Overblog
Editer l'article Suivre ce blog Administration + Créer mon blog

____________________


images.jpeg
DEMANDEZ L'HUMA !
Vous pouvez rencontrer les communistes du 5e arrondissement tous les week-end sur vos marchés. Ils y vendent l'Humanité Dimanche, y distribuent le 5e.communiste (leur journal) et  bavardent volontiers avec les passants.

Nous sommes tous les samedis à partir de 11h aux marchés de Port-Royal et tous les dimanches à la même heure au marché de la place Monge.

Recherche

Nous contacter :

Parti communiste français

42, rue Mouffetard

75005 Paris

Tél. : 01 43 37 44 19

section.pcf5@gmail.com

18 août 2009 2 18 /08 /août /2009 13:29
Les motifs d’exaspération sont nombreux causés par une organisation incompréhensible, des prestations réduites, des aberrations.

 

- Des bureaux restent fermés des mois pour travaux. Dans plusieurs cas, des bureaux ont été détruits et reconstruits plusieurs de suite.

- Le problème n°1 dans les bureaux de poste, c’est la queue aux guichets, le manque de guichets ouverts (à cause des suppressions d’emploi, encore 140 en 2009 à Paris). Eh bien, dans les bureaux restructurés, on supprime physiquement la majorité des guichets ! Il n’y a plus que 2 en tout, 3 au mieux ! Evidemment, il y a encore plus de queue.

Les usagers de la Poste à l'angle de la rue d'Ulm et de la rue Claude Bernard le vivent tous les jours avec un guichet désormais unique au lieu de 2 ou 3 avant les travaux.

- La multiplication des automates ne facilite pas les choses. Ils sont peu « conviviaux » comme on dit en informatique, et pas que pour les personnes âgées. Souvent en panne, on se demande combien ils coûtent en fait.

- Dans plusieurs bureaux, les horaires d’ouvertures sont changés, notamment retardés à 8h30 le matin semaine. En revanche, certains restent ouverts le samedi après-midi. Mais enfin ! La visite dans un bureau de poste n’est pas une distraction à passer en famille le week-end, c’est un service dont on a besoin et qui est d’autant plus satisfaisant qu’on peut y aller avant ou après le travail et ne pas trop attendre.

- Les usagers n’ont rien à faire d’écrans de télévision pour les faire patienter ou leur faire absorber de la publicité. Ils n’ont rien à faire de l’espace « boutique », envahissant : La Poste, ce n’est pas une épicerie ou une papeterie !

Quant aux conditions de travail des agents, elles deviennent de plus en plus invivables. L’ambiance des bureaux se détériore. Certains agents ont désormais des postes en station debout sans aucun espace personnel.

 

Usagers et agents des bureaux ne font pas les frais d'erreurs de "management" de la direction de la Poste. Les "restructurations" du réseau correspondent à une stratégie délibérée visant à préparer la privatisation.

En zone rurale et dans les petites villes, les bureaux sont progressivement transformés en « agences postales » ou remplacés par des points de contact. Les usagers n’ont plus accès à toute la gamme des prestations offertes normalement par un bureau de plein exercice. En tant que contribuables locaux, ils financent une bonne part du maintien d’une « présence postale » diminuée.

 

Pour les bureaux restants, en particulier dans les grandes villes, les bureaux sont restructurés de fond en comble pour devenir de petits centres de profit, en grande partie identifiables à des agences bancaires.

Les activités courrier courantes sont considérées comme rapportant peu. C’est pour cela qu’elles devraient être massivement automatisées (à 50%) d’ici 2012. C’est pareil pour toute une série d’activités bancaires de base quand elles ne sont pas renvoyées vers des centres d’appels téléphoniques extérieurs privés.

En concordance, la direction de La Poste supprime des dizaines de milliers d’emplois et entend ne plus renouveler 4 départs à la retraite sur 5.

Le nouveau bureau de poste est conçu pour soutirer le plus argent possible à l’usager-client tout en économisant au maximum sur le service rendu. C’est la logique de privatisation.

 

Peu importe que, dans les faits, la casse des bureaux de Poste, se solde pour l’instant, en plus de la casse du service public, par un insondable gâchis financier : coût des travaux, non-rentabilité absolue de l’espace « boutique » parasitaire (dont le but réel est d’imposer une logique marchande)…


Puisque c’est la collectivité, les salariés, les usagers qui paient la note dans l’intérêt des futurs actionnaires privés.

 

Dans le « plan de relance » de Sarkozy, 600 millions d’euros sont comptés au titre de la Poste. 600 millions pour quoi faire ? Précisément pour continuer de casser physiquement le service public (« accélérer la modernisation des bureaux de poste… à travers mille chantiers modestes mais visibles » Bailly, PDG in le Figaro du 13 mars 2009). C’est proprement scandaleux.

 

Avec le projet de loi de changement de statut de La Poste que le gouvernement veut faire adopter avant la fin de l’année, la perspective de privatisation est encore plus claire.

 

Dans les mois qui viennent, initions et unissons les mouvements de protestations des salariés et des usagers qui se multiplient sur Paris pour gagner le retrait de la loi anti-postale !

Partager cet article
Repost0

commentaires