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DEMANDEZ L'HUMA !
Vous pouvez rencontrer les communistes du 5e arrondissement tous les week-end sur vos marchés. Ils y vendent l'Humanité Dimanche, y distribuent le 5e.communiste (leur journal) et  bavardent volontiers avec les passants.

Nous sommes tous les samedis à partir de 11h aux marchés de Port-Royal et tous les dimanches à la même heure au marché de la place Monge.

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Nous contacter :

Parti communiste français

42, rue Mouffetard

75005 Paris

Tél. : 01 43 37 44 19

section.pcf5@gmail.com

1 mars 2011 2 01 /03 /mars /2011 08:53

Question écrite de la sénatrice communiste de Paris :

Madame Nicole BORVO COHEN-SEAT attire l’attention de Madame la Ministre de l’Enseignement Supérieur et de la Recherche sur le conflit qui se déroule à l’ENS de la rue d’Ulm dans le cinquième arrondissement de Paris.

Les personnels, sous contrat à durée déterminée reconduit depuis des années, demandent à être titularisés. Ils demandent également le maintien sur leur poste de travail, l'augmentation de leurs salaires, la requalification de leurs emplois et une aide au logement.

Ces personnels se sont adressés à plusieurs reprises à leur ministère de tutelle en vue d’établir un dialogue et une négociation, sans succès à ce jour.

Elle lui demande si le ministère compte recevoir rapidement une délégation des grévistes en vue d’entendre et de prendre en compte leurs revendications.

 

Paris, le 1e mars 2011

Nicole BORVO COHEN-SEAT, Sénatrice Communiste de Paris, Présidente du Groupe CRC-SPG

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21 février 2011 1 21 /02 /février /2011 08:54

Sauf  épidémie mondiale dévastatrice, ou guerre nucléaire mondiale, la population mondiale atteindra 9 milliards en 2050.  Si  l’on veut que toute l’humanité bénéficie de l’eau potable, ait accès à l’éducation,  la production mondiale d’énergie doit augmenter de 60%. Aujourd’hui, les inégalités de développement se reflètent dans la consommation d’énergie. En 2011, les USA consomment en moyenne  9 tep par personne et par an (tep=tonne équivalent pétrole).  En Europe, 4 tep/personne/an. En Chine 1,7 tp/personen/an; en Afrique 0.7 tep/personne par an. En moyenne sur la planète, 2tep/personne par an. Une politique  d’économie d’énergie dans les pays développés, une politique ambitieuse de développement des populations privées d’eau (plus d’un milliard) d’éducation (plus d’1,5 milliards) et d’électricité maintiendrait la moyenne mondiale en 2050 à 2tep/personne/an.

Il est urgent pour l'humanité de réduire les émissions de gaz à effet de serre, responsables du réchauffement climatique. Bien au delà des prescriptions  de Kyoto et de Copenhague. Il faut en finir au plus vite,  dans les pays développés, avec l'utilisation des  combustibles fossiles,  charbon,  pétrole, ou  gaz. Il faut développer à la fois des  économie d'énergie, et toutes les sources d'énergie propres, en terme d'émissions de gaz à effet de serre: photo-voltaïque, éolien, hydro-électrique, marée-motrices, biomasse, etc., mais aussi le nucléaire civil, comme élément parmi d’autres  d'une politique énergétique qui préserve l'avenir de la planète, tout en éliminant le nucléaire militaire.

Il faut, dans  les pays industriels avancés, un programme ambitieux de recherche sur les nouvelles technologies, (et parmi elles le  nucléaire). La politique de l’énergie doit être soustraite aux opérateurs privés. Il faut un service public national, européen, et aussi mondial de l’énergie, ce dernier  sous l’autorité de l’ONU. Le nucléaire est une composante indispensable à hauteur de 10%, d’une politique mondiale de l’énergie. Le problème des déchets est un problème sérieux, à cause des déchets toxiques à très longue durée de vie.  Les recherches pour résoudre ce problème  doivent être soutenues, sans  le surestimer: en un siècle de « tout nucléaire », les déchets à stocker en France seraient contenus dans un volume d’une ou deux   piscines olympiques. Les problèmes de sécurité (explosions, dissémination,  terrorisme ) doivent être résolus politiquement et techniquement.

