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DEMANDEZ L'HUMA !
Vous pouvez rencontrer les communistes du 5e arrondissement tous les week-end sur vos marchés. Ils y vendent l'Humanité Dimanche, y distribuent le 5e.communiste (leur journal) et  bavardent volontiers avec les passants.

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15 mai 2010 6 15 /05 /mai /2010 16:25

Le Grenelle 2 censé décliner les outils de mise en œuvre des objectifs environnementaux du Grenelle 1 n’a été adopté cette semaine qu’avec les voix de la majorité UMP et Nouveau Centre. Retour sur le texte et sur sa philosophie…

Le casse du fret :

L’abandon programmé de 60 % de l'activité de fret de la SNCF provoquera environ 300 000 tonnes équivalent CO2 supplémentaires de rejets de gaz à effet de serre par an ! Comble de l'hypocrisie écologique néolibérale : tandis que l'État laisse en jachère son réseau ferroviaire pour mieux abandonner les relations TER, Intercités et Corail, il initie le rachat par la SNCF de l'entreprise Geodis, grande spécialiste du transport routier européen. ! C'est contre cette hypocrisie et le démantèlement du seul outil permettant d'atteindre les objectifs fixés par le Grenelle que se sont levés les cheminots pendant plusieurs semaines. Étaient-ils si « inconscients » comme l’ont répété en chœur l’UMP et la direction de la SNCF, quand ils demandaient l'arrêt des suppressions de postes et de la filialisation de l’entreprise ?

Le scandale humain et écologique des agrocarburants :

Rapport après rapport, tout démontre les effets dramatiques pour les paysans et pour l'environnement du changement d'affectation des sols dans les pays du Sud pour la production de biocarburants voués à l'exportation. Pourtant, la croissance des importations de biocarburants en Europe se poursuit sans qu'aucune norme ne soit exigée. L’introduction de 10 % de carburants agricoles dans les stations-service de l’UE prévu par Copenhague va se traduire par davantage de déforestation au Sud, davantage de déstructurations de communautés rurales, davantage de conflits fonciers pour tirer partie de cette nouvelle manne verte !

Le Grenelle prévoit-il d’interdire les importations extracommunautaires d’agrocarburants ? Non ! Prévoit-il de mettre en place un système public de certification de leur origine? Non ! Prévoit-il seulement de prendre en compte les connaissances réelles des bilans sociaux et environnementaux de ces productions? Non !

Des certifications au service du grand Capital et destructeur pour l’emploi rural !

Qu’en est-il des soutiens spécifiques à l’agriculture durable ? Pas une ligne! Mieux vaut faire de l’affichage en créant, par décret, un nouveau label « une agriculture à haute valeur environnementale ». Confiée au secteur privé, cette certification dont on ne connaît aucune des exigences fondamentales ne pourra, compte tenu des coûts engendrés, aucunement bénéficier aux petites structures agricoles et familiales. N’est-ce pas plutôt la grande distribution qui aurait intérêt à cette certification de façade pour gonfler une fois de plus ses marges sur le dos des producteurs ? Pendant ce temps, les agriculteurs aux pratiques les plus respectueuses de l’environnement se meurent, faute de prix et de revenus corrects.

Une gestion environnementale démocratisée ? Surtout pas !

Aucun apport du texte à l’élargissement des droits et pouvoirs des salariés en matière de veille environnementale dans l’entreprise. Seule une nouvelle citoyenneté au cœur même de l’outil de production serait pourtant à même d’infléchir les logiques entrepreneuriales et financières particulièrement préjudiciables à l’environnement. Ne donnons surtout pas aux salariés et aux comités d’hygiène, de sécurité et des conditions de travail les moyens de faire quoi que ce soit qui puisse entraver la bonne marche du capital !

La droite qui parle d’environnement ? Un problème idéologique… et d’intérêts !

Pour la droite, il faut évacuer le caractère social de l’homme en limitant la compréhension du monde à la seule thèse, devenue religion, de l’individualisme. Une telle démarche évite de savoir si ce sont certaines classes d’hommes, par le biais de leur système social ou de production, et certaines institutions, qui ont une responsabilité prépondérante dans les menaces écologiques qui pèsent aujourd’hui sur la planète. En ce début du XXIe siècle, ce système est celui du capitalisme mondial. Dans la droite ligne du sommet de Copenhague, l'aliénation marchande de l'environnement et de la société ne connaît plus de limites ! Le dogme du marché a pourtant bien vécu, et montré toutes ses limites avec la crise financière et l’impuissance de Copenhague !

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