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21 février 2010 7 21 /02 /février /2010 12:26

 

Une machine contre le service public et les collectivités territoriales et pour servir les capitaux multinationaux.

 


Ce plan est un élément de plus dans l’avalanche de réformes qui visent à remodeler notre société dans l’intérêt du capital : école, santé, La Poste, transports, énergie…

Le « Grand Paris » veut faire de la métropole parisienne une place financière internationale pour le capitalisme mondialisé : un projet de société au bénéfice  de la rentabilité financière,  c’est-à-dire la mise en concurrence des travailleurs et des territoires entre eux au détriment des populations. Sarkozy entend passer en force en détruisant les capacités d’intervention des collectivités territoriales. Il faudrait payer pour se faire entendre un droit de 200 millions d’euros pour que les collectivités locales puissent entrer au Conseil de surveillance de la société « Grand Paris » : cela représente les budgets de 5 villes de 30 000 habitants.

Intimement lié à  la réforme territoriale et fiscale, le « Grand Paris » constitue le champ d’expérimentation métropolitain  de la mise  en concurrence des territoires entre eux. Le citoyen éloigné du pouvoir local paiera encore plus de taxes alors que les entreprises qui bénéficient pourtant des équipements publics (routes, zones industrielles, etc.…) n’en paieront plus. La décision sera recentralisée autour d’un Etat autoritaire et technocratique au détriment des acquis démocratiques que notre peuple a obtenus par ses luttes en 200 ans.

Réduction sans précédent du nombre d’élus, remise en cause des départements, réduction des  compétences et de l’autonomie financière des collectivités locales, c’est le contournement du droit de l’urbanisme au niveau des communes, la promotion de quelques territoires autour de pôles de développement, la relégation de tous les autres. C’est la mainmise   des capitaux dominants sur Paris et sa banlieue. Des réseaux ferrés livrés clés en mains à Véolia, du foncier cédé aux géants du bâtiment et des travaux publics comme Bouygues, Nexity, Vinci qui à eux seuls représentent plusieurs dizaines de milliards d’euros en chiffre d’affaires au détriment  des populations, des logements sociaux, des écoles pour tous et des transports collectifs

Les questions financières relatives au transport seraient dorénavant réglées par la société « Grand Paris » et non plus par une instance publique représentative. Les projets en cours des collectivités  sont sacrifiés au nom de l’attractivité financière en délaissant des quartiers entiers, tandis que  patronat licencie, casse l’emploi et organise la concurrence entre les travailleurs. Le « Grand Paris » s’inscrit dans la logique capitaliste  de l’argent  pour l’argent pourtant responsable de l’aiguisement   de la  phase actuelle de la crise du capitalisme. L’action solidaire des départements est  mise en difficulté par l’asphyxie financière des collectivités locales alors que  l’Etat doit 400 millions d’euros de dettes cumulées depuis plus de 4 ans par non-compensation des transferts de charges aux citoyens de la région parisienne.

 

Sa réforme vise à écarter voire supprimer les collectivités locales. Nous lui opposons le développement dynamique de la région Île-de-France, sur les plans social, économique, environnemental et démocratique. Cela appelle des constructions nouvelles et des droits nouveaux pour les habitants, les jeunes et les salariés, une véritable relance du logement social de qualité et favorisant  la mixité, un aménagement du territoire qui donne un rôle moteur à l’Île-de-France pour contribuer à un plan national de  sécurisation de l’emploi et de la formation. Un développement  des transports publics et de la  gratuité. Le service public, considérablement étendu doit jouer un rôle majeur. Les populations et leurs élus locaux ont besoin de soutien aux multiples projets qu’ils élaborent avec leurs collectivités locales, une réelle participation créatrice de tous les acteurs, qui viserait à  un projet de développement de la région, alternatif et rassembleur au  service  des populations, pour une société plus efficace économiquement et socialement, plus juste et plus humaine.

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