Zone de Texte: Pour renforcer le Front de Gauche, renforcer le PCF ! À ce jour, le Front de gauche rassemble le Parti communiste français, le Parti de Gauche, la Gauche unitaire ainsi que de nombreux acteurs du mouvement syndical, social, altermondialiste, écologique et associatif ; des scientifiques, des économistes, des philosophes, des hommes des milieux littéraires et du monde du spectacle ; et des citoyens de gauche. Le Front de Gauche, créé à l’initiative du PCF, est un outil politique à la disposition de toutes celles et tous ceux qui souhaitent s’engager pour une transformation sociale, économique, écologique et démocratique de la société ; qui souhaitent que cette transformation s’inscrive dans un programme répondant aux besoins immédiats de la population. Il a vocation à s’élargir à toutes les forces de gauche qui s’engageront concrètement pour que l’aspiration au changement, si fortement manifestée dans les luttes massives de ces derniers mois (retraites, enseignement, recherche, etc.) ne soit pas déçue. Le Parti Communiste inscrit toute son action dans le renforcement et l’élargissement du Front de Gauche. La meilleure façon de participer à ce renforcement est d’adhérer au Parti Communiste. Organisez votre colère : ADHÉREZ AU PCF ! Parti communiste français - 42, rue Mouffetard, 75005 Paris http://pcf5.over-blog.fr/Le PCF veut contribuer, avec toutes les forces de progrès, à créer, sous l'autorité de l'ONU, un service public mondial de l'énergie, doté des  moyens d'imposer une politique de l'énergie qui préserve l'avenir de l'humanité.

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16 février 2011 3 16 /02 /février /2011 08:44

Deux ans depuis le début d’une des plus graves « crises » du capitalisme, le contraste est frappant.

D’un côté, les profits des grandes firmes atteignent à nouveau des niveaux inédits : 10,3 milliards d’euros pour Total, 7,8 milliards pour la BNP, 2,2 milliards pour l’Oréal…

Elles annoncent la distribution de dividendes record. A elle seule, la symbolique Mme Bettencourt va toucher 500 millions d’euros, sans compter ses autres revenus, sur lesquels elle paiera proportionnellement moins d’impôts que vous (dispositif Copé). Le promoteur immobilier Unibail promet à ses actionnaires la distribution de 85% à 95% de ses 2 milliards d’euros de profit (Unibail vient de se voir attribuer l’extension des Halles et la construction de la Tour Triangle à la Porte de Versailles). 

 

De l’autre côté, une majorité de salariés, de retraités, de jeunes vit plus mal.

Et ce n’est pas une impression, du « ressenti ». C’est bien une réalité. Même les chiffres officiels l’admettent. Depuis 2008, selon l’INSEE, le pouvoir d’achat moyen par ménage a reculé de 0,3%. Et encore son indice est très contesté car il sous-estime notoirement le poids de certaines dépenses essentielles, notamment le logement ou bien de nouvelles dépenses contraintes (ex : la hausse des complémentaires santé devant les déremboursements).

Un Français sur 5 renonce à des soins faute de pouvoir avancer l’argent. 8 millions de personnes sont en situation de « précarité énergétique », c'est-à-dire qu’elles doivent renoncer à se chauffer. Etc.

Ce contraste ne doit rien à une fatalité. Il est le résultat direct de choix politiques, pris en France par le pouvoir sarkozyste comme dans les autres pays d’Europe par des gouvernements de couleurs variées, préconisés au FMI par un certains Strauss-Kahn. La crise sert d’instrument et de prétexte à un nouvel écrasement des salaires directs, à une nouvelle remise en cause des droits sociaux. Ils font payer par les peuples leur propre crise, ils les pillent, faute de luttes populaires suffisantes.

A l’automne, pour la défense des retraites, les salariés, retraités, jeunes ont montré que les forces existent pour commencer à mettre en échec cette politique.

Avec leurs limites et leurs propres difficultés, les mouvements de révolte dans les pays arabes montrent que l’action des peuples peut changer la donne.

En France aujourd’hui, le peuple peut se rassembler, lutter et gagner sur des objectifs immédiats, très concrets qui commencent à faire reculer la politique française et européenne au service des capitalistes et des plus riches.

 

Nous ne pouvons plus admettre d’être rackettés sur notre électricité et notre gaz.

Entre août 2010 et janvier 2011, les tarifs d’électricité des particuliers ont bondi de 8% (idem pour les « petits » professionnels). Où va l’argent ? Pour 2010, le bénéfice réel d’EDF est de plus de 4 milliards d’euros. Il est amputé de 3 milliards de « provisions » pour des investissements hasardeux à l’étranger (GB et USA), c'est-à-dire pour la finance. Ce qui n’empêche pas l’entreprise de distribuer aussi 2 milliards d’euros de dividendes aux actionnaires (dont l’Etat = un impôt déguisé particulièrement injuste). Pour 2011, après l’adoption au prétexte européen de la loi NOME (Nouvelle organisation du marché de l’électricité), on prépare l’opinion à des augmentations de 10 à 15%, sans parler du scandale des nouveaux compteurs et de l’augmentation des taxes. Arrêtons le gâchis : l’argent pour l’investissement en France, la sécurité et la sûreté des installations, pour les usagers et l’économie ! Baisse immédiate des tarifs et renationalisation intégrale d’EDF !     

