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1 décembre 2010 3 01 /12 /décembre /2010 13:38


Les sénateurs Boliviens ont voté la nationalisation du système de retraites et l'abaissement de l'âge minimum de départ à la retraite à 58 ans. Le président Evo Morales devrait promulguer la loi dans les jours qui viennent. Cela permettra également aux 70 000 mineurs que compte le pays de partir à la retraite à 56 ans.

 

Sous le système actuel géré par le privé, les femmes doivent trimer jusqu'à 60 ans pour avoir droit à une retraite, tandis que les hommes ne peuvent prétendre à une retraite qu'à partir de 65 ans. Le projet de loi, qui a été proposé par les députés du parti de Morales, le Mouvement vers le socialisme (MAS), est prévu pour prendre effet à la mi-2011

 

Un organisme public, la Gestora publica de la seguridad social de largo plazo, gérera les fonds de pension de la nation qui sont actuellement pris en charge par les entreprises privées Futuro de Bolivia et Prevision.

Le projet de loi, qui crée un fonds de solidarité auquel contribueront salariés et entreprises, étendra également l'accès à la retraite aux 60% de Boliviens qui travaillent dans le secteur informel et n'ont actuellement droit à aucune retraite.

 

La Fédération des patrons de Bolivie a sans cesse fait pression contre cette réforme progressiste, affirmant que ce nouveau système serait économiquement insoutenable, tandis que la Centrale ouvrière de Bolivie (COB) a pesé de tout son poids pour la soutenir.

La décision des législateurs Boliviens de reprendre le contrôle du système de retraites s'inscrit dans la lignée de qui s'était déjà passé en Argentine, fin 2008. Le Congrès argentin avait alors adopté le projet de la Présidente Cristina Fernandez de reprise de contrôle publique du système de retraite privé vieux de 14 ans, et qui gérait pour 22 milliards d'euros d'actifs.

 

L'abaissement de l'âge de départ à la retraite mis en place par la Bolivie défie l'orthodoxie néo-libérale qui a vu le gouvernement de droite Français faire grimper l'âge minimum de départ à la retraite à 62 ans et le gouvernement social-démocrate de Grèce remettre en cause les possibilités d'un départ à la retraite anticipée.

 

Depuis que les électeurs ont élu le premier gouvernement du MAS en 2006, ce dernier a nationalisé ou augmenté les taux d'impositions des grandes entreprises pétrolières et gazières, des télécoms et d'énergie. L'an dernier, les électeurs ont approuvé une nouvelle constitution qui incite le gouvernement à accroître le contrôle sur les ressources naturels et les services d'utilité publique du pays. Plus tôt dans l'année, le gouvernement du MAS a nationalisé quatre entreprises d'électricité.


 

Au moment où le gouvernement français reporte l’âge de départ à la retraite des travailleurs, le gouvernement bolivien décide de l’abaisser !

La Bolivie n’est pas la France, les conditions de travail et de vie sont éloignées, mais le symbole est fort en termes de progrès social.

Nationalisations, conquêtes sociales historiques : l’expérience bolivienne, comme celle d’autres pays d’Amérique latine, est plus qu’un symbole. Elle montre toute l’actualité, pour l’intérêt immédiat des travailleurs, des luttes et de la perspective socialiste.

Pour la France aussi !

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