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DEMANDEZ L'HUMA !
Vous pouvez rencontrer les communistes du 5e arrondissement tous les week-end sur vos marchés. Ils y vendent l'Humanité Dimanche, y distribuent le 5e.communiste (leur journal) et  bavardent volontiers avec les passants.

Nous sommes tous les samedis à partir de 11h aux marchés de Port-Royal et tous les dimanches à la même heure au marché de la place Monge.

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Parti communiste français

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75005 Paris

Tél. : 01 43 37 44 19

section.pcf5@gmail.com

29 février 2016 1 29 /02 /février /2016 20:01
PCF section du 5è Paris
INVITATION
REFORME EL KHOMRI : UNE ATTAQUE SANS PRECEDENT CONTRE LE MONDE DU TRAVAIL
QUELLES PROPOSITIONS ALTERNATIVES ?
Café politique Mercredi 9 mars A 19h
Au café le Gamin de Paris 139 bd Saint Michel Paris 5è RER Port Royal
Avec Christophe Baumgarten Avocat spécialiste en droit du travail
 La réforme EL Khomri, ministre du travail du gouvernement Hollande- Valls : une réforme ringarde. 

Travailler jusqu’à 60 heures par semaine, ne plus disposer de 11 heures consécutives de repos entre deux journées de travail quand on est cadre, ne plus être indemnisé des périodes d’astreinte à domicile si on n’est pas appelé en intervention, ne plus être indemnisé du préjudice réel subi du fait d’un licenciement abusif, risquer d’être licencié alors que l’entreprise distribue des dividendes, se voir imposer une baisse de rémunération si un référendum valide le chantage de l’employeur, voilà les rêves du MEDEF exaucés par le projet de réforme du droit du travail du gouvernement. 

Les politiques libérales ont échoué. Depuis 30 ans, toutes les potions du libéralisme censées doper la croissance et l’emploi ont été administrées à notre pays : cadeaux fiscaux et exonérations de cotisations sociales pour les entreprises sans engagement sur des contreparties, déréglementation des marchés financiers, mise en place de l’euro et de la BCE contre les peuples, hors contrôle 
politique. Mais il s’agit aujourd’hui d’en finir avec le modèle social français : loi Macron et marche vers un modèle hyper- libéral, déconstruction du code du travail, mise en cause des droits sociaux. Ces politiques ont eu pour seul effet d’aggraver la crise systémique, de creuser les inégalités, d’augmenter le chômage, la pauvreté et la précarité, ( 6 millions de chômeurs et de précaires), d’assouvir la cupidité des actionnaires (la France est le pays européen qui a distribué le plus de dividendes à ses actionnaires en 2015). 

Il y a quelques années la rupture conventionnelle, en permettant aux entreprises de contourner le droit du licenciement, devait créer des emplois. C’est peut dire que les 1 million de ruptures conventionnelles déjà enregistrées n’en ont pas créé un seul. Plus récemment, le CICE, qui coûte annuellement au contribuable 20 milliards d’euros en exonérations fiscales pour les entreprises qui emploient avec des bas salaires n’a, de l’aveu même du gouvernement, créé que quelques milliers d’emplois (soit un cout de 500 000 euros par emplois officiellement créés). 

Les richesses créées détournées au profit de la finance. 

La dernière mesure à avoir réellement créé des emplois, sans doute d’ailleurs insuffisamment, remonte aux années 2000 : c’était le passage à 35 heures. En outre, aujourd’hui l’obsession libérale de baisse du coût du travail est telle que celui- ci est inférieur en France à celui de l’Allemagne, qui nous est présentée à longueur d’antenne comme modèle économique. 

Il faut en finir avec les discours populistes, qui opposent les chômeurs à ceux qui ont un emploi, les précaires aux titulaires d’un CDI, les salariés aux fonctionnaires, les actifs aux retraités, les immigrés aux Français, et qui ont pour seul effet de renforcer les discours de haine et de division de l’extrême droite. 

La réalité est que les richesses crées sont très largement détournés au profit de la finance au détriment de l’investissement, de l’emploi et du pouvoir d’achat. 

L’humain d’abord ! Une vision moderne de la société, tournée vers l’urgence de la sortie de la crise systémique et des dogmes libéraux qui nous enfoncent dans cette crise, exige de répondre à l’impératif de bien-être et de satisfaction des besoins de ceux qui créent les richesses. Or, les gains de productivités accumulés permettraient de réduire la durée du travail à 32 heures, de créer des emplois stables, de sécuriser les parcours professionnels dans le cadre de mécanismes collectifs, d’augmenter le pouvoir d’achat. Cela impliquerait, au lieu de s’attaquer au dit coût du travail , de s’attaquer au coût du capital , notamment aux prélèvements financiers du capital, et de mettre les banques devant leurs responsabilités en créant de la monnaie au service de l’emploi et de la formation.  
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