 

Les banques ont renoué avec des profits monstrueux (4 milliards d’euros pour la Société générale).

Elles ont été massivement aidées au nom de la crise avec l’argent de la collectivité (plan approuvé par l’UMP et le PS !) mais continuent à spéculer dans le monde entier plutôt qu’à orienter le crédit vers l’activité économique. Dans le même temps, les tarifs bancaires imposés à chacun d’entre nous, notamment les plus pauvres, considérés comme des vaches à lait, relèvent du racket. Stop ! Le gouvernement a le pouvoir de contraindre les banques, de prélever leurs profits. Nous demandons la nationalisation de l’ensemble du secteur.

 

Les loyers ont augmenté de 27% depuis 10 ans en moyenne, le foncier de 100%!

Il y a de plus en plus de mal logés. A Paris, la superficie du logement par habitant diminue depuis plusieurs années. Le taux d’effort (par des dépenses consacrées au logement dans le budget des ménages) dépasse les 25%, atteignant 50% pour les plus pauvres, ou certains célibataires. Les charges des propriétaires occupants n’arrêtent pas d’augmenter. Les accédants à la propriété paient au prix fort l’envolée de l’immobilier. Dans quelques années, il est bien possible que l’on s’empare de leur bien pour leur faire payer la « dépendance ».

Ce véritable livre noir du logement est aussi le résultat de choix politiques. Le budget du logement a été encore diminué de 217 millions d’euros pour 2011. Le secteur HLM est ponctionné de 360 millions d’euros. Le livret A, destiné au financement du logement social, a été attribué aux banques qui le détournent. Pendant ce temps, les aides fiscales et cadeaux directs aux spéculateurs continuent d’augmenter. Assez ! L’argent public et l’épargne populaire doivent être dirigés en urgence vers la construction massive de logements sociaux pour répondre aux besoins et faire baisser la pression spéculative. Les loyers doivent être gelés.


Assez de profits sur nos besoins essentiels !


Tous les pans de la politique du pouvoir s’attaquent au pouvoir d’achat populaire. On pourrait reprendre les sujets un par un, la fiscalité de plus en plus injuste, les aides aux constructeurs automobiles qui engrangent de nouveaux de pharamineux profits mais continuent de délocaliser, les attaques sur l’hôpital, l’école…

Au centre se trouvent bien sûr la question des salaires et du statut des salariés, que le pouvoir aide à tirer vers le bas. 

L’austérité des dépenses publiques et sociales est prétextée par des déficits (Etats, Sécu) qui ont été délibérément creusés par les gouvernements successifs, qui ont cherché à enchaîner le pays à la finance internationale.

 

Mais en fait de l’argent, il y en a ! Les profits des entreprises du CAC, les classements des grandes fortunes le font éclater. Tiens ! 110220_servier2.jpg Servier, le patron des laboratoires du Médiator point en 9ème position avec un patrimoine de 2,9 milliards d’euros !  

 

Des slogans simples sont justes et communistes, nous les reprenons encore et toujours :

« Prendre l’argent là où il est ! », « Faire payer les riches ! ».

Les récentes mobilisations pour l’école, la justice. Les luttes qui se développent dans les hôpitaux, dans les usines (ex : PSA Rennes) montrent que le rapport de force existe toujours susceptible de faire reculer le pouvoir. Nous nous inscrivons entièrement dans ce mouvement qui seul peut changer les choses en 2011 comme en 2012.

Les prochaines élections cantonales, pour la moitié des habitants de banlieue et de province, seront l’occasion d’exprimer cette colère avec le vote communiste. Mais déjouons le piège consistant à enfermer la question de l’alternative politique dans les jeux politiciens stériles pour 2012, dans le choix du pire (Sarkozy) ou du moins pire (Strauss-Kahn) avec un ou des votes défouloirs et repoussoirs mis en scène pour stériliser la révolte.

Dès 2011, faisons le choix de la lutte, organisons notre colère !

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14 février 2011 1 14 /02 /février /2011 08:55

Le gouvernement remet ça. Woerth avait déjà essayé de faire passer le projet du Medef de remise en cause des principes fondamentaux de la médecine du travail dans sa loi contre les retraites à l’automne 2010. Le fil était trop gros. Le Conseil constitutionnel n’a pas pu valider ce « cavalier » législatif, ajouté en cours d’examen du texte et sans rapport réel avec le projet de loi.

