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15 janvier 2011 6 15 /01 /janvier /2011 13:39
 

La voie du changement s'ouvre en Tunisie 

 

La Tunisie vit depuis le 17 décembre 2010 une révolte populaire contre le chômage, l'exclusion, la pauvreté, la vie chère, l'exploitation éhontée, la corruption, l'injustice et la tyrannie. Ces protestations populaires sont parties de la ville de Sidibouzid pour s'étendre à toutes les régions du pays. La pauvreté et la tyrannie, endurées dans la ville, sont un phénomène général qui touche tout le peuple tunisien. La rage et l'indignation est la même dans tout le pays. 

 


Le régime policier et dictatorial du président Ben Ali a affronté la révolte dans son style habituel. En s'appuyant sur la désinformation, la tromperie, les mensonges et la répression brutale de la police qui a tiré sur des masses populaires désarmées, tuant des manifestants ne portant sur eux aucune arme. Ces méthodes ont échoué cette fois, elles ont alimenté les protestations et ont poussé les manifestants à transformer leurs demandes de simples revendications sociales à des exigences politiques sur la question des libertés. Même quand Ben Ali a prononcé son discours, au douzième jour de la révolte, pour promettre à nouveau hypocritement qu'il diminuerait la répression, personne ne l'a cru et les masses ont répondu que les protestations devaient se poursuivre.

  Les pancartes et les mots d'ordre mis en avant par les masses en révolte, du sud au nord, sont un signal clair du processus de prise de conscience politique dans la tête des Tunisiens au cours des vingt dernières années du règne de Ben Ali. Des mots d'ordre du type: « Le travail est un droit, bande de voleurs », « Bas les pattes du pays, bande de corrompus », « Travail, liberté, dignité », « Liberté, liberté et non présidence à vie », « A bas le parti de la constitution, à bas les tortionnaires du peuple », « Ben Ali lâche, le peuple ne se laisse pas faire »...

  Le peuple exige le changement avec la conviction que les aspirations à la liberté, à la démocratie et à la justice sociale ne peuvent se réaliser sous le régime de Ben Ali. Les masses populaires justement par la lutte, par l'Intifada, ne veulent plus de la dictature, et c'est un nouveau processus qui s'ouvre en Tunisie.

  Le peuple tunisien a besoin d'un nouveau gouvernement démocratique, national et populaire naissant de la volonté et de la représentation de ses propres intérêts. Et un système de ce type ne peut voir le jour à partir du système actuel et de ses institutions, ou de sa constitution ainsi que de ses lois, mais seulement sur ses ruines par une assemblée constituante élue par le peuple dans des conditions de liberté et de transparence, après avoir mis fin à la tyrannie. La tâche d'un Conseil populaire est l'élaboration d'une nouvelle Constitution qui pose les bases de la République démocratique, avec ses institutions et ses lois.

  L'opposition avec toutes les forces politiques et non-politiques, est invitée à serrer les rangs en vue du changement démocratique, pour former l'alternative à la tyrannie et à la dictature.


Le Parti communiste des ouvriers restera, comme il l'a toujours été, du côté des travailleurs, des démunis et des pauvres, en première ligne pour un nouvel ordre en Tunisie, pour la liberté, la démocratie et la justice sociale.


 

 Extraits du communiqué du Parti communiste des ouvriers de Tunisie

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