, il arrêtera les réformes au deuxième semestre 2011 pour s’engager dans la mascarade électorale.

Mais maintenant, on débouche sur quoi ?

 

Pour nous communistes, il ne s’agit pas, d’ici 2012, de se montrer « aux côtés » de ceux qui luttent avec des écharpes d’élu mais de contribuer à impulser les luttes et leur convergence. Des batailles sont potentiellement très rassembleuses, rapidement, et peuvent tirer d’autres luttes.

 

Le mouvement contre la suppression de 16.500 postes à l’éducation nationale, contre les décrets Chatel sur le lycée, peut gagner rapidement beaucoup d’ampleur.

Le début de mobilisation en 2009 contre la loi Bachelot a montré combien la bataille pour l’hôpital public peut être large. Face maintenant à l’application de la loi, aux milliers de suppressions d’emploi programmées, aux scandaleux transferts vers le privé, la mobilisation peut rapidement gagner nationalement, comme on commence à le voir.

Sur les retraites, la bataille s’annonce longue et piégée. N’est-il pas temps de définir une plateforme commune de défense et de reconquête du système solidaire pour déjouer les calculs du pouvoir ?

 

C’est à ces objectifs prioritaires, en tout cas, non exhaustifs, que militants communistes des entreprises et des quartiers, nous voulons contribuer.

Vraiment, on ne peut pas se permettre d’attendre 2012 !

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24 mars 2010 3 24 /03 /mars /2010 18:16
Une réduction des tarifs de GDF : pas trop tôt ! Mais cela reste une goutte d’eau (une bulle de gaz) dans ce que la privatisation vole aux ménages, aux salariés et au pays !

 


Fillon vient d’annoncer une baisse, sans doute de 10%, des prix du gaz domestique.

Les fariboles de la direction de GDF-Suez et du gouvernement pour justifier le maintien voire l’augmentation des tarifs ne pouvaient plus tenir, devant l’action des usagers, des syndicats et également celle des communistes.

Ils avaient expliqué leur envolée, de 50% depuis de 2004, de 15,2% pour la seule année 2008, par la hausse des cours du pétrole. Aujourd’hui, le baril est retombé à 42 dollars, loin des 140 dollars qu’il avait atteints pendant quelques jours en 2008 (97$ en moyenne sur l’année).

 

Pour autant, les ménages, notamment les 7 millions qui se chauffent au gaz, sont très loin du compte. La baisse ne sera applicable qu’à partir d’avril, les trois mois d’hiver, à forte consommation, passés. Les 10% que l’on va leur rendre ensuite sont très loin de compenser les sommes que GDF-Suez privatisée continue de leur prélever injustement.

 

Jugeons-en ! GDF-Suez vient de rendre publics ses comptes pour 2008. Ses profits sont encore en hausse de 13% pour atteindre la somme colossale de 6,5 milliards d’euros.

 

Des profits pour qui ? Pour les actionnaires ! Ils vont empocher un dividende exceptionnel de 4,8 milliards d’euros ! Il y aurait de quoi baisser les tarifs du gaz domestique de plus des trois-quarts !

L’examen des comptes 2008 dévoile d’autres données purement et simplement scandaleuses. GDF et Suez ont gaspillé 1,7 milliard d’euros à racheter leurs propres actions en bourse en 2008 : 1 milliard pour GDF, 200 millions pour Suez puis 423 millions pour l’ensemble après la fusion. Uniquement pour soutenir les cours dans l’intérêt toujours des actionnaires !

1,3 milliard d’euros (net) ont aussi été consacrés, encore, à racheter des entreprises étrangères dans le « monopoly » mondial des affaires.

 

La part qui reste à l’investissement réel est dirigée vers une concurrence absurde et destructrice contre EDF dans le secteur de l’électricité.

Pendant ce temps là, le procès de catastrophe de Mulhouse attire à nouveau l’attention sur les retards, parfois tragiques, dans la maintenance et la rénovation du réseau en France.

Pendant ce temps, on ferme les agences accessibles aux usagers, on leur fait facturer de plus en plus de services jusqu’alors gratuits, etc…  

Pendant ce temps là encore, on dégrade les conditions de travail et de statut des agents de GDF, on recourt de plus en plus à une sous-traitance sous-payée et parfois sous-qualifiée.