Qu’importe, des sénateurs « centristes » ont été chargés de reprendre les mêmes dispositions dans une proposition de loi que le Sénat s’est empressé d’adopter et que le gouvernement va mettre à l’ordre du jour de l’Assemblée nationale dans les prochaines semaines.

Les objectifs sont toujours les mêmes :

-          accompagner le déclin du nombre de médecins du travail pour mieux continuer à l’organiser

-          sortir les médecins du travail de l’entreprise

-          les placer sous la dépendance du patronat et les transformer en experts à son service

Nous reproduisons ci-dessous le dernier communiqué du groupement « Sauvons la médecine du travail » (SMT) et vous renvoyons vers le dossier constitué sur ce site.

 

Plus que jamais, la question, c’est de mettre en échec le pouvoir tout de suite.

La prise de conscience et l’intervention directe des salariés, notamment des militants syndicaux, des représentants dans les CHSCT, seront décisives.

 

En 2008 et 2009, le Medef et le gouvernement comptaient sur des syndicats complaisants pour signer un accord, dans le cadre du « dialogue social » et faire passer leur projet. L’action de médecins du travail, notamment de SMT, leur expression sur le fond ont contribué à ce qu’aucun syndicat ne signe. Celui qui l’aurait fait aurait été complètement disqualifié.

 

Leur action a en même temps contribué à dissiper les éléments qui embrouillent le débat.

Certains prétendus « défenseurs » de la médecine du travail passent plus de temps à fustiger les médecins du travail, déjà « vendus » au patronat, occultant la nature de leur mission et leur statut protégé, qu’à combattre le projet du Medef. D’autres rentrent dans son jeu en opposant le développement de la pluridisciplinarité des acteurs de la santé au travail et la défense de la médecine du travail. Ils oublient que les ergonomes, sociologues, psychologues… n’ont pas les mêmes qualifications que les médecins du travail et pas le même statut. D’autres encore vont chercher une directive européenne pour tirer vers le bas nos acquis et remettre en cause la visite périodique obligatoire. Etc.

 

Les choses ont commencé à s’éclairer.

Il faut défendre sans concession les fondements de la médecine du travail acquis en 1946, grâce notamment au ministre communiste Croizat, et de gagner, tout de suite, le retrait du projet du Medef !

 

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27 janvier 2011 4 27 /01 /janvier /2011 00:29

A l’occasion du 90e anniversaire du congrès de Tours,

 La section PCF du 5è arrondissement, l’ACCA (AGIR CONTRE LE COLONIALISME AUJOURD'HUI) et les AMIS DE L’HUMANITÉ

vous invitent à une projection de documents d’époque suivi d’un débat sur

Le PCF et la libération des peuples 

avec

HENRI ALLEG

(auteur de la Question et ancien directeur d’Alger républicain)

au cinéma La Clef

(34 Rue Daubenton, Métro Censier)

Jeudi 27 janvier à 19 h

 


Fin décembre 1920, les congressistes sortaient de la boucherie de 14/18 qu’avaient approuvée dans « l’Union sacrée » les principaux dirigeants socialistes jusqu’à rentrer au gouvernement. Aujourd’hui encore, la social-démocratie est à la tête du FMI et coordonne la casse sociale et les conditions d’exploitation dans le monde…

On se souvient de l’intervention d’Hô Chi Minh au congrès de Tours et de l’accueil enthousiaste qu’elle reçut. Cet engagement essentiel des communistes français s’est traduit en actes dès l’opposition à la guerre du Rif en 1923.

Aujourd’hui, la lutte continue ! Combattre le colonialisme, l’impérialisme, sous toutes leurs formes, d’où qu’ils viennent sont plus que jamais une priorité pour les communistes d’aujourd’hui.

Que font nos troupes dans le bourbier afghan ?

Que font nos troupes en Afrique ?

Quel a été le rôle de la France en Tunisie ?

Il y a deux ans, un certain Dominique Strauss-Kahn avait salué la politique de privatisation et de soumission totale au marché capitaliste mondialisé du pouvoir tunisien.

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21 janvier 2011 5 21 /01 /janvier /2011 10:36

Mettre un coup d’arrêt à la politique de sabotage! 

 

 

Manifestations partout en France, samedi 22 janvier 2011

A Paris : 14h30 au RER - Luxembourg

A l’appel des syndicats, des associations de parents d’élève, etc.

 


Le budget 2011 programme à nouveau la suppression de 16.000 emplois à la rentrée dans l’Education nationale. Ils s’ajouteraient aux 66.000 postes déjà rayés des cadres depuis 2007.

