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13 août 2009 4 13 /08 /août /2009 14:44

L’histoire « institutionnelle », celle enseignée dans les écoles de la République, ne se situe pas directement dans une problématique de construction d’une science historique. Elle pose d’abord la question de la conscience historique que les politiques, les pédagogues, les éditeurs de manuels, les chefs d’établissement et finalement les professeurs choisissent plus ou moins consciemment de mettre en avant. Depuis une décennie, l’Union européenne occupe une place grandissante dans les enseignements du primaire (sous forme d’outils pédagogiques proposés aux instituteurs) au lycée (un tiers du programme de terminale générale d’histoire et une bonne place dans celui de géographie de première) en passant par le collège (comme option dans les cours d’éducation civique).

 

Dans le même temps, la remise en cause profonde des politiques mises en place depuis plus de trente ans, la situation de crise actuelle du capitalisme pose de façon concrète chez les salariés la question d’un changement profond du système. Le rejet des politiques et des institutions européennes, associées depuis leur fondation au renforcement et aux mutations du capitalisme monopoliste à l’échelle continentale et mondiale, va crescendo. Tous les efforts sont donc requis par les pouvoirs en place pour redorer le blason d’une telle structure mise à mal à chaque nouveau référendum national.

 

Les débats sur la mémoire collective dans l’Union européenne en sont d’autant plus vifs. Les projets visant à créer artificiellement une histoire officielle au niveau européen se multiplient. Après le Rapport Linblad criminalisant les « régimes totalitaires communistes », le parlement européen votait le 23 septembre 2008 une résolution qui assimilait « nazisme, stalinisme et les régimes fascistes et communistes », afin de faire du 23 août une journée de commémoration des victimes de ces régimes présentés comme équivalents.

 

Sans qu’un lien direct puisse être établi entre les efforts répétés des partisans de « l’Europe politique » pour la promotion d’une « identité européenne » et l’inflexion des programmes, nous sommes forcés de constater que les nouvelles générations d’historiens et de professeurs seront de plus en plus amenées à lutter s’ils veulent pouvoir garder toute l’indépendance nécessaire à l’exercice de leur activité.

 

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