 

Pour ceux qui ne l’auraient pas encore vu : la privatisation, l’instauration de la loi du profit capitaliste, c’est la spoliation du peuple ! C’est encore plus évident dans cette période de crise.

 

Elle n’est pas une fatalité.

 

Parmi les usagers, les salariés, l’ensemble des citoyens, la conviction, basée sur le vécu, qu’on ne peut plus laisser faire, monte. Un rapport de force se construit pour inverser le mouvement, gagner la renationalisation intégrale de GDF. L’Etat reste le 1er actionnaire de GDF-Suez*.

Le prétexte des directives européennes de mise en concurrence qui ont servi à justifier la privatisation vole en éclats devant les dégâts de la crise, dans tous les pays.

La reconquête du service public au service de l’intérêt général est à l’ordre du jour !

C’est l’un des axes revendicatifs de la grande journée nationale interprofessionnelle de grève et de manifestation du 19 mars !

 

Pour le pouvoir d’achat, parce que ce n’est que justice, exigeons une baisse de 20% rétroactive au début de l’hiver des tarifs du Gaz !

Exigeons des créations emplois statutaires, des augmentations de salaires et de pension, l’amélioration des conditions de travail à GDF !

Pour l’intérêt général, exigeons la renationalisation intégrale de GDF, d’EDF, d’Areva, la nationalisation des activités françaises de Suez et celle de Total ! L’énergie doit relever de la Nation.

 

 

* L’Etat reste actionnaire à 35% de GDF-Suez. Mais plutôt que sa part de dividende revienne au budget de la collectivité, le gouvernement préfère la laisser au patronat en se contentant d’être « payé » en actions, dénuée de pouvoir et probablement bientôt de valeur.

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15 mars 2010 1 15 /03 /mars /2010 14:00
Le gouvernement, représenté par l’UMP Pécresse aux élections, a poussé les limites du mépris des citoyens jusqu’à interrompre la discussion du projet de loi sur le « Grand Paris » pour la reporter à l’après-campagne. C’est aussi incroyable que scandaleux.

 

A « gauche », côté Huchon, on exprime mollement son désaccord en se gardant d’aller très loin.

Il faut dire, à y regarder de plus près, que les divergences portent avant tout sur la « gouvernance » du projet, que le gouvernement veut placer sous le contrôle de l’Etat via un établissement public, que sur sa conception. Il est même frappant de constater les similitudes entre les tracés des nouvelles voies de transport prévus dans les projets, un moment concurrents, du « Grand Paris » (Blanc), de « Paris métropole » (Delanoë) ou de « Région capitale » (Huchon).

Dans tous les cas, de fait, la priorité est accordée au renforcement des liaisons, déjà favorisées, entre les « pôles de compétitivité » régionaux : aéroports, Défense, Plateau de Saclay, Marne-la-Vallée... Le « Grand Paris » se place résolument dans la compétition mondiale des capitales de la finance, c’est à dire dans la satisfaction des besoins des grands trusts. Cet objectif a comme contrepartie, le maintien et l’aggravation des inégalités de dessertes, de la ségrégation spatiale, du refoulement de millions de salariés encore plus loin de leur lieu de travail.

 

La plupart des candidats aux régionales s’en défendent et reconnaissent la nécessité d’améliorer les liaisons de banlieue à banlieue, de lever la saturation technique des RER A, B et C. Au PCF, ce sont nos priorités plus que jamais.

Mais des paroles aux actes, il y a plus qu’un pas… et gouverner, ce sera choisir, surtout en termes financiers. La majorité sortante en a fait la preuve.

 

On retrouve ainsi dans le programme de Huchon 2010 la plus grande partie du programme de Huchon 2004, souvent mot à mot. Il ferait mieux de donner des raisons, éventuellement valables, pour expliquer pourquoi sa majorité n’en a presque rien fait.

Dans son bilan pour les élections, en termes de nouveaux transports (période 2004-2010), il ne se prévaut que d’une réalisation : le nouveau tramway. Il n’y a pas de quoi.

