Overblog
Editer l'article Suivre ce blog Administration + Créer mon blog

____________________


images.jpeg
DEMANDEZ L'HUMA !
Vous pouvez rencontrer les communistes du 5e arrondissement tous les week-end sur vos marchés. Ils y vendent l'Humanité Dimanche, y distribuent le 5e.communiste (leur journal) et  bavardent volontiers avec les passants.

Nous sommes tous les samedis à partir de 11h aux marchés de Port-Royal et tous les dimanches à la même heure au marché de la place Monge.

Recherche

Nous contacter :

Parti communiste français

42, rue Mouffetard

75005 Paris

Tél. : 01 43 37 44 19

section.pcf5@gmail.com

3 septembre 2008 3 03 /09 /septembre /2008 08:45

Travailleurs de Russie, de Géorgie et d'Abkhazie, ensemble contre la guerre. Moscou, 1er mai 2008.

Le conflit géorgien constitue une nouvelle phase du bras de fer que se livrent Russes et Américains dans la région depuis plus de quinze ans pour le contrôle des hydrocarbures.
Les États-Unis ont entrepris un effort considérable pour s’implanter dans toutes les ex-républiques soviétiques, régions d’intense transit commercial, riches en ressources naturelles. Le Kremlin est soucieux d’éviter un démantèlement de la Fédération de Russie après celui de l’URSS.

Ces frictions se sont exacerbées car les dirigeants russes se montrent déterminés à restaurer une puissance russe conforme au capitalisme national en pleine expansion.

Le forcing américain pour s’implanter sur tout le flanc sud de la Fédération de Russie vise à la fois à contenir les puissances russe et chinoise et à contrôler une région très riche en hydrocarbures. Washington est parvenu dès le tournant de l’an 2000 à installer tout un réseau de bases militaires dans le Tadjikistan, le Kirghizistan ou l’Ouzbékistan, tissant des relations privilégiées avec des potentats locaux souvent bien peu soucieux des droits de l’homme, si fortement invoqués en d’autres situations. Le conflit géorgien illustre cette montée des antagonismes et sans doute un certain rééquilibrage des rapports de forces entre les deux empires. Il est d’autant plus dangereux pour la paix de la région et de la planète que les deux protagonistes n’hésitent pas à instrumentaliser des aspirations nationalistes ou sécessionnistes pour parvenir à leurs fins. Ce sont les peuples qui habitent le pays, qu’ils soient géorgiens, ossètes ou abkhazes, qui constituent donc aujourd’hui les principales victimes de cet affrontement des empires.

Sur la question du contrôle des ressources d’hydrocarbures, devenue évidemment encore plus sensible depuis l’explosion des cours et la conviction qu’à moyen terme s’annonce une pénurie de cette matière première, la Géorgie joue un rôle décisif. Le rattachement du pays au « bloc occidental » constitue en effet le moyen d’assurer un transit du gaz et du brut de la mer Caspienne directement vers les marchés occidentaux.

Une conception des rapports internationaux qui remonte au XIXe siècle et semble y être restée.
Partager cet article
Repost0

commentaires