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2 février 2010 2 02 /02 /février /2010 12:00

« le monde développé est responsable de ce qui s’est passé en Haïti »

Lula, président du Brésil

Pourquoi est-ce toujours dans ces régions où la vie est le plus difficile, que ces événements se produisent et pourquoi y sont-ils tellement meurtriers ? Des milliers de morts, de disparus, des centaines de milliers  de sans-domicile, après le tremblement de terre du 12 janvier dernier en Haïti, et on découvre aussi combien il était dur et aléatoire d’y vivre avant le séisme. Pourquoi tremblements de terre et tsunami sont-ils si destructeurs et meurtriers en Haïti, comme dans l’Océan indien (2004) ou aux Iles Samoa (2009) ?

Certes, la Terre est un lieu fragile, mais les hommes y ont des responsabilités et pas seulement sur le CO2. Pourquoi, en Haïti,  les habitations, les écoles, les hôpitaux, les bâtiments administratifs se sont-ils écroulés si aisément sur leurs occupants? Qui les a construits, avec quels matériaux, selon quels critères anti-sismiques, à quel prix, avec quels profits,  pour qui ? Pourquoi tant de blessés agonisant  sous les décombres pendant 2 semaines ?   Quelles secours existait-il ? Cela ne concerne pas que le tremblement de terre, c’est de l’équipement qu’il est question pour toute la vie sociale  du pays.

Haïti est depuis des siècles dépendant des colonisateurs qui l’ont exploité pour leur seul profit; parmi eux, des entreprises françaises, qui s’enrichirent de la culture du tabac, du sucre et du café dès le XVIIe siècle et profitèrent de l’esclavage, qui provoqua  le puissant soulèvement  conduit par Toussaint Louverture à la fin du XVIIIe siècle, ce qui fait de Haïti le premier Etat à s’affranchir de l’esclavagisme.

Ensuite, pour reprendre les propos de Marie-George Buffet au meeting de Toulouse (28 janvier), « ce que vit Haïti est  un condensé de l’histoire du capitalisme mondial. Les ‘grands’, ces hommes si responsables du FMI, de la Banque mondiale, tous, un jour, se sont penchés au chevet d'Haïti. Ils lui ont appliqué consciencieusement le bon vieux remède de cheval du capitalisme libéral. Les services publics ont été privatisés, l'agriculture, la forêt ont été traitées comme des marchandises. En trente ans, le bilan  est sans appel : c’est l’échec, et cet échec se compte en vies humaines. J’accuse le FMI, la Banque mondiale, l’OMC, de crimes économiques. Oui, j’accuse les politiques libérales de crimes contre Haïti ».

Sous couvert d’aide humanitaire, les Etats-Unis ont investi l’île pour des raisons économiques mais aussi de protection contre  l’immigration. Nous ne pouvons laisser les Haïtiens seuls devant le néo-colonialisme qui va aggraver  la situation du pays et peser sur cette région en quête de ruptures démocratiques dans  sa vie économique et politique. 
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