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DEMANDEZ L'HUMA !
Vous pouvez rencontrer les communistes du 5e arrondissement tous les week-end sur vos marchés. Ils y vendent l'Humanité Dimanche, y distribuent le 5e.communiste (leur journal) et  bavardent volontiers avec les passants.

Nous sommes tous les samedis à partir de 11h aux marchés de Port-Royal et tous les dimanches à la même heure au marché de la place Monge.

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Parti communiste français

42, rue Mouffetard

75005 Paris

Tél. : 01 43 37 44 19

section.pcf5@gmail.com

19 mars 2011 6 19 /03 /mars /2011 09:28


Ni l'instauration d'une zone d'interdiction aérienne, ni les frappes ciblées proposées par Nicolas Sarkozy n'ont été entérinées par les 27, manifestement très divisés, réunis hier en sommet à Bruxelles pour examiner la situation dans le monde arabe et en particulier en Libye. L'aventurisme guerrier du Président de la République n'a pas fait recette parmi les chefs d'Etats et de gouvernements de l'Union européenne.
Le Parti Communiste Français exprime sa consternation devant les appels de la France et de la Grande-Bretagne à des opérations militaires particulièrement risquées et susceptibles d'entrainer une escalade militaire incontrôlable, un engrenage de guerre. De telles propositions d'opérations militaires ressemblent à des postures de politique intérieure. Elles n'offrent par ailleurs aucune  garantie d'efficacité pour arrêter la répression et les exactions armées du régime de Kadhafi contre le peuple libyen.

Le PCF réitère sa pleine solidarité avec l'opposition au régime de Tripoli qui doit garder la pleine maîtrise de ses choix. Il appelle à toutes mesures d'aide à cette opposition et de sanctions et d'embargo visant le régime de Kadhafi. 

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18 mars 2011 5 18 /03 /mars /2011 08:39

Les chiffres de l’exploitation : Les chiffres de la colère

 

La direction de La Poste a rendu publics ses résultats pour 2010.

Le profit net global est en hausse de 3,5% à 550 millions d’euros. L’« excédent brut d’exploitation », c'est-à-dire le bénéfice lié à l’activité, progresse de 9,1% pour atteindre 2,017 milliards d’euros. La formule comptable mérite bien son nom. C’est bien sur le renforcement de l’exploitation des postiers, tous métiers confondus, et sur la dégradation du service rendu aux usagers que la direction a dégagé ce bénéfice.

A quoi va servir cet argent ? A aggraver le processus de privatisation et à préparer les dividendes des actionnaires privés de demain. Concrètement à transformer ou fermer les bureaux pour supprimer physiquement les guichets, à finir de supprimer les centres de tri départementaux, à provisionner les suppressions d’emploi, à racheter des sociétés financières françaises ou étrangères.

D’ici 2015, le pdg Bailly compte faire passer de 3,7% à 8% le taux de rentabilité des activités postales, toujours aux dépens du service public.

Pour les postiers, la situation devient de plus en plus insupportable aussi bien en termes de conditions de travail que de salaire. La « souffrance au travail » constatée de plus en plus généralement est la traduction de cette volonté patronale d’exploiter toujours plus et d’éradiquer l’esprit de service public ancré chez les postiers.

Partout en France, la résistance se développe. Chaque mois, dans des dizaines de centres de distri, de tri, de bureaux, de centres financiers, des salariés rentrent en lutte.

Depuis une semaine (10 mars 2011), les facteurs d’Angoulême (contre la refonte des recommandés), de Soyaux (Charente - contre le déplacement de 7km de leur service), de Pouillon (Landes – contre la restructuration « facteurs d’avenir »), de Rodez et de Decazeville (Aveyron - contre la sécabilité), de Bénodet (Finistère – contre les sous-effectifs), de Mamers (Sarthe – pour la titularisation des CDD), etc.

Chaque lutte locale obtient des résultats, sauvegarde des emplois, des tournées, des guichets. La mobilisation fait aussi reculer la répression patronale comme à Paris 11.

A Marseille, au bout de 139 jours de grève, les agents du 2ème arrondissement, unis toutes catégories confondues, ont réussi à faire plier la direction contre la précarité. Cettevictoire locale est emblématique du rapport de force qui existe pour gagner nationalement.

