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4 mai 2009 1 04 /05 /mai /2009 17:48
L’accélération des réformes libérales dans l’UE plonge l’hôpital public et les systèmes de santé dans la crise. Pour les élections européennes, le choix est clair: inscrire durablement, la doctrine libérale, responsable des effondrements actuels et de l’exacerbation de la crise systémique, ou, rompre avec cette logique en construisant l’alternative.



Roselyne Bachelot déclare imprégner « la politique de santé française d’une couleur européenne ».


Son Europe c’est celle du Traité Constitutionnel Européen (TCE), repris en 2008 dans le Traité de Lisbonne, où la Santé reste subordonnée à une logique économique libérale dans « un marché intérieur où la concurrence est libre et non faussée ». Une UE qui rationne l’offre publique, réduit le nombre de personnels hospitaliers et offre de nouveaux secteurs rentables aux capitaux privés. Leur Europe, c’est celle du Capital, elle refuse le droit à la protection sociale. Elle prétend « reconnaître et respecter le droit d’accès aux prestations de sécurité sociale et aux services sociaux » sans préciser si on y accède par un système solidaire et public ou un prestataire assurantiel privé. Nous sommes loin du Droit à la protection sociale de la Constitution française (article 11 du préambule) et en deçà de la Déclaration Universelle des Droits de l’Homme (article 25) qui affirme que toute personne « a droit à la sécurité en cas de chômage, de maladie, d’invalidité, de veuvage, de vieillesse ou dans les autres cas de perte de ses moyens de subsistance à la suite de circonstances indépendantes de sa volonté ».

L’Europe libérale, abandonne la notion de service public pour celle « de service d’intérêt général » dont les missions peuvent être assumées par des opérateurs privés, entérinant la primauté de l’objectif de rentabilité financière sur celui d’utilité sociale.


De Maastricht jusqu’au nouveau Traité de Lisbonne, bloqué par les Irlandais, le rationnement comptable des dépenses publiques devient la règle, contraignant les Etats, dans leur recherche de financement, à se tourner vers les marchés financiers. C’est la Banque Centrale Européenne (BCE) qui régit la politique monétariste de l’Union, tandis que le Conseil et la Commission surveillent la réduction des déficits publics donc des dépenses publiques et sociales par les Etats. Cette Europe nous éloigne du progrès social, elle installe l’Europe des patrons et de la rentabilité financière, responsables de l’explosion de la crise financière et de la déflation des salaires et des dépenses publiques et sociales comme de l’enfoncement dans la récession !

Marchandisation et autoritarisme contre les droits des peuples et des salariés.

L’Union européenne préconise une Gouvernance technocratique de l’hôpital et du système de santé au détriment des syndicats, des médecins et des acteurs sociaux comme des instances élues, ainsi les conseils d’administration des hôpitaux, verront leur rôle limité tandis que les décisions seront prises par des commissions nommées par le pouvoir, comme dans la Loi Bachelot. La campagne des élections européennes doit permettre d’amplifier le rassemblement pour le retrait de cette loi, et d’œuvrer à une politique sociale européenne alternative favorable aux peuples d’Europe et non aux multinationales.
 
Une politique de santé alternative en Europe comme en France, exigerait à l’hôpital, comme dans tous les services sociaux de substituer à la logique marchande, une logique sociale et solidaire. La résorbtion de la précarité et des inégalités de santé. Un Droit explicite à la sécurité sociale solidaire doit être reconnu. Le développement en dynamique de son financement doit être garanti, alors que sa fiscalisation conduit à rationner les financements tout en les reportant sur les ménages. Le principe de l’accès gratuit et précoce aux soins, pour tous, le développement de la prévention, de la coordination des soins devraient être promus. La convergence des luttes pourrait œuvrer à des réformes de progrès afin de développer l’efficacité sociale des systèmes de santé. Cela exigerait notamment la création d’un pôle public européen du médicament.


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