La très couteuse ligne de tramway T3 (400 millions d’euros) a été inaugurée dans sa partie « Maréchaux sud » en 2006. Dans Paris intra-muros, à peine plus rapide que les bus en voie propre, ce magnifique matériel n’avait rien d’une priorité et est d’un faible avantage, sinon pour valoriser les futurs sièges de grands groupes à la Porte de Versailles et à Balard.

Nous n’oublions pas non plus qu’en 2003, la majorité régionale avait approuvé le projet scandaleux de train privé, direct entre l’aéroport de Roissy et la Gare de l’est, du nom de CDG Express, doublant le RERB mais ne s’arrêtant pas sur le parcours et pratiquant des tarifs prohibitifs. Heureusement ce projet semble avoir du plomb dans l’aile (mais la municipalité de Paris a voté son aménagement en 2009).

En termes d’investissement lourd, Huchon s’est aussi distingué en livrant en 2006 le « marché du siècle » (2 milliards d’euros), celui du renouvellement des trains de banlieue, au groupe canadien Bombardier plutôt qu’à Alstom dont les activités restent beaucoup plus localisées en France.    

 

Le prochain conseil régional doit entièrement changer de logique : combattre le projet de « Grand Paris » dans sa conception, développer réellement des transports de qualité de banlieue à banlieue.

Sur le plan financier, aucun investissement régional ne peut être inclus dans un « partenariat public-privé ». Cette formule enchaîne pour de très longues durées les collectivités à l’intérêt des groupes privés et leur coûtent finalement beaucoup plus cher. Les communistes se préparent à amplifier la mobilisation (ça le Conseil régional actuel le fait) pour faire payer l’Etat à 50%, à hauteur de ce que représente la région Ile-de-France pour l’intérêt national. Enfin, nous nous battons pour le doublement de « versement transports » dont s’acquitte le patronat, principal bénéficiaire des infrastructures de transports.

 

Toutes ces propositions sont indissociables de la bataille pour la défense et l’extension des services publics nationalisés RATP et SNCF.

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14 mars 2010 7 14 /03 /mars /2010 14:00

 

 

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Le rassemblement de ce 12 mars 2010, à l’appel des organisations syndicales, avenue Victoria, devant le siège de l’Assistance Publique – Hôpitaux de Paris n’avait rien d’une manifestation de témoignage.

Par le nombre : plus de mille agents ont pu y participer, malgré les réquisitions.

Par la combativité : des slogans offensifs se sont succédés, à mesure qu’arrivaient les délégations des différents hôpitaux. Non aux suppressions d’emplois à l’AP-HP ! Non au démantèlement des hôpitaux avec le projet regroupement en 12 groupes ! Non à l’éclatement de l’AP-HP ! Aussi, abrogation de la loi Bachelot !

La colère monte dans tous les hôpitaux devant le plan de restructuration, directement liée aux choix politiques nationaux. L’occupation d’une partie du siège, qui se poursuit, donne le signal d’une détermination à passer à un autre niveau de lutte.

Les larges conditions de convergences d’action, observées au printemps dans l’opposition à la loi Bachelot, sont en train de se concrétiser. La journée de grève et de manifestation interprofessionnelle du 23 mars est dans tous les esprits.

Les hôpitaux du 15ème, HEGP, Necker et Vaugirard étaient représentés. Nous avons diffusé notre tract de masse. Des militants communistes de plusieurs sections étaient également présents.

 

A deux jours des élections régionales, c’est de bonne guerre, outre Pierre Laurent, une belle brochette de candidats se sont pointés, dont Olivier Besancenot, Anne Hidalgo (assez furtive)…  L’accueil n’a pas été très chaud. Une fois de plus s’est vérifié combien les salariés en lutte recherchent une perspective politique très éloignée des calculs électoraux.

L’appui du PS, de Bertrand Delanoë, de Jean-Marie Le Guen est toujours bienvenu, mais personne n’oublie qu’on leur doit la réforme hospitalière, les Agences régionales de l’hospitalisation, ancêtres des Agences régionales de santé de Bachelot. C’est aussi un socialiste, Claude Evin, qui a été nommé président de l’ARS d’Ile-de-France qui doit présider au démantèlement de l’AP-HP.

