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30 janvier 2010 6 30 /01 /janvier /2010 12:45
Refusons la contre-réforme Châtel du lycée !
Pour un service public de l’enseignement secondaire ambitieux et de qualité !


Les décrets Châtel, dévoilés le 9 décembre dernier, s’inscrivent dans cette logique Depuis des années, les gouvernements successifs s’efforcent d’affaiblir la cohérence et l’unité de l’Education Nationale.

Il ne s’agit ni plus  ni moins que :

De réduire le nombre d’heures de cours pour gérer la pénurie d’enseignants.
De casser le cadre égalitaire de l’Éducation Nationale en développant l’autonomie des établissements.

De préparer la concurrence des futurs travailleurs entre eux par l’individualisation des parcours scolaires.

Baisse du nombre d’enseignants, heures supplémentaires non extensibles à l’infini … vers des classes surchargées

Avec le non-renouvellement d’un fonctionnaire sur deux partant à la retraite, ce sont 16 300 postes qui sont menacés cette année. Depuis 2007, 43 000 postes ont déjà été supprimés dans le secondaire. Le budget de l’Éducation Nationale, hors pensions, a ainsi baissé de près de 10 % (de 60 milliards à un peu plus de 53 milliards d’euros) entre 2006 et 2009.

Dans beaucoup d’établissements, une augmentation des heures supplémentaires n’est déjà plus possible pour compenser la diminution du nombre de postes.

Les effectifs des classes atteignent ainsi souvent un niveau critique, frôlant les 40 élèves. Les remplacements de courte durée ne sont plus assurés. Pire encore, la remontée démographique (environ 45 000 élèves supplémentaires dans le secondaire dès l'an prochain) n'est absolument pas préparée par le ministère !

L’autonomie des établissements, c’est la casse du cadre égalitaire de l'Éducation Nationale 

Avec la « réforme » Châtel, plusieurs pas sont faits vers l’autonomie des établissements.

Les proviseurs deviendraient en effet tout puissants, en obtenant le droit de désigner les membres du « conseil pédagogique ». Or cette nouvelle instance disposerait des prérogatives considérables.

C’est en d’autres termes la fin de l'égalité de traitement entre établissements, complément logique de la suppression de la carte scolaire, et cela laisse craindre la liquidation du cadre national des programmes et des diplômes.

Ces évolutions sont accélérées par le transfert accru de compétences aux régions en matière d’éducation.

La gestion des lycées est déjà une de leurs prérogatives : elles se chargent de la construction, de l’entretien des bâtiments et du fonctionnement matériel. De nouvelles tentatives de régionalisation de pans entiers de l’enseignement secondaire sont cependant à craindre, après celle des agents techniques (TOS) en 2004.

Comment alors ne pas s’inquiéter des déclarations du président PS sortant du Conseil Régional Jean-Paul HUCHON, qui voulait dernièrement « que l’on nous (aux régions) confie les professeurs dès lors qu’il existe toujours des programmes élaborés au plan national par une cellule de prospective intelligente de l’Education » ?

Le prétendu « rééquilibrage des filières » est une hypocrisie

Le nouveau « tronc commun » en première, prévu soi-disant pour aider les passerelles, ne concerne que certaines disciplines :   français, histoire-géographie, langues vivantes, EPS. Les horaires de ces disciplines sont actuellement légèrement différents en fonction des séries mais leur programme est très proche. Cette annonce ne change donc dans le fond rien à la situation actuelle ...

Les mathématiques sont réservées aux élèves des futures séries S et ES. Dans ces conditions, on voit mal comment un élève de première L pourrait s'orienter en Terminale S ou ES ! En revanche, un élève en difficulté en série S pourrait peut-être plus facilement s'orienter après une « mauvaise » première S en série ES ou L. Contrairement à une volonté affichée de « rééquilibrer les filières », la réforme pourrait encore renforcer la série S, la seule qui puisse donner réellement le choix de son bac et de ses études !

Le suivi individuel des élèves et de leur orientation est un leurre.

Les heures de modules et de soutien, prévues dans les horaires actuels sont supprimées ou laissées à l'appréciation du conseil pédagogique. Les postes de conseiller d'orientation et psychologique sont menacés.

Avec le projet de « nouvelle seconde », les horaires des élèves sont réduits. Les nouvelles disciplines que les élèves découvrent en seconde subissent cette diminution. Contrairement à l’ambition affichée de promouvoir l’apprentissage en petits groupes, les heures en demi-groupe (TP en physique chimie, SVT) tout comme les modules en histoire-géographie, français et mathématiques sont menacés. Le soutien individualisé censé satisfaire les associations de parents d’élèves et les syndicats lycéens n’est qu’une mesure en trompe l’œil.

Les élèves auront une formation intellectuelle beaucoup plus pauvre tout en ayant un accès à l'information sur leur orientation bien plus difficile.

La dégradation de l’enseignement dans l’Éducation Nationale ouvre la voie à une véritable privatisation de l’éducation avec le recours accru aux « cours particuliers » (Acadomia et consorts) et à l’enseignement privé : le nombre de postes au CAFEP – équivalent du CAPES – a doublé en 2010. Non seulement l'enseignement privé ne subit pas aussi massivement les suppressions de postes, mais son recrutement est préservé !


ENSEMBLE, réclamons le retrait de la réforme Châtel qui contribue à détruire l’école républicaine !

Comme à l’hôpital et à l’université, refusons l’autonomie et la régionalisation des établissements scolaires promus par la droite et le PS !

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