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21 octobre 2008 2 21 /10 /octobre /2008 08:53

Au moment où se tient le salon de l’automobile, Renault annonce 6000 suppressions d’emplois. 20 000 emplois sont menacés ou détruits chez les constructeurs, les équipementiers ou les sous-traitants (Ford, Valéo, Faurecia, Renault, PSA, Michelin, Goodyear...). Le pouvoir d’achat affaibli et la hausse du carburant ont provoqué une baisse de près de 4% des immatriculations de voitures neuves en Europe. Les constructeurs automobiles parlent de crise. Quelle crise ?


La crise : c’est celle du modèle de développement qu’ils ont choisi.

Les constructeurs français et européens délocalisent : prenant comme argument «le coût trop élevé des salaires», c’est faux !  Ces coûts ne représentent que 9 à 11% du coût de la construction du véhicule, mais pour eux il s’agit-là de la seule variable d’ajustement.

Des bénéfices effectués a l’étranger

61% des 101 milliards d’euros de chiffre d’affaire de Renault et PSA sont réalisés hors de France. Pour les équipementiers c’est près de 50% des 23 milliards. Les bénéfices de l’industrie automobile, reversés largement aux actionnaires, se construisent sur l’exploitation d’une main-d’œuvre à bas coûts, de conditions de travail rudes dans les pays d’Europe de l’est ou des pays en voie de développement.

Une pression accrue sur les salariés français

PSA a dégagé au premier semestre 2008 un bénéfice net en hausse de 49% et Renault 20%. Pour être des vedettes du CAC 40, ils font le choix de la rémunération la plus forte aux actionnaires (+10% en 2007), pratiquent en France la politique des bas salaires pour leurs employés, multiplient le recours à l’intérim, aggravent les conditions de vie et de travail jusqu’aux dépressions nerveuses et aux suicides comme l’année dernière à Guyancourt.

Carlos Ghosn déclare vouloir faire de Renault « l’entreprise la plus rentable au monde ». Il ne nous surprend pas. Nous lui opposons l’enjeu industriel pour les défis sociaux et écologiques du 21e siècle.

Automobile : les défis du 21e siècle sont considérables

L’industrie automobile est au carrefour d’enjeux. Élément du droit à la mobilité individuelle et familiale, la voiture doit répondre à la crise écologique et sociale, au développement durable.

Les solutions technologiques et humaines existent : nouveaux moteurs hybrides, électriques, à hydrogène, nouveaux matériaux, propulsion, générateurs d’énergie à zéro taux d’émissions de gaz polluants...

Pourquoi n’en faire qu’une vitrine dans les pays développés et proposer du « low-cost » polluant pour les autres ? Pourquoi ne pas faire une priorité de la reconversion des secteurs liés à l’automobile : énergie, chaînes de distribution (bornes électriques, hydrogènes) ?

Remettre en cause le capitalisme, défier les logiques de profits à court terme, plutôt que s’enliser dans la spéculation, la recherche des bas coûts au détriment de la qualité, le profit maximum dans le plus court temps et la rémunération des actionnaires, c’est le développement de l’emploi, de la formation et de la recherche qu’il faut favoriser.

Par des droits nouveaux, salariés et citoyens pourraient réorienter le fleuron industriel automobile pour une réelle prise en compte des défis sociaux et environnementaux.

Par le renforcement du rôle de l’Etat et des institutions financières européennes dans la reconversion de l’ensemble du secteur industriel lié à l’automobile : énergie, distribution, fabrication.

Sortir l’industrie automobile de la « crise », c’est faire tout cela aujourd’hui : respecter les salariés, les consommateurs et la planète. C’est le sens des propositions du Parti communiste français sur l’automobile.
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