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13 février 2008 3 13 /02 /février /2008 08:19
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Intervention de Jean-Claude Sandrier à l'Assemblée Nationale lors du vote sur le nouveau traité européen.


Aujourd’hui restera dans l’histoire comme une journée noire pour la démocratie (Exclamations sur la plupart des bancs du groupe UMP). Refuser à notre peuple le droit de s’exprimer est une marque de défiance rarement égalée (Applaudissements sur quelques bancs du groupe UMP). L'Assemblée nationale, élue selon un mode de scrutin aujourd’hui discuté, va censurer le peuple français ! M. Kouchner a déclaré ici même, à propos du référendum : il y en a déjà eu un, on a vu le résultat ! Ces propos indignes traduisent bien la défiance du Président de la République, qui, pour tenter de se justifier, ment aux Français : ce texte est en fait bien fondamentalement le même que celui qui a été rejeté en 2005 – à en croire tout du moins Mme Merkel, M. Zapatero, le Premier ministre du Danemark ou enfin le père de la Constitution européenne, M. Giscard d’Estaing. Dire que 53 % des Français, en votant pour le candidat Sarkozy et ses deux cents propositions, auraient accepté de renoncer au référendum est un argument grotesque. D’ailleurs, à quel Nicolas Sarkozy faut-il se fier : à celui qui a déclaré qu’à chaque grande étape de l’intégration européenne il fallait solliciter l’avis du peuple, à celui qui a dit qu’il serait le président du pouvoir d’achat ou à celui qui renie ses discours ?

Ces choix politiques sont graves pour la crédibilité des responsables politiques, mais il y a encore pire : en refusant à nos concitoyens de se prononcer sur la construction européenne, c’est celle-ci que vous condamnez en fait. Imposer l’Europe sans l’avis des peuples, c’est l’imposer sans eux, contre eux et en faire donc une Europe sans avenir. Les signes qu’ils vous ont envoyés auraient pu vous alerter sur leur méfiance à l’égard d’une Europe dominée par le monde financier. Lundi, à Versailles, le Premier ministre a accusé les tenants du non de ne pas vouloir relancer l’Europe. C’est une belle façon d’esquiver la seule question qui compte : quelle Europe faut-il ? Si c’est une Europe de progrès social, elle ne va pas avec le dumping et les paradis fiscaux. Si c’est une Europe de la coopération, il ne faut pas de concurrence libre et non faussée. Si c’est une Europe d’égalité, les services publics ne doivent pas être soumis aux règles de la concurrence. Si c’est une Europe de l’indépendance, elle ne peut être soumise à l’OTAN. Si c’est une Europe où le travail est mieux rémunéré que le capital, ce n’est pas celle du renforcement de la libre circulation des capitaux.

Votre Europe ultracapitaliste signifie pour la majorité des Français un pouvoir d’achat en baisse, une pression sur les salaires, un recul généralisé sur les retraites, la sécurité sociale et le droit au travail, des délocalisations, de la précarité et des inégalités. Vous construisez l’Europe du fric, celle de l’argent qui rend fou, selon l’expression d’un prix Nobel d’économie. Parce que nous voulons pour la France l’égalité, la solidarité et la liberté, nous voulons une Europe de juste répartition des richesses, garante d’une paix durable. C’est pourquoi les élus communistes et républicains voteront contre la ratification du traité de Lisbonne (Applaudissements sur les bancs du groupe GDR et sur quelques bancs du groupe SRC et du groupe UMP).
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