Pourtant le nombre d’élèves scolarisés va encore augmenter en 2011 de 48.000 dans le secondaire et de 9.000 dans le primaire.

 

Ces choix budgétaires sont synonymes de classes plus chargées, de réduction des enseignements dispensés, des heures de soutien ou de certaines formations professionnelles notamment, de fermetures d’école aussi bien en zones rurales qu’urbaines.

En parallèle, le gouvernement démantèle la formation pédagogique des enseignants, développe la précarité dans le recrutement.

 

Les résultats de cette politique se font sentir, dans les familles, dans les villages et les quartiers, dans l’économie.

Les évaluations nationales et internationales constatent la baisse générale des résultats du système scolaire français et en particulier le développement rapide des inégalités.

 

Il ne s’agit pas d’une fatalité économique mais d’un choix politique du pouvoir : celui du sabotage de l’Ecole laïque et républicaine, celui du recul du niveau de formation des travailleurs et citoyens de France.

 

Notre système, l’école publique, gratuite, laïque et républicaine a fait ses preuves. Par exemple, nos écoles maternelles, si dangereusement attaquées, sont un modèle envié, très supérieur aux systèmes payants et non scolaires de garde d’enfant qui prédominent dans les autres pays européens. 

Mais l’éducation nationale est malade d’une politique qui l’empoisonne peu à peu.

  La question financière n’est qu’un prétexte. Les emplois supprimés en 2010 dans l’éducation pèsent largement moins que les 700 millions d’euros que coûte annuellement l’intervention de l’armée française dans la guerre américaine en Afghanistan, 40 fois moins que la fortune de Mme Bettencourt. Pour subventionner l’école privée, le gouvernement (comme certaines collectivités) trouve aussi des centaines de millions d’euros à attribuer en exonérations d’impôt et de cotisations sociales, en subventions, prélevés sur l’intérêt national.

 

Le projet du pouvoir en France, conforme à la « stratégie de Lisbonne » définie en 2000 par l’UE, consiste à

- développer le marché lucratif des formations en développant les inégalités et la « concurrence ».

-  abaisser l’offre d’éducation au niveau des besoins immédiats du patronat, lequel casse des centaines de milliers d’emplois qualifiés en France chaque année. Le passage du Bac pro en 3 ans, la dévalorisation des BEP en sont des exemples.

-  réduire la formation générale, l’acquisition de la culture, de l’esprit critique, pourtant si nécessaires dans un monde en mutation constante, parce qu’elles donnent aux citoyens en formation des éléments pour contester leur exploitation, le règne de l’argent sur notre société. La suppression d’horaires d’histoire au lycée, la perversion des enseignements des sciences économiques et sociales selon l’idéologie patronale, portent la marque de cette vision rétrograde.

 



Enseignants, parents, lycéens, citoyens, nous subissons tous cette politique à des degrés différents. Les difficultés d’inscription en maternelle, la hausse des coûts réels d’éducation pour les familles, la dégradation des conditions de travail et d’enseignement, la désertification des territoires, la perspective du chômage : tout cela doit nous pousser à défendre un pilier de notre société : l’école publique ! 

 

Arrêtons les saboteurs, commençons à gagner l’inversion de leur politique ! Exigeons

- l’annulation des 16.000 suppressions d’emplois planifiées pour 2011, un programme d’embauche de personnels statutaires et qualifiés !

- l’abrogation des décrets Chatel contre le lycée (réduction des enseignements, rupture d’égalité et soumission des établissements à des intérêts privés).

- le rétablissement d’une véritable formation pédagogique des enseignants.

- le rétablissement et l’extension du soutien scolaire au sein de l’Education nationale

- une carte scolaire conçue dans un objectif de cohésion territoriale et de mixité sociale.

 

A l’automne, par millions pour la défense des retraites, nous avons montré que les forces existent dans ce pays pour mettre en échec la politique au service du patronat et de l’argent. Maintenant, on nous incite à patienter en regardant en spectateur la pièce de boulevard que nous jouent les prétendants à la candidature en 2012, sur fond de large consensus politique (UE, austérité…).

 

Nous pouvons et devons lutter tout de suite pour gagner ! Dans les semaines qui viennent, certains syndicats enseignants envisagent des luttes, des grèves déterminées. C’est notre affaire à tous de les soutenir.

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18 janvier 2011 2 18 /01 /janvier /2011 10:00

 

Il y a 90 ans, le 25 décembre 1920, s’ouvrait à Tours le Congrès qui allait donner naissance au Parti communiste français. 

