Overblog
Editer l'article Suivre ce blog Administration + Créer mon blog

____________________


images.jpeg
DEMANDEZ L'HUMA !
Vous pouvez rencontrer les communistes du 5e arrondissement tous les week-end sur vos marchés. Ils y vendent l'Humanité Dimanche, y distribuent le 5e.communiste (leur journal) et  bavardent volontiers avec les passants.

Nous sommes tous les samedis à partir de 11h aux marchés de Port-Royal et tous les dimanches à la même heure au marché de la place Monge.

Recherche

Nous contacter :

Parti communiste français

42, rue Mouffetard

75005 Paris

Tél. : 01 43 37 44 19

section.pcf5@gmail.com

16 avril 2008 3 16 /04 /avril /2008 13:20
Une nouvelle cellule est née dans la secction du 5ème !

Les communistes et sympathisants de l'Université Paris 3 se sont réunis pour la deuxième fois la semaine dernière, à Censier. Ils ont décidé de travailler ensemble sur les propositions de la municipalité parisienne pour l'enseignement supérieur et la recherche. Une nouvelle réunion devrait avoir lieu à la fin du mois de mai.

Voici le rapport que Pierre Laroche, ancien enseignant-chercheur à Censier, a prononcé pour introduire la réunion.

Rencontre à Censier (10/04/08)

Petit retour sur les municipales

Après la présidentielle et les législatives, la presse et beaucoup de dirigeants du Parti communiste français avaient tellement proclamé que nous étions finis qu’on aurait dû s’attendre à un effondrement aux municipales et cantonales. Comme cela n’a pas été le cas, on a assisté ces dernières semaines, après une année de prostration, à une explosion de jubilation dans notre expression publique : « 3è parti français », « débâcle de la droite », « notre politique d’union a porté ses fruits et entraîné le triomphe de la gauche ».

Je suis plus réservé :

- - nous avons repris des couleurs, en avalant quelques couleuvres : nos alliés ont cherché à nous trahir et nous ont trahis quand ils l’ont pu (Seine St Denis). Notre politique d’alliance s’est parfois faite au prix de concessions importantes sur les hommes et les programmes. A suivre.

- - dans le 5è, on peut dire que notre activité et nos positions ont permis à la gauche d’approcher la victoire. Nous pouvons sans doute dire que nous sommes pour quelque chose dans l’important recul de Tiberi et dans le fait que le Modem n’a pas pu entrer dans la liste Delannoë au 2e tour.

- -surtout, le taux élevé de l’abstention doit nous alerter : les électeurs n’ont pas trouvé à gauche de réponse satisfaisante à aux déceptions  qu’ils ont ressenties après les élections de l’an passé.

En revanche, et malgré la déception d’avoir échoué, de peu, à bouter Tiberi hors de la mairie du 5e, je vois un vrai motif de satisfaction dans le recul de la droite et l’échec du Modem au plan parisien et national. A une condition, c’est que nous ne nous en contentions pas et que nous en profitions pour relancer les luttes et avancer des projets, au plan politique, économique et, surtout peut-être,  idéologique.

Des luttes sont engagées dans divers secteurs, contre la politique du MEDEF  et, pour ce qui nous concerne professionnellement mais cela concerne toute le société, contre la politique en matière d’enseignement et de recherche, le désengagement de l’Etat, les réductions d’effectifs, la précarisation des emplois, l’offensive contre le statut de fonctionnaires, la loi LRU.

L’objet de notre réunion n’est pas de proposer une alternative à ces luttes, de concocter une adaptation de Paris 3 à cette loi, mais de donner une dimension politique à nos luttes en proposant concrètement des objectifs rassembleurs de transformation et de rejet des modalités  et des fondements idéologiques de cette loi, de chercher comment exploiter la situation nouvelle, en demandant des éclaircissements à la mairie de Paris et en proposant, aux élus communistes en premier lieu, des interventions sur certaines questions qui concernent concrètement la vie et l’avenir de Paris 3.
 

Les projets de la mairie.

Comment agir à Paris 3 dans ce contexte politique changé peut-être, ou en cours de changement : que penser des projets avancés par Bertrand Delannoë et Lynn Cohen-Solal, s’en saisir ou, le casa échéant,  montrer leurs failles. Ils ont en effet annoncé publiquement, à plusieurs reprises, que, dans le cadre du soutien à « l’économie de l’innovation », la mairie de Paris s’engage à un investissement d’1 milliard d’€ pour l’Université, la recherche et l’innovation.

Quelques  exemples :

1/ Dans 6 ans, Paris devrait disposer de 100 000 m2  pour accueillir les créateurs d’entreprises innovantes, avec une attention particulière pour celles qui travaillent dans le développement durable. Des conventions seront passées avec les jeunes entreprises innovantes, le développement du très haut débit sera favorisé.

