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13 septembre 2010 1 13 /09 /septembre /2010 11:26

Le gouvernement ne peut ignorer l'opposition du pays tout entier à son projet de réforme des retraites. La seule mission d'Eric Woerth est de rassurer les marchés et le patronat en faisant payer le prix fort de la crise économique aux travailleurs : 80% du coût de la réforme devrait être supporté par les salariés.

La propagande du gouvernement ne passe plus : l'argument démographique, présenté comme une fatalité, ne fait plus mouche. Les Français se sont réappropriés le débat sur les retraites, et refuse une réforme injuste et avec elle, tout le plan d'austérité que nous impose le capital.

Le refus du report de l'âge légal du départ à la retraite – de 60 à 62 ans et jusqu'à 67 ans pour le taux plein – est partagé par tous ceux qui se luttent aujourd’hui. Le président souhaite passer en force. De notre côté, nous n'attendrons pas 2012 pour nous mobiliser et refuser dans la rue cette contre-réforme.

Mais ce débat important ne doit pas occulter celui du nombre d'annuités et du niveau des pensions, sans quoi la retraite à 60 ans ne serait qu'un leurre. 37,5 années pour tous et le calcul sur les 10 meilleures années restent notre objectif politique. Le gouvernement essaie de contourner le débat en engageant une vague discussion sur la « pénibilité ». Il a pourtant refusé tout l'été de discuter avec les syndicats sur des statuts par métier, et il propose à la va-vite des mesurettes au cas par cas : telle quelle, la réforme Woerth ne représente qu’un recul social, ce n’est pas une solution, même mauvaise, à un supposé problème des retraites. Elle n’est ni acceptable ni négociable : le retrait du projet est un préalable à toute discussion.

Les membres de la majorité refusent le débat sur le financement car le mouvement social a présenté des propositions claires et susceptibles d’être mises en œuvre immédiatement. Le PCF, en particulier, demande :

La fin des 33 milliards d’euros d’exonérations de cotisations patronales

Extension des cotisations à tous les modes de rémunérations. Cotisations des revenus financiers au même taux que les cotisations sociales.

Moduler les cotisations sociales en fonction de la part des salaires dans la richesse créée dans l'entreprise : cela favoriserait l'emploi et les salaires qui doivent rester la base de notre système.

La droite répète régulièrement que « la France est à la traîne de l'Europe »...à la traîne pour casser les travailleurs au profit du capital. OUI mais en pointe du mouvement social ! Le combat contre la réforme des retraites du gouvernement est important, justement parce que la France est un point de résistance dans toute l'Europe contre les plans d'austérité imposés par les gouvernements et parfois inspirés par l’UE et le FMI. Le gouvernement le sait et essaie de faire passer son projet sans débats politique ni concertation.

Le PCF – ses militants et ses élus – participent à l'assemblée et dans la rue au vaste mouvement social pour le retraite de la réforme. Nous soutenons les syndicats qui refusent de discuter dans les conditions imposées par le gouvernement. Comme une majorité de français, le PCF exige une remise à plat du projet et un véritable débat populaire.

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