Partout des usagers soutiennent les salariés en lutte. Nous nous souvenons des millions de signatures contre le changement de statut en 2009 et des millions de manifestants pour défendre les retraites cet automne.

La question de la perspective politique est plus que jamais décisive.

Elle se trouve dans les luttes elles-mêmes.

Depuis des mois, tout est fait pour concentrer l’attention des salariés vers l’élection présidentielle de 2012.

Pour « virer Sarkozy » (nous sommes bien d’accord qu’il le faut !), tout serait bon, toute unité, même le choix du « moins pire » personnifié par Strauss-Kahn. Sur les retraites, comme sur la marchandisation des services publics, le PS suit les mêmes choix de fond européens que le gouvernement actuel. D’autres ont l’ambition de « tirer le PS » un peu, le plus possible vers la gauche. A La Poste ou à France Télécom, on a vu ce que ça a donné les fois précédentes.

Les médias et le gouvernement mettent aussi en avant le choix du pire, l’extrême-droite. Au-delà des calculs politiciens, cette opération répugnante et dangereuse vise à détourner la colère sociale contre des boucs émissaires, à écraser le débat sur l’alternative politique, par exemple à détourner et stériliser l’opposition massive à l’UE du capital.

Dans tous les cas, tout se jouerait en mai 2012. Communistes, ce n’est pas notre analyse.

L’avenir, le changement de politique en 2011, comme en 2012, se joue maintenant dans les luttes.

La politique économique et sociale du pouvoir est massivement disqualifiée dans le pays. Après la batille des retraites, les élections cantonales (votez communiste!) vont à nouveau le montrer. Des possibilités de larges convergences existent entre les salariés des différents services publics, de la fonction publique et ceux du privé.

Gagner, commencer à inverser la politique au service du patronat, passe par des positions claires et offensives correspondant aux possibilités réelles.

Pour La Poste, nous soutenons toutes les batailles contre la privatisation rampante et contribuons à la mobilisation des salariés et des usagers.

Nous nous situons dans la perspective de la reconquête et de l’extension du monopole public du courrier (dont les bases existent toujours), de la réintégration de la Banque postale dans La Poste et l’arrêt de sa transformation en banque privée ordinaire, de la nationalisation de l’ensemble du secteur bancaire.

Nous refusons l’application des directives et les traités européens illégitimes.

Nous apportons tout notre soutien à la journée de grève, à l’appel des syndicats, le 29 mars 2011 « pour un mouvement d’ampleur national ».

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15 mars 2011 2 15 /03 /mars /2011 08:50

Jeudi 10 février 2011, à l’appel des syndicats de la FSU, la grève des personnels de l’éducation nationale a été fortement suivie, avec entre 19% (selon le ministère) et 50% de grévistes selon les organisations syndicales. Coïncidant avec les luttes des personnels de la justice, l’action des enseignants a montré que la combativité des salariés n’a pas été atteinte depuis le passage en force de la loi Woerth contre les retraites.

Les forces existent toujours plus que jamais pour faire reculer le gouvernement tout de suite, commencer à inverser sa politique. L’école est un des sujets centraux les plus rassembleurs.

De nombreux parents d’élèves ont manifesté leur soutien aux grévistes, notamment dans les écoles où des classes sont menacées de fermeture. L’immense majorité de l’opinion refuse ne comprend pas et refuse que le pouvoir supprime 16.000 postes d’enseignants à la rentrée dans le secteur public quand 62.000 élèves supplémentaires sont attendus. A Paris, le mouvement a été encore un peu mieux suivi que nationalement. Pour accueillir 600 élèves de plus, le rectorat prévoit de supprimer 77 postes…

Les luttes locales ont permis d’enregistrer de premier succès. A Paris, 4 fermetures de classe ont été annulées.

Dès la rentrée des vacances de février, la bataille va reprendre. La date du samedi 19 mars a été retenue par l’ensemble des organisations pour une manifestation nationale.

Faire céder le gouvernement sur l’école, sur la base de l’avenir du pays, de son économie, c’est une des meilleures façons de gagner l’alternative politique. Les communistes seront aux avant-postes de ce combat.