Pour les élus parisiens et franciliens, c’est bien facile de s’engager sur les sujets qui ne relèvent pas de la prérogative directe de la Ville et de la Région. On attendrait plutôt de Delanoë une autre politique contre la fermeture des centres de santé. Pour la région, certains promettent des financements régionaux pour les hôpitaux. Surtout pas ! Ne laissons pas dédouaner le pouvoir du détournement de l’argent de la sécurité sociale et de l’assurance maladie !

 

Une rumeur a circulé toute la journée. Le directeur de l’AP-HP, Benoît Leclerq, pourrait déjà faire les frais de sa langue de bois méprisante, de son annonce maladroite, du plan de restructuration de l’AP-HP.

 

Un autre signe que les choses peuvent et vont bouger !

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13 mars 2010 6 13 /03 /mars /2010 16:25
http://userserve-ak.last.fm/serve/252/275323.jpg

Ses chansons nous ont accompagnés dans nos luttes. Depuis des années, il y a toujours une chanson de Jean Ferrat pour dire notre colère, notre envie de nous battre. Ma France est encore et toujours une giffle au gouvernement de "l'identité nationale". Ma môme n'en finit pas de dire la fierté du monde ouvrier. Et puis il y a les poèmes d'Aragon, que beaucoup d'entre nous ont découvert par sa voix.
Merci, camarade.


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12 mars 2010 5 12 /03 /mars /2010 03:43
L’HEURE DE LA RIPOSTE !

 

 

Le gouvernement se précipite pour démanteler l’hôpital public en général et l’AP-HP en particulier. Car il sent que la résistance monte de toutes parts.

Agents hospitaliers, médecins, patients : plus personne n’est dupe de l’objectif des « réformes » successives.

La création des pôles d’activité, l’instauration de la T2A, puis la loi Bachelot, toutes ces mesures n’ont qu’un but : organiser la pénurie des moyens pour le public, faire le lit du privé, dégager des sources de profits aux dépens de la collectivité, des malades, des personnels.

Avec la T2A, le gouvernement fabrique les déficits du service public hospitalier mais nourrit les bénéfices des cliniques à but lucratif. Les critères retenus arbitrairement pénalisent le secteur public qui prend seul en charge les pathologies lourdes, la recherche, la formation, les soins aux personnes précaires etc.

Avec la loi Bachelot, les nouvelles agences régionales de santé (ARS) vont pouvoir transférer les activités qui rapportent au privé dans une même région. Les règles de « l’hôpital-entreprise » doté d’un quasi PDG vont permettre de privatiser des activités à l’intérieur même de l’hôpital public, d’attaquer les statuts des personnels.

En 2009, le soi-disant « déficit » des hôpitaux publics a atteint 400 millions d’euros, dont 100 millions pour l’AP-HP. Ces chiffres servent de prétextes universels à la politique de casse. Pourtant ils sont à comparer avec les 400 millions par an que représente le coût de l’intervention militaire en Afghanistan, avec le milliard d’euros délibérément gaspillés dans l’intérêt de l’industrie pharmaceutique au nom de la prévention de la grippe H1N1. Ces 400 millions d’euros doivent aussi être mis en parallèle avec le dérapage des dépenses de médicament (50% de plus par habitant que dans les pays voisins), ou avec les 33 milliards d’exonérations de cotisations sociales au profit des grandes firmes qui pèsent directement sur l’assurance maladie. De l’argent pour la santé, pour l’hôpital, il y en a ! Mais il est détourné !

Au nom de ce déficit, le gouvernement veut tailler dans le vif, supprimer 60.000 emplois d’ici 2012 à l’hôpital public. A l’AP-HP, 5500 suppressions d’emploi sont programmées d’ici 2012. Pourtant la situation est déjà à la limite du tenable. Les conditions de travail ne cessent de se dégrader. Cela ne peut pas être sans conséquences sur la qualité des soins, l’attente pour les rendez-vous…

Par sa taille, son statut et celui de ses personnels, sa cohérence de plus grand ensemble hospitalier d’Europe, l’AP-HP représente un obstacle au processus de privatisation.

