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1 avril 2008 2 01 /04 /avril /2008 18:23
Un article d'Yves Dimicoli
(téléchargeable sur le blog de l'ANR)







La France est « un pays trop lent ». Tel est le constat à partir duquel la commission Attali a construit un rapport pour « lever les freins à la croissance » présenté comme « non partisan » et « le résultat d’un consensus entre les 44 membres de la commission » incluant des gens du mouvement syndical.


On y assure que, appliquées ensemble, d’avril 2008 à janvier 2009, par voie d’ordonnance si nécessaire, les mesures préconisées permettraient de ramener le taux de chômage au niveau dit de « plein emploi » (5%) et d’augmenter d’un point le taux de croissance potentielle d’ici à 2012.

Envisageant la croissance indépendamment de ses contenus sociaux, ce rapport transpire le ralliement et le soutien à Sarkozy. C’est un hymne au néo-libéralisme avec l’appel à toujours plus de concurrence sur le marché des biens et services, à plus de flexibilité, de précarité et de pression à la baisse des « coûts salariaux » sur le marché du travail, à l’accroissement encore du rôle du marché financier contre les financements publics et sociaux.

Cependant, il porte aussi une forte ambition d’intégration avec des intitulés ronflants : « mieux  former les écoliers
», excellence de l’enseignement supérieur, soutien des secteurs d’avenir, « espaces urbains durables », grands chantiers, nanotechnologies, « société de la connaissance… ». Mais tout cela sans préoccupation de l’impact en emploi, des exigences de formation et de rémunération des salariés, et sous la contrainte que, dés 2009, les dépenses publiques soient réduites de 1% du PIB, soit « 20 milliards d’euros d’économie par an.

C’est dire combien la réalisation des prétentions affichées serait contrainte par les exigences de rentabilité financière des apporteurs de fonds privés.

Technocratiques et élitistes, ces chantiers pilotés par l’Etat, les régions, et les groupes (les départements et leurs financements sociaux étant voués à disparaître) ne pourraient en aucun cas répondre aux besoins de développement social et culturel de toutes les populations. Ils seraient assortis, en réalité, de pressions considérables sur la vie des travailleurs.

Cela concerne l’emploi à propos duquel le rapport propose de faciliter les licenciements économiques, confirme la nécessité de « séparation à l’amiable » entre employeur et salarié tout en faisant écho, de façon démagogique, à l’exigence de « sécurisation » avec la « formation rémunérée » (combien et comment ?) des chômeurs. Toutes choses qui, outre l’encouragement des suppressions d’emploi, permettraient aux patrons, avec de nouvelles baisses des cotisations sociales, de tirer encore plus vers le bas le « coût salarial ».

Cela concerne aussi les services publics qu’ il serait avant tout question de rationner.

Quand le rapport dit un mot à propos des financements, c’est pour envisager de basculer des points de cotisations sociales sur la CSG et la TVA, dans le droit fil des préconisations les plus réactionnaires qui soient. Par contre, le silence est assourdissant sur les banques, le crédit, la BCE, les exportations de capitaux contre l’emploi et la croissance réelle en France. Il est assourdissant sur les pouvoirs d’intervention des salariés dans les gestions avec de nouveaux critères d’efficacité sociale.

Bref, toute l’entreprise vise à rallier à la politique néo-libérale, en jouant sur les divisions et l’intégration de populations considérées comme un « coût » à comprimer, au lieu d’en développer toutes les capacités en prenant appui sur les luttes populaires.

Ce rapport témoigne de l’impasse noire dans laquelle enferme la capitulation face à la domination des marchés. Il place toute la gauche au défi de mesures réellement audacieuses et opérationnelles, rompant avec la dictature de la rentabilité financière, moyennant une cohérence entre objectifs sociaux novateurs, pouvoirs et moyens financiers, à l’opposé de la conciliation avec le social-libéralisme et de la résignation à une vision du « possible » étroitement limitée par les contraintes réputées indépassables de la mondialisation capitaliste.

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