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4 juillet 2009 6 04 /07 /juillet /2009 17:56

 

La retraite est un sujet trop sensible pour qu’on ne prête aucune attention aux propos du ministre du travail dimanche 14 juin, relayé par François Fillon. Ce ne sont pas de simples ballons test pour jauger l’état de l’opinion et la combativité syndicale. Le gouvernement et sa majorité sont décomplexés, et entendent faire de l’année 2010 un rendez-vous majeur de réforme de nos régimes de retraite, répondant ainsi aux voeux du Medef qui, il y a quelques semaines, a posé l’exigence « d’un dernier rendez-vous » en la matière.

 

L’allongement de la durée de cotisation : la seule issue ?

 

  Dans l’énoncé des trois leviers possibles pour faire face à la dégradation des comptes, le ministre reprend à son compte le dogme patronal sur l’impossibilité d’accorder le moindre financement supplémentaire aux retraites comme à l’ensemble de la protection sociale. Dès lors, à ses yeux comme à ceux de Laurence Parisot, le recul de l’âge de la retraite et l’allongement de la durée d’assurance s’imposent. Mais ces leviers n’ont pas pour vertu de prolonger la durée réelle de l’activité, mais de faire baisser le niveau des pensions servies. C’est d’ailleurs le principal effet des réformes passées qui ont conduit à une diminution sans précédent des prestations servies aux retraites sans pour autant assurer l’équilibre des régimes.

 

La retraite deviendrait alors après l’emploi et les salaires, la variable d’ajustement que le pouvoir utiliserait pour tous les problèmes de l’équilibre des finances publiques. Personne ne songe à nier la réalité de la question du financement des retraites. Les ressources consacrées au financement de la protection sociale doivent être augmentées afin d’assurer un équilibre pérenne des régimes. Sauf à vouloir ne plus soigner, ne plus assumer le vieillissement démographique, à ne plus avoir de politique familiale, notre pays devra consacrer une part croissante de la richesse créée à ces financements solidaires et collectifs.

 

  Offrir le gâteau financier de la protection sociale au marché.

 

Gouvernement et patronat n’ignorent pas cette réalité, mais le modèle économique et social qu’ils veulent imposer en lieu et place c’est celui de la retraite par capitalisation et des assurances santé. Pas pour l’efficacité, mais parce que la protection sociale représente en France un gâteau financier qui échappe encore au marché.


  Des solutions existent.

 

Elles passent par une politique de l’emploi efficace. Chaque point de masse salariale supplémentaire apporte 1,5 milliard d’euros aux régimes de retraite. L’augmentation des ressources suppose notamment que la totalité des rémunérations donnent lieu à cotisation, ainsi que les revenus financiers des entreprises. Si l’on prend la question des retraites et de la Sécu par le biais du financement, il devient possible d’envisager l’avenir de manière positive en garantissant aux futurs retraités, y compris les plus jeunes, un revenu de retraite dès 60 ans qui soit en continuité avec le revenu d’activité.

 

Cette vision-là ne s’imposera pas sans une mobilisation sociale.

 

 

La grande majorité des français n’a pas intérêt dans le modèle de la retraite par capitalisation que l’on nous impose pas à pas.

 

 

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