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17 décembre 2009 4 17 /12 /décembre /2009 18:23

 

Depuis le 15 décembre 2009, l’Assemblée nationale a commencé à examiner le projet de loi de transformation de La Poste en SA et de mise en concurrence de la totalité de la distribution du courrier.

Les interventions de certains députés, notamment communistes, serviront, à nouveau, à éclairer les enjeux et dangers. Mais d’ici Noël, le projet de loi sera voté quels que soient les barouds d’honneur que joueront à l’intérieur et à l’extérieur de l’hémicycle certains politiciens.

 

Pour autant, la bataille pour le service public de La Poste sera très loin d’être terminée et perdue.

 

Il sera encore temps tout d’abord de faire échec à ce projet de loi.

Le calendrier soigneusement calculé par le pouvoir pourrait se retourner contre lui.

Pour éviter que cette bataille ne coïncide avec les grandes mobilisations du début 2009, il a été obligé de reporter de 6 mois le dépôt du projet de loi. Ensuite, pour être encore plus tranquille et laisser s’alanguir le mouvement, il a renvoyé à la période des fêtes le vote définitif.

Mais du coup, après les recours et le temps de publier les décrets d’application, la date officielle de changement de statut va être reportée au 1er mars 2010.

Un répit qui rend à nouveau crédible un développement et une convergence des luttes pour gagner le retrait de la loi.

 

On se souvient que le CPE avait déjà été adopté par le Parlement quand les luttes ont gagné son abandon en 2006.

 

Contre l’hôpital public, le gouvernement a joué pareil que contre La Poste. Pour esquiver la montée d’un mouvement large et convergent, il a fait passer la loi Bachelot en même temps que les élections européennes qui ont fait diversion (bien malgré nous !). Mais devant les premières conséquences de la loi Bachelot, l’action du printemps sert d’appui à la reprise et au développement, ces dernières semaines, de luttes très larges, dans des dizaines d’hôpitaux, notamment contre les suppressions d’emploi, avec la loi Bachelot en ligne de mire.

 

On peut faire le parallèle avec La Poste. Là aussi, des luttes locales se multiplient en parallèle des mobilisations pour le retrait de la loi Lagarde. Elles sont souvent longues et déterminées (voir une liste non exhaustive pour les quelques dernières semaines en partant des débrayages des facteurs de paris 15). Elles visent toutes consciemment le processus de privatisation. Les directions hésitent entre répression et apaisement mais doivent partout concéder des avancées.

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Au bout de 6 mois d’action contre la loi Lagarde, nous affirmons que les conditions d’un rapport de force pour gagner l’inversion du processus de privatisation de La Poste sont plus grandes encore aujourd’hui, dans l’entreprise d’abord, parmi les usagers et les populations ensuite qui sont de plus en plus conscients de leur intérêt à les soutenir.

Le retrait de la Loi Lagarde, dans tous ses aspects, continue de constituer la revendication politique susceptible d’unir le mouvement, dans un contexte de développement des luttes dans tous les services publics.

Mais l’heure est aussi à analyser en quoi certaines initiatives nationales (la « votation »), en dehors de l’entreprise, ont pu être contre-productifs, amener à des opérations de récupération politicienne qui ont détourné le mouvement de ses objectifs et de ses moyens primordiaux.

Ce n’est pas d’une alternance aux élections de 2012, avec ceux qui refusent toujours de se démarquer de la « concurrence libre et non faussée » des directives européennes que l’on doit attendre une rupture et la mise en échec des privatisations ! 

 

Rien n’est jamais acquis pour les travailleurs, mais pas davantage pour le patronat et ses serviteurs ! Ensemble, nous pouvons le montrer en 2010 !

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