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7 septembre 2010 2 07 /09 /septembre /2010 10:00

 

Commençons à inverser la politique antipopulaire du pouvoir !

 

Ceux qui ont eu la chance de partir en vacances se sont serrés la ceinture. Pour le plus grand nombre, déjà, la rentrée est difficile. Le chômage, la précarité, la déqualification frappent de plus en plus de salariés. 257.000 emplois, notamment industriels, ont été détruits en 2009.

L’explosion des tarifs de gaz (+14,9%), d’électricité (+3 à 4,5%, le « cadeau » du 15 août !), des transports (+7% pour les Parisiens) va peser lourd. Ecoliers, familles, enseignants abordent la rentrée scolaire dans des difficultés encore aggravées à cause, entre autres, de la suppression de 16.000 postes. Partout, c’est la régression, à l’hôpital public comme au Pôle emploi.

Où va l’argent ? Pas dans les poches des Roms !

Ce que nous perdons en tant que salariés, retraités, usagers ou assurés sociaux n’est pas perdu pour tout le monde. Les profits des entreprises du CAC 40 renouent avec des chiffres record pour le premier semestre 2010, avec une palme pour L’Oréal, l’entreprise de Mme Bettencourt (1,41 milliard d’euros).

La banque BNP-Paribas (qui a bénéficié de 5,1 milliards d’euros d’aide de l’Etat en 2008), enregistre un profit de 4,4 milliards d’euros sur les 6 premiers mois de l’année, en hausse de 39%. Quant à nos factures de gaz, elles filent directement dans les poches des actionnaires de GDF-Suez qui vont toucher un « acompte » de 1,77 milliard d’euros sur leurs dividendes 2010. En août, 1,68 milliard d’euros ont été détournés aussi pour racheter le groupe anglais « International Power ».

Rarement le sens de la politique du pouvoir aura été aussi visible. 

Vider les caisses de l’Etat et de la Sécurité sociale au profit du patronat et du capital, faire payer la « crise » aux salariés, au plus grand nombre . Elle sape les bases du développement économique et social réel de notre pays.

Cette politique et ses effets sont profondément rejetés. La « popularité » du gouvernement est au plus bas. Depuis des mois, les luttes se multiplient dans les secteurs d’activité les plus divers de la chimie à la justice.

Salariés, retraités, jeunes, nous avons les forces pour inverser cette politique antipopulaire en mettant en échec la loi Woerth contre les retraites.

Le pouvoir veut faire de la fin de la retraite à 60 ans une défaite historique des travailleurs qui lui permette d’accélérer encore le démantèlement des acquis sociaux et démocratiques du pays. Il essaie de passer en force, en précipitant le calendrier, en multipliant les tentatives de division des salariés, de diversion, y compris les plus répugnantes avec les provocations xénophobes de Sarkozy.

Les conditions existent pour faire au contraire de la bataille des retraites le point de convergence de toutes les luttes, de la colère sociale, pour obtenir, enfin, une victoire qui ouvre la perspective de changement politique immédiat.

Pour des millions d’entre nous, c’est une nécessité vitale !

Encore plus nombreux le 7 septembre !

Les grèves et manifestations du 24 juin, à 2 millions dans les rues, montrent l’ampleur des capacités de mobilisation. La journée d’action interprofessionnelle du 7 septembre s’annonce au moins aussi forte. Dans beaucoup d’entreprises, la pression monte devant les diktats patronaux : assez de sacrifices, assez de mépris ! Dans les grands services publics, décisifs dans la victoire de 1995, la propagande ne prend pas selon laquelle les « régimes spéciaux » ne seraient pas concernés.

Nous avons l’expérience des luttes de 2003 contre la loi Fillon, des grandes mobilisations du premier semestre 2009, restées sans débouché (aussi du succès de la mobilisation contre le CPE en 2006).

Des objectifs clairs sont seuls efficaces pour faire monter le rapport de force jusqu’à la victoire.

Le mouvement des salariés pour les retraites porte ces objectifs clairs, partagés et rassembleurs: le retrait pur et simple du projet de loi Woerth, la défense et la consolidation de la retraite à 60 ans pour tous, du système de retraite par répartition et de son financement solidaire.

La recherche de l’unité des organisations politique et syndicales ne doit pas nuire au rassemblement des salariés, des jeunes, des retraités sur ces axes de fond.

On sait que le PS (les « écologistes », aussi la CFDT) accepte l’allongement de la durée de cotisation jusqu’à 41,5 annuités qui rendent virtuels pour beaucoup la retraite à 60 ans, que la « gauche plurielle » est responsable de la moitié des exonérations de cotisations sociales patronales. Etc.

Ne nous trompons pas de perspective.

C’est ici et maintenant, à partir des luttes, que tout se joue, pour nos retraites mais aussi pour une alternative politique. Pas dans les combinaisons pour les élections de 2012. On sait ce que valent les promesses électorales. La « gauche » après 1997 n’est pas revenue sur les lois Balladur-Veil de 1993. La social-démocratie partage la feuille de route de casse sociale de l’Union européenne.

Dans cet esprit, communistes, nous mettons nos propositions et nos actions à la disposition du rassemblement dans la lutte pour contribuer à la victoire, autour de ces mots d’ordre :

Le préalable: le retrait du projet de loi Woerth. Pour gagner la bataille des retraites, aucun recul social n’est acceptable ni négociable. Non, le projet Woerth n’est pas une solution, même mauvaise, à un supposé problème des retraites, c’est le problème lui-même. Il est la nouvelle étape des contre-réformes successives, qui depuis les lois Balladur de 1993, s’appliquent à casser les prestations de retraites, à détourner le financement solidaire (cotisations) vers les profits, à développer un système privé de retraite, prélevé sur les salaires nets, inégalitaire, peu sûr et contrôlé par la finance. Le retrait du projet de loi est la condition préalable à la défense et à la reconquête de notre système de retraite.

Défendre, consolider la retraite à 60 ans pour tous ! Retour aux 37,5 annuités pour une retraite à taux plein. 

Retraite à 55 ans pour les métiers reconnus pénibles. La prise en compte de la pénibilité doit être un progrès et non une moindre régression « négociable ». Les critères doivent être objectifs: pénibilité physique, environnement agressif, horaires décalés et espérance de vie en bonne santé à 60 ans.

Retour à l’indexation des retraites sur les salaires (et non sur le taux officiel d’inflation)

Maintien du code des pensions de la fonction publique.

Financement des retraites par la cotisation sociale. I l n’y a rien à concéder sur le financement solidaire de notre système de retraite par la cotisation sociale proportionnelle, qui constitue la part socialisée du salaire. Il n’est pas en crise. Il est saboté au profit du patronat.

Fin des 33 milliards d’euros d’exonérations de cotisations patronales. Extension des cotisations à tous les modes de rémunérations.

 

 

MANIFESTATION

MARDI 7 SEPTEMBRE 2010

14h00— REPUBLIQUE—NATION

AUSSITOT APRES LE 7 SEPTEMBRE

La force de la mobilisation du 7 septembre déterminera les suites qu’ensemble les salariés pourront donner au mouvement. Nous savons tous qu’ne journée n’y suffira pas. La victoire ne se jouera pas non plus dans les joutes parlementaires. Le gouvernement va faire voter les députés dès le 15 septembre, toujours dans sa tactique de passage en force. Ce vote, acquis d’avance, doit être désavoué par le mouvement populaire, rapidement.

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