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DEMANDEZ L'HUMA !
Vous pouvez rencontrer les communistes du 5e arrondissement tous les week-end sur vos marchés. Ils y vendent l'Humanité Dimanche, y distribuent le 5e.communiste (leur journal) et  bavardent volontiers avec les passants.

Nous sommes tous les samedis à partir de 11h aux marchés de Port-Royal et tous les dimanches à la même heure au marché de la place Monge.

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5 février 2008 2 05 /02 /février /2008 11:57
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Paris se trouve au cœur d’une immense agglomération de plus de 10 millions d’habitants alors qu’à l’intérieur du périphérique on ne compte que 2 millions de personnes. Aussi les échanges entre les deux espaces que sont Paris et sa banlieue sont-ils particulièrement intenses : tous les matins, tandis que 900 000 personnes entrent dans Paris pour y travailler, 300 000 en sortent pour travailler en banlieue. La vie quotidienne de ces personnes déborde ainsi les frontières administratives. Mais ces liens ne doivent pas cacher les profondes fractures qui traversent notre agglomération.

La fracture centre/périphérie.

Aujourd’hui, la domination de Paris sur la banlieue est encore très forte. Les richesses se concentrent dans la ville alors que le travail productif notamment industriel en est chassé. On se rappelle aussi comment Jacques Chirac, maire de Paris, a toujours préféré construire des logements sociaux au-delà du périphérique pour réserver la ville à la bourgeoisie.

La fracture Est/Ouest.

Mais, à l’intérieur même de Paris, la coupure de classe entre l’Ouest parisien réservé essentiellement à la bourgeoisie et l’Est beaucoup plus populaire est aussi très importante. Cette coupure déborde largement les frontières de la capitale. Elle crée de très profondes inégalités entre les arrondissements de la ville mais aussi entre les collectivités locales d’un bout à l’autre de l’agglomération parisienne.

    Pour répondre aux problèmes engendrés par cet état de fait, la nécessité d’une réponse politique à l’échelle de la métropole se fait sentir très fortement. Et très vite deux logiques s’affrontent.

L’une consiste à regrouper autour de la ville de Paris des collectivités de banlieue dans une communauté d’agglomération où, à l’image des autres grandes villes françaises, Paris dominerait forcément et imposerait sa volonté. Cela éloignerait encore les décisions des citoyens. La droite, qui défend ce projet, ose en plus le nommer « Grand Paris » dont la traduction en allemand rappellera de très mauvais souvenir à ceux qui ont connu l’occupation.

A l’inverse la gauche, sous l’impulsion des communistes, propose de créer « Paris Métropole », un espace de débat et de confrontation, apte à promouvoir de grandes politiques de solidarité à l’échelle de l’agglomération.  Le but est de privilégier les projets communs et les partenariats à une structure aux pouvoirs contraignants. La conférence métropolitaine mise en œuvre par l’adjoint Pierre Mansat (PCF) offre d’ores et déjà un point de départ pour ce projet.
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