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5 juin 2013 3 05 /06 /juin /2013 09:46

 

La qualité artistique du film d'Abdellatif Kechiche « La Vie d'Adèle » vient d'être récompensée à Cannes. L’expression « La Palme de plomb » émanant de celles et ceux qui ont travaillé sur ce film illustre l’amertume, voire les désillusions de professionnels qui vivent de plus en plus mal des conditions de travail insupportables, des infractions au Code du travail, des conditions de rémunérations au rabais avec la reconnaissance d’un film qui devrait pourtant les réjouir pour avoir obtenu la Palme d’Or.

Les conditions de production de ce film, œuvre qu'il ne s'agit pas de stigmatiser, sont au cœur de l’ensemble des dysfonctionnements et du malaise de la production cinématographique que dénoncent les syndicats et associations de techniciens et de réalisateurs depuis de très nombreuses années. L'extension de la convention collective au Cinéma est née en réponse à ces problèmes. Répandre l’idée que ses signataires voudraient « tuer le cinéma », alors qu'ils recherchent au contraire des solutions pérennes qui permettent àtous les films d’exister, est irresponsable.

Convention collective : retour sur quelques intox d'une campagne médiatique tapageuse

  • « Vous êtes les fossoyeurs du cinéma d’auteur et des films fragiles » INTOX !

C’est l’argument de la grande peur, et c’est surtout le plus cynique des aveux. Si cela était vrai, cela signifierait tout simplement que le système français du cinéma, dont on défend à longueur d’année la vertu, les emplois et les métiers de la branche industrielle… fonctionne justement sur un déni des droits sociaux élémentaires, mais au nom de l’art. Que les salaires sont en effet la variable d’ajustement du budget du film, et qu’aucun salaire minimum ne peut être garanti. Que le modèle dit « vertueux » de péréquation, de fonds de soutien, de financement du secteur, que tout l’esprit de l’économie encadrée est en fait une fable.

  • « 60 à 70 films vont disparaître » INTOX !

D’où vient ce chiffre ? La Société des Réalisateurs Français propose une toute autre évaluation qui prend en compte les réalités du fonctionnement des films à petit budget et la clause dérogatoire : ce serait moins de 10 films qui seraient concernés. C'est déjà trop mais loin des calculs opportunistes !

  • « Les films devront être délocalisés » INTOX !

Selon la Fédération des industries du cinéma et de l’audiovisuel, « le nombre de semaines de tournage de longs métrages à l’étranger (+ 31 %) suit une évolution opposée à celle du nombre de tournages en France (– 19 %) ». La faute à une convention collective qui n’existe pas  ??

Ce sont les oeuvres qui doivent relever de l’exception culturelle, pas le secteur.Il est quand même très difficile de soutenir le modèle redistributif du CNC, le système de financement encadré, la réglementation d'un secteur au nom de l’indépendance et de la diversité tout en refusant les éléments les plus classiques du droit social. Au delà de la convention collective, c'est au financement du cinéma qu'il faut travailler.Le système est vertueux mais il doit être amélioré pour permettre à tous les films d'exister dans le respect de ceux qui les font.

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