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20 mai 2010 4 20 /05 /mai /2010 16:15

Un calendrier étudié. Le gouvernement est attentiste. Il mesure l’opposition populaire. Il tente de diluer le débat, de multiplier les pistes, les diversions. En même temps, la politique de dramatisation des « déficits » fabriqués continue. Le rapport du COR annonce un « déficit » de 70 milliards d’euros dans 40 ans. Qui peut prévoir quelque chose sur 40 ans ? Et ce « déficit » n’est qu’un besoin de financement qui correspond d’ailleurs seulement aux profits des entreprises du CAC 40 en 2009. De juin à septembre, pendant les vacances, le pouvoir s’apprête à opérer son coup de force. C’est bien maintenant que la riposte doit monter.

 


1- Ne rien céder sur la retraite à 60 ans.

Ce droit, acquis de haute lutte, a une valeur symbolique très forte. Le gouvernement veut le remettre en cause à la fois pour pénaliser les retraités et infliger une défaite historique au monde du travail. Il veut donner un signe aussi aux autres pays qu’il suit bien la doctrine de l’UE. Woerth commence même à étudier l’idée de maintenir le droit au départ mais en instaurant des pénalités à ceux qui partiraient avant 62, 63 ou 65 ans. De même qu’il songe à reporter l’âge auquel tout salarié peut liquider sa retraite à taux plein (65 ans actuellement), ce qui pénaliserait particulièrement les femmes.

2- Pour une diminution de la durée de cotisation. Un nouvel allongement de la durée de cotisation pour une retraite au taux plein est une des pistes avancées par le gouvernement. Depuis la loi Balladur-Veil de 1993 et le passage de 37,5 à 40 ans, les retraités ont perdu 20% de pouvoir d’achat. De façon subreptice depuis 2009, par décret, le gouvernement allonge la durée de cotisation d’un trimestre par an pour atteindre 41 ans en 2012.

Pour des retraites pleines à 60 ans, il est plus nécessaire que jamais, non seulement de s’opposer à tout allongement, mais de gagner le retour aux 37,5 annuités, au calcul sur les 10 meilleures années et à l’indexation des pensions sur les salaires (de revenir sur la loi de 93).

3- Pénibilité : assez de négociation ! Depuis 2003, patronat, syndicats et gouvernement négocient sur la prise en compte de la pénibilité. C’est le meilleur exemple que le « dialogue social » n’aboutit à rien (de bon). On voit venir Medef et ministre : on maintiendrait le départ à 60 ans pour certains métiers pénibles tout en reportant l’âge de départ pour tous les autres. Non ! Des départs anticipés à 55 ans (voire 50) doivent être décidés, comme réparation mais aussi comme prévention. C’est incroyable qu’on nous pousse à nous résigner à ce que l’espérance de vie des ouvriers soit plus courte.

4- Pas touche au code des pensions et au statut de la fonction publique ! Une vaste campagne est lancée par les media à la solde du pouvoir pour tenter d’opposer, à nouveau, les salariés du privé et du public.

Dénonçons les mensonges éhontés : à niveau égal de carrière et de qualifications, les pensions sont du même ordre.

L’objectif du gouvernement n’est pas seulement de faire payer les fonctionnaires (et les agents relevant de régimes spéciaux) et de jouer sur les différences pour abaisser les droits de tous. Il s’inscrit aussi dans une politique générale de casse des services publics et du statut de la fonction publique. Des centaines de milliers d’emplois sont menacés, une référence sociale pour tous, mais aussi une garantie de maintien des principes du service public de l’Etat (égalité, impartialité, intérêt général…). Faisons le lien entre casse des retraites et casse des services publics, établissons la communauté d’intérêt public/privé !

  5- Défendre farouchement le financement des retraites par la cotisation sociale ! 

Madame Parisot n’a que ça à la bouche : « diminuer les charges sociales » ! Le patronat n’a jamais renoncé à remettre la main entièrement à ce qu’il a dû céder en 1945, grâce notamment aux ministres communistes, la solidarité entre salariés actifs et retraités, par la part socialisée du salaire, la cotisation sociale.

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