 

Les congressistes sortaient de la boucherie de 14/18 qu’avaient approuvée dans « l’Union sacrée » les principaux dirigeants socialistes jusqu’à rentrer au gouvernement. Aujourd’hui encore, la social-démocratie est à la tête du FMI et coordonne la casse sociale et les conditions d’exploitation dans le monde…

 

Combattre le colonialisme, l’impérialisme, sous toutes leurs formes, d’où qu’ils viennent sont plus que jamais une priorité pour les communistes d’aujourd’hui. D’où qu’ils viennent, c'est-à-dire aussi de « nos » impérialistes qui se parent de plus en plus souvent aujourd’hui du couvert de l’Union européenne 


.


Aujourd’hui, la lutte continue !

 


Que font nos troupes dans le bourbier afghan ?Elles participent à une guerre d’occupation, qui tue, enfonce le pays politiquement et économiquement, qui n’a pour objet que la défense des intérêts impérialistes américains et européens. La caution française à la guerre US déconsidère encore davantage notre pays dans le monde et favorise les forces politiques rétrogrades qu’elle prétend combattre.

 

Que font nos troupes en Afrique ?Au Niger, elles mènent à leur guise des opérations de police telle que celle au cours de laquelle les deux jeunes sont morts. Fondamentalement, elles garantissent les intérêts des firmes françaises qui exploitent les ressources du pays. Les Nigériens sont assis sur les plus grandes réserves d’uranium du monde mais leur Etat s’enfonce dans le classement des pays les moins avancés et les juntes militaires se succèdent au pouvoir.

 


Au Tchad, les troupes françaises soutiennent à bouts de bras la dictature en place, avec le soutien du gouvernement américain. Etc.

 

Quel a été le rôle de la France en Tunisie ? La ministre des affaires étrangères Alliot-Marie a dépassé toutes les limites du cynisme, le 11 janvier dernier, en réponse à une question d’un député communiste à l’Assemblée nationale. Elle a « proposé » « que le savoir-faire de nos forces de sécurité, qui est reconnu dans le monde entier, permette de régler des situations sécuritaires de ce type » et « aux deux pays [Tunisie et Algérie] de permettre, dans le cadre de la coopération, d’agir dans ce sens, afin que le droit de manifester soit assuré de même que la sécurité ».

 

Il y a deux ans, un certain Dominique Strauss-Kahn avait salué la politique de privatisation et de soumission totale au marché capitaliste mondialisé du pouvoir tunisien.


A l’occasion du 90e anniversaire du congrès de Tours,

l’ACCA (AGIR CONTRE LE COLONIALISME AUJOURD'HUI) et les AMIS DE L’HUMANITÉ

vous invitent à une projection de documents d’époque suivi d’un débat sur

Le PCF et la libération des peuples 

avec

HENRI ALLEG

(auteur de la Question et ancien directeur d’Alger républicain)

au cinéma La Clef (34 Rue Daubenton, Métro Censier)

Jeudi 27 janvier à 19 h

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17 janvier 2011 1 17 /01 /janvier /2011 13:53

Nous reproduisons dans la suite un communiqué du CJPP5 (http://cjpp5.over-blog.com/) appelant à manifester mardi 18 janvier à 18h30 pour défendre la liberté d'expression bafouée par la direction de l'Ecole Normale Supérieure de la rue d'Ulm. Cette dernière a en effet cédé aux pressions du CRIF, empêchant ainsi la tenue d'une conférence dénonçant les violations flagrantes par Israël du droit international, ses crimes en Cisjordanie et à Gaza et la poursuite d'une violente politique coloniale qui nie les droits les plus élémentaires du peuple palestinien. Les communistes du 5e s'associent à la démarche initiée par les intervenants de cette conférence et appellent à ce rassemblement.

Après l'annulation, par l'ENS, de la réunion publique avec Stéphane Hessel, TOUS AU RASSEMBLEMENT MARDI 18 A 18h30 place du Panthéon contre la censure et pour le respect des libertés démocratiques



Soutenons Stéphane Hessel

  

  

et les pacifistes de la campagne BDS

 

 

Le CRIF revendique la censure de Stéphane Hessel et l’atteinte à la liberté d’expression à l’ENS


Nous apprenons avec stupeur la décision de Mme Canto-Sperber, la directrice  de l'Ecole Normale Supérieure, de retirer la réservation de la salle accordée pour la tenue d'une rencontre exceptionnelle avec Stéphane Hessel mardi 18 janvier. Cette conférence s'inscrivait dans la lignée de l'appel qui a reçu les signatures prestigieuses de personnalités politiques et intellectuelles de sensibilités très diverses, et de 10000 autres citoyens. L'appel peut encore être signé ici : www.collectifpaixjustepalestine.org 