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13 mars 2011 7 13 /03 /mars /2011 08:46

 

Les ménages subissent un racket sans précédent avec une hausse massive des prix de l'essence et plus généralement des produits énergétiques. Alors que les peuples arabes luttent, au prix de leur vie, pour la démocratie et la justice sociale, l'Europe exploite la situation libyenne pour  poursuivre la libéralisation du marché de l'Energie et justifier l'augmentation du prix de l'essence. Un de ses expert déclare : « Les factures reflètent l'évolution des prix mondiaux et la tendance est à la hausse en raison de la forte instabilité dans le monde arabe ». C'est honteux et faux. 

•Dans ces pays, les peuples se sont vu confisquer leurs richesses nationales à la fois par les dictateurs et les multinationales.

•La hausse des prix de l'énergie est due à la spéculation et aux profits préemptés par les majors.

•La fiscalité pétrolière en France comme en Europe est punitive pour les familles alors que les cadeaux fiscaux aux entreprises et aux grandes fortunes se multiplient.

Une raison de plus pour sanctionner, les 20 et 27 mars prochains, ce pouvoir plus soucieux des privilèges de la bande du Fouquet's que de l'intérêt général en votant pour les candidats communistes.

 

Les usagers et les peuples = pompes à fric ?

 

En réalité, ces événements sont une opportunité  :

·                     Pour le gouvernement dont chaque hausse constitue des recettes supplémentaires de TVA, et qui ne veut pas toucher à la manne de la TIPP (58 % du prix de l'essence)

·                     Pour les spéculateurs dont chaque variation ample des prix constitue une opportunité de faire de l'argent

·                     Pour les compagnies pétrolières comme Total qui vient d'annoncer qu'il versera 5 milliards de dividendes sur ses profits réalisés en 2010

Des propositions pour changer de logique : 


Racket des ménages en France, misère des peuples dans les pays du Sud, accaparement de la rente pétrolière  par les groupes, les spéculateurs et les dynasties familiales dans les pays producteurs : c'est cet ordre économique capitaliste que font trembler les mouvements populaires actuels. Une conférence mondiale sur l'énergie, qui devrait être considérée comme un bien commun public, serait nécessaire.


Dans l'immédiat, le gouvernement doit prendre des mesures urgentes qui s'imposent :

  • en instaurant un prix maximum à pompe ;
  • en décidant la diminution de 5 % de la TIPP sur les produits pétroliers,
  • en adoptant un plan d'urgence pour développer les transports publics ;
  • en finançant ces mesures par une taxe sur les profits des compagnies pétrolières.
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12 mars 2011 6 12 /03 /mars /2011 08:48

Après les hausses successives du prix du gaz (+ 20 %) et de l'électricité (+ 6 %) sur les 12 derniers mois, le litre d'essence sans plomb atteint aujourd'hui 1,49 € en moyenne.

Les médias en imputent la cause aux évènements en Libye. Or, celle-ci ne couvre que 2 % des approvisionnements mondiaux. Surtout, les hausses du prix du pétrole ont commencé bien avant, en liaison avec la baisse du dollar, une formidable spéculation encouragée par la politique monétaire des États-Unis, la déréglementation des marchés soumis à la soif de rentabilité financière des majors et des banques. A cela s'ajoute  la fiscalité pétrolière, punitive pour les familles, que les États européens ne veulent pas alléger, afin de capter une partie de la rente pétrolière pour limiter les déficits que creuse leur soutien gigantesque aux grands capitaux.

Mais cela est ignoré et l'on préfère rendre le pétrole responsable de toutes les difficultés, alors que la hausse de ses cours ne fait qu'accentuer la phase d'exacerbation de la crise avec les politiques mises en œuvre depuis au service de la domination des marchés financiers.

On préfère mettre au seul compte des événements en Libye les hausses qui, pourtant, sont engendrées surtout par la spéculation et le refus des dirigeants de l'OCDE d'engager une révolution énergétique.

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10 mars 2011 4 10 /03 /mars /2011 08:49

Les différents sondages parus ces derniers jours donnant Marine Le Pen en tête du premier tour de la présidentielle de l'an prochain ont semé comme un vent de panique. Il faut les prendre au sérieux. Oui, une partie des travailleurs, désabusée, pleins d'une révolte aigrie par le manque de victoires contre la bourgeoisie et l'absence d’alternative visible, oui une partie des travailleurs se tourne vers qui incarne le plus vigoureusement le projet de « ruer dans les brancards ». Parce que le FN, Marine ou Jean-Marie, ce n'est jamais que ça.  
 