C’est pourquoi le pouvoir s’applique à l’éclater, à la démanteler. La loi Bachelot a mis l’AP-HP sous la tutelle de l’ARS d’Ile-de-France. Le regroupement des 37 hôpitaux en 12 « groupes hospitaliers » vise à faire de nouvelles coupes sombres dans les moyens humains, à supprimer des services (ex : urgences de Beaujon ou pédiatrie de Trousseau), des hôpitaux entiers (Charles Foix, Joffre-Dupuytren, Hôtel-Dieu...). Dans le domaine du long séjour médicalisé, en particulier, le privé va récupérer la mise. La vente du siège de l’avenue Victoria et la suppression de centaines d’emplois centraux stratégiques vont dans le même sens. A l’unité de l’AP-HP va se substituer l’autonomie des 12 « groupes hospitaliers ».

L’heure est plus que jamais à la riposte. L’opposition à la loi Bachelot a été l’occasion de constater les très larges convergences d’intérêt et un début de convergence d’action entre les médecins hospitaliers, l’ensemble des personnels hospitaliers, les populations et leurs représentants, plus large            ment encore les salariés. Le gouvernement n’a dû qu’à la diversion constituée par les élections européennes et à sa stratégie du coup de force de faire passer sa loi au début de l’été.

Les conditions du rassemblement pour s’opposer et faire échec à ses conséquences sont de plus en plus fortes.

Les actions se multiplient, hôpital par hôpital, contre les suppressions d’emploi, les fermetures de services. A l’hôpital Ambroise Paré, en novembre/décembre, 22 jours de grève ont permis de gagner le maintien d’un service et 64 emplois. Le 8 mars, tout l’hôpital Trousseau sera dans l’action contre la fermeture de la pédiatrie spécialisée qui serait transférée prétendument à Necker. Des pétitions locales unissant personnels avec leurs syndicats, médecins, patients se multiplient comme à Joffre-Dupuytren contre la fermeture de 68 lits et du laboratoire.

Le 12 mars, un nouveau rendez-vous d’ensemble est prévu avec la journée de grève à l’AP-HP et un rassemblement devant le siège avenue Victoria à 10h00.

Des forces considérables peuvent permettre d’arrêter tout de suite la spirale du déclin de l’offre publique de soin, notamment à l’AP-HP.

Communistes, nous les soutenons, nous faisons tout pour les mettre en mouvement par nos analyses, nos propositions et nos initiatives d’action.

Tous les candidats de « gauche » aux élections régionales se sont prononcés, comme le Conseil de Paris contre le plan de restructuration de l’AP-HP. Très bien mais ils ne sont pas aux commandes. Nul ne peut en outre ignorer que le directeur de l’ARS d’Ile-de-France nommé par Sarkozy n’est autre que le socialiste Claude Evin. Autant dire que la perspective d’alternative pour l’AP-HP, pour l’hôpital public ne peut attendre une hypothétique alternance en 2012.

C’est maintenant que cela se joue, dans la lutte, dans la convergence de la lutte pour l’hôpital avec celles pour l’éducation (grève le 12 mars aussi) pour les retraites avec la journées d’action, de grève et de manifestation interprofessionnelle du 23 mars.

Tous ensemble, on peut gagner, mettre en échec le gouvernement, commencer à inverser sa politique.

Pour l’hôpital public, pour l’AP-HP, exigeons :

- Mettons en échec tout projet de suppressions de poste, de service, d’hôpital !

- Remettons en cause la T2A !

- Obtenons l’abrogation du volet hospitalier de la loi Bachelot !

- le maintien de unicité de l’AP-HP, de l’intégrité de ses 37 hôpitaux.

- Gagnons des financements d’urgence pour l’hôpital public notamment en remettant en cause, comme l’a fait même la Cour des comptes, les 30 milliards d’euros d’allègements annuels de cotisations sociales patronales !

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10 mars 2010 3 10 /03 /mars /2010 10:37

Réunion publique

Quelle perspective politique

pour les luttes sociales ?