  Le CRIF (Conseil représentatif des institutions juives de France) revendique cette victoire de la censure, et remercie ses amis : Valérie Pécresse (ministre de l'enseignement supérieur), Bernard-Henry Lévy, Alain Finkielkraut, Claude Cohen-Tanoudji, Arielle Schwab. Tous, selon lui, seraient intervenus activement pour bâillonner Stéphane Hessel et ses prestigieux soutiens. Lire le communiqué du CRIF ici : http://www.crif.org/?page=articles_display/detail&aid=23242&returnto=accueil/main&artyd=70
 
Mobilisées pour les droits démocratiques et contre les menaces visant Stéphane Hessel et les prévenus de la campagne BDS, de nombreuses personnalités devaient effectivement s'exprimer à la tribune ou par des messages:


- Benoist Hurel (secrétaire général adjoint du Syndicat de la Magistrature)
- Leila Shahid (ambassadrice de la Palestine auprès de l'Union Européenne)
- Haneen Zoabi (députée au parlement israélien)
- Michel Warschawski (Israélien, fondateur du Centre d'Information Alternative)
- Nurit Peled (mère israélienne d'une victime d'attentat, fondatrice du cercle des familles endeuillées, Prix Sakharov pour la paix du parlement européen)
- Elisabeth Guigou (députée, ancienne Ministre de la Justice et Garde des Sceaux)
- Daniel Garrigue (député, porte parole de République Solidaire)
- Gisèle Halimi
- ... et bien d'autres...
 
300 personnes étaient déjà inscrites pour cette conférence, notamment annoncée sur Mediapart. La direction a déjà reçu de nombreux mails de protestation, auxquels elle répond par le déni. Le comportement indigne de la directrice d'un des hauts lieux de l'intelligence française et de celles et ceux qui ont fait pression sur elle pose de nombreuses questions auxquelles nous répondrons, avec nos invités et amis, lors du rassemblement auquel appellent les organisations ayant soutenu cette conférence.
 
Tous au

 

  

 

 

grand rassemblement contre la censure

 

 

et pour le respect des libertés démocratiques. 
 

 

 

mardi 18 janvier à 18h30 

 

 

 

 

 

 

Place du Panthéon Paris 75005

 

 

Nul n'a le droit d'interdire aux citoyens de notre pays de dénoncer l'impunité des violations israéliennes du droit international et la collusion de notre gouvernement

avec la droite extrême au pouvoir en Israël!
 
 Premiers signataires : AFPS (Association France Palestine Solidarité), CCIPPP (Campagne Civile Internationale pour la Protection du Peuple Palestinien), CJPP5 (Comité Justice et Paix en Palestine et au Proche-Orient du 5ème), Génération Palestine, GUPS (Union Générale des Etudiants de Palestine, UJFP (Union Juive Française pour la Paix), CVPR (Comité de Vigilance pour une Paix Juste au Proche-Orient)

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15 janvier 2011 6 15 /01 /janvier /2011 13:39
 

La voie du changement s'ouvre en Tunisie 

 

La Tunisie vit depuis le 17 décembre 2010 une révolte populaire contre le chômage, l'exclusion, la pauvreté, la vie chère, l'exploitation éhontée, la corruption, l'injustice et la tyrannie. Ces protestations populaires sont parties de la ville de Sidibouzid pour s'étendre à toutes les régions du pays. La pauvreté et la tyrannie, endurées dans la ville, sont un phénomène général qui touche tout le peuple tunisien. La rage et l'indignation est la même dans tout le pays. 

 


Le régime policier et dictatorial du président Ben Ali a affronté la révolte dans son style habituel. En s'appuyant sur la désinformation, la tromperie, les mensonges et la répression brutale de la police qui a tiré sur des masses populaires désarmées, tuant des manifestants ne portant sur eux aucune arme. Ces méthodes ont échoué cette fois, elles ont alimenté les protestations et ont poussé les manifestants à transformer leurs demandes de simples revendications sociales à des exigences politiques sur la question des libertés. Même quand Ben Ali a prononcé son discours, au douzième jour de la révolte, pour promettre à nouveau hypocritement qu'il diminuerait la répression, personne ne l'a cru et les masses ont répondu que les protestations devaient se poursuivre.