Pour canaliser la colère populaire d’ici 2012, le système a fait le choix d’avancer le pire des exutoires : l’extrême droite. Les déclamations sécuritaires de Sarkozy et la complaisance des media pour la famille Le Pen doivent se comprendre ainsi. Le FN, sans vergogne, affecte désormais un discours « social » ; il fait son miel de la perte de crédibilité du pouvoir, en alimentant le « tous pourris ».

Il faut cependant le répéter sans cesse : l'extrême-droite n'a jamais rien conquis dans ce pays. Ni les congés payés, ni les 35 heures, ni la Sécurité sociale, ni aucune hausse de salaires ! Et elle ne conquerra jamais rien en termes de conditions d'existence ou de progrès sociaux. Or une des grandes questions de l'heure, c'est l'attaque de l’UMP et du MEDEF contre toutes les avancées démocratiques : acquis de la Résistance et de la Libération, conquêtes du mouvement populaire. 

 

Ne pleurnichons donc pas sur les thèses du FN. Il veut capter la révolte ? Il souffle sur les braises ? Eh bien, volons-lui les braises ! Communistes, nous mettons nos propositions au service des exigences immédiates des travailleurs. Nous voulons une grande politique publique de l’emploi et de la formation, sous le contrôle d’un pôle public bancaire, qui investirait dans le logement, l’éducation, la recherche, qui créerait les conditions d’une politique ambitieuse de développement industriel.

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9 mars 2011 3 09 /03 /mars /2011 08:41

Manifestation contre les expulsions locatives, pour le droit au logement, samedi 12 mars 2011, 14h30 République

 

Les logements minuscules pour des loyers prohibitifs : jeunes, jeunes étudiants ou jeunes travailleurs, nous connaissons !

500 euros pour 13 m2 (38 euros du m2) c’est plus que courant à Paris. 600 euros pour 20m2 à partager à deux : c’est le lot commun. 515 euros, c’est le loyer moyen infligé aux étudiants. Même en « résidence » étudiante (dont les propriétaires profitent de tas d’aides de l’Etat) par exemple dans le 15ème, les loyers atteignent 550 euros pour 16m2 (35 euros du m2) sans l’électricité.

 

Cette situation est scandaleuse. Les jeunes et d’autres personnes à faibles revenus sont ponctionnés à 50%, 60% de leur budget uniquement pour assurer le minimum indispensable, dans des conditions d’exiguïté, parfois d’hygiène, intolérables. Les aides au logement sont directement captées par ceux qu’on doit appeler des marchands de sommeil, quel que soit leur statut.

 

Le 10 mars 2011, le ministre du logement Benoît Apparu a fait semblant de prendre conscience de cet état de fait.

C’est le signe que la contestation monte, que la situation est intenable.

Mais si Apparu dénonce le scandale mais c’est pour mieux le laisser perdurer. La veille, dans les colonnes du Figaro, il rassurait déjà les investisseurs en s’opposant à tout plafonnement ou gel des loyers…

Pour les « micro-surfaces », il ne propose surtout pas d’interdire les loyers prohibitifs. Que non ! Il propose de taxer davantage les propriétaires qui louent des surfaces de moins de 13m2 à plus de 40 euros du m2 uniquement sur la part dépassant ces 40 euros. Une toute petite taxation, peut-être, pour les cas les plus extrêmes, et à partir de 2012 !

 

De qui se moque le ministre ? Des mal-logés, des jeunes de l’ensemble de la population!

 

Mais puisqu’il est obligé de reconnaître le problème, allons-y encore plus fort !

 

Exigeons le gel des loyers en Ile-de-France, leur plafonnement pour les relocations, l’arrêt des expulsions !

Exigeons la revalorisationdes aides au logement !

Exigeons un plan d’urgence de construction de 600.000 logements sociaux, véritablement sociaux, en 5 ans, et de 80.000 chambres en Cité universitaire (évidemment avec arrêt des démolitions sauf insalubrité et des ventes de HLM) !

 

Il y en a assez que l’argent public soit détourné vers le financement du logement spéculatif sous forme de défiscalisation (dispositifs Robien, Sellier), assez que les pouvoirs publics ou les collectivités locales prétendent faire du « logement étudiant » en favorisant des spéculateurs privés, assez que le budget du logement soit amputé, assez que le financement du logement social par le Livret A soit remis en cause dans l’intérêt des banques privées.

