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17 septembre 2008 3 17 /09 /septembre /2008 09:08
Virages à gauche en Amérique latine.
Espoir pour le reste du monde ?
Quelle solidarité internationale ?

Débat du stand "Paris Rive Gauche" à la Fête de l'Humanité.
Introduction de Marine Roussillon.



Voici les quelques mots qui ont introduit notre débat sur l'Amérique latine à la Fête de l'Humanité. Bientôt sur le blog, un compte-rendu plus complet... Et plus de photos du débat et du stand dans
notre album.

L’Amérique latine est un vaste continent, et un vaste sujet pour notre débat. C’est pourquoi dès l’intitulé, nous avons voulu privilégier une question : celle du sens des expériences latino-américaines pour le reste du monde. Pour en discuter, nous avons avec nous Michel Rogalski, directeur de la revue Recherches internationales, dont le dernier numéro est disponible ici et au Village du livre, Obey Ament, responsable de l’Amérique latine au PCF, et Fabien Cohen, secrétaire général de l’association France-Amérique Latine, association de solidarité avec le continent latino-américain dont vous pouvez visiter le stand à quelques mètres d’ici.

Avant de céder la parole à nos intervenants, je voudrais leur poser trois questions : Que se passe-t-il en Amérique latine ? Ces expériences nouvelles contribuent-elles à créer un nouveau rapport de forces international ? Et enfin que peuvent faire la gauche et le PCF pour et avec l’Amérique latine ?


Ma première question, que se passe-t-il en Amérique latine ?, peut sembler naïve. Il me semble pourtant nécessaire d’insister sur le caractère contrasté de la situation.

Peut-on parler aujourd’hui du continent latino-américain comme d’un ensemble cohérent ? Traiter dans un même mouvement l’Argentine de Kirchner, le Brésil de Lulla, le Chili de Michelle Bachelet, la Colombie d’Uribe et le Vénézuela d’Ugo Chavez ? Je laisserai tout à l’heure à Michel Rogalski le soin de revenir sur l’histoire qui a mené l’Amérique latine là où elle en est aujourd’hui.

Peut-on considérer le « virage à gauche » de l’Amérique latine, qui fait le titre de notre débat, comme acquis ? La situation en Bolivie, où les oligarchies locales soutenues par l'impérialisme américain ont entamé un bras de fer avec le président Morales, et dont Obey Ament nous parlera plus en détail, tend plutôt à montrer la fragilité de la situation, et la permanence des conflits et des tensions.

Enfin, peut-on considérer cette nouvelle donne politique en Amérique latine comme le début d’une tentative de s’émanciper du capitalisme ? Les nationalisations de ressources, le partage des terres, sont-ils les conséquences d’une aspiration au socialisme ou d’aspirations nationales visant à lutter contre l’impérialisme américain ? Plus précisément, comment les enjeux d’indépendance nationale et les enjeux économiques s’articulent-ils ? Faut-il conclure de la situation en Amérique latine que la lutte contre l’impérialisme est nécessairement une lutte contre le capitalisme ?


Ce point m’amène à ma deuxième question : le virage à gauche de l’Amérique latine participe-t-il d’un nouveau rapport de forces international ?

L’Amérique latine peut-elle être l’initiatrice ou la partenaire de coopérations nouvelles pour résister à l’impérialisme américain ? Je pense bien sûr à la Banque du Sud, mais aussi aux liens entre l’Amérique latine et la Chine ou la Russie. Peut-on voir émerger là un nouveau modèle de relations internationales, fondé sur le respect de la souveraineté nationale ? Ou s’agit-il au contraire de la montée d’impérialismes nouveaux, qui mèneraient le monde vers de nouveaux conflits ?


Cette dernière question n’a évidemment pas de réponse simple et claire, et pose le problème de notre action possible en direction de l’Amérique latine, pour promouvoir des relations de coopération entre les peuples, et lutter contre l’impérialisme et le capitalisme. C’est là ma troisième question : Que pouvons-nous faire avec et pour l’Amérique latine ?

Quelle sont aujourd’hui les position de la France et de l’Union Européenne face à l’Amérique latine ? Comment pouvons-nous l’infléchir, et quelles actions sont menées en ce sens ? Fabien Cohen nous parlera sans doute des sommets des chefs d’État Europe-Amérique latine, et du succès des sommets alternatifs auxquels il a participé.

Comment les expériences latino-américaines peuvent-elles nous aider, en France et en Europe, à mener le combat idéologique ? Si elles ne constituent évidemment pas des modèles exportables, peuvent-elles tout de même nous être utile dans l’affirmation de la crédibilité du projet communiste ?

Enfin, comment pouvons-nous mobiliser l’opinion publique française et européenne aux côtés de ceux qui luttent en Amérique latine ? Quelles solidarités pouvons-nous construire ? Michel Rogalski dira quelques mots de la façon dont la question de la solidarité avec l’Amérique latine divise la gauche, et Obey Ament nous parlera de la situation en Colombie, où la solidarité internationale peut seule aider à construire la paix.


Pour en finir avec cette avalanche de questions, je voudrais dire un mot de ce qui fait pour moi la nécessité de ce débat. Nous avons tous en tête l’actualité récente de la Bolivie, où l’impérialisme américain et l’oligarchie régionale se sont associés pour tenter de faire tomber le président Morales, ou au moins de le contraindre à mettre un terme à sa politique d’appropriation sociale des ressources naturelles. Pour ce faire, ils se sont attaqué à la souveraineté nationale en tentant d’obtenir un démantèlement de l’État bolivien. Or cette stratégie est aujourd’hui celle de l’impérialisme et du capital un peu partout dans le monde : le Kosovo, la Géorgie en sont des exemples. En Europe même, les projets d’Europe des régions ont pour but de casser les lieux de solidarité que sont les États Nations. Pour nous, parler de l’Amérique latine aujourd’hui, c’est donc parler du monde, et des possibilités de résister à une stratégie cohérente du capitalisme impérialiste.

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