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DEMANDEZ L'HUMA !
Vous pouvez rencontrer les communistes du 5e arrondissement tous les week-end sur vos marchés. Ils y vendent l'Humanité Dimanche, y distribuent le 5e.communiste (leur journal) et  bavardent volontiers avec les passants.

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28 mai 2009 4 28 /05 /mai /2009 12:59


Depuis 1880, l'attribution des titres universitaires, y compris donc le baccalauréat, est réservée aux universités publiques.
Depuis la loi de 1905, l’État ne peut pas subventionner des établissements d’enseignement motivés par une doctrine religieuse, des hôpitaux où figurent des symboles religieux, où interviennent des personnels religieux. C’est une conviction ancrée chez les citoyens français : en 1959, une pétition nationale contre les subventions à l’enseignement privé recueillait 10 millions de signatures et Bayrou se souvient certainement d’une cuisante expérience quand, le 24 janvier 1994 (il était alors ministre de l’Education nationale) un million de Français ont manifesté contre son projet de réformer  la loi Falloux en laissant plus de latitude aux collectivités locales pour subventionner les établissements d’enseignement privé.

Cela ne concerne pas que l’enseignement : l’école publique est laïque, la santé publique est laïque, les services publics sont laïques, de par la loi : « La République assure la liberté de conscience. Elle garantit le libre exercice des cultes (art. 1) […] La République ne reconnaît, ne salarie ni ne subventionne aucun culte (art. 2) ». C’est un principe constitutif de notre société : la laïcité est porteuse d’égalité, entre hommes et femmes, quels que soient leur profession, leur statut social, leur appartenance politique, la couleur de leur peau, leurs préférences sexuelles, leur religion ou absence de religion. Dans l’Union européenne, la France est l’un des rares pays qui ait inscrit de façon explicite et durable, dans ses textes fondamentaux, le principe de laïcité.

Mais le Président de la République a théorisé la fin de la séparation des Eglises et de l’Etat lors de son discours du 20 décembre 2007 à Rome, puis dans son discours à Riyad le 16 janvier 2008. Il chante les louanges de « Dieu transcendant qui est dans la pensée et le cœur de chaque homme [.…]  n’asservit pas l’homme mais le libère », avec pour corollaire que toutes les grandes religions et toutes les grandes philosophies enseignent que « l’homme n’est pas sur terre pour détruire la vie mais pour la donner», référence transparente aux prises de position de l’Eglise catholique contre  l’avortement, l’euthanasie, la contraception.

Et de s’appuyer sur cette démonstration un peu courte pour appeler toutes les religions à « la politique de civilisation dont le monde a besoin aujourd’hui »  et à s’unir pour « combattre  contre le recul des valeurs morales et spirituelles, contre le matérialisme, contre les excès de l’individualisme». Il est là en cohérence avec sa conviction de la prééminence de la sphère du privé. Mais aussi avec ses intuitions sur l’avenir d’une société gérée selon les règles du communautarisme.

Bernard Kouchner, ministre des Affaires étrangères, candidat de l’UMP pour les élections européennes, a appliqué cette orientation en signant à Paris le 18 décembre  2008, un accord de reconnaissance des diplômes de l’enseignement supérieur avec le Vatican. Selon le « communiqué technique » publié par le Quai d’Orsay, « cet accord a pour objet de reconnaître la valeur des grades et des diplômes canoniques (théologie, philosophie, droit canonique) ou profanes [toutes les autres disciplines] délivrés par les établissements d’enseignement supérieur catholiques reconnus par le Saint-Siège et de faciliter les différents cursus universitaires ».

Cet accord ne respecte pas l'indépendance de la France : le Vatican est un Etat étranger : il ne peut délivrer des diplômes français, ni désigner les établissements français qualifiés pour  le faire.
Cet accord contrevient à l'article 1 de la loi de 1905 qui  déclare que « La République ne reconnaît, ne salarie, ni ne subventionne aucun culte ».

Cet accord est contraire à l'article 1 de la Constitution de 1958 qui stipule que « la République est indivisible, laïque, démocratique et sociale ».

Plusieurs organisations, syndicats et associations, ont demandé l’annulation pure et simple de cet accord et porté leur protestation  au Conseil d’Etat.


Qui , du Front de gauche ou de l ’UMP, est porteur des valeurs de la laïcité ? Qui donc est à même de se battre, y compris au Parlement européen, pour leur sauvegarde ?
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