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25 septembre 2010 6 25 /09 /septembre /2010 12:00

 

L’école est en danger, l’heure est partout à la mobilisation. Retour sur quelques réformes phares…

La réforme du lycée : un désordre généralisé, un accroissement des inégalités

Au lycée, la réforme Chatel s’est immédiatement fait sentir : désordre généralisé, manuels absents, emplois du temps impossibles à réaliser à cause de la trop grande diversité des horaires et des options d’un élève à l’autre. C’est que l’objet principal de la réforme est l’individualisation des parcours : un enseignement commun réduit au minimum et le choix du reste de la formation laissé aux familles…en fonction de ce que les établissements peuvent leur proposer. Accroissement des inégalités entre familles, entre établissements et territoires : l’offre de formation varie d’un lycée à l’autre, en fonction des moyens dont l’établissement dispose et de la manière dont la collectivité locale décide de l’aider. 

Individualiser les parcours ou comment isoler les salariés face au patronat :

Dorénavant, les bacheliers devront faire valoir sur le marché de l’emploi des compétences et des parcours individuels, plutôt qu’un diplôme partagé avec d’autres : en cassant le cadre national du diplôme, la réforme remet en cause la possibilité d’une reconnaissance collective de la qualification (par exemple dans le cadre des conventions collectives) et d’une lutte collective pour cette reconnaissance. Le lycée Chatel forme des salariés isolés face au patronat.

Casse de la formation et précarisation des enseignants sont indissociables :

Cette année a vu, conformément à la réforme, débarquer dans les établissements des enseignants non formés ! Les conséquences sont immédiates : dégradation de l’enseignement, démission de nouveaux enseignants débordés, équipes pédagogiques désorganisées. À plus long terme, la réforme favorise le recrutement d’enseignants en dehors du statut de la fonction publique. La nouvelle formation crée un volant de diplômés recrutables directement par les établissements avec des contrats précaires. La casse du métier d’enseignant passe ainsi à la fois par la précarisation et par la casse de la formation.

Donnons nous les moyens d’un vrai projet pour l’école

Face à la casse du cadre national du service public d’éducation, le PS répond en développant des politiques locales : c’est la porte ouverte à l’accroissement des inégalités territoriales. Le PCF plaide au contraire pour une renationalisation de l’éducation. Il faut rompre avec la vision purement budgétaire de la crise pour mettre en valeur le rôle que la hausse du niveau global des savoirs, le développement de la recherche et de la formation peuvent jouer dans une politique ambitieuse de sortie de crise. Plus important encore, il faut ouvrir le débat sur les objectifs et la raison d’être de l’école : l’école de la République résulte d’un compromis entre la volonté de démocratiser l’accès aux savoirs et les exigences capitalistes de sélection sociale. Ce compromis est aujourd’hui en crise.

La position du PCF est claire : travailler à la réussite de tous et engager une nouvelle phase de démocratisation scolaire. L’école doit construire et transmettre une culture commune ambitieuse pour tous, qui permette l’émancipation de chacun, dans le cadre d’un service public national armé pour lutter contre les inégalités sociales et scolaires.

Ce nouveau projet pour l’école, c’est dès aujourd’hui, dans l’action et avec nos luttes que nous pouvons le construire !

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