 

Faisons monter la pression sur tous les décideurs jusqu’à gagner une autre politique ! 

 

Manifestation samedi 12 mars 2011 pour le droit au logement, contre les expulsions, aspect le plus grave de la crise du logement qui touche tout le pays :

14h30 République

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8 mars 2011 2 08 /03 /mars /2011 08:52

Les femmes sont les premières à subir le chômage, l’extension de la précarité, la dégradation du statut du travail causés par la politique menée au service du MEDEF depuis 20 ans.

Elles forment ainsi 83% des salariés à temps partiel, 80% des « travailleurs pauvres » (payés en dessous du SMIC), 83% des titulaires de retraites inférieures au minimum vieillesse. Leurs rémunérations sont en moyenne inférieures de 19% à celles des hommes, de 11% à qualifications égales.

 

L’égalité entre hommes et femmes reste un combat.

Si en France, l’égalité est acquise sur le plan légal, ce n’est pas le cas partout dans le monde. L’égalité réelle, même en France, reste encore à conquérir. Les progrès risquent toujours d’être remis en cause.

 

Le renforcement de l’exploitation capitaliste, maintenant avec la crise, tend à aggraver les inégalités, à renforcer les positions persistantes de discrimination dont les femmes sont victimes.

 

Ainsi la contre-réforme Woerth des retraites pénalise spécialement les femmes, aux carrières plus chaotiques. Ainsi le sous-emploi ramène la conception du salaire d’appoint dans le couple ou le monopole féminin des tâches domestiques.

 

Les exploiteurs capitalistes et les réactionnaires se retrouvent toujours, le plus souvent dans les mêmes personnes.

 

Sarkozy veut diminuer la durée du congé de maternité. Il supprime les subventions au planning familial, attaque l’école maternelle dans ses moyens et ses fondements mêmes.

 

La question de l’égalité hommes/femmes est une question profondément politique. Les affirmations de principe et les grands symboles rentrent vite en contradiction avec la réalité les choix des gouvernements: possibilités d’extension de la précarité (ex : horaires éclatés), du travail du dimanche, démantèlement des services publics, austérité des dépenses publiques et sociales …

 


Pour l’égalité homme/femme et l’amélioration de la situation de tous : nous avançons des propositions de mesures concrètes :

 


 1– Emploi/Salaire: Etablissement et application du principe d’égalité des rémunérations, de l’accès à la formation continue. Revalorisation du SMIC 1500 euros net par mois et rattrapage immédiat des salaires pour tous. Interdiction du temps partiel imposé. Pénalisation accrue des contrats précaires. Retrait de la contre-réforme des retraites et réduction réelle du temps de travail. 

 2– Défendre et développer les services publics: création d’un service public national de la petite enfance, engageant un plan d’urgence de construction de crèches, de développement des formations dans les écoles de puériculture, instaurant la gratuité des crèches. A l’heure actuelle, seuls 8% des enfants de moins de 3 ans peuvent être gardés en crèches collectives : il manque 350.000 places. Des moyens supplémentaires doivent être accordés aux écoles maternelles dont la conception, au sein de l’éducation nationale, doit être préservée. Retrait de la loi Bachelot.

 3– Affirmer les droits des femmes: contraception libre et remboursée à 100%: défense du droit à l’IVG avec des moyens nouveaux, la création de nouveaux centres… Allongement du congé de maternité à 24 semaines et du congé de paternité à un mois. 

 4– Défense de la laïcité contre l’ingérence du religieux dans le politique et contre tous les intégrismes. 

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6 mars 2011 7 06 /03 /mars /2011 08:42

GDF-SUEZ : 4,6 milliards d’euros en 2010 dont 3,9 milliards pour les actionnaires !

C’est une provocation ! Exigeons l’annulation des augmentations de 2010 et 2011 et la renationalisation intégrale de GDF !

 

110304_tarifs_gaz.jpg Des hausses insupportables !

Le gouvernement a annoncé une nouvelle hausse du tarif du gaz de 5% au 1er avril 2011. Le gaz aura augmenté de 20% en 12 mois (+9,7% le 1er avril 2010, +4,7% le 1er juillet 2010). Pour les 7 millions de foyers se chauffant au gaz, la ponction va atteindre 180 euros par an. Beaucoup n’en peuvent déjà plus, alors que le pouvoir d’achat des salaires et des retraites n’en finit plus de baisser. 8 millions de personnes seraient en situation de « précarité énergétique » et renonceraient à se chauffer. En 2009, 5 millions d’abonnés ont eu du retard dans le paiement de leur facture.

