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13 septembre 2009 7 13 /09 /septembre /2009 22:28

On connaît – mal sans doute - le rôle joué par les antifascistes et démocrates argentins dans la solidarité avec les réfugiés antifascistes, juifs et non, quand l’Europe était sous la menace d’une domination totale de la part du nazisme allemand et de ses alliés, avant que les soldats et les citoyens soviétiques n’inversent cette tendance avec les batailles de Stalingrad et de Moscou.

 

Des générations plus récentes se souviennent peut-être mieux de la période des dictatures fascistes en Amérique du sud dans les années 70/80, période ouverte par le coup d’Etat (11 septembre 1973) de Pinochet, appuyé par la United fruit and Co, au Chili, renforcé par celui de Videla (24 mars 1976) en Argentine, qui, grâce à l’Opération Condor, étendra son activité de domination et d’assassinats, conduite conjointement par les services secrets du Chili, de l’Argentine, de la Bolivie, du Brésil, du Paraguay et de l’Uruguay.

 

On s’en souvient peut-être un peu trop comme d’un mauvais cauchemar qui aurait fait place à des transformations des Etats et des sociétés, des types nouveaux d’initiative et de gestion, ouverts par des forces révolutionnaires, donnant la parole aux forces populaires et aux riches traditions révolutionnaires de ces pays.

Il ne faudrait pas pourtant que ces réalités nouvelles en occultent une autre, pas nouvelle du tout, celle-là : le combat permanent de l’oligarchie économique de ces pays, y compris dans ses formes de domination mafieuse ; quant au Chili, c’est l’armée, qui n’a sans doute pas perdu ses habitudes et assassine les Mapuches en lutte pour la récupération de leurs terres. Pour ce qui est de la Colombie, on a beaucoup parlé des FARC à l’occasion de la libération d’Ingrid Betancourt, mais, à part  « l’Humanité », qui parle de la dictature du président Uribe, actuellement en train de préparer une modification de la Constitution afin d’être autorisé  à se présenter pour la 3è fois à l’élection présidentielle?

 

Au Honduras, un front nouveau s’est ouvert avec le coup d’Etat  militaire du 28 juin dernier, qui a contraint le président élu Zelaya, bien que soutenu pacifiquement par une large partie de la population, à quitter le pays. Il bénéficie pourtant du soutien de composantes très diverses de la communauté internationale (l'ONU, l'OEA, le Venezuela, la Colombie, les États-Unis), qui condamnent la rupture de la légalité. Plusieurs pays, dont les Etats-Unis, ont réduit ou stoppé leur aide au Honduras. Fin juillet, une mission internationale comportant des représentants de la Fédération internationale des ligues des droits de l’homme conclut  à des violations graves et systématiques des droits de l’homme de la part du gouvernement  de facto (comme on l’appelle dans la presse, pour ne pas dire : gouvernement de coup d’Etat) de Roberto Micheletti. La Commission interaméricaine des droits de l'homme a également dénoncé le 21 août des arrestations arbitraires (entre 3 500 et 4 000 personnes, dans un pays de moins de huit millions d'habitants), le recours arbitraire au couvre-feu (décidé le 1er juillet), des traitements inhumains et dégradants, des actes de répression violente.

 

Le cauchemar n’est jamais conjuré définitivement. A leur tour, les démocrates honduriens ont besoin de notre vigilance et de notre solidarité : il y a déjà des prisonniers et des morts en ce pays.
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