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26 mars 2011 6 26 /03 /mars /2011 01:21
Solidarité avec les salariés en grève !

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Depuis le 10 janvier 2011, huit salariés contractuels de l’Ecole Normale Supérieure de la rue d’Ulm sont en grève reconductible pour dénoncer des conditions de travail inacceptables : CDD en cascades sur plusieurs années, salaires bloqués, absence de droits sociaux, déqualification, management brutal…

Les revendications des grévistes ont été portées à plusieurs reprises auprès de la Direction et adressées à Mme Valérie Pécresse, ministre de l’Enseignement supérieur et de la Recherche.

Ces personnels demandent leur titularisation et le maintien sur leur poste de travail, l’augmentation de leurs salaires, la requalification de leurs emplois, l’aide au logement au même titre que les titulaires, c’est-à-dire la reconnaissance de leur dignité de travailleur.


En réponse, la directrice de l’ENS Ulm, déclare qu’elle n’a pas la possibilité légale de les embaucher en CDI, mais elle refuse également de demander au ministère des postes qui permettraient de titulariser ces agents.

Un rassemblement de solidarité avec les grévistes devant le ministère de l’Enseignement supérieur et de la Recherche, avait eu lieu le 17 février. La ministre avait fait répondre aux représentants du personnels CGT que "les manifestants seraient bien avisés de rentrer chez eux !"

Monique Canto-Sperber, la directrice de l’établissement, s’obstine de son côté depuis des mois à ignorer les exigences des grévistes et préfère laisser pourrir la situation. La semaine dernière, le secrétaire d’État à la Fonction Publique avait finalement négocié, au niveau national avec les syndicats un protocole de sortie de crise sur la base des revendications des grévistes, qui prévoyait en particulier la signature immédiate de CDIs et leur titularisation en 2012. Mais par crainte d’être désavouée, la direction de l’école refuse aujourd’hui encore de donner suite à cette proposition.

L’attitude de la direction est la seule responsable de la prolongation de la situation précaire de ses employés et du blocage que connaît l’École depuis plusieurs mois. Les grévistes ont donc été contraints d’occuper les salons de la direction depuis mardi midi et réclament désormais la démission de la directrice.

Depuis plusieurs années, l'ENS est très soucieuse de sa visibilité internationale, accueille de plus en plus d'étudiants et n’hésite pas à sacrifier des postes de titulaires nécessaires en cuisine, ménage, etc., pour les remplacer par des postes supplémentaires de professeurs, en recourant à l’externalisation ou aux C.D.D. à répétition pour les tâches les moins « nobles ». De façon générale, la gestion de l'établissement est catastrophique depuis quelques années, c'est pourquoi de nombreux précaires de tous les services, et même des titulaires, ont protesté et protestent encore contre la politique de « prestige » de l'établissement et les dégâts qu'elle provoque au quotidien.

 

Récemment reconduite par le président de la république lui-même, la Direction refuse aujourd’hui encore d'entendre les revendications des salariés et méprise ouvertement les grévistes tout comme les étudiants solidaires. La voie choisie par l’administration de l'École est clairement celui de la censure et de la répression : l’annulation de la conférence de Stéphane Hessel qui devait avoir lieu le 18 janvier, largement médiatisée en France et à l’étranger, a déjà pu illustré la manière avec laquelle la directrice de l’ENS souhaite favoriser la liberté d’expression politique dans ses murs.

Cette décision a déjà été condamnée par la justice, le Tribunal Administratif ayant jugé que : « La directrice de l'ENS, dans l'exercice de ses fonctions a porté une atteinte grave et manifestement illégale à la liberté de réunion qui constitue une liberté fondamentale ».

Vendredi 25 mars, l’envoi de 7 cars de C.R.S., censés intimider les précaires et les élèves mobilisés ont pu rappeler une nouvelle fois la façon dont les conflits internes sont traités dans cette prestigieuse institution.

 

La section PCF du 5e arrondissement appelle tous les habitants et salariés du quartier à soutenir les grévistes de l’E.N.S. La victoire de leurs revendications dans cet établissement est cruciale. Elle peut ouvrir la voie aux victoires des luttes contre la précarité dans toute la fonction publique et au-delà. Tous concernés, tous mobilisés, ces luttes sont l’intérêt de millions de travailleurs condamnés par l’État et le patronat à enchainer CDD, intérims, vacations et chômage pour survivre.

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