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26 mars 2008 3 26 /03 /mars /2008 22:29
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Des lycées sans profs ?


La droite a annoncé la suppression pour l’an prochain de plus de 11 000 postes d’enseignants. Depuis 2003, ce sont déjà 35 000 postes qui ont disparu. Dans le même temps, le gouvernement diminue chaque année le nombre de postes aux différents concours de l’éducation nationale. Pour remplacer ces enseignants, que propose la droite de Darcos et Sarkozy ? Des heures supplémentaires ! La droite fait ainsi d’une pierre deux coups : elle fait des économies en embauchant moins, et elle évite d’augmenter les salaires. Le gouvernement a prévu pour 2008 0,8% d’augmentation alors que l’inflation sera au moins de 2,4% ! Le pouvoir d’achat des fonctionnaires ne cesse de baisser depuis des années ? S’ils veulent gagner plus, ils n’ont qu’à travailler plus !

Des privilégiés ?

Ce raisonnement repose sur un mensonge répété partout dans les médias : les profs ne travaillent pas. C’est bien connu : ils ont deux mois de vacances l’été, et des services de 18h par semaine ! C’est faux. Préparation des cours, correction des copies… le Ministère lui-même évaluait en 2002 le temps de travail d’un enseignant du second degré à 40h en moyenne par semaine. Quant aux fameuses vacances… Faut-il rappeler que les enseignants ne sont payés que pour 10 mois de travail, même si ce salaire est réparti sur les 12 mois de l’année ? Leurs vacances remplacent leur salaire, elles ne s’y ajoutent pas !

Et les élèves, dans tout ça ?

Dans ce contexte, les heures supplémentaires, les suppressions de poste, la précarisation du personnel (de plus en plus d’enseignants sont embauchés sous contrat ou ne sont pas titulaires de leur poste) et l’instabilité des équipes qui l’accompagne ne peuvent que nuire à la qualité de l’enseignement. On en voit déjà les conséquences : classes surchargées, suppressions d’options, absence de remplaçants… Face à des élèves victimes de la dégradation du climat social, les enseignants ont besoin de plus de travail en équipe, de concertation, de temps pour accompagner les élèves individuellement.

Vers un marché de l’éducation ?

La dégradation organisée de l’enseignement public répond à un objectif simple : faire toujours plus de place au marché et à la concurrence. Il y a quelques mois, peu de temps après avoir supprimé la carte scolaire, le gouvernement mettait en place un système de crédit d’impôt pour les cours particuliers. Tout cela est cohérent. La droite remplace petit à petit un service public de l’éducation nationale devant lequel les usagers étaient tous égaux en droits par un marché de l’enseignement où chaque élève est un client. À lui de faire ses choix dans une offre toujours plus diverse, en fonction du prix qu’il peut payer et de l’information dont il peut disposer. Et tout cela au profit de qui ? Des vendeurs de cours particuliers, des entreprises d’enseignement à domicile ! Là où nous avions un service public dont l’objectif était de permettre à tous d’accéder à l’éducation, la droite ouvre la porte au marché, et crée une éducation à plusieurs vitesses.
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