  Les pancartes et les mots d'ordre mis en avant par les masses en révolte, du sud au nord, sont un signal clair du processus de prise de conscience politique dans la tête des Tunisiens au cours des vingt dernières années du règne de Ben Ali. Des mots d'ordre du type: « Le travail est un droit, bande de voleurs », « Bas les pattes du pays, bande de corrompus », « Travail, liberté, dignité », « Liberté, liberté et non présidence à vie », « A bas le parti de la constitution, à bas les tortionnaires du peuple », « Ben Ali lâche, le peuple ne se laisse pas faire »...

  Le peuple exige le changement avec la conviction que les aspirations à la liberté, à la démocratie et à la justice sociale ne peuvent se réaliser sous le régime de Ben Ali. Les masses populaires justement par la lutte, par l'Intifada, ne veulent plus de la dictature, et c'est un nouveau processus qui s'ouvre en Tunisie.

  Le peuple tunisien a besoin d'un nouveau gouvernement démocratique, national et populaire naissant de la volonté et de la représentation de ses propres intérêts. Et un système de ce type ne peut voir le jour à partir du système actuel et de ses institutions, ou de sa constitution ainsi que de ses lois, mais seulement sur ses ruines par une assemblée constituante élue par le peuple dans des conditions de liberté et de transparence, après avoir mis fin à la tyrannie. La tâche d'un Conseil populaire est l'élaboration d'une nouvelle Constitution qui pose les bases de la République démocratique, avec ses institutions et ses lois.

  L'opposition avec toutes les forces politiques et non-politiques, est invitée à serrer les rangs en vue du changement démocratique, pour former l'alternative à la tyrannie et à la dictature.


Le Parti communiste des ouvriers restera, comme il l'a toujours été, du côté des travailleurs, des démunis et des pauvres, en première ligne pour un nouvel ordre en Tunisie, pour la liberté, la démocratie et la justice sociale.


 

 Extraits du communiqué du Parti communiste des ouvriers de Tunisie

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12 janvier 2011 3 12 /01 /janvier /2011 13:39

 


La direction de la RATP a annoncé le 17 décembre 2010 qu’elle n’achètera plus son électricité à EDF dès le 1er janvier 2011. Elle se fournira pour 90% auprès du groupe autrichien Verbund et du groupe allemand E.ON. Le montant de ces contrats précipités mais considérables (le métro !), n’a même pas été dévoilé.

 

Cette décision, prise dans le dos du pays, par une direction nommée par le pouvoir, s’inscrit dans la politique visant à forcer l’intrusion de la concurrence et à détruire le monopole public et le service public nationalisé d’EDF.

 

Elle correspond pleinement dans l’esprit et le contenu avec la loi NOME, « Nouvelle organisation du marché de l’électricité », que le Parlement vient d’adopter définitivement.

 

Cette loi NOME prévoit que 25% de l’électricité d’origine nucléaire produite par EDF (à relativement bas coût) sera livrée aux groupes privés, à un prix légèrement supérieur au prix coûtant, pour qu’ils en situation de la revendre sur le marché, aux cours bien plus élevés du marché dérégulé.

Les futurs fournisseurs de la RATP seront parmi les premiers bénéficiaires.

 

Du côté de la direction d’EDF en effet, la stratégie de marchandisation, de privatisation et de casse du service public est bien la même. La perspective est de transformer progressivement l’entreprise publique en multinationale privée.

L’accord avec E.ON développe les activités d’EDF en Allemagne où elle jouera le même rôle néfaste qu’E.ON en France.

La loi NOME va s’accompagner d’une très forte hausse des tarifs sur le dos des usagers professionnels et domestiques français dont la direction d’EDF va profiter pour financer ses investissements financiers à l’étranger.

Cette logique lucrative menace aussi l’avenir de la production en France, la capacité à répondre aux besoins, la sûreté des installations…

 

Les monopoles publics et les entreprises nationalisées, conquis, édifiés depuis la Libération, ont fait la preuve de leur efficacité économique au profit de tous. Ils conservent une cohérence, un ancrage considérables dans le pays, technologiques, politiques, sociaux, culturels.

 

Aujourd’hui, plus que jamais, l’heure est à la résistance et à la reconquête. Une mobilisation considérable est possible sur la base de l’intérêt immédiat des usagers, du refus de l’augmentation des tarifs, de l’expérience des privatisations passées.

Il n’y a aucune raison d’accepter la fatalité de l’application directives européennes de marchandisation auxquelles se plie la grande partie de la gauche.


 

Plus que jamais, exigeons

-         le rétablissement du monopole public d’EDF sur la production, le transport et la distribution d’électricité,

-         l’abrogation de la loi NOME,

-         la renationalisation intégrale d’EDF et de GDF, la fusion des deux opérateurs publics historiques,

-         des coopérations entre services publics nationaux d’Europe et d’ailleurs.

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