En présence de :

 

Sylvie BAYLE,

Candidate à Paris, syndicaliste à la Poste, Parti Communiste Français

Vincent BOULET

Candidat à Paris, Bibliothécaire, Gauche Unitaire

 

Didier DREYFUSS,

Professeur de médecine à Paris-Diderot, animateur de l’appel Sauvez l’Hôpital et du collectif de «l’Appel des Appels »

 

Laurent LEVARD

Candidat à Paris, Responsable de la commission agriculture du Parti de Gauche

 

Jeudi 11 mars à 19h00

A l’école primaire

du 19, rue des Boulangers

(M° Cardinal-Lemoine/M° Jussieu)

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8 mars 2010 1 08 /03 /mars /2010 14:45

C’est le centième anniversaire de la journée des droits des femme et c’est aussi le lancement de nombreuses initiatives dans le cadre de troisième marche mondiale.

 


Au début du XXe siècle, des femmes de tous pays s’unissent pour défendre leurs droits et réclamer le droit de vote.

La création d’une "Journée internationale des femmes" a été proposée pour la première fois en 1910, lors de la conférence internationale des femmes socialistes, par Clara Zetkin, et s’inscrivait alors dans une perspective révolutionnaire.

La date n’est tout d’abord pas fixée, et ce n’est qu’à partir de 1917, avec la grève des ouvrières de Saint Pétersbourg, que la tradition du 8 mars se met en place. Après 1945, la Journée internationale des femmes devient une tradition dans le monde entier.

 

La date est réinvestie avec le regain féministe des années 70 et la "Journée internationale des femmes" est reconnue officiellement par les Nations Unies en 1977, et en France en 1982. C’est une journée de manifestations à travers le monde, l’occasion de faire un bilan.

 

La Journée internationale des femmes reste d’une brûlante actualité.

Aujourd’hui avec la crise, les femmes sont les plus touchées : temps partiel imposé, salaires les plus bas, retraites les plus basses, remise en cause de l’annuité du à la grossesse, victimes de violences conjugales ou menacées de mariage forcé, disparition des centres d’IVG,  mis en danger du planning familial.

Il est à craindre que nous ayons encore besoin de célébrer cette journée.

 

La manifestation parisienne pour les droits des femmes aura lieu le lundi 8 mars.


 

Rendez-vous sera à Nation

à 18h30 pour nous rendre à Bastille.

Un arrêt est prévu devant l’hôpital Saint Antoine pour protester contre la suppression des centres IVG et soutenir les personnels en lutte.

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7 mars 2010 7 07 /03 /mars /2010 23:47

Dimanche 7 mars 2010, le premier ministre grec, Georges Papandreou est venu à Paris rencontrer Nicolas Sarkozy, après Angela Merkel. Il est venu chercher un soutien et une caution à la politique violemment antipopulaire qu’il veut imposer au peuple grec.

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A cette occasion, une première manifestation de soutien en France aux travailleurs grecs a été organisée devant le consulat général de Grèce, rue Galilée dans le 16e arrondissement.

A l’initiative notamment de la Jeunesse communiste de Grèce (KNE, organisation de jeunesse du Parti communiste grec, KKE), une cinquantaine de personnes, notamment des étudiants, ont repris les mots d’ordre des manifestations de Grèce : « Aucun sacrifice au profit du capital ! Au capital de payer pour la crise ! » ou bien « Ne devenons pas les esclaves du 21e siècle ! ».

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Des communistes de plusieurs sections du PCF Paris, dont la nôtre, se sont joints au rassemblement. L’annonce tardive et un changement d’horaire n’ont pas permis d’appeler largement à cette initiative. Sa signification n’en est pas moins très importante et elle en appelle d’autres.

 

Car ce qui se passe en Grèce concerne pleinement les Français.

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4 mars 2010 4 04 /03 /mars /2010 17:43
Conférence-débat :
La crise du capitalisme et Marx
Samedi 6 MARS 2010,
de 14h à 16h
École normale supérieure, Salle Dussane, 45 rue d’Ulm 75005 PARIS
Avec Domenico MORO
 

Économiste italien auteur de La Crise du capitalisme et Marx. Abrégé du Capital rapporté au XXIe siècle, Éditions Delga, septembre 2009.

 

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