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DEMANDEZ L'HUMA !
Vous pouvez rencontrer les communistes du 5e arrondissement tous les week-end sur vos marchés. Ils y vendent l'Humanité Dimanche, y distribuent le 5e.communiste (leur journal) et  bavardent volontiers avec les passants.

Nous sommes tous les samedis à partir de 11h aux marchés de Port-Royal et tous les dimanches à la même heure au marché de la place Monge.

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11 juin 2008 3 11 /06 /juin /2008 14:26

Nous ne nous laisserons pas faire !

En appelant salariés et retraités à descendre dans la rue le 17 juin prochain, CGT, CFDT, FSU et Solidaires tirent un signal d’alarme à la hauteur des menaces qui pèsent sur les droits et conditions de travail de millions de salariés.

Temps de travail : les patrons veulent faire la loi !

Le gouvernement veut introduire dans le projet de loi sur le représentativité, fruit d’un accord – une fois n’est pas coutume – entre le patronat et les plus grandes organisations syndicales, une clause permettant la multiplication des heures supplémentaires. Même si la référence aux 35 heures n’est pas formellement abolie, chacun comprendra que dans la réalité c’est la notion même de limitation du temps de travail qui est visée. Et donc le seul critère qui subsisterait serait la réglementation européenne fixant la durée maximale à 48 heures… Chacun pourra travailler autant qu’il le souhaite… ou plutôt chacun devra travailler autant que son patron le veut !

Travailler plus… pour quoi déjà ?

Ce texte démontre à quel point la traduction dans la réalité du « travailler plus pour gagner plus » promis aux Français ne retient décidément que la première partie du slogan, déjà largement et lourdement vécue par des millions de salariés. Travailler plus, oui, mais surtout pour abaisser le « coût du travail »… c’est-à-dire les salaires, et pour augmenter les bénéfices des patrons et les dividendes des actionnaires.

Mettre les salariés en concurrence

En remettant en cause le droit à une retraite à 60 ans payée dignement, tenant compte de l’élévation de la qualification, donc de la durée des études ou de la pénibilité, le gouvernement crée les conditions d’une concurrence accrue entre générations. En avançant d’un an l’ouverture du marché du travail, salué encore une fois par le MEDEF, aux salariés d’Europe de l’Est, il porte le fer de la concurrence sur la politique d’immigration.

Si le pouvoir n’a pas aimé les cortèges du mois de mai, juin peut lui réserver encore quelques surprises.

Le mécontentement social est en phase de généralisation. Des marins pêcheurs et des agriculteurs qui réclament du gouvernement de réduire les taxes sur les carburants, des chercheurs qui refusent la marchandisation du savoir, aux enseignants qui luttent pour une école de qualité, aux cheminots qui refusent la privatisation du fret, aux agents des impôts hier si nombreux dans la rue, nous sommes toujours plus nombreux à nous faire entendre. Et chacun prend la mesure des convergences qui se dessinent autour de la défense du pouvoir d’achat et des retraites.

La mobilisation du 17 juin peut mettre le gouvernement en échec. La gravité de l’attaque, l’urgence de la lutte, rendent nécessaire l’unité des travailleurs. Alors le 17 juin, tous dans la rue !
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