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Vous pouvez rencontrer les communistes du 5e arrondissement tous les week-end sur vos marchés. Ils y vendent l'Humanité Dimanche, y distribuent le 5e.communiste (leur journal) et  bavardent volontiers avec les passants.

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14 juin 2008 6 14 /06 /juin /2008 16:34


La crise financière actuelle est révélatrice de la crise du capitalisme mondialisé, et des contradictions de ce système.

La spéculation

Au cœur de la crise financière, on trouve le système de crédit bancaire, lieu d’une spéculation qui met en jeu des sommes gigantesques. Cette spéculation a pour conséquences le renforcement de l’exploitation des travailleurs, pour dégager toujours plus de profit, et le blocage du pouvoir d’achat (puisque l’argent est consacré à la spéculation, et pas aux salaires). Un système financier parasite s’installe aux dépens de l’économie réelle et des travailleurs.

De la crise financière à la crise écologique

La spéculation se déplace sur différents produits : le pétrole, le gaz, les produits alimentaires. À chaque fois, les conséquences sont d’autant plus graves que la spéculation renforce des facteurs réels de crise du système. Ainsi, la spéculation sur les produits alimentaires aggrave les problèmes posés par les besoins nouveaux liés à l'urbanisation, à la croissance démographique,… De la même manière, la spéculation sur le pétrole aggrave les problèmes liés à l’épuisement des ressources, aux besoins croissants des pays émergents, et à la pollution qui en résulte. La crise financière rencontre la crise écologique.

Crise sociale et réponses capitalistes

L’augmentation des prix due à la spéculation suscite de nouvelles luttes sociales. Les luttes pour les salaires et le pouvoir d’achat se multiplient partout dans le monde : en France, en Roumanie avec les salariés de Renault Dacia, mais aussi en Inde, au Chili… Au contraire, pour répondre à la crise, les capitalistes cherchent à économiser sur les salaires en investissant dans de nouveaux moyens techniques. Les contradictions s’exacerbent entre intérêts des actionnaires et exigences des travailleurs. Au niveau national comme au niveau mondial, la tension monte.

Les propositions des communistes

La crise globale qui menace peut mener à des affrontements économiques, mais aussi militaires, au nom d’intérêts financiers rivaux. Mais elle peut aussi permettre la construction de relations internationales et sociales nouvelles, cherchant à s’émanciper de la domination financière. Nous pouvons agir pour peser dans cette évolution, en luttant pour de nouvelles relations internationales, pour un contrôle démocratique de la finance, et pour de nouveaux services publics.

Les Banques et les Fonds d’investissement doivent être contrôlés par des instances publiques et démocratiques. La création d’un service public de la banque et du crédit, à la fois au niveau national, au niveau européen (avec une refondation de la Banque Centrale Européenne), et au niveau mondial, peut permettre de contrôler le crédit et la spéculation. Un tel outil permettrait de réorienter l’argent vers la production, la formation, les salaires…La fondation de la Banque du Sud par les pays d’Amérique latine est une expérience qui va dans ce sens.

Enfin, la création de services publics nouveaux, nationaux, mais aussi européens et mondiaux, doit permettre de faire passer le développement humain avant la rentabilité financière : l’énergie, la nourriture, l’eau, l’environnement,… sont des biens communs de l’humanité : ils ne peuvent être laissés aux intérêts privés !

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