2/ Pour répondre à la dispersion des établissements universitaires sur plusieurs centaines de sites, la mairie soutiendra les initiatives de regroupements des universités et des centres de recherche en finançant des projets présentés par des structures universitaires fédératives et notamment des Fondations d’universités. Bertrand Delannoë juge qu’il faut aussi penser le développement universitaire autour de quelques grands pôles urbains rapprochant, à l’échelle de Paris métropole, c’est-à-dire en partenariat avec les communes et départements voisins, l’enseignement, la recherche, les logement pour étudiants, les incubateurs et pépinières d’entreprises innovantes.  

3/ La Ville de Paris financera des travaux importants autour de la Montagne  Ste Geneviève, le long de la Seine, de Jussieu vers la ZAC Rive gauche, en passant par la BNF et la Pitié-Salpêtrière. La Ville continuera à acquérir du foncier pour terminer l’installation de l’université Paris Diderot et d’un pôle de langues. Un  troisième pôle est proposé dans le N-E parisien.

4/ D’autres propositions concernent l’offre de logements pour étudiants, d’accueil pour les chercheurs étrangers de passage, une maison d’accueil pour chercheurs et universitaires.

5/ Un conseil de la vie universitaire sera créé auprès de la mairie, en charge des relations avec les Universités, les écoles, les établissements de recherche.

Cette politique irait avec celle déjà engagée pour la diffusion du savoir et de la culture, enjeu vital pour Paris et particulièrement pour le 5e (face au risque de muséification).
 

Quelques questions :

Il est clair que l’intervention de la mairie se heurte aux limites de ses compétences municipales. Mais elle peut aussi se tourner vers l’Etat. Et certaines questions peuvent déjà être éclaircies par un dialogue avec nos élus et, le cas échéant, avec les élus de la majorité à la mairie de Paris ; la mairie elle-même devrait pouvoir répondre à nos questions.

- que veut dire Bertrand Delannoë quand il dit concevoir la gestion des universités comme celle d’entreprises ?

- et quand il privilégie « les entreprises innovantes, les jeunes pousses, les pépinières » ? Comment entendre le verbe « privilégier » ?  Et les universités  existantes, que faire pour les dynamiser ?

- que penser d’initiatives de regroupements des universités et des centres de recherche pour des projets présentés par des structures universitaires fédératives et notamment des Fondations d’universités. Quelle place pour des fonds privés ? A quelles conditions ?

- la gestion des personnels n’est pas du ressort municipal. Mais dans les projets concernant les logements pour les personnels, qu’en est-il des  IATOSS ?

- quels sont précisément les projets parisiens de  la mairie qui peuvent concerner Paris III, Censier, dans l’immédiat et à terme ? La mairie de Paris ne peut peut-être pas intervenir sur des questions comme la fusion P3/P4, mais pourrait-elle nous donner la possibilité matérielle d’un regroupement des différentes composantes de notre université dans un  lieu unique qui nous a    ssure un avenir plus stable ? Où ? Sous quelles formes juridiques ?

- comment la mairie peut-elle faciliter et hâter le déroulement du désamiantage de Censier, sa mise aux normes de sécurité et ses suites ?

- la mairie de Paris pourrait-elle ouvrir un ou des locaux dans le 5è et ailleurs pour que puissent s’y tenir librement, gratuitement ou à prix réduit, des réunions comme celle-ci ? C’est une condition du développement de la vie démocratique.

- quelle peut être l’implication concrète de la mairie de Paris sur les propositions Delannoë, qui sortent souvent des compétences municipales  (Delannoë et LCS l’ont souligné à plusieurs reprises)? Sur les questions du contrôle des prix du foncier, il nous a été répondu clairement que la Ville ne dispose d’aucun instrument : que proposer si nous voulons trouver une position géographique stable, accessible, sur une superficie suffisante ? Peut-on ajouter que, dans l’intérêt de notre Université et dans celui du 5e et de Paris, il serait bon que Paris 3 reste dans cet arrondissement pour contribuer à garder au 5è son caractère de lieu de travail  et de travail culturel. Et ne devienne pas un musée.

- La mairie du 5e ne s’implique pas dans les problèmes de l’Université. : aucun contact avec les établissements d’enseignement supérieur et de recherche. Il est proposé de nommer auprès du maire du 5e une personne en charge de la concertation avec ces établissements pour information et identification des besoins. Une personne ? Dans un placard ?

Dans l’actuelle confusion politique et idéologique de Paris 3, il conviendrait de commencer aujourd’hui à dégager quelques axes d’intervention clairs, concrets, mobilisateurs, d’en débattre avec les élus communistes parisiens et de la majorité au conseil  municipal et, si possible, de s’adresser à la mairie de Paris. En ne lâchant pas les luttes en cours dont la lutte contre la loi LRU.

Partager cet article
Repost0

commentaires