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27 décembre 2007 4 27 /12 /décembre /2007 13:57
Article rédigé par Charline

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Privatisation du logement social, démantèlement de son système de financement, spéculation immobilière : le logement va mal !


Après le travail précaire, le logement précaire !

« Je ne veux plus d'une situation où les pauvres n'accèdent pas aux logements sociaux parce que ceux qui [les] occupent peuvent y demeurer à vie, quelle que soit l'évolution de leurs revenus ». N. Sarkozy vient de l’annoncer : tous les trois ans, la situation des locataires des HLM sera passée au crible pour débusquer les potentiels abus. Une fois de plus, le gouvernement a décidé d’opposer entre eux les plus démunis : personnes en attente interminable de logement et locataires de  HLM  « nantis ». Cette anecdote (1), si inutile soit elle, est pourtant l’occasion de se poser les « vraies » questions.

Qui sont ces « nantis » que Sarkozy entend débusquer ? Des gens qui par exemple, après une vie de labeur auraient accumulé un magot tel qu’ils dépasseraient les plafonds de ressources donnant droit à un logement social, des gens qui paient chaque mois leur loyer, depuis des dizaines d’années, pour un modeste appartement dans un quartier dans lequel ils ont tissé leur réseaux de relations ?…Là où des vies entières se sont construites, les expulsions se font d’autant plus inhumaines.

Quel est le rôle des habitations à loyers modérés ?

Un habitat, certes économique, mais comme les autres, qui s’adresse au plus grand nombre ? Ou un logement social pour « cas sociaux », déjà largement déserté par les classes moyennes, et bientôt réservé aux plus pauvres : travailleurs précaires, familles étrangères, mères célibataires…? C’est vrai : il manque des logements sociaux ; c’est vrai : d’autres, encore plus démunis, ont eux aussi cruellement besoin d’un logement…pourtant, le risque est grand, à vouloir faire des HLM le logement des seuls plus démunis, de créer de véritables ghettos de pauvres.

Et pourtant, les effets pervers de la ségrégation résidentielle sont plus que sensibles : fractures scolaires, professionnelles, ethniques, .mais aussi fracture dans le débat démocratique : à quoi aboutit cette ségrégation sinon à un centre qui s’étonne de ne « plus comprendre » ses périphéries qu’il a rendu « aphones » ?

La ségrégation sociale aboutit à une impasse.

Que fera le gouvernement quand il aura encore plus ghettoïsé ses banlieues ? Il démolira (en oubliant de reconstruire au passage) ? Faire peser toutes les responsabilités sur le béton, parce qu’on a renoncé à agir sur le reste : l’humain, c'est-à-dire l’éducation, l’emploi, la santé, l’accès à la culture. Une fois les murs à terre, les difficultés sociales s’en iraient-elles elles aussi en poussière ?... Et que dire de la ghettoïsation inverse, celle qui rend les centres villes inaccessibles à la majorité de la population ? Le cinquième arrondissement en est une illustration flagrante : l’arrondissement grouille d’universités, pourtant les étudiants fuient le quartier du fait de loyers excessifs. Et avec ses étudiants, c’est une grande part de son identité que le cinquième est en train de perdre…

La société française est « fracturée », nous dit-on ; une chose est sûre, elle ne se connaît et ne se comprend pas. Ce qui fait qu’aujourd’hui un gouvernement arrive à faire passer les plus démunis (bénéficiaires des minimas sociaux, immigrés, chômeurs, travailleurs pauvres,…) pour des « nantis » sans que personne se révolte.

Voilà pourquoi il est urgent de mettre fin aux politiques actuelles qui mènent droit dans le mur la société française : spéculation immobilière qui rend les loyers inaccessibles, privatisation du logement social (2), démantèlement du système de financement des logements sociaux avec la banalisation du livret A. Alors même que la récente crise des subprimes américaines vient nous rappeler l’intérêt d’un système de financement du logement social stable et sûr, à l’abri des aléas du marché.

Le logement est un droit, pas une marchandise !

À une politique du logement axée sur la ghettoïsation, le PCF oppose une politique mettant en avant la mixité sociale Avec un blocage des loyers, une interdiction des ventes à la découpe et, notamment sur Paris, l’objectif de passer à 30% de logements sociaux. C’est aussi un véritable service public du logement que le PCF entend défendre. Un service public du logement ouvert à tous, sans conditions de ressources, mettant la participation de tous les acteurs du logement - en premier lieu les citoyens -  au cœur de son fonctionnement pour définir et contrôler les politiques locales et nationales de l’habitat. Ce service serait un outil efficace pour une nouvelle politique de la ville, permettant à chacun d’habiter où il le souhaite et à proximité de son lieu de travail.

1 . D’après le rapport de Valérie Létard (secrétaire d’État à la Solidarité), seulement 4 % des locataires de HLM dépassent les plafonds de plus de 20 %.

2. Début 2008, un nouveau dispositif sera proposé aux investisseurs privés. En échange d’avantages fiscaux conséquents, les investisseurs pourront faire construire des logements dont les niveaux de loyers et de ressources des locataires seront déterminés pour une durée de quinze ans. On est alors en droit de se demander ce qui adviendra quand le conventionnement de quinze ans arrivera à terme…

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