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18 juillet 2008 5 18 /07 /juillet /2008 12:48
« La Republica » publie le 12 juin 2008 un extrait d’une étude de Fausto Bertinotti qui devrait paraître dans la revue « Alternative per il socialismo ». Ci-dessous un résumé de cet extrait (seuls les passages entre guillemets sont traduits aussi littéralement que possible).

par Pierre Laroche.



« Cette fois, enquêter sur les raisons de la défaite est une opération politique de première grandeur. Ce sont la nature même et la profondeur de la défaite qui rendent si importante la recherche de ses causes ».

On peut se servir de l’analyse que fait la droite italienne, la « Nouvelle Droite », qui a fait preuve d’une force considérable, d’une saisie originale de la modernisation de la société italienne.  Ce n’est plus l’héritage du fascisme,  ni la valeur absolue de  l’Etat-Nation, ni le « libérisme » (n.b. : les Italiens différencient le libéralisme politique du XIXe siècle du libéralisme économique et financier qu’ils appellent souvent libérisme ou néo-libéralisme).

« L’entrée de la droite dans la modernisation, dont elle se porte candidate à être la force  la plus apte à l’accompagner, l’a désidéologisée, lui permettant ensuite de récupérer des échantillons et des traces des diverses traditions de la droite et de les recomposer en une politique définie précisément sur les réponses à apporter à la crise sociale, politique et institutionnelle provoquée par cette même modernisation».

Non fasciste mais apte à utiliser des éléments de cette culture pour cultiver l’aversion à toute diversité, quand l’insécurité se transforme en peur et que la figure du bouc émissaire ressurgit comme remède aux peurs.

Pas vraiment libériste non plus, de façon à se démarquer du néo-libérisme impuissant (la parti de Maastricht), de droite et de gauche, tout en y adhérant pleinement sur le thème crucial du rapport travail-entreprise-marché, au point de prendre l’aspect du parti de l’entreprise et de la Confindustria (syndicat patronal des grandes entreprises). Un reflet de la décomposition de la société et des « subjectivités fortes », et qui se mêle aux différentes composantes  et instincts qui animent la société civile, « confectionnant une idée générale de restauration, qu’il renvoie à la société en la transformant en politique » sans en avoir l’air.
« La Nouvelle droite change le registre de la politique et la droite cesse d’être minoritaire, rôle où l’avait placée la rupture opérée par la Résistance et le long après-guerre italien ».

On peut  avancer l’hypothèse que ce qui se construit en ce moment est un nouveau « régime […] le régime léger […] marqué par le a privatif . Privatif de la politique même ».  Abrogation de la discriminante antifasciste,  fondement de la Constitution républicaine, pour en arriver à une République a-fasciste, a-antifasciste, sans racines et sans histoire.

Le Parlement n’est plus le lieu de confrontation entre gouvernement et opposition, il est maintenant le lieu de la gouvernabilité et se configure tout entier comme « une sorte de gouvernement élargi », avec une nuance, celle de la coexistence entre gouvernement réel et gouvernement-fantôme (gouvernement – ombre, si on préfère une traduction littérale de l’italien, qui a toujours voulu se démarquer de l’expression anglaise). « Un gouvernement a-politique […] comme si sous les sièges du Parlement il y avait un gigantesque aimant qui tire  vers le gouvernement, l’aimant du marché » qui tire également les relations sociales, y compris les relations syndicales, à l’intérieur de ces institutions, annulant l’autonomie syndicale. « Le a privatif atteint alors le cœur de la démocratie :  le conflit. On ne peut le nier mais le pousser dans une dimension pathologique car privée de la légitimation sociale et politique garantie uniquement par son caractère progressiste et d’acteur de la justice sociale. Des relations syndicales et sociales a-conflictuelles, conduites par des paramètres extérieurs à la condition de travail,  en constituent le sceau. Ainsi se consomme  en un ‘régime léger’ la crise profonde de la représentation démocratique.

C’est en effet dans la longue crise rampante de la démocratie, dans le remplacement progressif de la représentation, remplacement par le gouvernement, que s’est consommée la crise de la gauche », comme, dans l’extraordinaire « saison du changement », l’élargissement de la démocratie avait accompagné la montée de la gauche. C’était alors la saison des passerelles, ; c’est maintenant la saison du fortin : « qui est dedans est dedans, qui est dehors est dehors ». La gauche est dehors, avec les forces sociales et culturelles qui doivent affronter la question de leur inclusion. En se souvenant que les plus horribles tendances xénophobes et discriminatoires se nourrissent dans le corps de la société quand elles se révèlent cyniquement fonctionnelles pour la défense d’équilibres sociaux indéfendables par d’autres moyens.
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