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1 mai 2010 6 01 /05 /mai /2010 23:46

En nous annonçant des chiffres catastrophiques quant au poids financier des retraites à l'avenir, on n’a de cesse de nous présenter les retraités comme une charge… C’est faux ! Les retraités ne sont ni un fardeau pour l’économie ni un fardeau pour la société. Ils sont au contraire un moteur de progrès.

 


La retraite permet de remplacer les salariés âgés : on pourrait ainsi coupler le départ à la retraite à 60 ans, à taux plein, avec l’embauche d’un jeune. Les retraites contribuent à élargir le marché de la consommation et sont donc un moteur de l’incitation à investir des entreprises, de l’emploi, de la croissance réelle. Les jeunes retraités exercent des activités utiles dans la société : dans les associations, la formation, l’aide intergénérationnelle. Reconnaître ces activités en finançant vraiment les retraites, c’est aussi progresser dans notre conception du travail : un travail utile à la société, qui a un sens pour celui qui le fait, et non pas un travail aliénant ayant pour seul objectif la production de profit.

 

Le problème n’est pas démographique : il est économique et politique

 

L’emploi et le nombre de cotisants sont au cœur du financement des retraites. La crise économique et financière, liée aux logiques libérales, a fait exploser les déficits en  même temps que le chômage. Tandis que les réformes prétendant assurer la pérennité de notre système de retraite en sapent le financement et compriment les pensions. La réforme Balladur en 1993, la réforme Fillon en 2003 et la réforme Bertrand en 2008, ont accru la durée de cotisation nécessaire pour prendre sa retraite à taux plein. Et ça n’est pas fini : 40 ans, 41 ans en 2012, pour tous, 45 ans comme le souhaite le MEDEF... En changeant le mode d’indexation des retraites, ces réformes ont miné le pouvoir d’achat relatif des retraités de près de 2 % par an. Elles ont accru la période de référence, qui sert de base au calcul des pensions, en retenant les 25 dernières années au lieu des 10 meilleures. On interdit ainsi à plus de la moitié des travailleurs de prendre leur retraite à 60 ans. Femmes et travailleurs précaires doivent assumer de lourdes décotes : pour 5 années manquantes, 25 % de baisse des retraites. Pour les retraités pauvres, le cumul d’une petite retraite avec un petit boulot précaire risque de devenir inévitable.

Allonger la durée de cotisation et reculer l'âge de départ ne permettra pas de financer les retraites futures :

Cela conduirait à laminer les retraites futures, le but étant surtout de diminuer les pensions servies. Certains envisagent des systèmes par points ou des comptes notionnels à la suédoise, qui tendraient à faire disparaître tout âge légal de la retraite, toute garantie d’un taux de remplacement, et conduiraient encore à une baisse des pensions. Laquelle pourrait pousser les retraités qui le peuvent  à recourir à des systèmes par capitalisation, qui subissent les aléas des marchés financiers, comme on l’a vu dans les pays où ils dominent. Ainsi la logique de la capitalisation fleurirait sur la ruine organisée des systèmes par répartition. Alors que le débat pour un autre financement des retraites reste un débat interdit, alors qu’on peut mobiliser des fonds pour le développement des retraites par répartition.

Un autre financement pour développer la retraite par répartition est possible.

 

Les besoins de financement des retraites vont incontestablement monter : il faut sortir des inégalités sociales d’espérance de vie, des inégalités hommes/femmes, relever les basses retraites, répondre aux besoins liés à la démographie... Il faut imposer un débat sur le financement des retraites ! Un nouveau type de politique économique et de gestion des entreprises, une véritable sécurisation de l’emploi et de la formation, le relèvement de la part des salaires dans la valeur ajoutée par une réforme des cotisations patronales, une cotisation sur les revenus financiers pour rompre avec la financiarisation de l’économie, un nouveau mode de croissance de la productivité du travail sont au cœur du nouveau financement des retraites que propose le PCF.


Ni l’agenda, ni les bases de départ de discussion proposées aujourd’hui ne sont susceptibles de répondre aux besoins de consolider les droits et le système de retraites par répartition. Aujourd’hui, une seule évidence : seules nos luttes pourront imposer un vrai débat sur le financement !

Mobilisons nous !


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