Le tarif dit « social » que le ministre se dit prêt à aménager ne s’applique qu’à un très petit nombre et ces miettes sont en fait payées par les contribuables et les autres usagers. 

 

Pas difficile de savoir où va notre argent !

GDF-Suez vient de publier ses résultats pour 2010 (3 mars 2011). Les profits nets sont encore en hausse atteignant 4,6 milliards d’euros. La direction de GDF-Suez a décidé d’en accorder 3,9 milliards en dividendes à ses actionnaires. Nos factures finissent dans la poche de ceux qui ne travaillent pas et qui n’ont pas de problèmes de chauffage !

L’excédent d’exploitation de GDF-Suez atteint la somme colossale de 15,1 milliards d’euros, 7,7% de plus qu’en 2009. Pour les ventes d’énergie en France, il augmente de 300 millions à 1 milliard d’euros. C’est exactement l’équivalent des hausses de factures pour l’ensemble des 11 millions d’usagers en 2010.

 

Concurrence et privatisation n’en finissent pas de ruiner le service public.

Le bilan est sans appel. Depuis la privatisation, les tarifs ont augmenté de 50%. Les effectifs fondent. Les salaires réels des gaziers vont encore baisser en 2011. Les conditions de travail se dégradent. Des activités sont filialisées, externalisées pour précariser encore davantage l’emploi. L’investissement, la sécurité des approvisionnements, la sûreté des installations sont remis en cause.

Pendant ce temps, les actionnaires privés s’accaparent des milliards d’euros. GDF-Suez mène la guerre mondiale de la concurrence au profit de la finance, en particulier contre EDF, par exemple en prenant le contrôle du britannique International Power en 2010.

 

Rappels : le processus de marchandisation du gaz et de privatisation de GDF a été marqué par l’application en France (par les gouvernements successifs de gauche et de droite) des directives européennes de mise en concurrence de 1998 et 2003. En 2004, le gouvernement réussit, malgré les luttes, à transformer GDF et EDF en sociétés anonymes. En 2005, Sarkozy, ministre de l’économie, reniant sa promesse, ouvre le capital de GDF. A partir de 2006, le pouvoir livre au groupe privé Suez la véritable poule aux œufs d’or que représente GDF (dont les bénéfices étaient supérieurs à 2 milliards d’euros par an).

 

Ce gâchis peut et doit cesser !

L’Etat français continue de fixer les prix du gaz. Rien ne justifie les hausses de tarifs, ni les coûts d’approvisionnement en gaz naturel, ni les coûts réels des infrastructures et du stockage. GDF-Suez ne les divulgue pas mais renégocie à la baisse ses contrats de longue durée. Le cours du gaz baisse et n’est plus indexé sur celui du pétrole.

ENSEMBLE DEMANDONS QUE TOUTES LES AUGMENTATIONS DE TARIFS DEPUIS 2010 SOIENT ANNULEES !

L’Etat reste aussi actionnaire à 35% de l’ensemble GDF-Suez. Le gouvernement avait expliqué que c’était le moyen de « conserver une minorité de blocage » dans les choix de l’entreprise. Le peuple doit le contraindre à en faire usage, à cesser de faire le jeu des multinationales, aux dépens des usagers, des salariés et du développement du pays.

DEMANDONS DANS L’IMMEDIAT QUE L’ETAT BLOQUE LE VERSEMENT DE DIVIDENDES AUX ACTIONNAIRES DE GDF-SUEZ !

L’expérience des dégâts de la privatisation et de la concurrence est faite. GDF et EDF demeurent, malgré des années de sabotage, deux atouts nationaux majeurs. Le modèle des entreprises nationalisées à la Libération a fait ses preuves.

DEMANDONS LA RENATIONALISATION INTEGRALE DE GDF ET D’EDF, LA NATIONALISATION DES ACTIVITES ENERGETIQUES FRANCAISES DE SUEZ, LE RETABLISSEMENT DES MONOPOLES HISTORIQUES D’EDF ET DE GDF ! Les directives et traités européens qui servent de prétextes à ruiner nos acquis économiques et sociaux n’ont aucune légitimité pour s’appliquer en France.

