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26 septembre 2009 6 26 /09 /septembre /2009 00:01

En ces temps de crise et de grande fragilité sociale, nous avons plus que jamais besoin de services publics pour garantir à tous quelques droits fondamentaux : le droit à la santé, à l’éducation, au logement… Quand la crise aggrave les inégalités, nous avons besoin de services publics de proximité, accessible à tous, sur l’ensemble du territoire national. Et pourtant… Le gouvernement poursuit son entreprise de casse des services publics. En cette rentrée difficile pour tous les travailleurs, c’est la Fonction publique qui subit le plus gros plan social : licenciements, précarisation du personnel… C’est ce qu’ils appellent la « Révision générale des politiques publiques.


 

Les attaques  du pouvoir n’en finissent pas de mettre en cause les différents pans du fonctionnement de notre société notamment : la réforme de l’administration territoriale de l’Etat, le budget avec la fusion de la direction générale des impôts et la direction générale de la comptabilité publique, l’emploi, le logement, la poste, l’hôpital avec la loi « Hôpitaux, patients, santé et territoire », l’éducation, l’enseignement supérieur et la recherche avec la loi LRU et la destruction de la recherche publique, la culture…

Tous ces domaines subissent les uns après les autres des déstructurations, entrainant une réduction généralisée des services de proximité. Il s’agit d’une politique voulue, planifiée, conforme aux dogmes libéraux, et non la réponse « à une situation donnée à un moment donné », « parce qu’on ne peut faire autrement ». Car l’objectif affiché est avant tout, d’ici l’horizon 2012 de « réduire la dette publique ». Il est paradoxal de voir s’afficher cette volonté, quand les dernières mesures gouvernementales  aggravent les déficits. Mais qu’importe ! Le citoyen lambda paiera, sans doute grâce à l’emprunt national !

La Révision générale des politiques publiques, ou plutôt, la « restriction » générale des  dépenses et des emplois publics, est un processus qui a démarré en 2007, à grand renfort d’audits. Cette soi-disant « modernisation » de l’Etat correspond en fait à un ensemble de mesures, où chaque domaine d’intervention de l’Etat est « passé en revue », afin de voir si cela vaut la peine de continuer à le financer.

Le 2ème « rapport d’étape » paru en mai dernier (www.rgpp.modernisation.gouv.fr), avant le prochain prévu en octobre 2009, insiste aussi le chantier de « modernisation des ressources humaines », comprenez le plan de « réduction des emplois publics », car il s’agit de « faire mieux avec moins » (sic). Il faut en effet atteindre l’objectif de non-remplacement à la retraite d’un fonctionnaire sur deux entre 2009 et 2011.

 

Pour cela aussi, la loi «relative à la mobilité et aux parcours professionnels » du 03/08/2009, votée au début de l’été, qui constitue un véritable plan social, va introduire non pas des possibilités de carrière accrues pour les personnels, mais la possibilité pour l’Etat de démanteler nombre de ses services, d’inciter les fonctionnaires à partir, de mettre en concurrence les personnels, de supprimer toute référence à un statut. Car cette référence au statut, dans la lignée des propositions du Conseil national de la Résistance, signifie concrètement la garantie d’égalité qui constitue pourtant l’un des fondements de la République française, c’est-à-dire la possibilité pour l’ensemble des citoyens d’accéder aux mêmes services – de qualité - sur l’ensemble du territoire national, même dans les endroits où « cela n’est pas rentable ». Mais  il faut au contraire réagir et  travailler à bâtir des propositions alternatives pour développer et rénover les services publics, avec comme ligne de mire la société que nous voulons construire. Car les citoyens, les salariés, les citoyens qui ont besoin des services publics de qualité et de proximité doivent exercer  un pouvoir de décision, faire monter les résistances et construire une véritable alternative.

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