Overblog
Editer l'article Suivre ce blog Administration + Créer mon blog

____________________


images.jpeg
DEMANDEZ L'HUMA !
Vous pouvez rencontrer les communistes du 5e arrondissement tous les week-end sur vos marchés. Ils y vendent l'Humanité Dimanche, y distribuent le 5e.communiste (leur journal) et  bavardent volontiers avec les passants.

Nous sommes tous les samedis à partir de 11h aux marchés de Port-Royal et tous les dimanches à la même heure au marché de la place Monge.

Recherche

Nous contacter :

Parti communiste français

42, rue Mouffetard

75005 Paris

Tél. : 01 43 37 44 19

section.pcf5@gmail.com

5 octobre 2009 1 05 /10 /octobre /2009 11:30
Le RSA : une subvention aux emplois précaires.

Il y a trois mois le RMI et l’API (Allocation Parent Isolé) disparaissaient pour être remplacés par le Revenu de Solidarité Active. 1 550 000 allocataires sont concernés, représentant environ 3,5 millions de personnes.

La transformation de minima sociaux en revenu de solidarité active implique que les bénéficiaires soient soumis à une pression accrue pour accepter n’importe quelle activité et n’importe quelle rémunération. En cas de reprise d’emploi, les personnes concernées conservent une partie de leurs allocations, ce qui améliore peut-être leur revenu dans l’immédiat, mais en   encourageant le développement du travail à temps partiel et mal rémunéré. Avec le RSA, la collectivité subventionne le travail précaire et permet aux entreprises de limiter encore les salaires versés.

Extension du dispositif : une fausse bonne nouvelle !

Les moins de 25 ans ne sont pas encore éligibles au RSA, même en temps que travailleurs pauvres. Dans un geste de «  grande charité », le président envisage d’étendre le dispositif à cette tranche d’âge, pour améliorer (faiblement) leurs revenus. Qu’en est il en vérité ?

D’une part ce dispositif ne va concerner qu’une faible part des jeunes, seulement 15% des jeunes , puisque seuls ceux qui ont travaillé 2 ans sur 3 pourront en profiter.. Pour ceux qui seront éligibles, comme pour leurs aînés, ce sera l’enkystement dans la précarité. Déjà en 2006 les jeunes ont rejeté le CPE car il encourageait l’enfermement dans des situations précaires, notamment  pour les diplômés promis à des emplois qualifiés et rémunérés de manière satisfaisante. Le RSA-jeunes est le synonyme de stages sous-payés, des CDD à répétition et, au bout du compte, un temps encore  plus long avant l’entrée dans une vie active plus sécurisée.

Une allocation-jeune pour étudier, se former et chercher du travail.

A l’inverse, c’est une allocation-jeune qu’il faut imposer, pour leur permettre de poursuivre des études dans de meilleures conditions ou de rechercher un emploi dans des conditions normales.

Admettre le RSA – à fortiori pour les jeunes – c’est se ranger à la vision libérale du marché du travail…
Partager cet article
Repost0

commentaires