 

Pour les retraites, comme on l’a vu à l’automne, pour les salaires, pour les services publics, les forces existent pour faire reculer la politique au service de l’argent. Sans patienter vainement jusqu’en 2012 !

 

 

110304_Cirelli.jpg La privatisation profite à certains !

 

François Cirelli, ex PDG de GDF devenu directeur général délégué de GDF-SUEZ a fait quadrupler son salaire depuis 2008. Celui-ci est passé de 460.000 euros à 2.064.000 euros par an ! Soir 7500 euros par jour !

 

A comparer avec l’augmentation de salaire des gaziers en 2011 qui sera 5 à 7 centimes par jour (1,1%). 

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5 mars 2011 6 05 /03 /mars /2011 08:51

L’impunité c’est l’assurance que se perpétuera la même politique. Pourquoi ? Parce que les gouvernements israéliens successifs s’obstinent à nier les droits fondamentaux du peuple palestinien, à saccager le contenu de tous les accords de paix proposés depuis ceux d’Oslo. Ils violent le droit international dans l’impunité. Ils poursuivent la colonisation de Jérusalem-Est et de la Cisjordanie. Ils ont martyrisé Gaza sous prétexte de réponse à des tirs de roquettes aveugles – certes condamnables. Ils ont provoqué un bain de sang lors de l’opération contre la « flottille humanitaire ». Sanctionner la politique israélienne apparaît aujourd’hui comme une nécessité si on veut faire avancer la cause d’une paix juste au Proche-Orient, c'est-à-dire le respect des droits du peuple palestinien, de sa sécurité et de la sécurité du peuple israélien.

 

Des sanctions ? Mais quelles sanctions ? La question nécessite une clarification.

Si l’on est partisan, comme nous le sommes, de contribuer à réaliser les conditions d’une paix juste et durable, la première exigence est la suspension de l’accord préférentiel entre l’Union européenne et l’Etat d’Israël. Ne pas le suspendre encourage une politique qui nie en permanence les droits humains les plus élémentaires. L’Union européenne a par ailleurs adopté des textes, relatifs à la traçabilité des produits israéliens ou supposés tels, qu’elle n’applique que de façon partielle et insuffisante. Les investissements d’entreprises européennes qui facilitent la colonisation ou en profitent doivent cesser.

Suspendre l’accord préférentiel jusqu’à ce qu’Israël s’engage réellement dans un processus de paix, appliquer les textes qui interdisent aux produits des colonies d’être importés en Europe sous label israélien, constituent à nos yeux des objectifs politiques immédiats, crédibles, justes, efficaces, rassembleurs. Les paroles creuses de soutien aux droits palestiniens, démenties par les encouragements de facto à la politique qui les nie, laissent le champ libre aux dirigeants actuels d’Israël. Que change cette situation et demain des négociations pourront reprendre avec comme préalable le gel des colonies, pour aboutir au retrait israélien sur les frontières de 1967, à un accord sur Jérusalem, capitale partagée, et à une solution négociée du problème des réfugiés sur la base des résolutions de l’ONU.

 

C’est dans cette perspective que nous rejetons deux positions antagonistes. D’un côté celle qui prône le boycott total d’Israël, mesure proclamée radicale ; d’un autre côté, celle des forces qui n’ont jamais agi pour que l’Union européenne exerce une pression réelle sur la politique israélienne et prennent prétexte de la prétendue radicalité du boycott total, qualifié de campagne de haine, pour exiger d’inacceptables censures ou poursuites judiciaires. Nous considérons qu’il faut être aux côtés des progressistes israéliens, qui soutiennent le boycott des produits des colonies, comme aux côtés des progressistes palestiniens.

Nous soutenons la demande de hauts responsables palestiniens pour une action vers l’Union européenne, en vue de sanctions efficaces, et non du boycott total d’Israël. La lutte pour des sanctions à l’encontre de la politique israélienne doit s’accompagner de clarté sur les objectifs poursuivis et sur les moyens de lever les obstacles. Seule cette clarté permettra de convaincre ; elle seule permettra l’union la plus large pour que cesse enfin un conflit meurtrier, absurde en tout point car les conditions du règlement pacifique juste et négocié sont connues et elles s’imposeront. Elle seule permettra à l’indignation de trouver son prolongement efficace et sa contribution au rétablissement du peuple palestinien dans ses droits fondamentaux.

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