Overblog
Editer l'article Suivre ce blog Administration + Créer mon blog

____________________


images.jpeg
DEMANDEZ L'HUMA !
Vous pouvez rencontrer les communistes du 5e arrondissement tous les week-end sur vos marchés. Ils y vendent l'Humanité Dimanche, y distribuent le 5e.communiste (leur journal) et  bavardent volontiers avec les passants.

Nous sommes tous les samedis à partir de 11h aux marchés de Port-Royal et tous les dimanches à la même heure au marché de la place Monge.

Recherche

Nous contacter :

Parti communiste français

42, rue Mouffetard

75005 Paris

Tél. : 01 43 37 44 19

section.pcf5@gmail.com

25 octobre 2007 4 25 /10 /octobre /2007 21:36
28mars3.jpg Une réforme des universités est en cours, d'abord appelée réforme d' « autonomie renforcée » des universités, elle vise aujourd'hui les « libertés et responsabilités des universités ». Quelques mots pour mieux comprendre ce qui se passe…

Massification. Avant l’enseignement supérieur était réservé à une élite de privilégiés. Aujourd’hui il est ouvert aux « masses » comme ils disent, c’est-à-dire au peuple. Mais cette ouverture est encore bien imparfaite : droits d’inscriptions, nécessité de travailler pour financer ses études, absence de débouchés… l’accès à l’université est encore trop souvent un privilège.

Autonomie. Il paraît que ce serait la solution. C’est vrai, c’est un joli mot, mais qui cache bien des pièges. En effet, autonomes, les universités le sont déjà depuis 1968 ! Qu’est-ce alors que cette « autonomie renforcée » ?
Gouvernance. Un mot barbare pour dire que l’« autonomie renforcée » c’est d’abord plus de pouvoirs aux présidents d’universités, et moins aux représentants du personnel. Vive la démocratie !

Financement. Mais l’autonomie renforcée, c’est surtout une autonomie financière… Une fois de plus, l’État veut faire des économies sur le dos des services publics ! Mais alors, où trouvera-t-on l’argent pour financer l’enseignement supérieur ?

Droits d’inscriptions. Facile ! Il n’y a qu’à demander aux étudiants. L’augmentation des droits d’inscription, conséquence inévitable de la réforme, aura pour effet d’exclure toujours plus de jeunes de l’enseignement supérieur. Aujourd’hui déjà, beaucoup d’étudiants travaillent pour financer leurs études. Demain, devront-ils s’endetter ?

Collectivités locales. Une autre source de financement possible : les collectivités locales. Finie l’égalité de traitement sur tout le territoire ! On se doute qu’une université parisienne n’aura pas les mêmes moyens que celle d’une région moins riche. Inégalités et ségrégations territoriales en sortiront renforcées.

Entreprises. Et voilà le fin mot de l’histoire ! Si l’État ne finance plus l’enseignement supérieur, les universités n’auront pas d’autre ressource que de se tourner vers les entreprises. Et celles-ci auront bientôt leur mot à dire sur les contenus des formations. Il ne s’agira plus alors pour les universités de délivrer un savoir ou de transmettre une culture, mais de former une main d’œuvre aux compétences étroitement définies par le futur employeur…
Il ne s’agit pas seulement du statut des universitaires ou de l’avenir des étudiants. Cette réforme nous concerne tous. C’est un véritable choix de société.

Voulons-nous d’une université chargée de reproduire les inégalités qui traversent la société ? Voulons-nous que le savoir devienne un instrument de domination et d’exploitation au service de quelques uns ?
Ou voulons-nous au contraire partager le savoir pour en faire un outil d’émancipation ? Voulons-nous construire une économie fondée sur une main d’œuvre hautement qualifiée, sur des travailleurs capables de décider de l’avenir de leur entreprise, sur une formation de qualité favorisant une mobilité choisie ?
Voulons nous d’une société de travailleurs libres ou voulons-nous perpétuer et renforcer l’exploitation et l’aliénation dans le travail ?


C’est à nous de choisir. Refusons la réforme Pécresse. Exigeons que l’État donne à l’université les moyens d’assurer sa mission de service public.

Contre la réforme Pécresse des Universités, vous pouvez signer l'appel des cordeliers, lancés par les organisations syndicales, et la pétition de l'Union des étudiants communistes.

À lire:
le décryptage de la loi Pécresse par l'Union des Étudiants communistes.

Partager cet article
Repost0

commentaires