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11 novembre 2008 2 11 /11 /novembre /2008 11:02


Le résultat des élections américaines, rendu encore plus convaincant par le fort taux de participation, est plutôt une bonne nouvelle. Bonne nouvelle pour les Américains d’abord, pour les peuples du monde ensuite.
Depuis l’entrée du néo-libéralisme et des néo-conservateurs sur la scène de l’idéologie et de la politique, les républicains ont occupé la Maison Blanche pendant 20 ans (Reagan 81/89, Bush père 89/93, G.-W. Bush 01/09), seulement interrompu par les 8 années de la présidence Clinton. Toute cette période est placée sous le signe d’une politique de plus en plus antisociale, rétrograde, belliciste, y compris pendant les années Clinton.

En cette période de guerres contre les pays et forces appelés, par Reagan puis par la dynastie Bush, « empire du mal », « forces du mal », en Europe de l’est, au Proche et Moyen-Orient comme en Amérique latine, les USA connurent une militarisation constante, que les gouvernements successifs firent payer aux travailleurs américains, ainsi qu’ à leurs alliés.  Le succès de Barack Obama et son retentissement mondial ont des raisons !

Une autre donnée importante : malgré les groupes influencés par des sectes, des évolutions ont lieu dans la société américaine, le racisme notamment y est en retrait et Obama a pu éviter le piège du communautarisme. Son style, son intelligence, sa jeunesse, sa maîtrise des dossiers, notamment économiques – importants en cette période où la crise frappe durement les couches les plus pauvres de la population américaine –, les moyens financiers qu’il a rassemblés, ont fait le reste.

En revanche, on n’a guère parlé de son programme. On parle de changement, mais quel changement pour les victimes de la crise des subprimes, qui continue depuis un an et demi à jeter chaque jour hors de chez eux des milliers de personnes qui ne peuvent rembourser les emprunts évolutifs qu’ils ont contractés pour acheter leur logement ? 7 millions de foyers sont hors d’état de payer leurs dettes d’ici à 2010.  Quel changement pour les ouvriers licenciés dans l’industrie automobile, l’électronique ? Les Américains attendent désormais tout de l’Etat ? Obama répond que l’Etat ne peut pas tout, que l’école ne peut pas fonctionner si les parents laissent leurs enfants scotchés devant la télé. Il répond par des propositions sur l’assurance-santé, la réduction d’impôts pour 95% des Américains, la création de 5 millions d’emplois « verts » dans l’énergie, mais il n’est pas assuré d’un soutien ferme du Sénat. On dit que Colin Powell et d’autres élus républicains seraient susceptibles de servir de liant entre sénateurs démocrates et républicains. Barack Obama n’est pas encore en fonctions que déjà l’on parle de compromis avec cette droite dure, responsable de tous les maux dont souffrent les Etats-Unis. Et le monde.

Enfin, il y a la politique étrangère : retrait des troupes d’Irak, négociation avec l’Iran, mais maintien de la présence américaine en Afghanistan, Obama demandant à ses alliés (dont la France) de fournir un effort supplémentaire.

Aux USA comme ailleurs, le capitalisme est en crise , une  crise telle qu’il n’y a pas de solution tant qu’on s’en tient à des « changements ». Barak Obama profitera-t-il de son capital de confiance pour aller à une rupture avec la domination du capital financier ? 
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